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	<title>A2C &#8211; Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>A2C &#8211; Autonomie de classe</title>
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		<title>Retour sur le 1er mai antifasciste, antiraciste et anticolonialiste !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/retour-sur-le-1er-mai-antifasciste-antiraciste-et-anticolonialiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 11:17:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
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		<category><![CDATA[antifasciste]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Suite à la manifestation du 1er mai, nous vous proposons d&#8217;écouter et de lire les retours de 4 camarades suite à la manifestation du 1er mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleureuses. <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/retour-sur-le-1er-mai-antifasciste-antiraciste-et-anticolonialiste/" title="Retour sur le 1er mai antifasciste, antiraciste et anticolonialiste !">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Suite à la manifestation du 1er mai, nous vous proposons d&rsquo;écouter et de lire les retours de 4 camarades suite à la manifestation du 1er mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleureuses. Vanina de Paris, Hugo de Toulouse, Nico de Brest et Anouk de Marseille répondent à quelques questions.</em></p>



<p>Et pour écouter cette interview c&rsquo;est par ici : </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-block-embed-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><strong>Salut tout le monde ! Vous avez manifesté dans un cortège antifasciste, antiraciste ou anticolonialiste à l&rsquo;occasion du 1er mai. Est-ce que vous pouvez nous dire quels étaient les mots d&rsquo;ordre du cortège ? Et pourquoi choisir de lier ces mots d&rsquo;ordre-là à une manifestation internationale pour le droit des travailleureuses ? Pourquoi est-ce que c&rsquo;était important d&rsquo;organiser ce cortège ? </strong></p>



<p><strong>Vanina :</strong> Je milite à Paris dans l&rsquo;antenne du 20e arrondissement d&rsquo;A2C. Et par ailleurs, j&rsquo;aurais tout à fait pu aller manifester dans un cortège syndical puisque je suis également syndiquée au niveau de mon boulot. Mais depuis maintenant de longs mois, voire de longues années, ça me paraît extrêmement important, de <strong>réfléchir mon travail comme étant imbriqué dans la société</strong>. J’ai de plus en plus de discussions avec mes élèves et mes étudiants sur la question du risque de guerre, ça fait plus de deux ans maintenant qu’il y a un génocide en Palestine, c&rsquo;est aussi le développement du racisme avec tous les contrôles et les violences que subissent mes élèves dans leur vie quotidienne. Et c&rsquo;est la montée de l&rsquo;extrême droite qui n&rsquo;est pas une petite affaire et qui s&rsquo;est manifestée de façon militante, en tout cas dans mon quartier, par une campagne très offensive de Reconquête qui est venu sur différents marchés du 20e arrondissement pour sa campagne électorale. Et donc ça me paraît très très important de lier la question de mon travail et du rapport de force que j&rsquo;arrive à créer contre la dégradation de mes conditions de travail à toutes ces offensives aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;État français et des fascistes.</p>



<p><strong>Hugo : </strong>Alors à Toulouse cette année, il y a à la fois eu un cortège anti-impérialiste et un cortège antifasciste. La bonne nouvelle c&rsquo;était que ces deux cortèges-là ont fait partie des plus importants de la manif. Nous on est surtout restés dans le cortège anti-impérialiste dont on avait signé l&rsquo;appel et qui était organisé à la fois par des organisations révolutionnaires, des collectifs issus du mouvement pour la Palestine et aussi des organisations antifascistes toulousaines. C&rsquo;était vraiment une réussite avec beaucoup de monde et en plus des personnes qui n&rsquo;étaient pas forcément des personnes connues dans le milieu militant. On sortait de notre entre-soi et on commençait à avoir une organisation un peu large. Les mots d&rsquo;ordre étaient assez clairs, c&rsquo;était “guerre à la guerre”, une dénonciation de la course à la militarisation et un appel à une mobilisation antisioniste, anti-impérialiste et contre le colonialisme français. Il y avait aussi des mots d&rsquo;ordre contre le racisme d&rsquo;État et l&rsquo;islamophobie avec des appels à la régularisation de tous les sans-papiers et à l&rsquo;abolition des CRA (centres de rétention administrative). Et aussi un appel et une prise en compte de la question antifasciste avec notamment l&rsquo;appel à la libération de tous les camarades antifascistes emprisonnés. </p>



<p><strong>Nico :</strong> Le 1er mai à Brest, c&rsquo;est lancé souvent par l&rsquo;intersyndicale CGT, Solidaires, FO etc. Cette année ça a été ouvert quand même à l’AG antifasciste et aux milieux associatifs, aux associations d&rsquo;aide aux migrants, etc. Ça c&rsquo;est positif, ça a créé un beau cortège en termes de nombre. On devait être 3 000, 4 000, ce qui est plutôt dans la fourchette haute pour Brest. Une bonne dynamique du cortège parce qu&rsquo;à l’AG antifasciste, on dynamise etc. En vrai, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que les gens se rassemblent. Ils tenaient à se rassembler pour le 1er mai mais en fait, malheureusement, c&rsquo;est une espèce de tradition syndicale qui n&rsquo;engrange pas vraiment des forces, ne touche pas vraiment des nouvelles personnes et n&rsquo;enclenche pas une dynamique. En tout cas à Brest, c&rsquo;est ça. Après, on lâche pas l&rsquo;affaire. Petit à petit quand même, en discutant avec les uns et les autres, tu sens qu&rsquo;il y a une envie d&rsquo;aller bousculer les syndicats. Du coup, <strong>la CGT à Brest est en train quand même d&rsquo;être bousculée de l&rsquo;intérieur</strong>, il y a quelque chose d&rsquo;intéressant qui se passe. </p>



<p><strong>Anouk</strong> : À Marseille, il y a eu un cortège anticolonialiste et anti-impérialiste très organisé autour de la question de la guerre au Moyen-Orient, du retrait des troupes impérialistes, avec un discours de lutte contre la guerre en disant qu&rsquo;elle va avoir des conséquences sur les travailleurs et les travailleuses notamment avec l&rsquo;austérité. L&rsquo;objectif c&rsquo;était donc de construire un pôle qui arrive à lier la question de l&rsquo;austérité avec la guerre au Moyen-Orient et le génocide en Palestine, avec aussi des prises de parole en soutien à la flottille. Ce cortège a rassemblé des organisations politiques révolutionnaires, notamment Révolution Permanente et Autonomie de classe, mais aussi LFI, des organisations comme l&rsquo;URC et des collectifs de lutte pour la Palestine comme Union Palestine Marseille, Guerre à la guerre etc. C&rsquo;était important de construire un cortège sur ces mots d&rsquo;ordre dans la manifestation du 1er mai &#8211; journée internationale des travailleurs &#8211; pour rappeler qu&rsquo;on se porte en solidarité, depuis notre condition de travailleurs, pas seulement avec les travailleurs de France mais avec tous les travailleurs. Pour rappeler que dans le monde entier les travailleurs ils sont en train de subir et de prendre de plein fouet, selon les régions du monde, des bombardements impérialistes, des politiques génocidaires, et qu&rsquo;on se porte en solidarité avec les peuples qui résistent aux impérialistes. <strong>C&rsquo;est d&rsquo;autant plus important dans une dynamique française d&rsquo;économie de guerre</strong> et de retour du nationalisme pour la soutenir, d&rsquo;essayer de <strong>construire et de renforcer la conscience qu&rsquo;il ne faut pas qu&rsquo;on se lie à notre propre bourgeoisie</strong> mais qu&rsquo;on doit au contraire refuser de renforcer le discours dominant de la nation française face aux agressions étrangères et <strong>rappeler la solidarité internationale entre les travailleurs et les travailleuses</strong>.</p>



<p><strong>Est-ce que tu sais déjà quel écho a eu ce cortège auprès des milliers de personnes qui ont pris la rue en cette journée de mobilisation traditionnelle ? </strong></p>



<p><strong>Vanina :</strong> Moi, j&rsquo;ai vraiment le sentiment maintenant depuis quelques mois &#8211; et je pense que ça s&rsquo;est intensifié avec la campagne municipale &#8211; que de plus en plus, malgré tout, les gens sont à la fois préoccupés par la situation internationale avec les guerres aux quatre coins du monde et les offensives impérialistes vraiment prédatrices, et parallèlement à ça, par la montée des organisations fascistes, la campagne très agressive de Reconquête sur Paris par exemple, qui a été menée notamment dans des quartiers populaires. Je pense qu&rsquo;il y a à la fois cette inquiétude et en même temps, on sent dans cette manifestation les suites de tout ce qui a été incroyable dans les manifestations féministes du 8 mars : ce qui a réussi à mettre en échec Nemesis, qui n&rsquo;a pas pu manifester alors que ça faisait trois manifestations qu&rsquo;elles se pointaient sous escorte policière et qu&rsquo;on était obligé·es de subir leur présence ; ce qui a fait que des dizaines de milliers de personnes venues à la manifestation du 8 mars ont aussi empêché le cortège de Nous Vivrons &#8211; qui se dit fièrement sioniste &#8211; de marcher avec nous. Suite au 8 mars, on a retrouvé une bonne partie de ces personnes à la manifestation du 14 mars sur des revendications antiracistes et antifascistes à la veille du premier tour des Municipales, et moi j&rsquo;ai vraiment eu le sentiment dans cette manifestation du 1er mai, qu&rsquo;on ait été dans ce pôle-là ou qu&rsquo;on ait été dans un pôle syndical ou autre, qu&rsquo;on retrouvait un peu la même <strong>ambiance de contestation globale de la société dans laquelle on est  et de ce qui se prépare si jamais on ne s&rsquo;y oppose pas. Une ambiance aussi très joyeuse et très offensive car on est plus nombreuses et nombreux que les fachos donc on peut reprendre la main sur la situation.</strong></p>



<p><strong>Hugo : </strong>C&rsquo;était une belle mobilisation et une belle date qui, à Toulouse, doit s&rsquo;inscrire dans la continuité du mouvement anti-impérialiste qui est en train de se construire. Il se construit à Toulouse comme il devrait se construire partout mais à Toulouse, il y a des enjeux locaux qui sont importants : récemment il y a eu une nouvelle base militaire, le Commandement de l&rsquo;Espace qui a été inauguré et il y a aussi un centre d&rsquo;excellence spatiale de l&rsquo;OTAN qui s&rsquo;est installé. <strong>Toulouse est devenue la capitale du complexe militaro-industriel français et c&rsquo;est pour ça que c&rsquo;est particulièrement important qu&rsquo;on se lutte ici contre cette course à l&rsquo;armement</strong>. C&rsquo;était donc dans cette logique-là que s&rsquo;inscrivait la mobilisation du 1er mai, qui a mobilisé beaucoup de gens dans toute la ville, que ce soit des gens qui travaillent dans l&rsquo;aérospatial ou l&rsquo;armement, mais aussi le reste des habitant·es de Toulouse. C&rsquo;était pour ça, entre autres choses, que c&rsquo;était particulièrement important d&rsquo;être présent·es ce 1er mai. </p>



<p><strong>Anouk : </strong>Je me suis quand même questionnée sur l&rsquo;écho de ce cortège. Il faut dire que les prises de parole des directions syndicales qui ont organisé la manifestation du 1er mai c&rsquo;était finalement des discours anti-guerre, pour la paix, contre l&rsquo;austérité et contre le fascisme. Donc, sur les mots d&rsquo;ordre, on ne se distinguait pas tant que ça des appels et des prises de parole qui ont été faites après la manifestation par l&rsquo;UD CGT, Solidaires etc. Cela m&rsquo;a questionnée sur ce que c&rsquo;était l&rsquo;apport de notre cortège finalement. Et en même temps je pense que l&rsquo;apport ça a été celui de la présence des cortèges Palestine, parce que les directions n&rsquo;ont pas du tout été abordé la question du génocide. Au final,<strong> j&rsquo;ai l&rsquo;impression que la question de la guerre, depuis les syndicats, elle est abordée uniquement du point de vue de ce que ça fait aux travailleurs français</strong>. Notre cortège avait pour objectif de réussir à rompre avec ça pour aborder la question du point de vue de ce que ça fait aux peuples du monde entier. <strong>Je pense qu&rsquo;il fallait vraiment renforcer la dimension antiraciste du 1er mai et ça, on n&rsquo;a pas réussi à le faire totalement</strong> et je pense que ça a été une erreur.</p>



<p><strong>Et du coup, après la démonstration d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, comment on continue à construire largement nos luttes ? Comment on continue à construire les liens nécessaires ? C&rsquo;est quoi les suites pour s&rsquo;organiser ? </strong></p>



<p><strong>Vanina : </strong>Alors là, en tout cas sur Paris, on a une prochaine grosse échéance &#8211; et moi j&rsquo;étais très contente de voir que dans beaucoup de cortèges, cette date était dans les têtes &#8211; : c&rsquo;est la manifestation contre la parade des nazis, qui maintenant depuis quelques années prennent les rues de Paris et manifestent. Le Collectif antifasciste du 20ème &#8211; qui avait déjà pris l&rsquo;initiative l&rsquo;année dernière de proposer une contre-manifestation, en partant de l&rsquo;idée que c&rsquo;est inacceptable que des nazis puissent manifester tranquillement dans les rues de Paris &#8211; a relancé un appel, rejoint par un certain nombre d&rsquo;organisations. Et donc <strong>le prochain gros rendez-vous, c&rsquo;est la semaine prochaine, le 9 mai, pour contre-manifester face à la manifestation des fascistes</strong>. Et ce rendez-vous là, il a quand même pas mal circulé. Il y a eu beaucoup de militants et de militantes qui l&rsquo;ont tracté dans la manifestation et moi j&rsquo;ai vu qu&rsquo;effectivement, non seulement pas mal de gens étaient déjà au courant, mais en plus pas mal de gens disaient qu&rsquo;ils allaient participer à cette manif. C&rsquo;est vraiment une avancée incroyable quand on sait qu&rsquo;il y a deux ans encore, il n&rsquo;y avait pas eu de riposte à cette initiative des fachos. Mais maintenant, pour revenir sur la question que tu poses, j&rsquo;ai vraiment le sentiment qu&rsquo;il y a des situations où on sent que l&rsquo;atmosphère change, notamment à travers le caractère assez jeune de cette manifestation aujourd&rsquo;hui. On sent de la disponibilité de la part de milliers de personnes et c&rsquo;est aussi le moment, à mon avis, pour nos collectifs respectifs et nos luttes, d&rsquo;<strong>arriver à penser des façons de militer qui soient ouvertes et inclusives</strong>. C&rsquo;est aussi en faisant ça qu&rsquo;on sortira plus fort de ces séquences-là, qu&rsquo;on sera plus en capacité à la fois de faire des démonstrations et de redonner confiance à notre camp social, mais aussi de poser justement les questions de la globalité du monde auquel on s&rsquo;affronte et de débattre un peu des stratégies pour gagner.</p>



<p><strong>Anouk :</strong> Pendant la manifestation, on a tracté pour appeler à une assemblée générale pour la Palestine, pour la flottille et contre la guerre mardi à la Bourse du travail avec le cadre Guerre à la guerre. L&rsquo;idée c&rsquo;est d&rsquo;avoir des prises de parole de camarades militants dockers en Italie qui organisent une rencontre internationale des dockers les 16 et 17 mai à Istanbul et après, d&rsquo;avoir aussi une prise de parole lycéenne et de l&rsquo;éducation sur le mouvement qui a secoué ce secteur là et qui s&rsquo;est opposé aux conséquences de l&rsquo;économie de guerre, aux coupes budgétaires etc. Donc on va voir un peu si ça a pris de l&rsquo;écho, quelles possibilités il y a de construire des ripostes, des solidarités avec les travailleurs qui s&rsquo;organisent contre le génocide, contre l&rsquo;économie de guerre dans le monde entier. L&rsquo;idée c&rsquo;est de réussir à <strong>inscrire des réflexes internationalistes dans le monde du travail.</strong> On espère toucher les syndiqué·es qui veulent pousser pour qu&rsquo;il y ait ces mots d&rsquo;ordre dans leurs lieux de travail. À part ça, on doit continuer à essayer de<strong> dialoguer avec les bases des syndicats sur ces mots d&rsquo;ordre là, que ce soit les mots d&rsquo;ordre anti-impérialistes mais aussi antiracistes et antifascistes</strong>. Parce que je pense que <strong>la question de la guerre finalement, si on ne la prend que du côté du lien avec l&rsquo;austérité, on peut vite tomber dans la logique de construire le nationalisme pour lutter contre la guerre et c&rsquo;est vraiment pas ce qu&rsquo;on doit défendre en tant que révolutionnaires.</strong></p>



