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	<title>Archives des Témoignage de lutte - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des Témoignage de lutte - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>La longue marche des sans-papiers vers la liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Mar 2022 12:51:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement de masse]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Cet article est un récit des 12 mois de mobilisation des sans-papiers à compter du confinement de mars 2020. Le mouvement, les pratiques et les organisations mises en œuvre au cours de ces 12 mois <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/la-longue-marche-des-sans-papiers-vers-la-liberte/" title="La longue marche des sans-papiers vers la liberté">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<pre class="wp-block-verse">Cet article est un récit des 12 mois de mobilisation des sans-papiers à compter du confinement de mars 2020. Le mouvement, les pratiques et les organisations mises en œuvre au cours de ces 12 mois permettent d’éclairer la dynamique et les enseignements à l’origine de la campagne Antiracisme et Solidarité lancée le 18 décembre 2021 par plus de 50 manifestations partout sur le territoire<em> </em>: <em><a href="https://antiracisme-solidarite.org">https://antiracisme-solidarite.org</a></em>.<em> </em>Cet article est écrit par un camarade investi dans la Marche des Solidarités et impliqué aux côtés des camarades sans-papiers du 20<sup>e</sup> arrondissement de Paris.</pre>



<h6 class="has-text-align-right has-background wp-block-heading" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #01 &#8211; JANVIER 2022</h6>



<p class="has-drop-cap">Le 30&nbsp;mai 2020, un cortège de 1 000&nbsp;sans-papiers, venu·es principalement des foyers de travailleurs migrants (FTM) de Montreuil, était stoppé par les policiers place de la Nation à Paris. Ils rejoignaient 9 000 de leurs camarades rassemblé·es depuis 14 h sur les places de la Madeleine et de l’Opéra à l’appel de la Marche des Solidarités. La police a aussi réprimé ce cortège-là, mais la détermination et le nombre des sans-papiers en ont voulu autrement. Malgré l’interdiction de manifester du préfet de Police de Paris<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_1" class="footnote_tooltip"><a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/280520/la-marche-des-solidarites-maintient-lappel-manifester-ce-30-mai" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/280520/la-marche-des-solidarites-maintient-lappel-manifester-ce-30-mai</span></a></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>, les collectifs de sans-papiers<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_2" class="footnote_tooltip">9&nbsp;collectifs : CSP59, CSP75, CSP Paris&nbsp;20, CSP93, CSP95, CTSP Vitry, Collectif Schaeffer d’Aubervilliers, COPAF, Droits Devant !!</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> rassemblés au sein de la Marche des Solidarités –&nbsp;composée également d’organisations antiracistes militantes, associatives ou syndicales, avaient décidé de maintenir cette manifestation<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_3');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_3" class="footnote_plugin_tooltip_text">3</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_3" class="footnote_tooltip"><a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/050520/foyers-cra-sans-papiers-nous-serons-dans-la-rue-le-30-mai"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/050520/foyers-cra-sans-papiers-nous-serons-dans-la-rue-le-30-mai</span></a></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>.</p>



<p>On peut aujourd’hui constater qu’ils ont lancé ce jour-là un mouvement qui s’est organisé en quelques mois autour de collectifs qui se coordonnent désormais à Marseille, Lyon, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Rennes, Grenoble, Rouen –&nbsp;en plus des collectifs historiques présents en Île-de-France ou à Lille&nbsp;– et capables d’actions à l’échelle nationale. Revenir sur les étapes, les débats et les stratégies que ces militant·es ont pu appliquer malgré les conditions permet d’affirmer que la lutte ne saurait accepter d’être mise entre parenthèses durant un confinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des décennies de lutte contre le racisme et&nbsp;l’égalité des droits</h2>



