Nouvelle organisation du travail, nouvel ordre social, existe-t-il encore une place pour l’émancipation ?

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Introduction :
Existe-t-il encore une place pour l’émancipation ?
Une première réponse en 2 temps pour poser le cadre de réflexion :

  • Non, il n’y a pas plus aujourd’hui qu’il n’y a eu hier ou qu’il n’y aura demain de place pour l’émancipation sous le capitalisme.
  • Oui il y a la place pour un autre futur que leur meilleur des mondes

J’ajouterais pour préciser le cadre stratégique

  • Ce futur est en germe, en gestation dans les contradictions de la société capitaliste
  • La question du travail, de sa définition, de sa place, de son rôle, de son organisation est un point de contradiction explosif du capitalisme

L’idée va donc être :

  • De comprendre ce qui caractérise le rapport social de travail dans une société où domine l’exploitation capitaliste
  • D’en repérer les évolutions et les permanences.

[Il ne s’agit pas de nier les évolutions de l’organisation du travail et leurs réfractions dans l’organisation de la société et leurs conséquences sur la classe et le mouvement révolutionnaire, mais de les comprendre comme une adaptation du système aux exigences de l’accumulation capitaliste et de la lutte des classes à l’époque actuelle]
⇒ En ce sens, les évolutions dans l’organisation du travail doivent s’entendre comme une radicalisation, un approfondissement du rapport d’exploitation capitaliste (pour répondre aux coordonnées de la période du point de vue des capitalistes) et de ses effets sur chaque prolétaire et sur le prolétariat global, la classe ouvrière.
On va donc ouvrir des débats :

  • Théoriques : analyse du capitalisme, de la classes,…
  • Programmatique: quelle perspective d’auto-émancipation du travail et/ou des travailleuses et travailleurs ?
  • Stratégiques : quelle définition de notre camps (les travailleuses et travailleurs) ? Quel rôle du travail comme point de contradiction centrale de l’économie capitaliste ?
  • Pratiques : quels outils pour mener la bataille idéologique et politique autours des questions soulevées par l’ignominie des conditions de travail qu’impose le capitalisme?

Et essayer de croiser au détour de ces débats des idées, propositions, perspectives qui sont en discussion dans le « mouvement » (de Friot au Comité Invisible) et en particulier dans la mobilisation contre la loi travail du printemps dernier.
Une définition très générale, très abstraite du travail
On peut partir de celle de G. Luckas (Ontologie de l’être social) : le travail comme fondement de la réalité sociale : par le fait qu’il crée des effets intentionnels, effets qui se sédimentent dans des structures qui vont conditionner la continuité de l’activité, le travail inscrit l’être social dans l’histoire.  (J’emprunte ce résumé à F. Monferrand dans les premières minutes de sa conférence Ontologie sociale et critique du capitalisme : https://www.youtube.com/watch?v=riV35melVw0)

Les « sciences du travail » (ergonomie, psycho-dynamique du travail, clinique de l’activité,…)  postulent que celui-ci inscrit l’humain dans un rapport aux autres et au monde.
Hazan et Kamo (premières mesure révolutionnaire)  le définissent (en négatif) comme une « façon d’appréhender l’activité collective »
⇒ On peut dans un premier temps s’arrêter sur une définition du travail comme mise en œuvre collective de la volonté collective de transformer le monde.
On comprend donc comment si la volonté de transformer le monde n’est pas réellement « collective » mais captée, capturée, soumise (subsumée ?) aux intérêts d’une classe dominantes, la mise en œuvre sera elle aussi soumise à ces intérêts et le monde qu’elle façonnera sera à l’image de ces intérêts.
⇒ Les organisations capitalistes du travail et de la société répondent aux nécessités de la reproduction (nécessairement élargie) du Capital.
[Quand Marx dit que le travail est la forme moderne de l’activité, c’est plus une définition de l’activité moderne que du travail. Activité moderne toute entière tournée vers la valorisation du Capital. On croise ici les critiques de la vie quotidienne, du spectacle, de la « misère  économique, politique, psychologique, sexuel et intellectuel » de la société capitaliste Lefebvre, les situs, le Comité Invisible,… ]
Il est donc inscrit dans le caractère totalitaire du capitalisme (tout ce qui n’entre pas dans son système, il tend à le faire disparaitre, à le rendre invisible) que de modeler des organisations de la société conformes à son organisation du travail.
Et tant qu’aucuns facteurs externes à la logique propre du système capitaliste (externe à sa logique mais qui peuvent être engendrés par elle, en être les conséquences comme par exemple : la guerre, la destruction de la planète, la lutte des classes,…) ne viens la limiter, la dynamique de reproduction élargie du Capital commande une intensification de plus en plus poussée de l’exploitation et une organisation de la société toujours plus pénétrée des  contraintes de la valorisation du Capital.
Ce détour théorique par une vision élargie du travail doit nous permettre :