<p>Propos recueillis par Milig (Paris 19e) et Alice (Paris 18e)</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/retour-sur-le-1er-mai-antifasciste-antiraciste-et-anticolonialiste/">Retour sur le 1er mai antifasciste, antiraciste et anticolonialiste !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Brest contre les fachos : pour dépasser la peur, construire l&#8217;unité et reprendre la rue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emil]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 10:42:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">A Brest, dans la nuit du 10 au 11 avril dernier, a eu lieu une violente agression raciste et pour riposter, a été organisée 15 jours plus tard, le 25 avril, une manifestation antiraciste par <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/brest-contre-les-fachos-pour-depasser-la-peur-construire-lunite-et-reprendre-la-rue/" title="Brest contre les fachos : pour dépasser la peur, construire l&#8217;unité et reprendre la rue">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>A Brest, dans la nuit du 10 au 11 avril dernier, a eu lieu une violente agression raciste et pour riposter, a été organisée 15 jours plus tard, le 25 avril, une manifestation antiraciste par l&rsquo;AG antifasciste de Brest qui a rassemblé 800 personnes.<br>Nico, de l&rsquo;AG antifasciste de Brest et d&rsquo;Autonomie de Classe, nous raconte comment est-ce que pour dépasser la peur face aux fascistes, on peut construire l&rsquo;unité pour reprendre la rue et reprendre confiance en nous.</p>



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<p><strong>Est-ce que tu peux revenir sur la forme que prend la menace fasciste dans ta ville, revenir sur ce qui s&rsquo;est passé ces dernières années et comment vous vous êtes organisé pour y faire face et revenir aussi sur les événements des dernières semaines ?</strong></p>



<p>À Brest, l&rsquo;engagement passe par l&rsquo;AG antifasciste qui s&rsquo;est montée en fin d’été dernier, suite à des agressions fascistes, de groupuscules néonazis, qui ont fait des agressions homophobes, contre des militant·es de gauche, et racistes. C&rsquo;est au sein de cet AG qu&rsquo;on s&rsquo;organise et qu&rsquo;on essaye d&rsquo;avoir une riposte. La menace fasciste, elle est assez présente à Brest par le biais de hooligans et par le biais de groupuscules néonazis et aussi par le biais de militants du RN.</p>



<p>Si tu veux, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que les agressions clairement fascistes, racistes qu&rsquo;il y a eu il y a un an et demi, elles ne viennent pas de nulle part. Il y a toujours eu des groupuscules néonazis, identitaires en Bretagne. Il y a deux ans, il y a eu une manif fasciste soutenue par le RN contre l&rsquo;ouverture d&rsquo;un centre pour accueillir des personnes migrantes, en centre-Bretagne, et ils étaient déjà là. Donc, ce qui s&rsquo;est passé à Brest, c&rsquo;est que ça a touché des quartiers populaires, des endroits bien populaires, qui ont fédéré tout d&rsquo;un coup une réaction assez forte de la population et pas forcément de la population militante, ce qui a entraîné depuis un an une dynamique avec l’AG antifasciste qui existe.</p>



<p>Et il y a deux semaines, il y a eu une agression d&rsquo;une personne isolée, racisée, qui était tranquille sur le port et qui s&rsquo;est fait agresser lâchement. Il s&rsquo;est pris une droite qui l&rsquo;a mis KO, il est resté inconscient. Il a eu deux semaines d&rsquo;ITT.</p>



<p>Un des buts de l’AG antifasciste, c’est d&rsquo;organiser tout de suite un soutien aux victimes. Ce collectif rassemble différents militants de Brest, des gens soit qui sont syndiqués, qui militent dans les syndicats, soit qui militent dans des groupes de gauche, soit qui ne militent pas… Ca a créé une espèce d&rsquo;unité antifasciste qui se mobilise assez rapidement. Donc, rapidement, on a pu, en quelques jours, organiser une manif de soutien. C&rsquo;est ça qui est intéressant pour nous au sein de cette AG&nbsp;: avoir assez rapidement la possibilité d&rsquo;organiser des choses avec l&rsquo;aide des syndicats, des associations locales. Et, en cinq jours, on a organisé une manif de soutien, des prises de parole. Ca a rassemblé 800 personnes&nbsp;!</p>



<p>Et ce qui est intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on arrive à pousser nos mots d&rsquo;ordre à nous, de s&rsquo;organiser à la base, dans les quartiers, dans les campagnes, sur nos lieux de vie, de travail.</p>



<p><strong>Et comment on peut faire pour dépasser la peur qui, parfois, justement, est un frein à la mobilisation par en bas contre les fascistes ?</strong></p>



<p>C’est sûr qu&rsquo;en fait, ça sidère un peu plein de gens, dans le milieu militant ou non, qui se demandent, du coup, s&rsquo;ils peuvent aller aux manifs ou s&rsquo;ils peuvent sortir tranquilles, en gros. Et on deal avec la peur en se disant que, de toute façon, c&rsquo;est la stratégie de l&rsquo;extrême droite et de la violence politique que porte l&rsquo;extrême droite de tétaniser et de faire peur et d&#8217;empêcher les gens de se réunir et de s&rsquo;organiser. Ça fait partie de leur stratégie. Donc ne nous laissons pas faire, parce qu&rsquo;en fait, on se rend compte que, mine de rien, on est nombreux et on a la force pour s&rsquo;organiser. Ce qui est intéressant, c&rsquo;est que là, les syndicats à Brest et les associations d&rsquo;aide aux migrants, les associations comme la Ligue de droit de l&rsquo;homme, tout de suite, ils sont partants. Parce qu&rsquo;on se connaît, on a l&rsquo;habitude de faire des choses. On n&rsquo;est pas d&rsquo;accord sur tout. Mais en fait, tout de suite, ça va assez vite d&rsquo;organiser la manifestation.</p>



<p>Et moi, je me dis, c’est grâce à ce qu&rsquo;on a pu forger à l’AG antifasciste&nbsp;: se faire confiance. On a organisé un gros festival en début d&rsquo;année qui a permis d&rsquo;occuper la place et de faire plein de choses pour nous redonner confiance, pour nous unir assez rapidement.</p>



<p>Maintenant, on est capable de s&rsquo;organiser vite et d&rsquo;aller tout de suite organiser une manif et de faire une occupation de la rue et de ne pas laisser la rue à la menace fasciste ou aux discours d&rsquo;extrême droite, aux actions de l&rsquo;extrême droite.</p>



<p>Et ça, c&rsquo;est vachement important. C&rsquo;est vachement important parce qu&rsquo;on se rend compte que la menace fasciste ou en tout cas la menace d&rsquo;action raciste, homophobe, anti-gauche, elle est réelle. Il y a des groupuscules qui s&rsquo;organisent, il y a des discours islamophobes à volonté déversés par les médias d&rsquo;extrême droite qui vont légitimer le passage à l&rsquo;acte. C’est important déjà de dire, on ne laisse pas faire, on se bat politiquement, symboliquement, on résiste. Et donc, c&rsquo;est important d&rsquo;occuper la place et de pouvoir réagir en masse, en tout cas de manière unitaire, avec les syndicats et les autres forces, et de ne pas laisser faire des choses qui sont inacceptables. Après, plus généralement, c&rsquo;est important parce qu&rsquo;on se rend compte que la montée de l&rsquo;extrême droite, la montée de la menace fasciste, elle est réelle et pas seulement en France, en Europe, dans le monde. Ils s&rsquo;organisent, ils ne sont pas inactifs, ils sont à l&rsquo;affût. Électoralement, le RN est le premier parti du pays, qu&rsquo;on le veuille ou non. Il fait des résultats impressionnants, ils sont en masse, ils ont des appuis d&rsquo;une partie de la classe patronale et de la classe politique qui commencent à faire leur relais. Alors, essayer de s&rsquo;organiser et d&rsquo;arriver à organiser des manifs et des ripostes sur le terrain, c&rsquo;est important. Essayer d&rsquo;unir les forces de gauche, et créer des dynamiques pour la suite, c&rsquo;est ça qui est intéressant. Notre manifestation, notre rassemblement en soutien à la victime, elle permet une dynamique, elle va permettre qu&rsquo;on continue au 1er mai d&rsquo;être dynamique sur ces questions-là, sur les questions antiracistes et aussi de montrer le racisme d&rsquo;État qui est réel.</p>



<p>Donc, face à la peur, on prend cette question au sérieux. Quand on fait des événements, on va réfléchir. Comment on fait un service d&rsquo;ordre ? Comment on riposte ? Sans avoir de réponse préétablie&nbsp;: on fait des bilans, etc. Et du coup, ça veut dire tout simplement qu&rsquo;en fait, la rue, on l&rsquo;abandonne pas. Mais moi, j&rsquo;ai envie de dire, ça va se construire petit à petit. Ça va être, par exemple, en organisant des festivals qui sont à la fois des moments où on se rencontre entre nous, on se fait confiance, on approfondit des questions, on discute stratégie politique et on se rend compte que tout se passe bien, qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de problème, on n&rsquo;a pas d&rsquo;agression, parce qu&rsquo;en fait, on n&rsquo;est plus nombreux qu&rsquo;eux. Il y a une division des forces, il faut arriver à s&rsquo;unir. Mais en vrai, on n&rsquo;est plus nombreux qu&rsquo;eux. Et la peur, au bout d&rsquo;un moment, elle change de nature. On se rend compte que ça peut nous mettre des freins, ça peut nous faire dire, faisons attention, soyons vigilants. Mais on se rend compte qu&rsquo;en fait, avec la confiance, on y fait face. C’est pas évident mais ça se fait sur le long terme. Ca se fait en se rencontrant, en organisant aussi des réunions publiques de façon régulière, petit à petit.</p>



<p><strong>Et maintenant, ça va être quoi les suites pour continuer à construire la dynamique antifasciste à Brest ?</strong></p>



<p>Alors là, on fait partie du 1er mai en tant qu’AG antifasciste. Ce qui est intéressant, c&rsquo;est que quand même, on est repéré par les forces syndicales et les forces politiques locales, même LFI par exemple. On est repéré comme, on va dire, une organisation de base qui compte, qui a sa voix au chapitre. Du coup, l’AG antifasciste va avoir son cortège pendant le 1er mai. Ensuite, il va y avoir le 9 mai&nbsp;: il va falloir faire des rassemblements contre les rassemblements fascistes qui ont lieu à Paris. Je fais référence au comité du 9 mai, qui est un mouvement néofasciste depuis quelques années, qui essaie de rassembler toutes les forces d&rsquo;extrême-droite de France et d&rsquo;Europe. Et nous, on a lancé tout de suite quelque chose pour le 9 mai, en lien avec les syndicats, et du coup, ça donne de la force. Ca permet vraiment de continuer sur une dynamique, et d&rsquo;approfondir ce qu&rsquo;on porte comme revendications et comme mots d&rsquo;ordre&nbsp;: Par exemple, le soutien aux personnes étrangères, la régularisation de tous les sans-papiers, des choses comme ça. Et ensuite, ça permet tout un travail qu&rsquo;on a construit depuis des mois avec tous ces acteurs, toutes ces associations dont j&rsquo;ai parlé, avec les syndicats, pour imaginer un autre festival antiraciste et antifasciste qui va se tenir à Brest, pour organiser des liens sur la lutte du peuple palestinien, etc. Donc en fait, on est pris dans une dynamique en réagissant à l&rsquo;actualité, en se greffant aux événements nationaux, comme le 1er mai, la Marche des Solidarités, la lutte en solidarité au peuple palestinien, et petit à petit, voilà, ça tient comme ça.</p>



<p>Là, on est parti sur une année qui va être très importante, avec au mois de mai prochain les élections présidentielles. Ça va être une année charnière. Du coup, si on arrive à avoir des mobilisations tout au long de l&rsquo;année pour arriver en force au printemps 2027, je me dis qu&rsquo;il y a quelque chose à faire. Au moins arriver en confiance, arriver en force, arriver unis.</p>



<p>Propos de Nico de Brest recueillis par Milig Sinou de Paris 19</p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/brest-contre-les-fachos-pour-depasser-la-peur-construire-lunite-et-reprendre-la-rue/">Brest contre les fachos : pour dépasser la peur, construire l&rsquo;unité et reprendre la rue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&#8217;on va continuer à se battre pour gagner</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 12:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Dans plusieurs villes en France, se constituent à l&#8217;occasion du premier mai des cortèges contre le racisme, contre le fascisme, contre le colonialisme et contre la guerre. À Paris, un pôle appelé par la Marche <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/" title="1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&#8217;on va continuer à se battre pour gagner">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans plusieurs villes en France, se constituent à l&rsquo;occasion du premier mai des cortèges contre le racisme, contre le fascisme, contre le colonialisme et contre la guerre. À Paris, un pôle appelé par la Marche des solidarités et Urgence Palestine articulera ces revendications. Entretien avec Mathieu Pastor, d&rsquo;A2C et de la Marche des solidarités, qui nous explique pourquoi et comment se saisir du 1er mai pour engager notre classe sur le terrain de la lutte politique, dans un contexte de polarisation marquée.</p>



<p><strong>Pendant le mois de mars, en France avec le 8 mars et le 14 mars, et à l&rsquo;international avec des mobilisations autour du 28 mars, on a vu des mobilisations massives, très politiques, des gens qui descendaient dans la rue en se posant à la fois la question de lutter contre le patriarcat, contre les fascistes, contre le racisme, et aussi contre la guerre, contre l&rsquo;impérialisme. Est-ce que tu pourrais revenir un petit peu sur ce qu&rsquo;on doit apprendre de cette période et nous dire si le 1er mai et le mois qui va suivre pourraient s’inscrire dans la continuité du mois de mars ?</strong>&nbsp;</p>



<p>Je pense que le premier enseignement de cette période, c&rsquo;est se dire qu&rsquo;il y a quelque chose qui est possible. Ce qu&rsquo;on ressort de cette séquence, c’est que malgré ce qu’on se prend dans la tête, c&rsquo;est-à-dire les guerres, l&rsquo;autoritarisme, le racisme, le fascisme, il y a des volontés de se battre.</p>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;on nomme la polarisation, c&rsquo;est-à-dire d’un côté l&rsquo;augmentation de l&rsquo;offensive de la classe dirigeante &#8211; et à travers ça de la capacité des fascistes à s&rsquo;organiser &#8211; et d’un autre côté, un écho de plus en plus large pour se battre contre cette trajectoire-là et pour s&rsquo;engager.</p>