<p>Depuis la marche contre le racisme et pour l’égalité de 1983 qui avait permis d’arracher la carte de séjour de 10&nbsp;ans, les mouvements luttant pour les droits des personnes étrangères en France ont évolué dans leur mode d’organisation et dans la composition de leurs forces militantes. Les conditions matérielles de vie, de logement, d’accès au travail, aux papiers, à la nationalité permettent en partie de l’expliquer. À partir de 1993, les lois Pasqua et Debré ont notamment rendu ces conditions encore plus difficiles. Le mouvement des sans-papiers a émergé dès 1996 avec les premiers collectifs qui ont exigé la régularisation de tous·tes. Ils s’appuyaient alors, entre autres, sur des occupations massives comme celle de l’Église de Saint-Bernard, et ont imposé au Parti socialiste, revenu au pouvoir en 1997, de se positionner à son tour sur la régularisation.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="a0a0a0" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a0a0a0;" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2022/03/A2C_RevueN1_Sans-Papiers_Une_libération_illustr.jpg" alt="" class="wp-image-5363 not-transparent" width="300" height="407"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Une de Libération au lendemain de l&rsquo;expulsion de l’Église Saint-Bernard, le 24 août 1996</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="has-text-align-left">De 2006 à 2008, une série de manifestations et de grèves menées par des organisations de sans-papiers et des syndicats ont poussé le gouvernement à légiférer à nouveau pour que les préfets cessent alors de traiter les dossiers de régularisation selon leurs propres critères. Cette période a été le début de la phase de régularisation par le travail qui a provoqué un éclatement des collectifs qui se sont plutôt concentrés, au début de cette période, sur des luttes locales.En 2012, le CSP&nbsp;59<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_4');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_4');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_4" class="footnote_plugin_tooltip_text">4</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_4" class="footnote_tooltip">Collectif des Sans-Papiers du Nord</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_4').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_4', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> a lancé une grève de la faim soutenue par leurs camarades d’Île-de-France qui se sont de nouveau rassemblés entre collectifs à cette occasion. La même année ont commencé à se multiplier les camps de migrant·es en France (Calais, Paris, Île-de-France, etc.) autour desquels un réseau de solidarité s’est développé. Les collectifs de sans-papiers se sont engagés dans la lutte aux côtés des migrant·es, comme en 2017, lorsqu’ils participent à une manifestation à la frontière franco-italienne, à Menton, avec des militant·es venu·es de nombreuses villes du pays, illustrant l’étendue de ce réseau de solidarité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mobilisations annuelles contre le racisme</h2>



<p>Cette dynamique permet, à l’occasion de la journée contre les violences policières –&nbsp;le 15&nbsp;mars, et de la journée internationale contre le racisme&nbsp;– le 21&nbsp;mars, l’organisation d’une large manifestation antiraciste le 17&nbsp;mars 2018 pour porter les revendications des sans-papiers, des familles victimes de violences policières et des résident·es des foyers de travailleurs migrants. Ce sera la première Marche des Solidarités. La deuxième a eu lieu le 16&nbsp;mars 2019 et a rassemblé la manifestation contre le racisme et les violences policières, la manifestation pour le climat et des cortèges de Gilets jaunes.&nbsp;En juin 2019, le collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry organise un piquet de grève devant l’agence Chronopost d’Alfortville (Val-de-Marne) qui a duré plus de 6&nbsp;mois et a débouché sur la régularisation des 27&nbsp;travailleurs sans-papiers d’un sous-traitant de Chronopost et la promesse (aujourd’hui non tenue) de régularisation de 129&nbsp;sans-papiers venus occuper le piquet de grève<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_5');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_5');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_5" class="footnote_plugin_tooltip_text">5</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_5" class="footnote_tooltip"><a href="https://www.lesutopiques.org/la-victoire-des-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-a-alfortville/"><span class="footnote_url_wrap">https://www.lesutopiques.org/la-victoire-des-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-a-alfortville/</span></a></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_5').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_5', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. La volonté de voir d’autres piquets de grève se multiplier n’a pas suffi à lancer une dynamique qui aurait pu entraîner d’autres collectifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle étape dans l’organisation des&nbsp;sans-papiers</h2>



<p>Pour la journée internationale contre le racisme de 2020, la Marche des Solidarités avait prévu de manifester le 21&nbsp;mars contre les violences policières et l’islamophobie, pour la régularisation des sans-papiers et l’égalité des droits pour tous·tes. Le premier confinement ayant été déclaré le 17&nbsp;mars, la manifestation avait été annulée. Mais elle s’était largement préparée autour des collectifs de sans-papiers qui ont maintenu la mobilisation durant les premières semaines du confinement et c’est leur détermination à manifester, malgré l’interdiction, qui a fait ensuite de la manifestation du 30&nbsp;mai 2020 une réussite. </p>