  • D’historiser et provincialiser l’émergence d’une catégorie « Travail » séparée, en tant que sphère de la production des moyens matériels de la reproduction de la société, des autres sphères de la vie sociale. Ce qui est une particularité de l’expérience de l’Europe occidentale à partir du XVIème siècle. [Quand naissent aussi, comme sphères séparées du reste de la vie sociale, les catégories d’économie, de politique… correspondant à un découpage particulier du monde social]
  • De voir comment la transformation de toute activité humaine formalisée en rouage de la machine à générer du profit est une caractéristique propre à l’organisation sociale capitaliste à la base de ses contradictions et de sa dynamique de crise.
  • De comprendre pourquoi ces contradictions sont explosives pour le système capitaliste.

Du Point de vue des travailleuses et des travailleurs
De notre point de vue de travailleuses et travailleurs, le travail, c’est la transformation de notre activité concrète en marchandise, c’est-à-dire en valeur d’échange :
[Par exemple, si je cueille une pomme, et que je la mets dans un panier parce qu’un patron me paie pour faire ça, je contribue à créer une valeur d’usage, la compote dans laquelle va être broyée ma pomme, mais surtout une valeur d’échange pour le dit patron, qui va la vendre à l’usine de compote. Si la même pomme, au lieu de la mettre dans le panier, je la mets dans ma poche pendant que le contremaitre a le dos tourné, je ne crée qu’une valeur d’usage, me rassasier en rentrant du turbin. Et en plus je passe à l’action directe contre le Capital en empêchant que la valeur d’échange se réalise]
Le travail réellement existant sous le capitalisme c’est produire, ou contribuer à produire, des marchandises.
[Ainsi si la perspective « féministe opéraïste » que développe la revendication de salaire contre le travail  « ménager » (voir par exemple le texte de Morgan Merteuil : https://revueperiode.net/le-travail-du-sexe-contre-le-travail/) a été et reste un axe de mobilisation de la partie de la classe ouvrière assignée à la reproduction de la dite classe (celles que l’on appelle les « femmes ») pour faire reconnaitre leurs activités, aujourd’hui non valorisées, comme étant du travail car contribuant à créer une (pseudo)marchandise centrale pour le capitalisme, la force de travail. Le but est ici de faire exploser le travail et le capitalisme en les mettant en crise tant en pratique qu’en théorie. A l’inverse, une acceptation très large de la création de valeur et donc du travail (à la Friot : toute activité crée de la valeur) nous désarme théoriquement et stratégiquement pour lutter contre le travail réellement existant, le travail misérable, vidé de son sens, le travail ouvrier et prostitué, le travail des prolétaires. ]
Le travail est par essence vidé de son sens dans le système capitaliste. Ce n’est pas fondamentalement son utilité pour quelqu’un et/ou la collectivité qui va valider le fruit de mon travail mais sa capacité à générer du profit.
Comme production de marchandises (valeur d’usage et valeur d’échange) le travail a donc lui aussi un double caractère :

  • Travail concret qui produit de la valeur d’usage (je visse des boulons, j’éduque les gamins des autres, je soulage sexuellement un handicapé social, je torche le cul des vieux dans un EPADH, j’écris des livres,…)
  • Travail abstrait qui génère de la valeur d’échange. Un pur temps de travail dégagé de toute détermination concrète, le temps homogène du chrono, de l’horloge, de la pointeuse… qu’il nous faudra détruire et que viens déjà strier le temps éruptif, plein et vivant de nos grèves, de nos occupations, de nos sabotages plus ou moins conscients