<p>C’est ce qu’on a vu le 8 mars, avec toustes celleux qui ont manifesté pour les droits des femmes, et qui, dans certaines villes, <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/retour-dexperience-sur-le-08-mars-2026/">se sont battu·es pour virer les fascistes et les sionistes</a>. C’est ce qu’on a revu <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/manifestations-antiracistes-et-antifascistes-du-14-mars-une-opportunite-pour-construire-un-front-antiraciste/">le 14 mars</a>, les mobilisations massives dans 102 villes, contre le racisme, le fascisme et les violences policières. Et c’est ce qu&rsquo;on a vu plutôt à l&rsquo;international le 28 mars : aux États-Unis avec des mobilisations dans 3000 villes ; à Rome, où pour la première fois depuis que Meloni est arrivée au pouvoir, il y a eu une mobilisation de 300 000 personnes contre son gouvernement et contre le fascisme ; et à Londres, où il y a eu 500 000 personnes mobilisées, soit la plus grande manif de l&rsquo;histoire d’Angleterre contre le racisme et le fascisme. Donc ce qu’on voit, c’est que les gens ont envie de se battre, et à une échelle très importante. Dès qu&rsquo;on propose une stratégie qui démontre qu&rsquo;en se mobilisant ça va compter, il y a un écho pour ça.</p>



<p>Le meilleur des exemples pour se rendre compte de ce qui est en train de se passer, c&rsquo;est les États-Unis. Trump arrive il y a un an et demi pour son second mandat et il paraît avoir un boulevard devant lui. La gauche, aux États-Unis et dans le monde entier, est presque tétanisée face à sa prise de pouvoir. Il a démontré qu&rsquo;il était prêt à s’engager dans ce boulevard, que ce soit par les premières attaques contre les migrant·es, l&rsquo;offensive au Venezuela… Et puis là soudainement, déjà l&rsquo;année dernière avec les <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/videos/session-douverture-du-festival-des-idees-revolutionnaires-da2c/">premières mobilisations à Los Angeles</a> dans les quartiers contre ICE, et puis de manière plus éclairante <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/comment-minneapolis-solidaire-et-antiraciste-a-resiste-a-ice/">à partir de la fin 2025 à Minneapolis</a>, on voit qu&rsquo;il y a un espoir qui renaît, et que quand cet espoir renaît, et que tout le monde sent qu&rsquo;en s&rsquo;engageant il y a moyen de gagner, le mouvement peut prendre une ampleur où soudainement le rapport de force paraît presque de notre côté. Aux États-Unis, il n&rsquo;y a pas de jour férié le 1er mai, donc les travailleurs et les travailleuses travaillent ce jour-là. Mais là, il faut voir le <a href="https://www.iceoutnowmn.com/">programme du 1er mai</a>. C&rsquo;est très impressionnant. Il y a un appel à la grève. Par exemple, Minneapolis appelle à la grève dès le matin et l’après-midi à une grande marche contre ICE et pour la régularisation des sans-papiers.</p>



<p>Et ici en France, le 1er mai, une date qui est déjà présente dans la tête de beaucoup de monde, comme une date emblématique de la lutte contre le capitalisme, de la lutte de solidarité internationale des travailleurs et des travailleuses, ça va être une date très importante pour mesurer où on en est du mouvement. Je pense que beaucoup de personnes ont prévu de s&rsquo;en saisir, et que beaucoup de collectifs ont prévu d&rsquo;y intervenir.</p>



<p><strong>À A2C on pense que c&rsquo;est cette classe des travailleureuses que tu as citée, qui peut changer le système. Pour s&rsquo;adresser largement à la classe qui n&rsquo;est pas spontanément révolutionnaire, on a tendance à se dire qu&rsquo;il faut parfois limiter les mots d&rsquo;ordre &#8211; construire des fronts contre le racisme, qui soient aussi indépendants des fronts pour la Palestine, des fronts contre l&rsquo;impérialisme, des fronts féministes… Comment est-ce qu&rsquo;on peut articuler la nécessité d’adresser largement toutes ces revendications, et le fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, des milliers de personnes en train de se politiser en viennent à penser une riposte globale contre un système global ? Quelle forme ça va prendre pour le 1er mai ? Et quelles suites est-ce que ça peut donner ? </strong></p>



<p>Déjà je pense que pour l&rsquo;ensemble des collectifs qui ont mené les combats de ces dernières semaines, que ce soit au sein du front féministe, que ce soit au sein du front antiraciste, antifasciste, la première des conditions pour s&rsquo;adresser à la classe dans cette période, c&rsquo;est d&rsquo;en être le 1er mai. C&rsquo;est d&rsquo;en être et d&rsquo;y intervenir collectivement. Ensuite je pense que justement, il y a un écho en ce moment pour des mots d&rsquo;ordre qui, même lorsqu’ils sont pris « séparément » (au sein des fronts spécifiques qui les formulent), ne sont pas des mots d’ordres au rabais, mais qui au contraire engagent au combat et proposent une stratégie.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, au sein de la <a href="https://www.antiracisme-solidarite.org/accueil">Marche des solidarités</a>, on mobilise sur la question de la régularisation des sans-papiers. Derrière cette revendication, tu poses forcément la question de l&rsquo;unité, de la solidarité, du fait que même si tu n&rsquo;es pas sans-papiers, tu es concerné·e par la régularisation de tout le monde. Si on propose des mots d&rsquo;ordre contre l&rsquo;islamophobie pour se défendre face aux attaques de l’État contre toutes celles et ceux qui parmi nous sont musulmans et musulmanes, contre les attaques des mosquées par les fascistes, c’est pareil, ce ne sont pas des mots d&rsquo;ordre au rabais. Ce sont des revendications qui, par ailleurs, il y a quelques années, pouvaient paraître hyper radicales, mais qui au fur et à mesure de ces dernières années sont de plus en plus reprises largement. On ne va pas noyer tous ces fronts dans une lutte anticapitaliste, anti-impérialiste. Il y a besoin de combats sur des front spécifiques, qui ont besoin d’implication spécifiques, car on a besoin de victoires sur ces fronts-là. Mais on va montrer qu’on peut mener ces combats tout en disant « Oui, on se bat ensemble contre ce système ». Toutes et tous ensemble, on va appeler à la régularisation des sans-papiers. Toutes et tous ensemble, on va appeler à la solidarité avec la Palestine. Toutes et tous ensemble, on va appeler à la solidarité contre l&rsquo;islamophobie.</p>



<p>Pour revenir sur le 1er mai, je pense que ce qui va compter pour s&rsquo;adresser à la classe, c&rsquo;est de montrer qu&rsquo;on est prêts et prêtes à se battre. Un des moyens à travers lesquels on compte faire ça en région parisienne, c&rsquo;est d&rsquo;appeler à un grand pôle dans la manifestation, un pôle antiraciste, antifasciste, antisioniste et anticolonialiste contre la guerre, qui va s&rsquo;appuyer sur deux forces : la Marche des solidarités avec les collectifs de sans-papiers et les mineurs isolés en lutte, les collectifs de quartiers contre le racisme et contre le fascisme, et <a href="https://www.urgence-palestine.com/">Urgence Palestine</a>, qui se bat pour la solidarité avec le peuple palestinien. L&rsquo;année dernière déjà, on avait mené une première fois cette expérience, et à Paris, ça avait été le 2e cortège le plus important de la manifestation derrière celui de la CGT, ce qui est quand même significatif.&nbsp;</p>



<p>Et là, nous, on veut un pôle le plus massif possible, pas juste pour envoyer un message de visibilité, pas juste pour faire une démonstration de force. On veut envoyer le message qu’on est déterminé·es à se battre et que le combat va continuer dès les prochaines semaines, que ce soit pour le 9 mai virer les fachos qui veulent marcher dans Paris <em>[Une contre-manifestation partira le 9 mai à 14h de la station Saint-Michel contre le C9M, marche annuelle de militants néonazis]</em>, que ce soit pour gagner des régularisations, que ce soit pour affirmer notre solidarité à la Palestine ou pour renforcer notre capacité à riposter face à la marche vers la guerre, comme on a pu voir ces dernières semaines dans les mobilisations lycéennes et du secteur de l’éducation.&nbsp;</p>



<p>Et je pense que ça, c&rsquo;est la première des choses à faire pour s&rsquo;adresser à la classe dans la période dans laquelle on est. Les gens, ils n&rsquo;ont pas envie de défiler pour la gloire. Ils ont envie de se battre pour gagner. Et donc, c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;on va le faire en région parisienne et il y a des échos qu&rsquo;il va y avoir des cortèges similaires dans d&rsquo;autres villes, à Marseille, à Rennes, à Rouen, à Toulouse, à Saint-Brieuc&#8230; Voilà comment on s&rsquo;adresse massivement à la classe.</p>



<p><strong>Comment est-ce que les révolutionnaires peuvent espérer soutenir, construire cette dynamique-là qui est en train d&rsquo;émerger ? Et quelles sont nos tâches pour mieux l&rsquo;accompagner, convaincre que c&rsquo;est la bonne et poser la question de quelle stratégie pour gagner</strong> ?</p>



<p>Donc, il y a déjà ce mouvement-là, qui démontre qu&rsquo;il y a un potentiel pour lutter largement. Maintenant, toute la question est, quelle est la stratégie pour gagner ? Car ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il y a un mouvement que la stratégie est spontanément dirigée vers le renforcement de ce mouvement et le renforcement de ses capacités pour gagner. Et pour tout ça, il y a besoin de débats sur quelles stratégies on doit mener, sur ces différents fronts dont j&rsquo;ai parlé. Quelle stratégie dans le front antiraciste, antifasciste ? Quelle stratégie dans le front anticolonialiste et de solidarité avec la Palestine ? Quelle stratégie dans le front contre la guerre ? Et pour ça, le mouvement seul, ça ne suffit pas. Ce n&rsquo;est pas uniquement des collectifs de militants et de militantes qui vont, dans chacun de ces fronts, devoir se poser la question de quelle stratégie. Il faut aussi une intervention révolutionnaire, organisée.</p>



<p>À A2C, on pense que la stratégie pour gagner, elle doit s’élaborer par la combinaison d&rsquo;une analyse théorique marxiste et de son expérimentation, de sa pratique dans le mouvement. Et pour ça, on propose un grand événement à Paris, le 16 et 17 mai, un <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/boussoles-2/">festival <em>Boussoles</em></a>, où il va y avoir 25 discussions, qui visent à dénouer des questions qui se posent dans le mouvement :&nbsp;</p>



<p>La libération de la Palestine se joue-t-elle uniquement en Palestine, ou doit-elle passer par le soulèvement des classes ouvrières des pays arabes environnants ?&nbsp;</p>



<p>Qu’est ce qui va compter dans le mouvement antiraciste ? Mettre une priorité à se battre contre les attaques de la classe dirigeante, massivement dirigées contre celles et ceux qui, parmi nous, sont migrants et migrantes, celles et ceux qui, parmi nous, sont musulmans et musulmanes, en pensant qu&rsquo;à travers la riposte face à ces attaques-là, on va renforcer l&rsquo;ensemble du mouvement antiraciste ? Le fait d&rsquo;avoir une représentativité d&rsquo;élus issus des classes populaires racisées va-t-il être déterminant ?&nbsp;</p>



<p>Faut-il penser que le Rassemblement National est l’incarnation du danger fasciste en France, et penser que c’est via le développement de ce parti que l’ensemble du mouvement fasciste, que ce soit les groupuscules, les milliardaires à la Bolloré, les médias, se renforce ? Ou doit-on, sur un plan stratégique, penser que se battre contre Bolloré équivaut à se battre contre Le Pen ?&nbsp;</p>



<p>Toutes celles et ceux qui font l&rsquo;expérience de l&rsquo;implication dans ces fronts-là se confrontent à ces questions et toutes ces questions-là vont être présentes à ce festival.</p>



<p>En plus d’un regroupement d’activistes et révolutionnaires en France, on a invité des camarades syndicalistes de Minneapolis, qui interviendront pour nous raconter leurs expériences, mais aussi des <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/greve-pour-gaza-le-28-novembre-en-italie-notre-defi-est-de-relier-la-lutte-pour-la-palestine-aux-conditions-economiques-et-de-travail-en-italie/">camarades d’Italie</a>, où on a vu comment, justement, l&rsquo;ensemble de la classe, elle redresse la tête et elle reprend confiance dans ses capacités à gagner à travers un grand mouvement de grève en solidarité avec la Palestine, ou encore des camarades de Grande-Bretagne, là où la constitution d&rsquo;un front large contre le fascisme et le racisme est en train de redonner espoir dans la capacité de gagner de l&rsquo;ensemble de la classe.</p>



<p>On a besoin d&rsquo;espaces de discussion, d&rsquo;élaboration stratégique, à partir de boussoles et d&rsquo;analyses théoriques, à partir d’expériences vécues, et nous, c&rsquo;est ça qu&rsquo;on veut proposer à travers <em>Boussoles</em>.&nbsp;</p>



<p><strong>Mathieu Pastor, Paris 20e. Propos recueillis par Milig Sinou, Paris 19e.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/">1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&rsquo;on va continuer à se battre pour gagner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>Cessez-le-feu en Iran : communiqué des socialistes-révolutionnaires d&#8217;Égypte</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/cessez-le-feu-en-iran-communique-des-socialistes-revolutionnaires-degypte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emil]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 12:23:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Traduction automatique, l&#8217;original à retrouver ici. L&#8217;empire américain sur lequel le soleil ne se couche jamais a reçu un coup dur. Les rêves de Trump d&#8217;une victoire rapide sur l&#8217;Iran se sont transformés en mirage. <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/cessez-le-feu-en-iran-communique-des-socialistes-revolutionnaires-degypte/" title="Cessez-le-feu en Iran : communiqué des socialistes-révolutionnaires d&#8217;Égypte">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Traduction automatique, <a href="https://revsoc.me/statements/51766/">l&rsquo;original à retrouver ici.</a></em></p>



<p>L&#8217;empire américain sur lequel le soleil ne se couche jamais a reçu un coup dur. Les rêves de Trump d&rsquo;une victoire rapide sur l&rsquo;Iran se sont transformés en mirage. Et surtout, le récit des médias officiels, adopté par certaines élites, selon lequel les peuples sont morts et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de réponse à la volonté de l&rsquo;impérialisme, du sionisme et des systèmes locaux despotiques complices avec eux, a prouvé pour la millième fois sa faiblesse et son opportunisme.<br>Hier, les signes de la victoire sont devenus évidents, non seulement par la poursuite du pilonnage des sionistes et des royaumes du Golfe par des missiles, mais aussi par la scène de dizaines de milliers d&rsquo;Iraniens sortant la nuit lors de manifestations massives, assiégeant les ponts et les stations que le fou de guerre Trump voulait bombarder.<br>Alors seulement la victoire était certaine… car la volonté des peuples est invincible.<br>La victoire s&rsquo;est confirmée quand une jeune femme opposée au régime iranien despotique s&rsquo;est levée pour dire : « J&rsquo;ai été jugée il y a quelque temps pour ne pas avoir porté le voile, et pourtant je sors aujourd&rsquo;hui dans la rue pour défendre mon peuple et ma terre contre le colonialisme et l&rsquo;impérialisme. Quand l&rsquo;agression prendra fin, je retournerai dans les rangs de l&rsquo;opposition avec encore plus de force, car je suis de plus en plus convaincue que le peuple peut faire l&rsquo;impossible s&rsquo;il le veut. »<br>La victoire s&rsquo;est confirmée quand la résistance libanaise a retrouvé sa capacité opérationnelle et a fait goûter aux sionistes la défaite, redevenant ainsi un chiffre difficile dans l&rsquo;équation du conflit avec les sionistes.<br>La victoire s&rsquo;est confirmée quand, il y a quelques jours, 8 millions d&rsquo;Américains sont descendus dans les rues contre les politiques de Trump hostiles, sur toute la ligne, aux travailleurs, aux minorités et aux peuples partout.<br>La défaite de l&rsquo;impérialisme, si elle est complète, aura des lendemains qui chantent. Mais il est certain que la refonte de notre région sous le drapeau sioniste a reçu un coup fatal, et que la résistance, malgré les défaites, bat toujours parmi nous, attendant celui qui captera son pouls, la stimulera et l&rsquo;organisera à nouveau, contre l&rsquo;impérialisme, le sionisme et le despotisme régnant.</p>



