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Week-end formations débats 29 fév / 1er mars 2020

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Depuis 2016, Autonomie de Classe organise tous les deux mois des week-end de discussions, de débats, de formations, de structuration. Le but étant d'échanger sur nos situations politiques dans nos diverses situations, nos différents cadres d'intervention politique : syndicats, collectifs féministes, collectifs de personnes sans papiers, contre les frontières, contre les violences policières. 

Adresse : 26 rue Robespierre, 93100 Montreuil (métro Robespierre)

Ordre du jour

Samedi 29 février

9h30 Accueil, bienvenue, et présentation. Chacun·e apporte quelque chose pour le petit déjeuner

10h-12h Situation politique

Que retenir de la période actuelle, entre le mouvement contre la réforme des retraites, contre les E3C, les actions dans les hôpitaux et les tribunaux ? Alors que les tonnes d’ordures dans certains quartiers de Paris et Marseille rendent visible l’utilité de certains secteurs par leur grève, qu’en est-il des grèves, dans le mouvement de l’éducation nationale, dans les différents collectifs et syndicats, dans les assemblées générales interprofessionnelles…

Dans plusieurs villes se préparent des mobilisations pour le 8 mars (journée mondiale de lutte pour les droits des femmes). Il est aussi important de discuter des dates du 14 mars (mobilisation contre les violences policières) et du 21 (journée mondiale pour l’élimination des discriminations raciales). Quelles expériences, réalisées ces dernières semaines, nous encouragent et nous interrogent ? Avec quels curseurs avancer ?

12h-13h30 : Repas collectif participatif selon ses moyens

https://larueourien.tumblr.com/post/190199860856

13h30-15h30 Le matérialisme : Comment Marx est devenu « marxiste », ou les itinéraires du matérialisme dialectique

Nous avons eu dernièrement de nombreuses discussions et questionnements avec des personnes impliquées dans les mobilisations, les grèves, les luttes contre les oppressions, sur le matérialisme. Cette grille d’analyse attribuée à Marx, critiquée et enrichie par d’autres théoricien·nes, militant·es ou activistes de la révolution, nous sert encore au XXIe siècle. On présente souvent le matérialisme marxiste comme le domaine où règnent sans partage les « conditions objectives » qui s’imposent à nous de l’extérieur, qui se tamponnent sur notre conscience, et que nous subissons passivement. Mais l’activité humaine elle-même doit être vue en tant qu’activité objective, et le matérialisme de Marx est avant tout celui des contradictions qui appellent à la lutte active, consciente et révolutionnaire, pour changer le réel.

15h30-16h : Pause

16h-18h Composition de classe : (où) travaille-t-on, où s’organise-t-on ?

On est en droit de penser que la grève reste un outil formidable pour exercer un rapport de force dans une lutte contre les gouvernements dans notre temps politique. Pourtant, force est de constater que les taux de grève, le nombre de secteurs entrés dans la grève, ainsi que le nombre de journées de grève, ne sont pas à la hauteur de la volonté du gouvernement de passer en force. En 2020, nous ne pouvons plus parier aujourd’hui sur des concentrations de milliers de personnes travaillant dans des bâtiments d’usine, dont l’arrêt permettrait d’atteindre très directement l’économie du pays. Alors prenons le temps d’observer les changements cruciaux de composition de la classe qui doit travailler pour (sur)vivre.

Cette énigme, qui revient fréquemment dans les discussions du mouvement social, pourrait se résumer ainsi : « Qui travaille, comment, et où ? ». De là découlent d’autres questions : à quel endroit est-ce le plus juste d’agir dans cette société ? Militer sur son lieu de travail ? Dans son quartier ? Dans des collectifs portant sur des oppressions spécifiques ? A une échelle locale ou régionale ? Évidemment, une seule discussion ne suffira pas, mais il fallait bien commencer à s’attaquer à ce débat.

Dimanche 1er mars

9h30 : Petit déjeuner

10h-12h30 : Antifascisme, quelle stratégie ?

La question de la construction d’un mouvement antifasciste est au cœur des préoccupations qui nous agitent à A2C car nous analysons que dans la période politique actuelle, il existe un réel danger fasciste. Pour autant, de quel mouvement antifasciste voulons-nous ? Comment convaincre toujours plus de monde de s’organiser ensemble contre les fascistes ? A partir d’expériences passées et présentes, nous essayerons de proposer des pistes et de les enrichir ensuite ensemble.

12h30-14h : Pause repas

14h-16h : Bilan de la construction d’A2C : comment on avance ?

Quels objectifs nous donnons-nous dans les deux mois suivant ? Ce temps de discussion en fin de weekend a pour objectif de discuter de ce dont nous avons besoin en tant qu’activistes et révolutionnaires, et ce à quoi doit pouvoir nous servir A2C. Retours d’expériences, propositions à faire dans nos collectifs respectifs, débats théoriques à ouvrir, coordination…

Cortège Art en lutte à Paris – Janvier 2020

Questions pratiques

  • Des possibilités d’hébergements existent pour les personnes intéressées qui ne viennent pas de région parisienne : dites-nous simplement, on s’organise
  • L’argent ne doit pas être un frein à l’organisation politique : les militant·es hors de la région parisienne peuvent être remboursé·es de leur trajet
  • Une participation sera demandée en fonction de ses possibilités de chacun.e afin de couvrir les frais d’organisation

Une question, une polémique, un doute, n’hésitez pas à nous contacter