<p>Dès le 20&nbsp;juin, l’organisation de nouvelles manifestations dans de nombreuses villes ainsi que la participation d’une vingtaine de collectifs de sans-papiers aboutissent à envisager un mouvement d’un tout autre niveau : d’une ampleur nationale sur la durée, partant des luttes locales et construit avec des collectifs de sans-papiers autonomes. De ce constat est né le projet d’une marche nationale des sans-papiers avec, dès les premières discussions, la conviction qu’elle ne pourra avoir lieu qu’en partant de villes dans lesquelles les sans-papiers sont en train de s’organiser. Ainsi seulement, elle pourrait permettre les échanges entre militant·es et les rencontres entre collectifs et réseaux de solidarité nécessaires aussi bien localement que nationalement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La marche nationale des sans-papiers</h2>



<p>La marche nationale des sans-papiers, nommée alors acte&nbsp;3 de la Marche des Solidarités, est partie de Marseille le 19&nbsp;septembre, accompagnée d’une manifestation de 1 000 personnes. D’autres marcheur·ses se sont mis·es en route de Montpellier, puis de Grenoble pour rejoindre le 3&nbsp;octobre à Lyon celles et ceux parti·es du sud. Le même jour, des marches sont également parties de Lille, Strasbourg et Rennes formant, avec celle de Lyon, 4&nbsp;grands cortèges qui se sont retrouvés à Paris le 17&nbsp;octobre<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_6');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_6');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_6" class="footnote_plugin_tooltip_text">6</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_6" class="footnote_tooltip"><a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers</span></a></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_6').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_6', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> pour une dernière manifestation<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_7');" onkeypress="footnote_moveToReference_5359_2('footnote_plugin_reference_5359_2_7');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5359_2_7" class="footnote_plugin_tooltip_text">7</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_7" class="footnote_tooltip">Cortège du 17 octobre 2020 à Paris : <a href="https://youtu.be/O3qK-gzoiNY" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span class="footnote_url_wrap">https://youtu.be/O3qK-gzoiNY</span></a></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5359_2_7').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5359_2_7', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. Le lendemain, les collectifs de sans-papiers se rassemblaient dans une première assemblée générale à Montreuil et appelaient à préparer un acte&nbsp;4 pour le 18&nbsp;décembre, journée internationale des migrant·es, dans le plus de villes possibles pour permettre aux collectifs les plus récents de mener localement une manifestation d’ampleur. À cette occasion, ils avaient aussi rappelé qu’ils souhaitaient « préparer les conditions d’une journée de grève interprofessionnelle pour l’égalité et la régularisation des sans-papiers ».</p>



<p>La série de 4&nbsp;actes pour la régularisation de tous·tes, entre le 30&nbsp;mai 2020 et le 18&nbsp;décembre 2020, a permis à de nombreux·ses sans-papiers de s’organiser en quelques mois. Cela illustre l’importance de la lutte dans la mise en mouvement d’une partie de notre classe, même quand il s’agit de celles et ceux considéré·es comme les plus opprimé·es. C’est fondamental dans l’interprétation de la situation actuelle afin d’avoir une compréhension commune des conditions sociales internes et des conséquences politiques des ­expériences de luttes du passé.&nbsp;</p>



<p>C’est avec l’objectif de partager un premier bilan que chacun des collectifs mobilisés au sein de la Marche des Solidarités a désigné plusieurs délégué·es pour une assemblée générale qui a eu lieu les 13 et 14&nbsp;mars 2021 à Montreuil. Il en est ressorti la conviction partagée que la lutte ne pourrait être menée que si les sans-papiers s’organisent dans des collectifs autonomes, en lien avec les autres mouvements locaux et coordonnés nationalement pour pousser ensemble dans un seul sens. Ce n’est qu’en luttant collectivement pour la régularisation de tou·tes, en menant des actions qui visent au-dessus du niveau du rapport des forces en présence, que des victoires même locales seront possibles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lutte des classes antiraciste</h2>