<p>Gloire à la résistance.<br>À bas l&rsquo;impérialisme et le sionisme.</p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/cessez-le-feu-en-iran-communique-des-socialistes-revolutionnaires-degypte/">Cessez-le-feu en Iran : communiqué des socialistes-révolutionnaires d&rsquo;Égypte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Flottille pour gaza : des bateaux à la grève générale ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/flottille-pour-gaza-des-bateaux-a-la-greve-generale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emil]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 09:19:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=11143</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Alors que le Liban est pilonné, que la crise à Gaza s&#8217;empire, des millions de personnes se soulèvent et s&#8217;organisent partout dans le monde, contre les guerres de nos dirigeants impérialistes. En France, le mouvement <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/flottille-pour-gaza-des-bateaux-a-la-greve-generale/" title="Flottille pour gaza : des bateaux à la grève générale ?">[...]</a></div>
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<p><em>Alors que le Liban est pilonné, que la crise à Gaza s&#8217;empire, des millions de personnes se soulèvent et s&rsquo;organisent partout dans le monde, contre les guerres de nos dirigeants impérialistes. En France, le mouvement de solidarité à la Palestine subit une tentative de criminalisation et la riposte à la guerre en Iran et au Liban peine à exister. D&rsquo;un autre côté, une pétition contre la loi Yadan a réuni plus de 600 000 signatures et le départ de la flottille internationale pour Gaza capte l&rsquo;attention de centaines de milliers de personnes. Comment convertir ces soutiens passifs en une mobilisation active pour la Palestine et contre la guerre ? Nous nous sommes entretenu·es avec 2 camarades d&rsquo;A2C, Anouk, militante à la CGT éducation à Marseille et qui a appareillé avec la flottille samedi dernier, et Sana, militante à Urgence Palestine dans le 18e arrondissement parisien et à la CGT librairie. </em></p>



<p><strong>1 &#8211; Pouvez-vous revenir sur la situation actuelle à Gaza et au Moyen-Orient ?&nbsp;</strong></p>



<p><em><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/a2c/cessez-le-feu-en-iran-coup-dur-pour-limperialisme-americain-et-le-projet-sioniste/">(A lire : le communiqué d&rsquo;A2C sur la situation au Moyen-Orient après le cessez-le-feu entre US et Iran)</a></em></p>



<p><strong>Anouk </strong>: La situation au Moyen-Orient, à Gaza, est assez changeante, surtout ces derniers temps et ces derniers jours, avec d&rsquo;abord les annonces de cessez-le-feu entre l&rsquo;Iran et les États-Unis, la continuation des bombardements de l&rsquo;État sioniste au Liban et les dernières annonces de Trump aussi, hier ou avant-hier, qui disaient : « Je vais en finir avec la civilisation tout entière iranienne ».</p>



<p>Tous ces éléments, ça me semble être les signaux d&rsquo;une puissance américaine qui a du mal à savoir comment mener la guerre en Iran. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;elle fait face à un État qui résiste militairement et qui se maintient malgré les attaques qui ont été menées et les tentatives de décapitation du régime, mais aussi parce que la guerre qu’elle mène avec Israël en Iran et au Liban commence à être contestée à l&rsquo;échelle mondiale. On voit qu&rsquo;il y a de plus en plus une opposition à cette guerre au niveau mondial, aussi parce que ça a des conséquences sur la hausse des prix et sur le prix du pétrole. On a notamment vu le 28 mars aux États-Unis, avec plus de 8 millions de personnes dans la rue qui se sont opposées à la politique de Trump, à la fois la politique intérieure, contre l’ICE, et la politique extérieure, contre ces guerres impérialistes qu’il mène au Moyen-Orient.</p>



<p>Donc, on voit que ce cessez-le-feu est celui d’une guerre qui met en difficulté les États-Unis ces derniers temps et qui montre qu&rsquo;il y a une possibilité de riposte et d&rsquo;organisation par en bas.</p>



<p><strong>Sana </strong>: Je pense que sur la situation en Palestine et au Liban, la colonisation en Cisjordanie s&rsquo;est accélérée de ouf, le nombre de prisonniers ne cesse d&rsquo;augmenter. Avec l’instauration de la peine de mort en Palestine la semaine dernière, toutes les exécutions qui avaient déjà lieu de manière extrajudiciaire vont avoir lieu de légalement ce qui va démultiplier le nombre de résistant&rsquo;es qui vont mourir de la main de l&rsquo;État sioniste.</p>



<p>Mais aussi, on voit qu&rsquo;ils continuent de bombarder Gaza, que la situation y est toujours plus dramatique. Les raids se multiplient dans les bastions de la résistance en Cisjordanie, il y a eu des attaques sur les territoires syriens. En réalité, Israël va de plus en plus vers le projet de Grand Israël.<br>Donc voilà, on ne peut pas penser la politique de l&rsquo;État sioniste sans penser la politique impérialiste américaine, mais on voit qu’il a quand même une certaine « forme d&rsquo;autonomie », a ses propres plans aussi dans la région, et notamment celui d&rsquo;étendre ses frontières encore et toujours plus.</p>



<p><strong>2 &#8211; En France, malgré les mobilisations des années passées pour la Palestine nous n&rsquo;avons pas réussi à faire exister une riposte à la guerre en Iran et au Liban. Comment expliquez-vous cela ?</strong></p>



<p><strong>Sana </strong>: Déjà, on peut se dire qu&rsquo;il y a eu des mobilisations plus ou moins importantes en solidarité avec la résistance palestinienne, mais malgré tout, très en deçà de ce qui aurait été nécessaire. Les manifestations n&rsquo;ont jamais dépassé les dizaines de milliers de personnes. On n&rsquo;a pas atteint des mobilisations comme ont pu les vivre le Royaume-Uni ou encore le Pakistan, l&rsquo;Indonésie, etc. On est donc quand même très loin du niveau de mobilisation nécessaire face à un génocide. Mais face à la guerre contre l&rsquo;Iran, c&rsquo;est encore plus difficile de mobiliser.</p>



<p>Je pense qu&rsquo;il faut analyser cette difficulté dans le cadre de la situation politique française où la question de l&rsquo;islamophobie est centrale. Je pense qu&rsquo;on ne peut pas comprendre la faiblesse du mouvement contre la guerre en Iran, contre le génocide, contre la colonisation en Palestine si on n&rsquo;analyse pas cette islamophobie qui est ultra-présente dans la société française et notamment dans les organisations de gauche, qui ne permettent pas une compréhension de la situation et de s&rsquo;affronter aux guerres impérialistes. Il y a une posture très coloniale d&rsquo;aller libérer : nous, les Blancs, on va libérer le Moyen-Orient des méchants islamistes.<br>Cette islamophobie rend difficiles les mobilisations du fait qu&rsquo;on est obligé d’argumenter pour relégitimer la résistance face à l&rsquo;impérialisme et aux colonialistes. En fait, peu importe les organisations qui mènent cette résistance, que ce soit le Hamas ou le Hezbollah. Bien sûr qu&rsquo;il y a un contenu religieux à leur politique, mais ces organisations font face à l&rsquo;impérialisme et au colonialisme de manière très concrète et organisent massivement la résistance sur place. On ne peut pas se passer de les soutenir, elles qui, dans la réalité, permettent d&rsquo;organiser et le peuple libanais et le peuple palestinien. Et il faut quand même se rappeler qu&rsquo;en 2006, c&rsquo;est grâce au Hezbollah que le Sud-Liban n&rsquo;a pas été colonisé et que c&rsquo;est aussi grâce au Hamas que Gaza a tenu pendant toutes ces années face au colonialisme israélien.</p>



<p>En fait, c&rsquo;est une réelle difficulté dans la situation de dépasser la question religieuse, qui est en fait une question raciste et qui juge selon vision très occidentale ce qui est une organisation progressiste ou non.&nbsp;</p>



<p>Sur la question de l&rsquo;Iran, il y a une forme d&rsquo;hypocrisie totale. C&rsquo;est un gouvernement qui opprime son peuple sur un milliard d&rsquo;aspects. Mais en fait, on n&rsquo;est pas allés bombarder les États-Unis et pourtant Trump a envoyé l’ICE et a enfermé massivement toute une partie de la population. On pourrait dire la même chose du gouvernement français.<br>On est à des degrés d&rsquo;oppression qui sont peut-être différents, mais en réalité les bombes n&rsquo;ont jamais libéré personne et on est solidaires de l&rsquo;Iran qui fait face à une intervention impérialiste.</p>



<p><strong>Anouk : </strong>À la suite de la grève générale, je suis partie en Italie pour essayer de comprendre un peu comment ça s&rsquo;était mis en place. Des camarades étudiant&rsquo;es m’y ont raconté que dès le 7-octobre, iels avaient bloqué l&rsquo;université en caractérisant l’attaque du 7-octobre comme un acte de résistance. Imaginer ça en France, c&rsquo;est complètement impossible.&nbsp;</p>



<p>Sur la difficulté à convertir les forces de lutte pour la Palestine en forces de lutte contre la guerre au Moyen-Orient, je pense qu&rsquo;il y a aussi des problèmes dans le mouvement de solidarité à la Palestine, qui cloisonne la lutte du peuple palestinien simplement à la libération de la Palestine, sans prendre en compte aujourd&rsquo;hui le fait que, par exemple, pour permettre cette libération, il faut le retrait des troupes américaines et lutter contre Israël dans toute la région. Car, tu l’as rappelé Sana, le projet génocidaire d&rsquo;Israël en Palestine, est lié au projet d’extension d’Israël sur toute la région, et donc à la guerre en Iran et au Liban. Du coup, pour imaginer la libération de la Palestine, il faut s&rsquo;opposer à cette guerre impérialiste en Iran, au Liban.<br>Et depuis les cadres Palestine, même si ça commence à être fait, c&rsquo;est toujours difficile d&rsquo;amener cette question et d&rsquo;impulser un vrai mouvement anti-impérialiste global depuis les cadres Palestine.<br></p>



<p><strong>3 &#8211; Dans ce contexte, le mouvement de solidarité avec la Palestine subit une vague de criminalisation qui prend en France la forme de la Loi Yadan. Pensez-vous que le départ de la flotille puisse impulser un élan de mobilisation ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Anouk </strong>: Je pense qu’il y a un élan des forces réactionnaires, par exemple Israël, qui est en train de bombarder 100 bombes par jour au Liban, qui a voté la loi qui autorisait la peine de mort pour les Palestiniens et Palestiniennes. On voit qu&rsquo;ils sont prêts à aller jusqu&rsquo;au bout.<br>En France aussi, cette loi qui est proposée, elle anticipe un retour de la mobilisation, et s&rsquo;inscrit dans tout un contexte ultra-répressif en France sur la solidarité au peuple palestinien. La flottille arrive dans ce contexte-là, particulièrement dur mais où, de fait, il y a un peu un regain d&rsquo;intérêt sur les initiatives de solidarité à la Palestine.</p>



<p>On l&rsquo;a vu en partant de Marseille : il y avait énormément de monde qui était là pour nous soutenir. J&rsquo;ai reçu énormément de messages de soutien. J&rsquo;ai réussi à mobiliser un peu dans mon collège.Je pense qu’en plus ça peut permettre de rappeler qu&rsquo;on peut toujours se mobiliser pour la Palestine.&nbsp;</p>



<p>Mais ça a ses limites. On ne peut pas simplement se cantonner à une action démonstrative et assez symbolique de bateau qui brise le blocus. Il faut que ça puisse initier un mouvement massif de la population à terre. Et ça, ça va se décider dans les prochains temps, les prochains jours, les prochaines semaines.<br>Ca va dépendre de l&rsquo;intervention de militants et militantes à terre, qui doivent convertir un soutien à la flottille en quelque chose où tout le monde se bat là où il est, dans son collectif, sur son lieu de travail.<br><br><strong>Sana </strong>: On voit aussi une mobilisation très forte sur les réseaux. La pétition contre la loi Yadan a fait des bonds énormes en une seule journée. Et il y a maintenant, plus de 600 000 personnes qui l’ont signée, ce qui démontre quand même que, massivement dans la population, il y une position nette sur cette question-là. Le texte de cette pétition est très clair. Il est pour l&rsquo;égalité de la mer au Jourdain. Il est en soutien à la résistance du peuple palestinien, etc. Mais pour l&rsquo;instant, tout ça ne se traduit pas par des mobilisations. Et c&rsquo;est un peu toute la difficulté.</p>



<p>On va voir un peu si la flottille permet ça, si elle permet de remettre un peu des gens dans la rue aussi, avec un soutien concret à la Palestine. Dimanche, à Paris, il y a un rassemblement appelé par Urgence Palestine contre la loi Yadan. Il y a un enjeu à ce qu’il permette de sortir du soutien sur les réseaux pour repasser à une organisation massive des gens.</p>



<p>Il y a un enjeu car ce qui permet de mettre des stops, c&rsquo;est la mobilisation concrète dans la rue. Urgence Palestine, l’an dernier, était en voie d&rsquo;être dissoute. Et c&rsquo;est le contexte des énormes mobilisations en soutien à la première flottille, qui a empêché politiquement de dissoudre la plus grosse organisation de soutien au peuple palestinien. Le gouvernement n’aurait pas pu l’assumer. Donc voilà, il faut remettre la mobilisation de rue au centre.&nbsp;</p>



<p>Je pense qu’on doit aussi réussir à convaincre, dans les syndicats, qu&rsquo;une de nos armes principales face à la guerre et face au génocide, c&rsquo;est la grève. C&rsquo;est une arme politique qu&rsquo;il faut réussir à organiser. Moi, dans la CGT librairie, j&rsquo;ai proposé que la question de la solidarité avec la flottille soit posée à la prochaine réunion syndicale. Alors, on va voir ce que ça va donner. Rien n&rsquo;est gagné d&rsquo;avance. Mais il faut, en permanence et sans relâche, mener ces arguments-là et essayer de convaincre déjà nos sections syndicales, puis nos fédés&#8230; Il faut donc, à la fois, participer massivement aux événements et aux mobilisations construites par Urgence Palestine et par les collectifs locaux, mais aussi dans nos syndicats, de mener cette bataille-là.</p>



<p><strong>Anouk </strong>: Pour te compléter sur l&rsquo;aspect lieu de travail et syndicalistes, ce n&rsquo;est pas sans raison aussi que je suis montée à bord de la flottille en tant que CGT Éducation. Dans certains pays, comme en Grande-Bretagne, dans les mobilisations de solidarité à la Palestine, il y a une présence massive des syndicats. Nous, ce n&rsquo;est pas du tout le cas en France.</p>



<p>Je pense qu&rsquo;il y a aussi un saut à passer dans le mouvement de solidarité à la Palestine et du mouvement contre l&rsquo;impérialisme : poser ces questions-là sur nos lieux de travail. Il y a tout un travail qui doit être fait. On doit donc reconstruire une visée internationaliste dans nos syndicats. Et ça, ça passe par des trucs concrets, comme tu l&rsquo;as dit, Sana, de se positionner dans son syndicat en solidarité avec la flottille, contre le génocide, de participer aux manifestations, aux rassemblements qui sont organisés…</p>



<p>Moi, dans mon syndicat, à Marseille, ce qui est assez intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a une large mobilisation contre les budgets de guerre, contre les coupures budgétaires dans l&rsquo;éducation. On a essayé de faire un travail pour politiser un maximum cette mobilisation.</p>



<p>Ce qui nous a permis aussi, ce qui m&rsquo;a permis d&rsquo;être en lien avec les lycéen&rsquo;nes, qui ont depuis sorti un texte sur le fait que si la flottille allait être touchée, ils allaient bloquer les lycées, en reprenant un peu le slogan des dockers de Gênes. Pour l&rsquo;instant, c&rsquo;est très déclaratif, mais ça montre quand même une position claire des lycéens et des lycéennes contre le génocide, après un <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/a-marseille-lyceen%c2%b7nes-profs-aed-toustes-contre-la-guerre/">mouvement plusieurs semaines à lutter contre la guerre et contre la militarisation de la jeunesse.</a></p>



