24 octobre : toustes à Orléans contre le RN !

Le Rassemblement National fait son congrès et le premier meeting de sa campagne présidentielle les 24 et 25 octobre prochain à Orléans… alors il faut en être, pour empêcher le fascisme désormais dans une phase d’accession au pouvoir. Cette question, avec celle de construire une alternative au capitalisme, est centrale et se pose en France à une échelle de masse. 

La mobilisation pour Orléans est, de fait, une proposition politique alternative. Le premier élément est que la défaite du fascisme et – à court terme – l’affaiblissement électoral du RN, passe par une mobilisation, un harcèlement, une délégitimation des fascistes. Sa condition est donc le développement de l’activité et du niveau d’organisation – inclusif, potentiellement de masse – sur chaque quartier, chaque ville, chaque commune, chaque lieu de travail, chaque école, etc.

Le deuxième élément de cette proposition est la dimension syndicale. La centralité syndicale dans la lutte antifasciste est illustrée par l’exemple de février 1934 et du « printemps des comités » qui a suivi.

Elle est de deux ordres :

  • Les syndicats sont les organisations capables de soulever un mouvement de masse sur tout le territoire : aujourd’hui 2 millions de membres sur tout le territoire, des grandes aux petites villes.
  • La riposte syndicale ne fait pas qu’éloigner des électeurs et électrices potentielles du RN, elle illustre – dans la pratique – que la solidarité de classe est bien plus désirable que l’aigreur fasciste.

Son efficacité est aussi de l’autre côté : elle délégitime les fascistes du côté de la classe dirigeante qui souhaite moins que tout un regain de combativité syndicale susceptible de se généraliser.

L’articulation entre empêcher le fascisme et construire une alternative est dans la dynamique de généralisation et de conscience engendrée par les expériences collectives de luttes, de solidarités et de mobilisation. Toutes les dates qui précèdent le 24 octobre – et notamment le 29 septembre – sont des points d’appui pour construire la mobilisation pour Orléans.

Inversement la dynamique de montée d’une mobilisation antifasciste de masse nourrira la généralisation politique : le vote Mélenchon bien sûr mais aussi les fronts de lutte… et toutes les questions politiques. Voter Mélenchon bien sûr. Mais sans délégation, en construisant pratiquement l’alternative : en termes de luttes (et d’abord dans l’activité antifasciste) et en termes de perspective dans l’alternative révolutionnaire.

Orléans 24 octobre : c’est possible

Autour de cette date, une initiative de mobilisation locale est devenue potentiellement une mobilisation nationale, et au cœur de cette évolution se trouve la CGT, puisque de nombreuses UD se posent désormais la question d’affréter des cars pour la manifestation du samedi 24 octobre, souvent sur pression de leur base.

Mais argumenter sur la centralité syndicale ne signifie pas qu’on s’adresse principalement aux syndicalistes ! Partout, nous devons organiser des réunions pour préparer la mobilisation, pour construire les collectifs, pour développer les liens unitaires, les liens avec les syndicats etc.