<p>Les collectifs de sans-papiers, comme l’ensemble des forces antiracistes qui se sont largement mobilisées en France ces dernières années, étaient présents dans les rues le 20&nbsp;mars 2021 contre les violences policières et le racisme, puis le 21&nbsp;mars contre l’islamophobie. On peut regretter le manque d’unité du mouvement antiraciste qui n’a, par exemple, pas permis d’organiser une seule et même journée pour que l’ensemble de ces forces marchent ensemble. Mais les cortèges ont été importants dans plusieurs villes, malgré le durcissement tout juste annoncé des règles de confinement, et surtout, ils ont tous marché pour un même but : l’égalité des droits !&nbsp;</p>



<p>Face à la crise du capitalisme qui creuse et creusera les inégalités, le pouvoir n’a pas d’autre choix que de souder les populations derrière l’État et la nation. C’est cette impasse qui est la raison du tournant de Macron vers un autoritarisme nationaliste labellisé « républicain ». Il prend aujourd’hui la forme d’une offensive islamophobe, d’un renforcement des pouvoirs de la police et des politiques contre les migrant·es.&nbsp;Forts d’organisations locales et d’une coordination nationale, les collectifs de sans-papiers s’adressent aux autres forces de notre classe en lutte en posant, par exemple, la question de la grève et des conditions qui feraient que les syndicats s’impliquent pour que des travailleur·ses convaincu·es, avec ou sans papiers, se mettent en grève pour la régularisation et entraînent la majorité. C’est le chemin à suivre pour forger un mouvement de classe en antagonisme avec la « protection » de l’économie française, de la nation et de l’État. C’est aussi le travail qui nous reste à produire pour construire un pouvoir politique alternatif.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Mathieu, Paris 20<sup>e</sup></h6>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_5359_2();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_5359_2();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_5359_2">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_5359_2" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/280520/la-marche-des-solidarites-maintient-lappel-manifester-ce-30-mai" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/280520/la-marche-des-solidarites-maintient-lappel-manifester-ce-30-mai</span></a></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">9&nbsp;collectifs : CSP59, CSP75, CSP Paris&nbsp;20, CSP93, CSP95, CTSP Vitry, Collectif Schaeffer d’Aubervilliers, COPAF, Droits Devant !!</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_3" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_3');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>3</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/050520/foyers-cra-sans-papiers-nous-serons-dans-la-rue-le-30-mai"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/050520/foyers-cra-sans-papiers-nous-serons-dans-la-rue-le-30-mai</span></a></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_4" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_4');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>4</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Collectif des Sans-Papiers du Nord</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_5" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_5');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>5</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><a href="https://www.lesutopiques.org/la-victoire-des-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-a-alfortville/"><span class="footnote_url_wrap">https://www.lesutopiques.org/la-victoire-des-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-a-alfortville/</span></a></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_6" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_6');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>6</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers</span></a></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5359_2_7" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5359_2('footnote_plugin_tooltip_5359_2_7');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>7</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Cortège du 17 octobre 2020 à Paris : <a href="https://youtu.be/O3qK-gzoiNY" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><span class="footnote_url_wrap">https://youtu.be/O3qK-gzoiNY</span></a></td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_5359_2() { jQuery('#footnote_references_container_5359_2').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_5359_2').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_5359_2() { jQuery('#footnote_references_container_5359_2').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_5359_2').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_5359_2() { if (jQuery('#footnote_references_container_5359_2').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_5359_2(); } else { footnote_collapse_reference_container_5359_2(); } } function footnote_moveToReference_5359_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_5359_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_5359_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_5359_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/la-longue-marche-des-sans-papiers-vers-la-liberte/">La longue marche des sans-papiers vers la liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>NousToutes35 : faire face massivement aux violences patriarcales en portant un féminisme pro-choix, c&#8217;est possible !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/noustoutes35-faire-face-massivement-aux-violences-patriarcales-en-portant-un-feminisme-pro-choix-cest-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 15:34:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Chaque année, le 25 novembre est la journée internationale de mobilisation pour l'élimination des violences faites aux femmes : féminicides, violences sexuelles et sexistes, humiliations… Nous Toutes est un cadre large lancé à Paris et <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/noustoutes35-faire-face-massivement-aux-violences-patriarcales-en-portant-un-feminisme-pro-choix-cest-possible/" title="NousToutes35 : faire face massivement aux violences patriarcales en portant un féminisme pro-choix, c&#8217;est possible !">[...]</a></div>
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<pre class="wp-block-preformatted"><em>Chaque année, le 25 novembre est la journée internationale de mobilisation pour l'élimination des violences faites aux femmes : féminicides, violences sexuelles et sexistes, humiliations… Nous Toutes est un cadre large lancé à Paris et qui s’est donné comme objectif d’organiser la marche de novembre 2018, à l’échelle du pays, dans le contexte de la libération de la parole de millions de femmes à travers le monde, notamment par le biais du hashtag #MeToo.</em></pre>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rejoindre Nous Toutes 35 : un pari</strong></h3>



