Cessez-le-feu en Iran : Coup dur pour l’impérialisme américain et le projet sioniste !

Des Iranien'nes réunis sur la place Enqelab de Téhéran, après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, mercredi 8 avril
Des Iranien'nes réunis sur la place Enqelab de Téhéran, après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, mercredi 8 avril

Il y a maintenant plus de 40 jours les États-Unis ont attaqué, à l’initiative de la puissance régionale sioniste, l’Iran. 
Cette attaque, ainsi que celles au Liban, a été initiée par Israël dans une volonté politique de renforcer sa position dominante dans la région. Après deux ans de génocide en toute impunité, Israël a saisi un boulevard pour attaquer l’Iran, obstacle politique et économique principal à leur hégémonie régionale. L’objectif affiché semblait être l’affaiblissement, voire la chute, du régime iranien.
Les États Unis, comme l’ont démontré les annonces de Marco Rubio, secrétaire d’Etat américain ont été précipité dans la guerre par Israël qui a affirmé vouloir attaquer avec ou sans le soutien des USA. Toutefois, cette guerre reste principalement déterminée par le déclin des USA au Moyen-Orient qui exacerbe les rivalités Iran/Israël pour le contrôle de la région. Et Trump a ses propres raisons de mener la guerre contre l’Iran, notamment dans son affrontement avec leur rival premier, la Chine.
Cette guerre, déjà périlleuse pour un gouvernement américain qui avait annoncé ne plus vouloir reproduire les erreurs du passé dans la région (guerre en Irak, enlisement guerres sans objectifs politiques) s’est confronté à une résistance forte du régime iranien.
Malgré une tentative de décapitation de ce dernier, le régime s’est maintenu et a résisté militairement. Mais il a aussi su se saisir du détroit d’Ormuz dans le rapport de force face aux Etats Unis, qui a participé, en déstabilisant l’economie capitaliste mondiale à rendre cette guerre impopulaire et à affaiblir de nouveau l’hégémonie américaine.
Ce cessez-le-feu arrive seulement 10 jours après la mobilisation massive « No kings » aux Etats Unis, plus grande manifestation de l’histoire du pays rassemblant plus de 8 millions de personnes. Cette mobilisation a sans aucun doute joué dans l’ouverture de négociations avec l’Iran face à une impopularité croissante du président Trump et de sa politique internationale dans son propre pays.

Dans ce contexte, les dynamiques de mobilisation par en bas constituent un élément décisif qui peut influer la tournure des événements. Le premier mai, pas toujours « grévé » outre-atlantique se prépare cette année autour de mots d’ordres tels que « No ICE, no war, no billionaires » (Non à l’ICE, à la guerre, aux milliardaires).
En Iran, malgré la répression, des secteurs de la population ont également exprimé leur rejet de l’agression extérieure tout en maintenant leur opposition au régime. Un communiqué de nos camarades egyptiens témoignent :

La victoire s’est confirmée quand une jeune femme opposée au régime iranien despotique s’est levée pour dire : « J’ai été jugée il y a quelque temps pour ne pas avoir porté le voile, et pourtant je sors aujourd’hui dans la rue pour défendre mon peuple et ma terre contre le colonialisme et l’impérialisme. Quand l’agression prendra fin, je retournerai dans les rangs de l’opposition avec encore plus de force, car je suis de plus en plus convaincue que le peuple peut faire l’impossible s’il le veut. » Ces éléments confirment qu’une voie indépendante existe, portée par les peuples eux-mêmes.