<p>Et nous, ce qu&rsquo;on va essayer de faire aussi, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à construire un 1er mai à Marseille qui soit assez combatif, avec des mots d&rsquo;ordre, si on le peut, contre la guerre, avec un gros cortège éducation. Et ça, c&rsquo;est le début aussi de ce que tu dis, Sana, de comment, en fait, on crée un rapport de force dans nos syndicats pour qu&rsquo;ils se battent et pour qu&rsquo;on se batte contre la guerre sur notre travail, pour arriver un jour à construire cette grève générale comme il y a eu en Italie l&rsquo;année dernière.</p>



<p><strong>Pour rencontrer des camarades des États-Unis qui ont participé à construire les mobilisations du 28 mars, pour rencontrer des camarades d&rsquo;Italie qui ont construit la grève générale pour la Palestine, des camarades d&rsquo;Égypte qui luttent pour la libération de la Palestine, <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/boussoles-2/">rendez-vous les 16&amp;17 mai à Paris, à <em>Boussoles, </em>notre festival de débats révolutionnaires ! </a></strong></p>



<p>Propos recueillis par Milig (Paris 19), Hmed (Toulouse) et Alice (Paris 18e)</p>
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		<title>Cessez-le-feu en Iran : Coup dur pour l&#8217;impérialisme américain et le projet sioniste !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/a2c/cessez-le-feu-en-iran-coup-dur-pour-limperialisme-americain-et-le-projet-sioniste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emil]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 15:24:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Il y a maintenant plus de 40 jours les États-Unis ont attaqué, à l&#8217;initiative de la puissance régionale sioniste, l&#8217;Iran.&#160;Cette attaque, ainsi que celles au Liban, a été initiée par Israël dans une volonté politique <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/a2c/cessez-le-feu-en-iran-coup-dur-pour-limperialisme-americain-et-le-projet-sioniste/" title="Cessez-le-feu en Iran : Coup dur pour l&#8217;impérialisme américain et le projet sioniste !">[...]</a></div>
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<p><em>Il y a maintenant plus de 40 jours les États-Unis ont attaqué, à l&rsquo;initiative de la puissance régionale sioniste, l&rsquo;Iran.&nbsp;</em><br>Cette attaque, ainsi que celles au Liban, a été initiée par Israël dans une volonté politique de renforcer sa position dominante dans la région. Après deux ans de génocide en toute impunité, Israël a saisi un boulevard pour attaquer l&rsquo;Iran, obstacle politique et économique principal à leur hégémonie régionale. L’objectif affiché semblait être l’affaiblissement, voire la chute, du régime iranien.<br>Les États Unis, comme l&rsquo;ont démontré les annonces de Marco Rubio, secrétaire d&rsquo;Etat américain ont été précipité dans la guerre par Israël qui a affirmé vouloir attaquer avec ou sans le soutien des USA. Toutefois, cette guerre reste principalement déterminée par le déclin des USA au Moyen-Orient qui exacerbe les rivalités Iran/Israël pour le contrôle de la région. Et Trump a ses propres raisons de mener la guerre contre l&rsquo;Iran, notamment dans son affrontement avec leur rival premier, la Chine.<br>Cette guerre, déjà périlleuse pour un gouvernement américain qui avait annoncé ne plus vouloir reproduire les erreurs du passé dans la région (guerre en Irak, enlisement guerres sans objectifs politiques) s&rsquo;est confronté à une résistance forte du régime iranien.<br>Malgré une tentative de décapitation de ce dernier, le régime s&rsquo;est maintenu et a résisté militairement. Mais il a aussi su se saisir du détroit d&rsquo;Ormuz dans le rapport de force face aux Etats Unis, qui a participé, en déstabilisant l&rsquo;economie capitaliste mondiale à rendre cette guerre impopulaire et à affaiblir de nouveau l&rsquo;hégémonie américaine.<br>Ce cessez-le-feu arrive seulement 10 jours après la mobilisation massive « No kings » aux Etats Unis, plus grande manifestation de l&rsquo;histoire du pays rassemblant plus de 8 millions de personnes. Cette mobilisation a sans aucun doute joué dans l&rsquo;ouverture de négociations avec l&rsquo;Iran face à une impopularité croissante du président Trump et de sa politique internationale dans son propre pays.</p>



<p>Dans ce contexte, les dynamiques de mobilisation par en bas constituent un élément décisif qui peut influer la tournure des événements. Le premier mai, pas toujours « grévé » outre-atlantique se prépare cette année autour de mots d&rsquo;ordres tels que « No ICE, no war, no billionaires » (Non à l&rsquo;ICE, à la guerre, aux milliardaires).<br>En Iran, malgré la répression, des secteurs de la population ont également exprimé leur rejet de l’agression extérieure tout en maintenant leur opposition au régime. Un communiqué de nos camarades egyptiens témoignent : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La victoire s&rsquo;est confirmée quand une jeune femme opposée au régime iranien despotique s&rsquo;est levée pour dire : « J&rsquo;ai été jugée il y a quelque temps pour ne pas avoir porté le voile, et pourtant je sors aujourd&rsquo;hui dans la rue pour défendre mon peuple et ma terre contre le colonialisme et l&rsquo;impérialisme. Quand l&rsquo;agression prendra fin, je retournerai dans les rangs de l&rsquo;opposition avec encore plus de force, car je suis de plus en plus convaincue que le peuple peut faire l&rsquo;impossible s&rsquo;il le veut. » Ces éléments confirment qu’une voie indépendante existe, portée par les peuples eux-mêmes.</p>
</blockquote>



<p><strong>Une première défaite politique mais une guerre qui persiste</strong><br>Le cessez-le-feu annoncé mardi soir par Trump semble témoigner d&rsquo;une incapacité américaine à trouver une issue à cette guerre, se saisissant alors de la proposition iranienne permettant d&rsquo;ouvrir une séquence de negociation. La proposition iranienne en 10 points contient entre autres la fin des sanctions, des réparations pour les dommages causés au régime, le retrait des troupes américaines du Moyen Orient&#8230;<br>Si cette étape est une premiere victoire, nous devons la renforcer en offrant une issue par en bas à la guerre impérialiste au Moyen Orient. Car la guerre se poursuit et les ravages de l&rsquo;entité sioniste persistent, à Gaza où la crise humanitaire s&rsquo;aggrave sous les bombes, et au Liban ou les bombardements prennent une ampleur inédite depuis l&rsquo;annonce du cessez-le-feu US-Iran. L&rsquo;irruption d&rsquo;un mouvement de masse contre la guerre et l&rsquo;impérialisme, exigeant en premier lieu la défaite des Etats-Unis et d&rsquo;Israël dans la région, nous savons à la lumière de l&rsquo;histoire que le déclin des grandes puissances peuvent entraîner le monde entier vers la guerre généralisée. <br>En France nous devons renforcer un mouvement anti-impérialiste et anti-guerre d&rsquo;ampleur, capable d&rsquo;interrompre les ventes d&rsquo;armes du gouvernement français à l&rsquo;état génocidaire qui continue de bombarder le Liban et la Palestine en dépit du cessez-le-feu.&nbsp;<br>L&rsquo;engouement autour du depart de la flotille pour Gaza et la diffusion a échelle de masse de la pétition contre la loi Yadan démontrent que nous sommes des centaines de milliers a ne plus supporter les genocides et les guerres. Nous devons convertir l&rsquo;énergie mise à soutenir des bateaux ou à signer une pétition en capacité à se battre, à se rassembler, à se mettre en grève et pas seulement en solidarité pour la Palestine, mais aussi plus largement contre la guerre et l&rsquo;impérialisme,&nbsp; en exigeant concrètement l&rsquo;arrêt des attaques étasuniennes et israéliennes au Moyen Orient.</p>



<p><strong>A2C</strong></p>
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		<title>À Marseille : Lycéen&#8217;nes, Profs, AED&#8230; Toustes contre la guerre !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/a-marseille-lyceen%c2%b7nes-profs-aed-toustes-contre-la-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emil]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 12:18:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[antiguerre]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
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		<category><![CDATA[lycéen]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Depuis 3 semaines, la cité phocéenne est secouée par une mobilisation pour des moyens pour l&#8217;éducation et contre la guerre, initiée par les lycéen&#8217;nes et rejointe par les profs et AED. Anouk et Yassine, militant&#8217;es <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/a-marseille-lyceen%c2%b7nes-profs-aed-toustes-contre-la-guerre/" title="À Marseille : Lycéen&#8217;nes, Profs, AED&#8230; Toustes contre la guerre !">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 3 semaines, la cité phocéenne est secouée par une mobilisation pour des moyens pour l&rsquo;éducation et contre la guerre, initiée par les lycéen&rsquo;nes et rejointe par les profs et AED. Anouk et Yassine, militant&rsquo;es d&rsquo;A2C et membres de la CGT éducation à Marseille, nous racontent.</p>



<p><em>Nous allons commencer par une question assez large pour poser le contexte. Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi vous avez décidé de vous mobiliser sur vos lieux de travail contre la guerre ?</em></p>



<p><strong>Anouk &#8211; </strong>En février, le nouveau budget Lecornu, avant même ce qu’il se passe au Moyen-Orient aujourd&rsquo;hui, nous est apparu comme un budget de guerre, financé par des coupes dans les moyens alloués aux services publics. On a directement appelé à construire une date qui allie à la fois la question des besoins de moyens pour l&rsquo;éducation, et la question de la guerre. Pour nous, c&rsquo;était important de faire ce lien-là, déjà en premier lieu dans la CGT.</p>



<p>Après, à la rentrée des vacances scolaires, la première action qui s&rsquo;est passée, c&rsquo;était une action des lycéen&rsquo;nes contre la guerre. Cela s’est lancé aussi après dans les établissements qui ont reçu leur coupe budgétaire. Ils se sont mobilisés direct. La combinaison de la mobilisation des lycéen&rsquo;nes contre la militarisation et de l&rsquo;appel qu’on a lancé dans la CGT, a permis aux enseignant&rsquo;es de se mobiliser pour les moyens et de le relier à la question du budget de guerre.</p>



<p><strong>Yassine &#8211;</strong> Je diviserais la réponse en deux parties. Une partie sur l’actualité et une partie sur le rôle qu&rsquo;on peut avoir en tant que militant&rsquo;es révolutionnaires dans nos syndicats. En ce qui concerne l’actualité, c&rsquo;est celle qu&rsquo;on connaît, cette montée des tensions entre États impérialistes, ces attaques répétées notamment des États-Unis envers le Venezuela, puis l&rsquo;Iran. C&rsquo;est quelque chose de très ancré actuellement dans la tête de tout le monde, et bien évidemment dans celle de nos collègues, des lycéen&rsquo;nes, des étudiant&rsquo;es. Je pense qu&rsquo;il y a une première porte d&rsquo;entrée dans le fait d&rsquo;arriver à élaborer à partir de ce qui est dans la tête de tout le monde et d&rsquo;avoir des propositions politiques, syndicales, d&rsquo;action vis-à-vis de ça. </p>



<p>Ensuite, notre rôle en tant que militant&rsquo;es révolutionnaires dans des syndicats ou dans d&rsquo;autres collectifs, c’est d’arriver à lier les mobilisations qui pourraient n’être par exemple que sur la question de la dotation horaire, sur ce qui permet ou non un bon fonctionnement de l’éducation… D’arriver à lier ces sujets à ce qui fait cette politique d&rsquo;austérité : à savoir une politique guerrière de plus en plus présente en France. Y’a une détestation des États-Unis, qui font figure de « grands méchants loups ». Il faut remettre un peu ce qui se passe en France au centre, remettre le combat contre notre propre impérialisme au cœur aussi des mobilisations. </p>



<p>Du coup, il y a un peu les deux à la fois : un fait d&rsquo;actualité et en dessous, une nécessité en tant que militant&rsquo;es révolutionnaires d&rsquo;aborder ces questions-là le plus possible au sein des syndicats. </p>



<p><strong>Anouk &#8211; </strong>Bien sûr, on a discuté dans le syndicat pour essayer de l&rsquo;anticiper, mais ça reste quand même un mouvement qui part de la base, et je pense que c&rsquo;est important de le dire. Des gens se sont mobilisés sur la question des moyens, en la liant de façon des fois très directe, des fois de façon un peu moins directe à la question de la guerre. C&rsquo;est intéressant de voir aussi les niveaux de politisation sur ces questions qui varient selon des statuts qui sont très différents. Nous, chez les AED, c’était quand même assez fort, chez les profs un peu moins. La mobilisation des lycéen&rsquo;nes par contre, c&rsquo;était très clairement contre la guerre, avec des pancartes « plus d&rsquo;argent pour l&rsquo;éducation, moins pour la guerre », « on ne veut pas aller à l&rsquo;armée », aussi en réponse à la grève qui était portée en Allemagne le 5 mars, contre la militarisation. Et du coup, la question, c&rsquo;était moins « est-ce qu&rsquo;on se mobilise ou pas ? », mais « comment on soutient cette mobilisation, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on y apporte ? ».</p>



<p><em>À Marseille, le mouvement du secteur de l’éducation, il côtoie justement le mouvement lycéen qui secoue la ville depuis plus de deux semaines. Est-ce que vous pouvez nous dire quels liens existent entre les deux ?</em></p>



<p><strong>Yassine &#8211; </strong>Entre les mouvements lycéens et ceux des travailleur&rsquo;euses de l’éducation il y a des liens qui existent depuis pas mal d&rsquo;années, depuis au moins 2016 et les différentes réformes des retraites. Par exemple, la mobilisation des lycées à Marseille, elle part du lycée Saint-Charles, sur des mots d’ordre directs et clairs contre la guerre. Du point de vue des travailleur&rsquo;euses, c’est aussi ce lycée qui depuis des années arrive à mobiliser contre les budgets de guerre, contre les lois restrictives et répressives envers les élèves, notamment sur l’abaya. Il y a toute une histoire qui fait qu’on arrive à ces deux semaines, où le mouvement lycéen et le mouvement du secteur de l&rsquo;éducation se rencontrent un peu plus.</p>



<p>Et je pense que c&rsquo;est parce qu’en dehors du budget de guerre, les mouvements lycéens posent aussi fermement &#8211; lorsqu&rsquo;ils entrent en lutte &#8211; la nécessité de rompre les séparations qui existent avec les enseignant&rsquo;es ou les personnels. C&rsquo;est dans la lutte que les idées changent, en tout cas que la possibilité de les changer est fortement ouverte. Les barrières tombent un petit peu, profs et lycéen&rsquo;nes entrent dans un rapport qui petit à petit se rapproche de la camaraderie. Ce sont des liens qui se modifient dans ces moments de lutte et je pense qu&rsquo;on a beaucoup à gagner à les renforcer, notamment en multipliant les possibilités de rencontres, AGs, réunions, moments de convivialité, que ce soit entre les personnels et les lycéen&rsquo;nes, mais aussi avec les parents d&rsquo;élèves.</p>



<p><strong>Anouk &#8211; </strong>Je pense que c&rsquo;est le même mouvement en réalité. Je pense que les lycéen&rsquo;nes, quand iels bloquent le 5 mars [début de la mobilisation], c&rsquo;est ça qui pousse les profs à partir en grève et ça permet aussi de maintenir un niveau de politique. Je pense que ça a été un élément déclencheur, que ça a donné de la motivation aussi aux professeur&rsquo;es. Ce qui a été dit souvent c’est « il faut qu&rsquo;on les soutienne, ils sont en train de bloquer aussi pour nous, contre les coupes budgétaires ».</p>