<p>Né en septembre 2018 à Rennes pour lancer une mobilisation contre les violences patriarcales à Rennes et permettre au maximum de personnes de se rendre à Paris pour cette première marche nommée « Nous Toutes », le cadre a été relancé en septembre 2019. Cette année, avec plusieurs camarades de différents milieux politiques, nous nous sommes posées la question sur la manière de réussir la marche, qui tombait le samedi 23 novembre, et par la même occasion, de relancer le mouvement féministe rennais, alors que la situation politique voit les discours islamophobes se répandre sans filtre dans toutes les sphères de la société, autant à gauche qu&rsquo;à droite.&nbsp;</p>



<p>Nous avons choisi de nous y impliquer, pariant sur le fait que c’était le cadre large le plus prometteur vers lequel nombre de femmes éloignées du milieu militant classique allaient se tourner, du fait de la médiatisation du nom de ce collectif, notamment via les réseaux sociaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Devenir nombreuses</strong></h3>



<p>Ce pari s&rsquo;est avéré payant car dès le lancement de la première réunion d&rsquo;organisation du 23/11 nous étions déjà plus d&rsquo;une trentaine. Un élément a par ailleurs joué en notre faveur : le lancement d&rsquo;une série de collages contre les féminicides dans différentes villes de France. Cet appel, lancé à Rennes via instagram, a mobilisé une trentaine de futures colleuses dès la première réunion, dont une majeure partie militait jusqu&rsquo;alors uniquement sur internet. Grâce à cet outil, facile à mettre en œuvre, très percutant et valorisant, nous avons été en 3 mois plus d&rsquo;une soixantaine à participer à au moins un collage, dont une vingtaine assidues. Nous avons très vite appuyé pour que le lien soit fait entre les messages collés et la marche du 23/11, et une dizaine de colleuses ont rapidement rejoint l&rsquo;organisation de la manifestation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img data-dominant-color="3b372f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #3b372f;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/12/honorons-nos-mortes-luttons-vivantes.jpg" alt="" class="wp-image-3395 not-transparent" width="580" height="435"/><figcaption><em> Collage contre les féminicides, avec un appel à manifester le 23 novembre à Rennes</em></figcaption></figure>



<p>Ce contexte nous a donc permis de regrouper dans le cadre des réunions Nous Toutes, à la fois des militantes expérimentées et/ou faisant parties d&rsquo;organisations, mais aussi des personnes nouvellement impliquées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Défendre et diffuser un féminisme pro-choix</strong></h3>



