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En Grèce, les manifestations du 1er mai ouvrent la voie à une amplification des grèves !

Déclaration de la coordination de Résistance Ouvrière

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De grandes manifestations ont eu lieu le 1er Mai dans le centre d’Athènes et dans d’autres villes, malgré l’interdiction. Ce fut une grande réussite et un message de l’amplification des luttes contre le gouvernement et les patrons. Des milliers de manifestant-e-s, avec masques et gants et gardant les distances physiques, ont manifesté en criant haut et fort leur opposition aux attaques du gouvernement sous prétexte de la crise du coronavirus.

Malgré les efforts du gouvernement les jours précédents pour empêcher les manifestations du 1er Mai, soit en parlant d’ « irresponsabilité des manifestants », soit en déplaçant la célébration du 1er au 9 Mai, des milliers de manifestant-e-s ont passé outre et sont sortis massivement dans les rues.

Il y a d’abord eu les manifestant-e-s du PAME (syndicat proche du KKE1Parti communiste grec.) sur la place Syndagma, puis la place s’est remplie à nouveau avec le rassemblement organisé par la Coordination de Résistance Ouvrière et la Coordination des Travailleurs des Hôpitaux2Coordinations à la base des travailleur/ses, syndiqué-e-s ou non.). En tête de la manifestation se trouvaient des immigré-e-s camerounais avec leurs djembés. Ensuite, il y a eu des cortèges de grévistes des hôpitaux, de l’enseignement, de la restauration et de l’hôtellerie, des communautés du Cameroun et du Pakistan, des mouvements contre la catastrophe environnementale, et des universités. Des dizaines de syndicats et associations étaient là avec leurs banderoles et ont manifesté jusqu’au ministère du Travail.

Cette réussite est la suite des luttes survenues pendant la pandémie pour exiger des embauches et la protection des travailleurs/ses : de la mobilisation des travailleurs/ses de la Santé le 7 Avril, aux luttes des enseignant-e-s qui se sont mobilisés à deux reprises contre le projet de loi qui va démolir l’école publique, en passant par celles des travailleurs/ses de la restauration-hôtellerie, ainsi que du Service de l’Immigration.

Cette réussite ouvre la voie à une amplification des grèves sur tous les fronts :

  • dans l’éducation : pour que les écoles n’ouvrent pas si le projet de loi n’est pas retiré, pour un passage libre à l’université sans examens ;
  • dans la Santé, les luttes continuent pour des embauches massives tout de suite dans les hôpitaux publics et pour que les CDD soient titularisés : prochaine étape la grève du 12 mai ;
  • aucun licenciement dans le secteur privé, ni de baisse de salaire, garantie d’un revenu pour ceux qui se retrouvent sans travail  (il est prévu un taux de chômage de 20% pour cette année);
  • fermeture des camps de rétention de réfugié-e-s et immigré-e-s, ouverture de tous les immeubles et hôtels vides pour héberger les SDF, refugié-e-s, Roms, sans-papiers.

Nous amplifions nos luttes afin que les travailleurs/ses ne paient pas la crise. Ouvrons la voie à la cessation du paiement de la dette et à son effacement !

Remerciements à Tania pour la traduction

Notes

1 Parti communiste grec.
2 Coordinations à la base des travailleur/ses, syndiqué-e-s ou non.