<p>Il y a eu une très forte répression qui s&rsquo;est déchargée sur les lycéen&rsquo;nes avec les blocages. Des CRS venaient systématiquement, il y a eu des élèves mineurs qui ont été arrêtés chez eux sans que les parents soient au courant. Tout ça a permis aussi de politiser les profs face aux récits nationalistes, face aux classes dirigeants qui disent qu’il faut armer la France contre les attaques extérieures et qui, en même temps, sont en train de s&rsquo;armer pour mater les mobilisations contre la guerre. Je pense que c&rsquo;est ce lien avec les lycéen&rsquo;nes et la force qu’iels ont eu qui donnent le caractère un peu élevé de la mobilisation à Marseille aujourd&rsquo;hui, et que c&rsquo;est très important de continuer à le renforcer.</p>



<p>Effectivement, la lutte permet de changer les rapports qu’on a entre nous, comme disait Yassine. De se demander : c&rsquo;est quoi nos rapports aux lycéen&rsquo;nes quand on est AED ? Parce que de fait, notre travail, il a une dimension de surveillance, une dimension un peu de flicage. On nous a demandé de dénoncer les lycéen&rsquo;nes qui bloquaient. Mais là, on est en mobilisation et il y avait un truc très clair qui s’est affirmé dans la réunion avec les AED de « jamais on va faire ça ». </p>



<p><em>Aujourd’hui, jeudi 26 mars, c’est une journée de grève. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qu’il s&rsquo;est produit aujourd&rsquo;hui ? Est-ce qu&rsquo;il y a eu des expériences, dans le sens de ce que vous évoquiez, de la barrière qui tombe un peu entre profs et élèves ? Parce qu&rsquo;à A2C, on dit que la grève, ce n&rsquo;est pas juste faire mal au capital, c&rsquo;est aussi intéressant parce que c&rsquo;est de l&rsquo;auto-organisation, ça permet de faire émerger des discussions, etc. notamment entre collègues, montrer notre force collective, parce que c’est dans ce genre de moment qu’on construit l’unité de notre classe dans la lutte&#8230; Est-ce que vous pouvez revenir sur ce que cette journée de grève a permis en ce sens ? Si vous avez des chiffres, une idée de qui s’est mobilisé, ça peut aussi être intéressant d’avoir une vision là-dessus.</em></p>



<p><strong>Anouk &#8211; </strong>Il y a déjà des lycées qui sont en grève de façon reconduite ou qui font au moins deux, voire trois journées de grève par semaine. Ce sont les bahuts qui sont les plus touchés par les coupes budgétaires. Ces bahuts-là sont à l&rsquo;avant-garde de cette mobilisation. Ce qui est intéressant, c&rsquo;est l&rsquo;arrivée des parents d&rsquo;élèves qui se mobilisent aussi. Ce sont aussi des travailleur&rsquo;euses qui sont en train de se politiser dans ce mouvement-là. Le fait d&rsquo;aller les chercher, ça permet d’élargir la mobilisation et donc de sortir de quelque chose de corporatiste. Cela rejoint la question de l’interpro qui est une stratégie de lutte qu’on défend à A2C. Hier et avant-hier, des AGs dans des lycées ont réuni 100 personnes avec des parents d&rsquo;élèves, des élèves et des profs. </p>



<p>Pour aujourd&rsquo;hui en particulier, ce qui est à noter, c’est l’entrée massive en grève des vies scolaires. Il y a eu entre 40 et 60 vies scolaires totalement fermées à Marseille et dans les environs. Et quand une vie scolaire est fermée, ça fait que l&rsquo;établissement il galère à fonctionner. La grève, je crois qu&rsquo;elle a été plus massive. Mais par contre, il y a moins de personnes qui sont venues à la manifestation. Par rapport à l&rsquo;élargissement de la grève, il n&rsquo;y a pas eu un saut massif de monde dans la rue.&nbsp; Mais je pense qu&rsquo;il faut se dire que c&rsquo;est aussi le fruit d&rsquo;un mouvement qui dure depuis déjà trois semaines, qui compte plusieurs journées de grève.&nbsp;</p>



<p>Pour aussi parler un peu des perspectives. Ce mouvement-là, c&rsquo;est une réponse au budget austéritaire de Macron. Encore aujourd’hui en AG, il s’est dit qu’il fallait continuer à se battre contre la guerre mais il faut continuer à batailler contre des dynamiques qui tendent à dire « si on est pas touché&rsquo;es par les coupes on se mobilise pas ». Donc il faut continuer le travail d&rsquo;aller politiser, convaincre de se mobiliser toustes. Mais pour ça, on a besoin de plus de militant&rsquo;es qui font ce travail dans chaque bahut, de revenir, de rediscuter, de demander « pourquoi tu ne veux pas te mobiliser ? » etc.</p>



<p>Les perspectives, c&rsquo;est aussi de se dire que ce budget-là, la question de la guerre, ça ne touche pas que les profs, ça ne touche pas que l&rsquo;éducation. Ce qui a été voté en AG c&rsquo;est d&rsquo;appeler à un élargissement de la grève au niveau d&rsquo;autres secteurs, notamment le social et la santé. Et aussi de dire que le mouvement doit être national et qu&rsquo;il doit y avoir des AGs de préparation dans toutes les villes, pour préparer la prochaine date qui est le 31 mars.&nbsp;</p>



<p><strong>Yassine &#8211; </strong>Cette journée du 26 mars a été ponctuée de divers moments de lutte notamment portés par les lycéen&rsquo;nes qui, très tôt, ont tenté de faire un sit-in devant l&rsquo;inspection académique. Iels ont été rapidement dégagé&rsquo;es par les flics mais iels avaient aussi un autre rassemblement à 9h, devant le tribunal administratif, accompagné&rsquo;es de plusieurs enseignant&rsquo;es, pour soutenir l&rsquo;un de leurs camarades sous OQTF, avec un mot d&rsquo;ordre très clair qu&rsquo;aucun&rsquo;e lycéen&rsquo;ne n&rsquo;a à être sorti&rsquo;e ni de son lycée, ni de France, pour aucune raison. </p>



<p>Je pense que les AED, à Marseille notamment, sont en confiance de l&rsquo;acquis et des gains des différentes luttes des dernières années. Des luttes qui ont été basées, si ce n&rsquo;est sur une auto-organisation totale, en tout cas, sur une élaboration d&rsquo;un plan et d’un programme de lutte indépendants des inter-syndicales nationales. Je pense qu&rsquo;il y a cette culture de la lutte chez les lycéen&rsquo;nes aussi, là où, je pense, du côté enseignant, on est plutôt sur une longue série de défaites, celles des grandes grèves portées par l’intersyndicale nationale (les retraites, les différents plans de réforme) et qui ont brisé, pour pas mal de collectifs, de lieux de travail, la confiance en la possibilité d&rsquo;agir, de changer les choses. Et du coup, comment on fait ? Pour moi, c’est là la nécessité, de pousser à l&rsquo;auto-organisation des lieux de travail, que chaque lieu de travail décide aussi des moyens de sa lutte et de ses journées de grève, tout ça en se coordonnant, bien sûr, à l&rsquo;échelle de la ville et à l&rsquo;échelle nationale, si le mouvement se répand.</p>



<p><img data-dominant-color="8e8a83" data-has-transparency="false" fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="492" class="wp-image-11111 not-transparent" style="--dominant-color: #8e8a83; width: 800px;" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-27-at-12.59.42.webp" alt="" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-27-at-12.59.42.webp 1080w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-27-at-12.59.42-300x184.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-27-at-12.59.42-768x472.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br><br>Sit-in des lycéen&rsquo;nes devant la DSDEN le 26 mars</p>



<p><em>Le 28 mars, c&rsquo;est la commémoration de la Journée de la Terre. Il y a des appels à manifester qui sont internationaux, notamment contre le fascisme et la guerre. Une manifestation se profile à Marseille pour la Palestine et contre la guerre. Est-ce que le milieu de l&rsquo;éducation va y participer ?</em></p>



<p><strong>Anouk &#8211;  </strong>La question centrale c’est comment on arrive à politiser dans nos secteurs et je trouve que c’est plus facile actuellement que les derniers mois. Quand les gens sont en mouvement, ils sont beaucoup plus en capacité d&rsquo;entendre. Il faut que de plus en plus de personnes implantées cassent les réflexes strictement corporatistes des professeur&rsquo;es, arrivent à faire faire le lien entre ce qui se passe dans l’éducation et les autres initiatives politiques, comme le 28 mars, qui à Marseille est porté par les collectifs Palestine et Guerre à la guerre. On a appelé à un cortège de l&rsquo;éducation dans cette manifestation. Cela permettrait de donner une autre force au 28, de montrer que le mouvement de l&rsquo;éducation qui se met en grève depuis trois semaines est aussi présent pour lutter frontalement contre la guerre.</p>



<p>À Marseille, les directions syndicales critiquent le texte d’appel à la manifestation de l’après-midi qui, pour elles, n’impliquent pas assez les travailleur&rsquo;euses. Elles organisent donc un rassemblement le matin alors qu’on sait que la manifestation de l’après-midi sera beaucoup plus massive. Il y a un enjeu à arriver à rompre ce rapport-là. </p>



<p><strong>Yassine &#8211; </strong>La principale raison de participer à la manifestation du 28 c’est de continuer à maintenir la pression sur l&rsquo;État français, de dénoncer l’armement d’Israël, la dynamique va-t-en-guerre de Macron. En tant que syndicalistes dans l&rsquo;éducation je pense que l&rsquo;un des rôles qu&rsquo;on peut avoir, c’est de tout faire pour participer à l&rsquo;unité du mouvement social et à sa transformation en mouvement politique le plus puissant possible. Dans ce but, on doit argumenter auprès de nos collègues de travail, dans nos syndicats, sur la nécessité de descendre, tous et toutes, dans la rue, aux côtés des différentes organisations de lutte de soutien à la Palestine. Mais à l’inverse, c’est aussi à ces différentes organisations de convaincre en interne du fait d’impliquer les lieux de travail, les syndicats, de travailler à la jonction sur des lignes claires contre le génocide, contre la guerre, pour une Palestine libre.</p>



<p>Propos recueillis par Alice (Paris 18), Emil (Paris 20), Mathilde (Marseille)<br><br><em>Interview également disponible à l&rsquo;écoute sur <a href="https://open.spotify.com/episode/2O8HDuS7VSoq4t9DGLBTMH?si=RBLGqH_WRKeQ9WEALCjyiQ">Spotify</a>, <a href="https://link.deezer.com/s/32Pmb7EMtJAiyrGTsW2pS">Deezer</a> et <a href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-secteur-de-l%C3%A9ducation-contre-la-guerre-%C3%A0-marseille/id1832574436?i=1000757592017">Apple Podcasts</a>.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/a-marseille-lyceen%c2%b7nes-profs-aed-toustes-contre-la-guerre/">À Marseille : Lycéen&rsquo;nes, Profs, AED&#8230; Toustes contre la guerre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syndicalisme : les directions contre la base</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/syndicalisme-les-directions-contre-la-base/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:38:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Bloquons tout]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026 La séquence du 10 septembre au 2 octobre, autour du mouvement « Bloquons tout », déclenché après la tentative de Bayrou de faire adopter un nouveau budget en <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/syndicalisme-les-directions-contre-la-base/" title="Syndicalisme : les directions contre la base">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-background-color has-background" style="font-size:11px;text-transform:uppercase"><strong>Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026</strong></p>



<p><em>La séquence du 10 septembre au 2 octobre, autour du mouvement « Bloquons tout », déclenché après la tentative de Bayrou de faire adopter un nouveau budget en plein été, a été un révélateur de la situation politique actuelle. Il a mis en lumière à la fois l’extrême fragilité du gouvernement, la combativité persistante de notre classe, mais aussi le rôle central des directions syndicales dans la temporisation de la colère sociale pour laisser le temps aux classes dirigeantes de trouver une issue à la crise.</em></p>



<p>Malgré deux journées combatives mi-septembre (10 et 18) et un pouvoir affaibli, le gouvernement parvient en février 2026 à faire adopter un budget austéritaire et de guerre, grâce au 49.3 et au soutien du PS. Pour comprendre cette séquence, il faut analyser le rôle joué par les directions syndicales dans les mobilisations sociales et en tirer des conclusions stratégiques si nous voulons gagner dans la période qui s’ouvre.</p>



<p><strong>Le rôle des directions syndicales</strong></p>



<p>Chaque passage en force alimente la colère. Pour éviter un affrontement généralisé, la classe dirigeante s’appuie sur les directions syndicales, qui jouent un rôle central dans la canalisation de la mobilisation. Encore une fois, la séquence du 10 au 18 septembre l’a montré de manière très claire. La journée du 10 septembre a été marquée par une réelle dynamique combative et c’est en lien direct avec le fait qu’elle a été appelée par la base (forte présence de la jeunesse rejointe par des sections syndicales combatives). À la suite de cette journée, les directions syndicales ont appelé à un nouveau temps fort le 18 septembre.</p>



<p>Mais au lieu de renforcer la mobilisation, les directions syndicales professionnelles ont limité la mobilisation du 18 septembre à une journée isolée, sans perspective de reconduction et sans volonté d’unifier réellement les secteurs en lutte. Entre ultimatum et reconduction d’une journée le 2 octobre puis le 5 décembre, les directions syndicales ont joué, dans un moment de fragilité du pouvoir, un rôle de canalisation permettant à l’exécutif de se stabiliser. Aujourd’hui, c’est donc avec l’appui des directions syndicales et du Parti Socialiste que Lecornu a pu faire passer sans contestation massive un budget avec l’usage du 49.3.</p>



<p>Pourtant, si de nombreux·ses militant&rsquo;es sont critiques des directions syndicales, il nous faut nous doter d’une stratégie pour y faire face. Pour cela il faut comprendre le processus de construction d’un syndicat et des logiques de bureaucratisation auxquelles il fait face pour pouvoir combattre les politiques des directions syndicales. </p>



<p><strong>La bureaucratie, un phénomène inhérent à l’évolution des syndicats</strong></p>



<p>Un premier écueil dans lequel tomber serait de penser qu’il y aurait juste de mauvais·es dirigeant·es à la tête du syndicat. Les directions syndicales ne sont pas simplement le produit de trahisons individuelles. Pour qu’un syndicat se massifie et se stabilise, il se dote de moyens permanents : financements, structures, militant·es dédié·es aux négociations. Une partie des militant·es se professionnalise et son activité se déplace progressivement des lieux de travail vers les instances institutionnelles.</p>



<p>Nous ne disons pas que les bureaucrates « défendent consciemment le capitalisme ». Si une couche des travailleur·euses se professionnalise dans l’appareil syndical qu’elle s’attelle à maintenir, elle n’a plus les mêmes conditions d’existence. Son activité quotidienne ne consiste plus principalement à travailler côte-à-côte avec ses collègues sous l’autorité directe d’un patron, mais à gérer une organisation, négocier, siéger dans des instances, maintenir des relations institutionnelles. Lorsque l’on est dans la gestion d’un syndicat, l’appareil syndical devient la fin, et non plus un moyen pour renforcer la lutte. Et plus on monte dans l’appareil syndical, plus la distance avec les conditions immédiates de travail s’accroît, plus son statut dépend du cadre de négociation avec l’État et le patronat et donc du cadre de l’exploitation.</p>



<p>Dans les moments de forte intensité de lutte, ces contradictions sont d’autant plus visibles, comme nous avons pu le voir durant les deux dernières séquences des mouvements contre les réformes retraites où étaient beaucoup plus discutées les stratégies des directions syndicales nationales. La base peut pousser à l’extension du conflit, tandis que la bureaucratie cherche une issue négociée pour maintenir son rôle d’intermédiaire. Aussi, plus la crise politique s’approfondit, plus la nécessité de garantir la stabilisation du gouvernement implique de freiner la mobilisation et de canaliser la colère s’intensifie, et plus les directions syndicales jouent leur rôle de frein de la mobilisation.</p>