<p>Lors des réunions, plutôt que de chercher à se donner des qualificatifs pour désigner ce que nous voulions <em>être</em> politiquement, nous avons proposé un certain nombres d&rsquo;actions et/ou prises de position : organisation d&rsquo;un rassemblement en soutien aux femmes de chambre de l&rsquo;hôtel Ibis des Batignoles (qui en sont actuellement à plus de 140 jours de grève), lien avec des réunions de femmes sans papiers, rédaction d&rsquo;un texte <a href="https://expansive.info/La-lutte-contre-l-islamophobie-est-aussi-une-lutte-feministe-Appel-de-Nous-1842" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="&quot;La lutte contre l'islamophobie est une lutte féministe&quot; (s’ouvre dans un nouvel onglet)">« La lutte contre l&rsquo;islamophobie est une lutte féministe »</a>, tractages devant les écoles primaires, les mosquées, à la fac, organisation d&rsquo;un covoiturage pour aller à la projection du film Soumaya (fiction indépendante à voir !), blocages de plusieurs séances du film « J&rsquo;accuse » de Polanski. Autant d&rsquo;occasions pour énoncer en actes ce que nous souhaitions faire de cette date du 23/11 : un espace politique voulant prendre en compte au maximum l&rsquo;ensemble des femmes dans le commun de notre oppression mais aussi dans nos spécificités, considérant les vécus différents et la nécessité de les rendre visibles ensemble.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le 23 novembre à Rennes : une manifestation féministe historique</strong></h3>



<p>De l&rsquo;avis de plusieurs militantes rennaises de longue date, issues d&rsquo;organisations politiques et syndicales, cette manifestation &#8211; qui a réunit 4 000 personnes &#8211; a été la plus belle et la plus réussie des manifestations féministes qu&rsquo;elles aient vécu dans cette ville. Et pour cause, en plus du nombre de participant·es, qui est évidemment un des principaux critères à prendre en compte, la teneur politique de cette manifestation a révélé une construction sérieuse et de terrain d&rsquo;une rare qualité. Cette qualité s&rsquo;est illustrée par le fait d&rsquo;être volontaristes tout en permettant le débat, intégrant à la dynamique des militantes d&rsquo;âge différents, des étudiantes, des travailleuses précaires (à temps partiels, aides soignantes, jeunes auto-entrepreneuses&#8230;), des femmes sans travail salarié &#8211; avec ou sans papiers, rodées aux réseaux sociaux, syndicalistes, mais surtout, une majorité de femmes qui n&rsquo;avaient jamais mis les pieds dans le militantisme. Les prises de parole étaient à l’image de ce que nous voulions rendre visible et appuyer. Femmes exilées &#8211; avec ou sans papiers  pour commencer, femmes musulmanes pour finir, et entre les deux femmes kurdes, témoignages de femmes détenues, victimes d’incestes, victimes de violences conjugales, rôle de la police et de la justice dans la perpétuation des violences.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Perspectives</strong></h3>



<p>A la fin de cette manifestation, nous avons appelé à participer à la manifestation du 5 décembre, étant donné que les pensions de retraite sont déjà plus faibles que celles des hommes du fait de carrières en pointillés pour congès parental, de salaires moindres, d&rsquo;arrêts de travail pour différentes raisons&#8230; Nous avons aussi appelé à participer à la marche Justice pour Babacar, le 7 décembre, porté par sa sœur Awa Gueye, et soutenue par des collectifs de personnes sans papiers.</p>



<p>L&rsquo;objectif est aujourd&rsquo;hui de construire une structure stable et la plus large possible pour permettre à un maximum de femmes qui subissent la sur-exploitation, le racisme, les violences sexistes et sexuelles&#8230; de s&rsquo;organiser et de se mettre en action pour un mouvement féministe populaire en vue du 8 mars!</p>



<h5 class="wp-block-heading">Kim et Solenn</h5>
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		<title>Labourer le terrain, semer les graines</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/labourer-le-terrain-semer-les-graines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 10:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">La deuxième édition de la Semaine Antiraciste du 20è s’est tenue à Paris du 21 au 29 septembre, avec plus d’une dizaine d’événements (débats, projections, tournoi de foot,…) organisés par les huit collectifs et associations&#160; <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/labourer-le-terrain-semer-les-graines/" title="Labourer le terrain, semer les graines">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La deuxième édition de la Semaine Antiraciste du 20è s’est tenue à Paris du 21 au 29 septembre, avec plus d’une dizaine d’événements (débats, projections, tournoi de foot,…) organisés par les huit collectifs et associations&nbsp; engagés dans l’Assemblée Antiraciste de l’arrondissement (Collectif des Sans Papier, Collectif Vingtième Solidaire avec tout.e.s les migrant.e.s, Ménilmontant Football Club 1871, COllectif Pour l’Avenir des Foyers…) Les militant.e.s d’A2C Paris 20 reviennent sur sa genèse pour en tirer le bilan politique.&nbsp;</p>