[Une lutte entre le travail concret et le travail abstrait a lieu très concrètement tous les jours, à tous les postes de travail, dans chaque usine, entrepôt, grande surface, bureau…. . C’est quand ton chef vient te demander pourquoi tu n’as pas atteint les objectifs et que tu expliques que la machine était en panne, que les cartons avaient été déplacés, que les clients étaient chiants, que le logiciel a planté,…
C’est un acte premier, primaire de la lutte des classes, presque plus que la lutte pour le salaire car cette lutte entre le travail concret et le travail abstrait  pose d’emblée des questions politique, une vision plus large du monde. Et qu’elle se renouvelle tous les jours.]
Une des grandes victoires du Capitalisme est, de ce point de vue, d’avoir  entre autres du fait :

  • De l’affaiblissement du mouvement ouvrier, et notamment syndical
  • Des réorganisations opérationnelles de la production (internationalisation, centralisation, standardisation,…)
  • De nouvelles modalités de propriétés et de valorisation du capital (financiarisation, uberisation, …)

Imposer une vision du travail réduit à une série de résultats quantifiables, qui évacue le processus concret qui amène à l’atteinte de ces résultats, le vrai travail, l’activité (voir « Sous le travail, l’activité »: https://dndf.org/?p=15332) . Cette vision est aujourd’hui plus qu’hégémonique, elle est totalitaire (le coût du travail,…) avec des effets très concrets sur les travailleuses et les travailleurs, car le conflit entre travail concret et travail abstrait est internalisé, intériorisé.
⇒ Les Risques Psycho Sociaux c’est une individualisation, une internalisation du conflit social, et notamment sur le travail qui ne trouvent plus les voies pour s’exprimer collectivement
⇒ Nécessité d’une bataille idéologique sur la question du travail, ce qu’exprimait le slogan #OnVautMieuxQueCa! .
[En termes pratiques, le journal d’une organisation se définissant comme anticapitaliste devrait avoir une rubrique régulière sur ces questions, comme celui de l’Alternative libertaire, CQFD,…]
Des organisations du travail actuelles qui s’inscrivent dans la « trajectoire de production », la « dynamique directionnelle » (M. Pastone)  du capitalisme
En accentuant jusqu’à l’absurde la domination du travail abstrait sur le travail concret (injonctions paradoxales, procédures inapplicables,… chacun aura, je pense, des milliers d’exemple…)
En approfondissant la coupure entre concepteurs et producteurs (éloignement des centres de décision, dilution de la responsabilité, reconfiguration de la propriété → question des salariés affectés à des tâches d’encadrement de la production : RH, cadres, managers, ergonomes,…)
En radicalisant la perte de maitrise de l’objet de travail (travail à la tache chez Amazon, SAP,…)
En imprégnant plus profondément tous les secteurs de la vie sociale [Reproduction élargie du Capital  nécessité de trouver de nouvelles sources de profit → marchandisation toujours plus en profondeur de tous les secteurs de la vie sociale] [Services à la personne – C’est d’ailleurs le secteur qui connait la plus forte augmentation des Accidents du Travail en France ces dernières années. En partie car avant cela n’était pas considéré comme du travail, mais surtout car dans ce secteur en particulier, la perte de maitrise de l’objet de travail, « une personne », y est d’autant plus insupportable]
En intensifiant les conflits de valeurs et en les internalisant au sein de chaque collectif de travail et de chaque travailleur [Un ouvrier électricien, qui doit faire des maintenances d’installations électriques d’équipements publics (écoles, maisons de retraite,…) pour un grand groupe du BTP explique qu’il pense démissionner. Conscient qu’il fait de la merde, du fait d’objectifs inatteignable, de matériel manquant ou défectueux, qu’il est tout seul pour faire des opérations où il faut être deux ; il n’en dort pas la nuit en pensant au matin où il se réveillera et entendra à la radio que l’école où il est intervenu la veille à bruler… ]
En assumant et ainsi renforçant l’enrôlement de la subjectivité humaine au travail
[Il n’y a pas de travail manuel ou intellectuel : Charlot dans les Temps Modernes ne vend pas sa capacité à visser des boulons, mais sa capacité à supporter de visser des boulons sur une chaine pendant 8 heures par jours ; Et tous les travailleurs intellectuels engagent leur corps, les suicides au travail concernent majoritairement des travailleurs « intellectuels »]

  • Approfondissement de la contradiction entre la mesure de la richesse sociale par le temps de travail et la réalité d’une production de valeur qui déborde le cadre de l’usine
  • La gestion de cette contradiction est déportée au sein de chaque individu au travail (et aussi hors travail)
  • Pour autant cette contradiction n’a pas disparu par enchantement.