<p>Les divergences internes à la bureaucratie, entre sa gauche et sa droite, sont secondaires par rapport à la différence fondamentale entre les directions insérées dans les mécanismes institutionnels et les travailleur·euses directement confronté·es à l’exploitation.&nbsp;</p>



<p>La question n’est donc pas d’abord celle des personnes à la tête du syndicat mais de sa structure même. Une direction plus à gauche peut, dans certaines séquences, favoriser la mobilisation. Mais sans développement d’un courant combatif dans les bases, elle subira à son tour la pression à la modération ou ne permettra pas une dynamique sur du long terme. Il faut aussi distinguer les directions locales des directions nationales. Les équipes locales : unions locales, sections d’entreprises, syndicats départementaux restent en général plus directement ancrées dans les lieux de travail. Cette proximité peut maintenir une tension plus forte avec les attentes de la base et laisser davantage de place à des dynamiques combatives.</p>



<p>Les divergences internes à la bureaucratie existent entre sa gauche et sa droite, entre les directions locales et nationales. Elles restent toutefois secondaires par rapport à la différence fondamentale entre une couche insérée dans les mécanismes institutionnels (direction) et des travailleur&rsquo;euses directement confronté·es à l’exploitation (base).</p>



<p><strong>La bureaucratie, produit du recul de l’auto-activité des masses</strong></p>



<p>Mais si la bureaucratie a une base matérielle, elle n’est pas pour autant toute-puissante. Son poids dépend du niveau d’auto-activité des bases. La bureaucratie se renforce d’autant plus lorsque l’auto-activité des travailleur&rsquo;euses s’affaiblit et que les décisions stratégiques se concentrent entre les mains de ceux qui ont le temps et les moyens de les prendre.</p>



<p>Dans les périodes de mouvements sociaux, on observe souvent un développement des assemblées générales de travailleur&rsquo;euses, qui constituent un espace essentiel de débat et de critique des orientations des directions. C’est souvent dans ces espaces qu’on entend parler de stratégie de reconduction. Pendant la séquence des retraites de 2019, notamment à la RATP à Paris se déroulaient des AGs intersyndicales qui votaient démocratiquement la reconduction de la grève, confrontant parfois leurs propres directions (UNSA, CGT) qui préconisaient la trêve de Noël. Or pendant la séquence de la réforme des retraites 2023, malgré des manifestations immenses, le trop peu d’assemblées générales à la base n’a pas permis de proposer une alternative aux directions syndicales.</p>



<p><strong>La bataille politique dans les syndicats</strong></p>



<p>Un problème majeur est que, sur les lieux de travail, les bases ne trouvent souvent ni la force ni la confiance nécessaires pour se battre sans appels des directions syndicales. Il est donc prioritaire de penser la construction d’une direction « par en bas », réappropriée par les travailleur&rsquo;euses elles et eux-mêmes, qui renforce leur combativité et leur confiance dans leur propre force. Mais cela nécessite un travail conscient de militant·es syndicalistes qui veulent développer le syndicat de façon combative, élargir sa base et défendre l’auto-organisation. Aussi, cela implique d’assumer et de porter des conflits avec les directions syndicales même locales quand elles limitent l’action et la force collective. Ainsi, il ne suffit pas uniquement d’être syndiqué·e lorsque l’on est révolutionnaire, mais de mener les batailles dans son syndicat pour pousser pour l’auto-organisation de la base.</p>



<p>Quelle politique défendre à la base ? Renforcer les espaces démocratiques</p>



<p>Une politique pour et par les bases elles-mêmes est une politique qui pousse à l’auto-organisation sur les lieux de travail. Dans le secteur de l’éducation, lors du mouvement de septembre, on a vu des AGs de travailleur&rsquo;euses fleurir dans les bourses du travail pour décider collectivement de la reconduction ou non de la grève. Ces espaces démocratiques sont généralement peu investis par les travailleur&rsquo;euses mais profondément nécessaires pour que la grève leur appartienne. Notre tâche est de les renforcer et de faire en sorte qu’un maximum de travailleur&rsquo;euses y participent. De la même façon, cette politique doit se renforcer régulièrement sur les lieux de travail où nous devons renforcer les AGs pour permettre de s’habituer à se réunir pour discuter politique.</p>



<p>Ces pratiques permettent de rappeler que les travailleur·euses doivent et peuvent diriger par elleux-mêmes. Les moments de lutte syndicale nationale sont l’opportunité pour favoriser ces pratiques. C’est à partir de ces moments d’intensité de lutte que nous pouvons tenter de pérenniser ces moments démocratiques dans le temps.</p>



<p>Le syndicat peut être cet outil en permettant d’organiser des AGs de toustes les syndiqué·es assez régulièrement. C’est dans cet espace qu’on doit pouvoir tirer des perspectives de lutte, des combats politiques à mener, notre organisation face aux attaques de la classe dirigeante.</p>



<p><strong>Politiser les luttes syndicales&nbsp;</strong></p>



<p>L’un des problèmes centraux du syndicalisme dominant est la séparation entre luttes économiques et luttes politiques. Cette distinction, qui semble naturelle, repose pourtant sur une division artificielle : les conditions d’exploitation dans l’entreprise et les décisions politiques de l’État sont profondément imbriquées.</p>



<p>Dans la pratique syndicale dominante, la mobilisation est souvent cantonnée à un registre revendicatif limité : défendre des acquis, négocier des compensations, peser sur un projet de loi, mais sans ouvrir la possibilité d’un affrontement plus large sur l’organisation même du travail, sur le contrôle de la production et sur l’État.</p>



<p>Politiser les luttes ne signifie pas les subordonner à un agenda parlementaire, mais partir de ce qui se joue dans les bases, de politiser les conflits pour poser la question du pouvoir patronal et du rôle de l’État. Dans l’éducation nationale, nous avons poussé pour articuler une mobilisation contre la suppression de postes et de moyens avec le refus du nouveau budget de guerre. Plus de moyens dans l’éducation, moins pour l’armement et la guerre. Cette campagne permet de politiser les raisons pour lesquelles il y a ces coupes budgétaires dans l’éducation nationale et de comprendre que cela ne va pas s’améliorer dans les prochaines années sans une riposte. Ces réflexes permettent de renforcer la conscience des travailleur&rsquo;euses que les attaques sont cohérentes et organisées contre la classe ouvrière dans son ensemble. </p>



<p>Mais les questions politiques viennent souvent de l’extérieur des luttes concrètes syndicales. En Italie, les grèves de solidarité avec la Palestine ont été rendues possibles par l’existence de liens entre syndicalistes et organisations palestiniennes, capables d’ancrer concrètement la question de la guerre au transport de marchandises ou d’armes dans les lieux de travail. La grève générale en Italie pour la Palestine a été le fruit de plusieurs actions préalables de prise de confiance des travailleur&rsquo;euses à la base des syndicats pour agir en faveur de la Palestine, loin de l’immobilisation des directions majoritaires.</p>



<p>Toutes ces expériences permettent de renforcer ce que doit devenir le syndicat : un outil de lutte des travailleur&rsquo;euses contre l’État et le patronat sur toutes les questions politiques.</p>



<p><strong>Lutte interprofessionnelle</strong></p>



<p>La grève dans une entreprise, sur un lieu de travail permet d’affirmer l’antagonisme travailleur&rsquo;euses/patrons et de supprimer la concurrence entre les travailleur&rsquo;euses. Mais cette conscience doit être étendue à l’ensemble de la classe. C’est pourquoi les luttes interprofessionnelles sont décisives. Les assemblées générales interprofessionnelles permettent de coordonner les mobilisations, d’élaborer des perspectives communes et de rompre l’isolement organisé par les directions. Pour favoriser cette construction interprofessionnelle, l’outil syndical des unions locales permet de réunir toustes les syndiqué·es d’une zone géographique et d’y discuter politique. Ces espaces peuvent jouer un rôle décisif dans les mobilisations à venir.</p>



<p>Ces politiques menées aux bases des syndicats permettent d’effectuer un travail de conscientisation et de solidifier des expériences de combat sur son lieu de travail qui vont être nécessaires dans la séquence à venir. Mais ces batailles politiques ne peuvent être menées seules. Elles nécessitent le regroupement des militant·es convaincu&rsquo;es de cette stratégie pour une action commune dans les syndicats majoritaires. Une organisation révolutionnaire doit permettre ce regroupement et cette intervention commune. Sans construction consciente d’un courant combatif organisé dans les syndicats majoritaires, la critique de la bureaucratie restera impuissante.</p>



<p>Anouk (Marseille)</p>
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		<title>Dans la France de Macron, une seule solution : l’organisation. </title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/dans-la-france-de-macron-une-seule-solution-lorganisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Librairies]]></category>
		<category><![CDATA[SUD]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026 Retour sur les balbutiements d’une activité syndicale pérenne en librairie. Être salarié&#8217;e de librairie, c&#8217;est souvent travailler dans des toutes petites structures, de moins de 11 salarié·e·s. C’est <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/dans-la-france-de-macron-une-seule-solution-lorganisation/" title="Dans la France de Macron, une seule solution : l’organisation. ">[...]</a></div>
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<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-background-color has-background" style="font-size:11px;text-transform:uppercase"><strong>Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026</strong></p>



<p><strong>Retour sur les balbutiements d’une activité syndicale pérenne en librairie.</strong></p>



<p>Être salarié&rsquo;e de librairie, c&rsquo;est souvent travailler dans des toutes petites structures, de moins de 11 salarié·e·s. C’est parfois avoir un&rsquo;e ou deux collègues maximum, c’est travailler avec son, sa patron&rsquo;ne au quotidien, souvent coincé&rsquo;e dans des espaces physiques de vente assez réduits. Être libraire en 2026, c’est aussi souvent travailler pour un patron de « gauche », qui brouille les frontières de classe, qui fait appel à l’affect et à la passion de vendre des livres de gauche et de diffuser des idées progressistes, pour justifier des conditions de travail souvent épuisantes, démultiplier les tâches et les heures sans que cela ne se traduise sur nos fiches de paie à la fin du mois. </p>



<p>Dans ce secteur atomisé, où nous sommes souvent isolés les un&rsquo;es des autres, l’organisation collective &#8211; et d’autant plus syndicale &#8211; n’est pas une évidence : c’est une tradition à construire. </p>



<p>L’enjeu pour nous a été de réussir à s’organiser de manière autonome de nos patrons ; cet enjeu peut sembler une évidence dans nos milieux militants, mais ça a dû être gagné en librairie car bon nombre de nos patrons avaient défilé avec nous en 2023 lors de la lutte contre la réforme des retraites. Nous devons avoir nos propres espaces de lutte, nos intérêts ne sont pas ceux de nos patrons, qui en dernière instance vont toujours défendre leurs moyens de production.&nbsp;</p>



<p>Nous avons à quelques un·es relancé la CGT Librairie en septembre 2022, construction qui s’est accélérée grâce au mouvement contre la réforme des retraites. Lors de la mobilisation, nous avons cherché à organiser une assemblée de lutte des libraires, en lien avec le collectif Carton Plein mais aussi avec le syndicat Solidaires. Cette assemblée a permis d’organiser des libraires, de faire des tournées de différentes librairies, des diffusions de tract devant l’École de la librairie et l’IUT Métiers du livre et d’organiser des gros cortèges lors des manifestations. Nous nous sommes réuni&rsquo;es non seulement sur la réforme des retraites, mais aussi contre son monde, celui de Macron et de la classe dirigeante, ce monde raciste et sexiste. C’est aussi cette force qui nous a permis de nous adresser largement et de maintenir des niveaux de mobilisation assez importants dans notre secteur, et d’être l’un des seuls cortèges de secteur de travailleur&rsquo;euses lors de la manifestation contre la Loi Darmanin, loi raciste par excellence, ou encore de participer à la mobilisation contre le RN au Havre avec les collectifs de la Marche des Solidarités. Nous avions en effet pensé cette AG comme un lieu de contestation globale de la politique autoritaire et néolibérale du gouvernement. Tout cela nous a amené·es à penser nos conditions de travail à travers ce prisme. </p>



<p>Le harcèlement en librairie (sexiste, raciste&#8230;) n’est pas un simple fait isolé d’un patron, mais bien le reflet de tendances plus globales de la situation politique. Il faut donc s’affronter aux systèmes d’oppressions aussi bien face à son patron qu’être solidaire avec l’ensemble de notre classe dans la rue contre le racisme et le sexisme, pour gagner ensemble.&nbsp;</p>



<p> Le bilan de cette mobilisation où des patrons « de gauche » se sont incrusté·es dans nos espaces de luttes a bien montré la divergence irréconciliable entre ces dernièr&rsquo;es et leurs salarié&rsquo;es : les patrons peuvent être contre la réforme des retraites, s’opposer à Macron et même voter LFI. Mais quand il s’agit de payer l’ensemble de nos heures supplémentaires, de mettre en place des tickets restaurants, d’augmenter nos salaires ou même de respecter le niveau minimum de la convention collective, pourtant pas très généreuse, les prétextes surgissent : il faut se souvenir que nous faisons un métier « passion », que nous devons accepter d’être en difficulté financière pour que le patron ne le soit pas… et en plus faut bien faire un petit effort face au grand méchant Amazon. </p>



<p>Après le mouvement de 2023, nous avons eu du mal à convaincre de l’importance de se syndiquer et le Bookbloc (l’AG des libraires) a peu été actif en l’absence de mobilisation. Mais depuis 2024, le génocide en Palestine et les législatives, les libraires sont la cible d’attaques des fachos et des sionistes. En effet, les libraires ne vivant pas en dehors du monde, proposent des assortiments de livres et prennent position. Position contre le fascisme, contre le RN et le racisme, mais aussi contre la colonisation et le génocide en Palestine. </p>



<p>Le Bookbloc a repris son activité à l’initiative de camarades de la CGT pour organiser la riposte antifasciste et antisioniste, ce qui a permis de convaincre pas mal de libraires de rejoindre le syndicat.</p>



<p>Les positions claires défendues par la CGT &#8211; librairie (que ce soit sur la Palestine, les fachos ou les patrons) a permis de convaincre de s’organiser. Après l’organisation de plusieurs rassemblements et AGs, mais aussi d’une table ronde avec Culture en lutte et Solidaires Métiers du livre, nous avons eu une petite vague d’adhésion de libraires voulant activement construire le syndicat sur des bases militantes.&nbsp;</p>



<p>L’activité syndicale se met en place avec grâce à des relais avec d’autres camarades, qui ont acquis un peu d’expérience syndicale dans d’autres villes. Nos élu·es en branche librairie sont en lien avec les mobilisations à la base et nous essayons de tenir une équipe militante en région parisienne avec une réunion et une permanence syndicale mensuelles. Au fil des mois, de plus en plus de collègues se tournent vers la CGT lorsqu’ils ou elles ont une question ou un problème, preuve que l’activité syndicale paye et qu’on gagne en notoriété et en confiance dans notre milieu.&nbsp;</p>



<p>Au travers de cette activité syndicale se sont développées des positions politiques qui font émerger des débats entre les différentes stratégies syndicales. Pendant la lutte contre la réforme des retraites en 2023, nous pouvions discuter avec certains camarades du collectif Cartons pleins de la meilleure manière de concentrer nos forces : bloquer les flux dans la chaîne du livre ou alors partir de notre moyen d’action qu’est la grève en convainquant massivement notre milieu de s’impliquer dans le mouvement (cette position était plutôt défendue par la CGT). </p>



<p>Aujourd’hui avec la constitution de Sud métiers du livre, d’autres débats se posent à nous et nous ont permis de nous renforcer dans les choix d’orientation politique pour notre section syndicale. En effet, Sud fait le choix de se construire au travers de la chaîne du livre plutôt que du commerce. Nous avons fait le choix inverse car nous pensons justement que nos conditions de travail, en tant que libraires, sont plus proches du reste de celles des autres commerçants de nos quartiers, que d’éditeur&rsquo;ices. </p>