Une première défaite politique mais une guerre qui persiste
Le cessez-le-feu annoncé mardi soir par Trump semble témoigner d’une incapacité américaine à trouver une issue à cette guerre, se saisissant alors de la proposition iranienne permettant d’ouvrir une séquence de negociation. La proposition iranienne en 10 points contient entre autres la fin des sanctions, des réparations pour les dommages causés au régime, le retrait des troupes américaines du Moyen Orient…
Si cette étape est une premiere victoire, nous devons la renforcer en offrant une issue par en bas à la guerre impérialiste au Moyen Orient. Car la guerre se poursuit et les ravages de l’entité sioniste persistent, à Gaza où la crise humanitaire s’aggrave sous les bombes, et au Liban ou les bombardements prennent une ampleur inédite depuis l’annonce du cessez-le-feu US-Iran. L’irruption d’un mouvement de masse contre la guerre et l’impérialisme, exigeant en premier lieu la défaite des Etats-Unis et d’Israël dans la région, nous savons à la lumière de l’histoire que le déclin des grandes puissances peuvent entraîner le monde entier vers la guerre généralisée.
En France nous devons renforcer un mouvement anti-impérialiste et anti-guerre d’ampleur, capable d’interrompre les ventes d’armes du gouvernement français à l’état génocidaire qui continue de bombarder le Liban et la Palestine en dépit du cessez-le-feu. 
L’engouement autour du depart de la flotille pour Gaza et la diffusion a échelle de masse de la pétition contre la loi Yadan démontrent que nous sommes des centaines de milliers a ne plus supporter les genocides et les guerres. Nous devons convertir l’énergie mise à soutenir des bateaux ou à signer une pétition en capacité à se battre, à se rassembler, à se mettre en grève et pas seulement en solidarité pour la Palestine, mais aussi plus largement contre la guerre et l’impérialisme,  en exigeant concrètement l’arrêt des attaques étasuniennes et israéliennes au Moyen Orient.

A2C

Communiqué de nos camarades socialistes-révolutionnaires d’Égypte :
Traduction automatique, l’original à retrouver ici.

L’empire américain sur lequel le soleil ne se couche jamais a reçu un coup dur. Les rêves de Trump d’une victoire rapide sur l’Iran se sont transformés en mirage. Et surtout, le récit des médias officiels, adopté par certaines élites, selon lequel les peuples sont morts et qu’il n’y a pas de réponse à la volonté de l’impérialisme, du sionisme et des systèmes locaux despotiques complices avec eux, a prouvé pour la millième fois sa faiblesse et son opportunisme.
Hier, les signes de la victoire sont devenus évidents, non seulement par la poursuite du pilonnage des sionistes et des royaumes du Golfe par des missiles, mais aussi par la scène de dizaines de milliers d’Iraniens sortant la nuit lors de manifestations massives, assiégeant les ponts et les stations que le fou de guerre Trump voulait bombarder.
Alors seulement la victoire était certaine… car la volonté des peuples est invincible.
La victoire s’est confirmée quand une jeune femme opposée au régime iranien despotique s’est levée pour dire : « J’ai été jugée il y a quelque temps pour ne pas avoir porté le voile, et pourtant je sors aujourd’hui dans la rue pour défendre mon peuple et ma terre contre le colonialisme et l’impérialisme. Quand l’agression prendra fin, je retournerai dans les rangs de l’opposition avec encore plus de force, car je suis de plus en plus convaincue que le peuple peut faire l’impossible s’il le veut. »
La victoire s’est confirmée quand la résistance libanaise a retrouvé sa capacité opérationnelle et a fait goûter aux sionistes la défaite, redevenant ainsi un chiffre difficile dans l’équation du conflit avec les sionistes.
La victoire s’est confirmée quand, il y a quelques jours, 8 millions d’Américains sont descendus dans les rues contre les politiques de Trump hostiles, sur toute la ligne, aux travailleurs, aux minorités et aux peuples partout.
La défaite de l’impérialisme, si elle est complète, aura des lendemains qui chantent. Mais il est certain que la refonte de notre région sous le drapeau sioniste a reçu un coup fatal, et que la résistance, malgré les défaites, bat toujours parmi nous, attendant celui qui captera son pouls, la stimulera et l’organisera à nouveau, contre l’impérialisme, le sionisme et le despotisme régnant.

Gloire à la résistance.
À bas l’impérialisme et le sionisme.