⇒C’est cette contradiction qu’en son temps le bon vieux Karl révélait au travers de l’évolution de la « composition organique du Capital » et son rôle dans la dynamique de crise du capitalisme. (Et qu’a d’ailleurs reprise, et fort bien résumée le Comité Erotico Révolutionnaire dans un tract distribué à Nuit Debout, un modèle de cours d’économie marxiste…). C’est la contradiction d’un système productif qui se rêve comme assez autonome pour transformer les humains au travail en simple rouage de la machine à générer du profit, mais qui ne fonctionne que grâce à l’inventivité ouvrière, à la capacité des travailleuses et travailleurs à contourner les prescriptions, à « l’activité »  que nous mettons dans notre travail pour qu’il puisse se réaliser contre le « travail empêché » (Yves Clot) au quel nous soumet le capitalisme.
Mettre en crise le travail réellement existant, construire l’Autonomie De Classe
C’est ce pouvoir des travailleurs, cette « autonomie malgré tout » [Les ouvrières d’une usine qui fabriquent des compteurs électriques doivent travailler à 4 dans 6 M2 pour sortir un compteur toutes les 30 secondes en tournant sur 4 postes de travail, réalisant plus d’une centaine de gestes. Elles trouvent quand même le moyen de recomposer le cycle de travail pour se ménager des pauses autre que les 2 X 5 minutes et 1 X 20 minutes prévues, sur un cycle de 8h en 2/8, par la Direction. En « stricte application du code du travail » souligne le Taulier] que doivent attaquer les capitalistes pour maintenir et accroitre les taux de profit.
Car même aliéné de la pire des façons, le travail recèle sa part d’irréductible (Sidi Mohamed Barkat), d’irréductiblement humain, sa part d’inaliénable. Pas plus que l’ouvrier de Ford, la caissière de chez carrouf ne laisse «  son cerveau  au vestiaire » comme le rêvait Taylor. Cela rend l’idéologie du « one best way », caractéristique commune des sociétés bureaucratiques qui, de Taylor au Lean en passant par Stakhanov, postulent d’une séparation entre concepteurs et producteurs, « non seulement inhumaine, mais irréalisable dans les faits » (Cornelius Castoriadis) .
C’est le mouvement premier de Taylor que d’attaquer le pouvoir des travailleurs sur la production en les privant de leurs savoirs, leurs capacité d’initiative, leur autonomie (destruction des métiers, aujourd’hui on parle de polyvalence poly-compétences,…) .
[Comme le décrit fort bien Daniel Linhart, les changements permanents (d’organisation, de logiciel, de dénomination des métiers, des services,…), n’ont pas spécialement de justifications productives, mais permettent, en attaquant leur identité professionnelle, leurs compétences accumulées, les réseaux informelles d’entre-aide, etc., de précariser des salariéEs dont le contrat de travail est censé les mettre à l’abri du « précariat ». Il nous faut donc penser la précarité de façon globale]
Si leur moyen pour s’en sortir c’est de réduire notre autonomie, cela nous ouvre une perspective stratégique : la construire, la développer, partout, tout le temps, by any means necessary
Et notamment par exemple :

  • En développant un récit propre, autonome, sur le travail (enquêtes ouvrières)
  • En liant ce récit, cette bataille idéologique, à une pratique syndicale et politique offensive (Alexis Cukier par exemple propose des pistes intéressantes autour du « travail démocratique« , démocratisation du travail et innovations démocratiques – voir l’article dans Contre Temps n°31)
  • En explorant toutes les possibilités, sans nier la défaite politique mais aussi (surtout ?) sociale que représente la Loi Travail et ses conséquences sur l’organisation pratique des résistances dans les boites, de pouvoir ancrer l’expérience du printemps dernier à quelque chose de plus large et de plus durable.