<p>Défendre des frontières claires et imperméables avec nos patrons nous semble impératif si l’on veut construire un outil syndical efficace, qui nous permette de renforcer le rapport de force général de notre classe pour les batailles qui arrivent.&nbsp;</p>



<p>Ces différents choix reflètent des visions contrastées du rôle d’une organisation syndicale, ce qui s’est reflété dans les réactions différentes aux attaques contre les librairies. Nous pensons qu’il faut résolument être derrière les salarié·e·s et s’organiser en autonomie de nos patrons même si à certains endroits, nous pouvons nous retrouver ciblé·es par les mêmes attaques des fascistes et sionistes. Cependant, il ne faut pas oublier les collègues qui subissent la pression en interne de leurs patrons sur leurs assortiments, et enfin ne pas oublier qu’en dernier recours un patron défendra son commerce plutôt qu’une position politique radicalement antifasciste ou antisioniste. </p>



<p>Défendre des frontières claires et imperméables avec nos patrons nous semble impératif si l’on veut construire un outil syndical efficace, qui nous permette de renforcer le rapport de force général de notre classe pour les batailles qui arrivent.&nbsp;</p>



<p>Toutes ces expériences nous ont permis de mettre une pierre après l’autre de la reconstruction d’un outil syndical efficace en librairie, travail de fourmis qui parfois permet de grosses réussites quand l’étincelle arrive, comme pendant la réforme ou face aux attaques fascistes, sionistes, mais permet aussi aux quotidiens d’avoir un outil d’organisation et de défense collective face à Macron et son monde.&nbsp;</p>



<p>Sana (Paris 18e)</p>
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		<title>Syrie : l’avenir du Rojava en jeu</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-lavenir-du-rojava-en-jeu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:24:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdistan]]></category>
		<category><![CDATA[PKK]]></category>
		<category><![CDATA[Rojava]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026 Au terme d’un accord signé le 29 janvier dernier et de plusieurs semaines d’offensives meurtrières menées par les troupes du nouveau régime syrien sur le nord et le <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-lavenir-du-rojava-en-jeu/" title="Syrie : l’avenir du Rojava en jeu">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-background-color has-background" style="font-size:11px"><strong>Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026</strong></p>



<p><em>Au terme d’un accord signé le 29 janvier dernier et de plusieurs semaines d’offensives meurtrières menées par les troupes du nouveau régime syrien sur le nord et le nord-est du pays, le Rojava tel qu’il s’est construit en tant qu’entité politique et territoriale autonome &#8211; devenue centrale pour la lutte du peuple kurde dans son ensemble &#8211; est sur le point de disparaître. Si dans cette séquence, nous devons réaffirmer une solidarité inconditionnelle avec la résistance kurde,le résultat des alliances nouées par le mouvement avec les puissances impérialistes pendant la guerre civile syrienne pose des questions stratégiques qu’il semble aujourd’hui nécessaire d’analyser.</em></p>



<p>Au début du XXe siècle, le partage de l’Empire ottoman par les puissances occidentales balaie les aspirations des populations kurdes à la constitution d’un État propre et les divisent entre plusieurs pays : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran.</p>



<p>En Syrie, les Kurdes sont intégré·es au tissu social et politique jusqu’au début des années 60 quand le gouvernement baasiste, à son arrivée au pouvoir, lance une campagne « d’arabisation » qui les prive de leurs droits, pour certain&rsquo;es de leurs terres et proscrit l’usage de leur langue. Face à ces oppressions, c’est dans les années 80 et 90 que se renforcent localement les revendications nationalistes kurdes, principalement sous l’influence du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le PKK s’est formé en 1978 autour du projet de création d’un État indépendant réunissant tous les territoires du Kurdistan avant de concentrer particulièrement son intervention au sein de l’État turc. En Syrie, il collabore longtemps avec le président Hafez al-Assad, alors en conflit avec la Turquie. Assad laisse volontiers le PKK opérer à la frontière entre les deux pays jusqu’en 1998 et l’extradition imposée par le pouvoir turc de son leader Abdullah Öcalan. Le relai sera pris en 2003 par le Parti démocratique kurde (PYD), lié au PKK et populaire auprès des communautés du nord et du nord-est de la Syrie.</p>



<p>Lorsqu’en mars 2011 la révolution syrienne éclate, dans les rues de Hassaké et Qamishli, des milliers de Kurdes sortent manifester. L’évolution rapide de la situation à l’échelle du pays conduit en 2012 au retrait de l’armée de cette région pour se consacrer au contrôle de l’Ouest (la côte et l’axe Alep-Damas) où se concentre l’essentiel de la population et de l’économie. Ce retrait permet aux YPG, la branche armée du PYD, de prendre le contrôle de la région. Ne projetant pas la possibilité de trouver leur place aux côtés d’une opposition fragmentée, les Kurdes construisent ainsi une troisième voie.</p>



<p>L’écrasement de la révolution par Assad permet à Daech d’étendre ses positions en Syrie. Les unités kurdes apparaissent comme des alliées idéales pour les impérialistes occidentaux qui cherchent à combattre Daech et à maintenir une présence stratégique dans le pays sans avoir à engager leurs propres soldats sur le terrain. En septembre 2014, une coalition menée par les USA soutient ainsi les YPG dans la bataille de Kobané. Les combattant·es kurdes et leurs allié·es arabes reprennent la ville en juin 2015. Les USA les arment et les forment, favorisant la structuration de ce qui devient les Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Ainsi renforcé, en 2016, le PYD déclare la création du Rojava, reliant les localités de Kobané, Afrin et Al-Jazira. Se méfiant des relations entre les USA et la Turquie qui n’a pas intérêt à son émergence, le Rojava ouvre immédiatement un bureau à Moscou pour s’assurer un soutien russe.</p>



<p>Au fil de leurs victoires contre l’État Islamique, les FDS se retrouvent en contrôle de 30% du territoire syrien dont des champs pétroliers qui aident à financer le fonctionnement de la zone autonome. Le PYD, les YPG et les YPJ (Unités de protection de la femme) concrétisent un projet politique fondé sur le communalisme, la démocratie directe, l’écologie et les droits des femmes – un modèle unique dans la région mais dont la construction et les processus de décision par en haut tranchent avec ses discours socialistes voire anarchistes.</p>



<p>Mais dès le début de la révolution syrienne, le PYD cherche à centraliser le mouvement autour de sa direction par des manœuvres coercitives, afin d’affaiblir toute activité politique indépendante de ses structures. On lui attribue notamment l’arrestation, la disparition ou l’assassinat de leaders assyrien·nes, kurdes ou arabes, de militant·es des partis d’opposition et de manifestant·es, dans de nombreuses villes et pendant toute la durée de son contrôle du Rojava<sup data-fn="9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94" class="fn"><a href="#9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94" id="9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94-link">1</a></sup>.</p>



<p>D’un point de vue idéologique, le projet de confédéralisme démocratique développé par Öcalan est fortement influencé par Murray Bookchin, qui avance une notion de « double pouvoir ». Mais le fonctionnement de l’Administration autonome diffère du « double pouvoir » de Bookchin. Il n’a pas émergé d’un mouvement par en-bas mais du succès militaire de groupes armés coordonnés autour d’un parti préexistant ; il n’est pas issu d’un conflit avec l’État mais d’un vide du pouvoir provoqué par la guerre civile. Par ailleurs, les deux parties qui administrent le Rojava  – le Conseil démocratique syrien et le TEV-DEM  – sont construites depuis le même mouvement, voire par les mêmes individus<sup data-fn="61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0" class="fn"><a href="#61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0" id="61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0-link">2</a></sup>. Les conditions d’émergence d’une véritable alternative politique révolutionnaire à l’État et de plein exercice de la démocratie directe ne sont donc pas réunies.</p>



<p><strong>L’alliance du mouvement kurde avec les armées impérialistes</strong></p>



<p>Pour sécuriser les intérêts du mouvement, les directions kurdes ont misé sur l’alliance militaire avec les États impérialistes occidentaux et les négociations politiques avec des puissances régionales concurrentes. Mais le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et la prise du pouvoir d’Ahmed al-Charaa ont mis les Kurdes face aux contradictions de ces stratégies.&nbsp;</p>



<p>En mars 2025, les FDS négocient un premier accord avec le nouveau régime sous l’égide des USA. Le texte engage le gouvernement à préserver une certaine autonomie des organisations kurdes ainsi qu’à instaurer une égalité de représentation des groupes ethniques et religieux dans le processus politique de refonte du pays.</p>



<p>Mais en mars et à l’été 2025 notamment, des massacres commis dans les communautés alaouites et druzes sont attribués aux forces de sécurité et à des groupes alliés d’HTS (Hay’at Tahrir al-Sham, Organisation de libération du Levant, dirigée par al-Charaa) qui savent que l’exacerbation des tensions sectaires peuvent leur permettre de recruter.</p>



<p>Al-Charaa tente publiquement de se dissocier de ces violences. Il sait que le contrôle qu’il a sur ses bases armées reste limité et que son maintien au pouvoir dépend de ses relations avec les classes dirigeantes impérialistes régionales ou occidentales.&nbsp;</p>



<p>Al-Charaa essaie de se rapprocher des USA, notamment par l’intermédiaire des pays du Golfe. Il rencontre Trump pour la première fois à Riyadh en Arabie Saoudite en mai 2025, au lendemain de la levée des sanctions états-uniennes, avant d’être invité à la Maison Blanche en novembre. Il montre en parallèle qu’il n’a pas l’intention de gêner Israël dans sa progression au sud de la Syrie, où l’armée sioniste a construit de nouvelles bases militaires dans et au-delà de la région du Golan.&nbsp;</p>



<p>En janvier 2026 à Paris, une rencontre entre Israël et le régime syrien aboutit à une décision de collaboration sécuritaire. Ce n’est pas un hasard si quelques jours plus tard, l’armée syrienne lance une offensive d’ampleur contre les quartiers kurdes d’Alep. Elle peut compter sur l’appui de la Turquie et l’acquiescement des USA. Le régime syrien regagne de nombreux territoires.</p>



<p>Pendant ces attaques, ni les USA, ni la France, avec lesquels les Kurdes avaient combattu Daech au prix de 13 000 vies ne les soutiennent. Achevant d’afficher leur instrumentalisation, l’envoyé états-unien Tom Barrack acte la fin du « partenariat », estimant que le rôle des FDS avait « largement expiré » et que le gouvernement syrien est prêt à « assumer les responsabilités en matière de sécurité »<sup data-fn="62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42" class="fn"><a href="#62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42" id="62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42-link">3</a></sup>. Maintenant que Daech est réduit à de petites cellules dispersées, que le pouvoir central a démontré sa puissance de frappe et son alignement sur les intérêts des États impérialistes, ces derniers ne voient plus d’utilité à soutenir les Kurdes.</p>



<p>Un accord de cessez-le-feu est signé le 29 janvier. Il prévoit le retour des populations déplacées, la reconnaissance de la langue et des droits culturels kurdes, l’inclusion des FDS dans l’armée et la fusion des organes kurdes avec les institutions de l’État ; institutions cependant composées d’anciens djihadistes et rebelles hostiles aux Kurdes et où les femmes risquent de voir leur rôle politique diminuer.</p>



<p>Le démantèlement en cours du Rojava porte un coup dur au mouvement de libération du peuple kurde. Il témoigne que les négociations et alliances avec les puissances locales ou internationales, si elles peuvent protéger un temps de la répression, menacent « toujours d’entraîner l’appropriation du mouvement kurde à des fins impérialistes et comportent de plus en plus le risque que les partis kurdes deviennent eux-mêmes complices de l’oppression des populations vulnérables »<sup data-fn="d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4" class="fn"><a href="#d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4" id="d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4-link">4</a></sup>.</p>



<p>C’est pourquoi la préservation des acquis de l’expérience politique menée au Rojava et la lutte légitime pour l’autodétermination du peuple kurde ne pourront se poursuivre en Syrie qu’en prenant part activement au mouvement social qui s’y développe.</p>



<p><strong>Perspectives de luttes communes ?</strong></p>



<p>À son arrivée au pouvoir, Ahmed al-Charaa affirme : « La révolution s’est terminée avec la chute du régime et nous ne permettrons pas qu’elle se propage ailleurs »<sup data-fn="c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e" class="fn"><a href="#c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e" id="c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e-link">5</a></sup>. En réalité, la chute de Bashar al-Assad – dont l’État contrôlait notamment les syndicats – a rouvert en Syrie des possibilités pour l’organisation indépendante des travailleur·ses, des pauvres et des opprimé·es. Face aux politiques agressives du gouvernement, une résistance émerge.</p>



<p>Des rassemblements simultanés dans de nombreuses villes ont eu lieu à plusieurs reprises en 2025, pour dénoncer la flambée du coût de la vie, les privatisations et les licenciements arbitraires, et ce à l’appel de coordinations de travailleur&rsquo;euses<sup data-fn="901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9" class="fn"><a href="#901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9" id="901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9-link">6</a></sup>.</p>



<p>En parallèle, la gauche radicale essaie de se réimplanter après avoir longtemps opéré en secret ou depuis l’exil. Elle travaille à construire des fronts unitaires larges avec des organisations de femmes, de jeunesse et de lutte pour les droits humains.&nbsp;</p>



<p>Après les massacres de minorités alaouites en mars 2025, la contestation s’organise aussi dans la rue, à Damas, à Soueïda et en novembre dans plusieurs villes de la côte, rassemblant des milliers de personnes. Des mobilisations se multiplient aussi contre l’expansion militaire israélienne et en soutien à la Palestine.</p>



<p>Pour le militant socialiste syrien Ghayath Naisse, ces initiatives – même si elles ne sont pas encore unifiées – « convoient la possibilité du changement par en bas »<sup data-fn="01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64" class="fn"><a href="#01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64" id="01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64-link">7</a></sup>.</p>



<p>Le bilan de l’expérience du Rojava et les dynamiques actuelles montrent la voie : seules les alliances par en bas avec toustes les exploité·es et toustes les opprimé·es en Syrie, en Irak, en Iran et en Turquie, pourront ouvrir pour les Kurdes la perspective d’une authentique libération.</p>



<p>Mathilde (Marseille)</p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94"> Rena Netjes, Erwin van Veen (2021, avril), Henchman, Rebel, Democrat, Terrorist : The YPG/PYD during the Syrian conflict, Clingendael &#8211; Netherlands Institute of International Relations.  <a href="#9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0">Anne Alexander (2022), Revolution Is The Choice Of The People : Crisis and Revolt in the Middle East &amp; North Africa.  <a href="#61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42">Al Jazeera (2026, 20 janvier) « US envoy says SDF’s role in Syria has ‘largely expired’ after ISIL » sur aljazeera.com.  <a href="#62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li><li id="d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4">Anne Alexander (2025, avril), « The making and breaking of state power in Syria », International Socialism n°186. <a href="#d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4">↩︎</a></li><li id="c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e">Bissane El Cheikh (2024, 20 décembre), « Al-Charaa to Asharq Al-Awsat : Revolution Ended with Regime’s Fall, Will Not Be Exported », Asharq Al-Awsat sur aawsat.com <a href="#c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5">↩︎</a></li><li id="901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9">Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes (2025, 21 février), « De nouveaux comités de travailleurs syriens lancent des protestations coordonnées contre les licenciements massifs d’employés du gouvernement », Republication de MENA Solidarity Network sur laboursolidarity.org <a href="#901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6">↩︎</a></li><li id="01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64">Arthur Townend (2026, 14 janvier), « What triggered new fighting in Syria ? Interview with Syrian socialist », Socialist Worker sur socialistworker.co.uk. <a href="#01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-lavenir-du-rojava-en-jeu/">Syrie : l’avenir du Rojava en jeu</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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