En présentant Marine Le Pen malgré les menaces judiciaires, le RN privilégie la ligne dure de sa filiation fasciste. Après la campagne de respectabilité de Bardella destinée à rassurer une partie du patronat, il s’adresse à ses sympathisants les plus radicalisés, aux jeunes néonazis qui scandaient début juin : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ». Cette double tactique vise à ratisser large mais peut entraîner des dissensions stratégiques internes que les antifascistes doivent être capables d’ utiliser pour les affaiblir. C’est ce que Gramsci appelait le fascisme « en tension ».
Mais le rapport de force dans la rue est largement en notre faveur. Nous devons le mettre à profit pour empêcher toute tentative du RN de s’organiser. Cela signifie construire un mouvement antifasciste de masse, un front large, non sectaire, avec tous ceux qui veulent se mobiliser contre le fascisme pour virer les RN et Reconquête. Un tel mouvement de masse capable d’affaiblir l’option fasciste sera d’autant plus efficace pour affronter la violence d’État.
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