TPP février 2017
Une suite aux débats ici :  Le travail chez Marx
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RESSOURCES
Audio Visuel
Vidéos des interventions de Danièle Linhart et Sidi Mohammed Barkat sur le thème des nouvelles organisations du travail lors des « Etats généraux de la santé au travail » organisés par le collectif « Ne pas perdre sa vie à la gagner » (Solidaire et des secteurs de la CGT).
https://la-petite-boite-a-outils.org/les-evolutions-des-organisations-du-travail-daniele-linhart/
https://la-petite-boite-a-outils.org/les-evolutions-des-organisations-du-travail-sidi-mohammed-barkat/
D’autres vidéos de cette rencontre, notamment des présentations de cas concrets par des syndicalistes sont disponibles sur le site (très bien fait, à destination des équipes syndicales) de la commission Santé au travail de Solidaire : https://la-petite-boite-a-outils.org/
L’émission « Sortir du Capitalisme » de Radio Libertaire propose plusieurs podcast consacrés à la critique du travail (https://sortirducapitalisme.fr/component/tags/tag/33-travail) dont un particulièrement intéressant : https://sortirducapitalisme.fr/146-sortir-du-travail-marchandise-ou-barbarie-avec-jose-chatroussat-traducteur-de-crack-capitalism-29-03-2016
Sur une thématique plus précise, mais qui nous a pas mal occupé au printemps, une vidéo de la conférence d’Alexis Cukier sur « Exploitation marxisme et droit  du travail » : https://www.youtube.com/watch?v=H4HP5jX9iSc (et sa transcription écrite : https://www.contretemps.eu/exploitation-marxisme-droit-travail/ )
Texte disponible sur internet :
Un très bon texte issu de la « mouvance autonome » des années 80 vient d’être rééditer : « Sous le travail l’activité » (https://dndf.org/?p=15332).
Initialement publié dans le numéro 4 de la revue La Banquise : https://archivesautonomies.org/IMG/pdf/gauchecommuniste/gauchescommunistes-ap1952/labanquise/labanquise-n04.pdf
Liés à cette réédition : « Une ballade bibliographique dans l’histoire de la lutte des travailleurs contre le travail » : https://rverbration.files.wordpress.com/2016/08/contre-le-travail-tout-contre.pdf
Et « Une brève et partiale anthologie de la critique du travail telle qu’on a pu la rencontrer dans le mouvement contre la loi El Khomri. » : https://rverbration.files.wordpress.com/2016/08/anthologie-loi-travail.pdf
Deux textes de Michel Husson qui apportent des éléments de critique des propositions de Revenu Universel : https://www.cnt-f.org/sipm/IMG/pdf/husson-revenuuniversel.pdf et https://hussonet.free.fr/rumarvel.pdf
Sur Contre Temps :
L’introduction d’Antonin Artous à « Le travail et l’émancipation », de K. Marx : https://www.contretemps.eu/marx-artous-travail-emancipation/
Un bon texte de Daniel Tanuro sur Temps, travail, domination sociale… et destruction écologique : https://www.contretemps.eu/postone-capital-nature/
Et dans le dernier numéro papier (31) : Alexis Cukier : Le Néo-libéralisme contre le travail démocratique
Sur Période :
Une critique post coloniale du travail : https://revueperiode.net/combien-dhistoires-du-travail-vers-une-theorie-du-capitalisme-postcolonial/
Des réflexions sur les théories et pratique féministes contre le Travail : https://revueperiode.net/reproduction-et-lutte-feministe-dans-la-nouvelle-division-internationale-du-travail/ et https://revueperiode.net/le-travail-du-sexe-contre-le-travail/
Un dialogue entre opéraïsme et la Théorie critique francfortoise où le travail a toute sa place : https://revueperiode.net/reification-et-antagonisme-loperaisme-la-theorie-critique-et-les-apories-du-marxisme-autonome/
Et une approche centrée sur le travail à partir de l’opéraïsme italien et de la Neue Marx-Lektüre https://revueperiode.net/sous-les-paves-le-capital-le-probleme-du-travail-dans-loperaisme-et-la-neue-marx-lekture/
Le site Plim Psao publie de nombreux texte contre le travail (https://www.palim-psao.fr/tag/textes%20contre%20le%20travail/ ) dont un bon texte de Jean Marie Vincent sur la domination du travail abstrait  https://www.palim-psao.fr/article-la-domination-du-travail-abstrait-par-jean-marie-vincent-62261201.html
Un des rares textes de Daniel Bensaïd consacré au travail : https://danielbensaid.org/Travail-et-bombance
Et un peu d’auto-promo 😉 sur mon blog perso « Un point de vue Anticapitaliste sur le travail » : https://lesmauvaisjoursfinirontblog.wordpress.com/2016/10/17/un-point-de-vue-anticapitaliste-sur-le-travail-2/