<p>L’idée d’une semaine antiraciste rassemblant les différents collectifs de lutte agissant sur les question antiracistes dans les quartiers populaires, mais en voie de gentrification, de notre arrondissement a pris corps il y a donc un peu plus d’un an.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’organisation autonome des sans-papiers source de dynamique</h3>



<p>Le contexte dans lequel s’enracine cette idée est celui d’une relance de la dynamique de lutte antiraciste, au niveau national comme localement. Ici, cela se traduit en particulier par la création d’un Collectif des Sans-Papiers Paris 20 (CSP20), qui a rapidement atteint plusieurs centaines de membres. Se réunissant hebdomadairement, traduisant les réunions en «&nbsp;l<em>angues locales</em>&nbsp;» (Soninké, Bambara, Peul,…) pour permettre la participation de tous (à l’époque le CSP était exclusivement masculin), ses membres ont pris en charge, avec le soutien des militant.e.s du Collectif Vingtième Solidaire, la mobilisation pour les manifestations antiracistes parisiennes comme le 16 mars 2018, le 18 décembre 2018, le 17 mars 2019. En assurant des tractages et des collages, des porte-à-porte dans les foyers de travailleurs immigrés, en proposant des départs collectifs, en organisant la participation collective des sans-papiers aux fronts de luttes locaux comme aux manifestations syndicales, le CSP a ancré la lutte antiracistes dans la réalité de l’arrondissement et est vite apparu comme un des espaces militants les plus dynamiques de celui ci.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="362e1c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #362e1c;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/illustration-article-semaine-AR3.jpg" alt="" class="wp-image-3041 not-transparent"/><figcaption>Cortège du CSP 20</figcaption></figure>



<p>Précisons que le CSP20 se crée dans le contexte de la lutte des foyers de travailleurs immigrés, que les bailleurs veulent transformer en résidences sociales, et notamment contre les travaux au foyer des Amandiers. C’est de la rencontre entre des habitants sans papiers des foyers et les militant.e.s venu.e.s en soutien que naît l’idée d’un collectif autonome pouvant compter sur le soutien du Collectif Vingtième Solidaire avec tout.e.s les migrant.e.s, crée en 2015, en soutien à l’occupation du lycée Jean Quarré, avec le but de soutenir et populariser les luttes des migrant.e.s sur l’arrondissement.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">De la lutte conte la loi «&nbsp;Asile &#8211; Immigration&nbsp;» à la première semaine antiraciste</h3>



<p>La lutte contre la loi «&nbsp;Asile &#8211; Immigration&nbsp;», qui, dans la droite ligne de toutes «&nbsp;<em>les loi, décrets et circulaires racistes, qu’ils soient de droite ou «&nbsp;socialistes&nbsp;»</em>,&nbsp;» durcit les conditions d’accueil et aggrave les conditions de survie des migrant.e.s sur le territoire, fut un moment particulièrement important dans l’affermissement des liens entre activistes sans papiers et personnes solidaires, mais aussi dans l’élargissement du soutien.&nbsp;</p>



<p>C’est à ce moment, et en particulier avec la double manifestation hommage à Clément Méric / Contre la loi Asile &#8211; Immigration partie de la Mairie du 20ème le 5 juin 2018 que l’idée d’une semaine Antiraciste, permettant aux différents collectifs de l’arrondissement de proposer des événements dans un cadre commun afin de se rencontrer et de militer ensemble a commencé à se concrétiser pour la mi-octobre.&nbsp;</p>



<p>Malgré une organisation reposant sur un petit noyau de personnes, la dynamique qui portait les différents collectifs, en particulier le CSP20, a permis que cette semaine soit une vraie réussite, notamment en termes de participation aux activités proposées (entre 50 et 100 personnes chaque soir), qui a culminé avec une déambulation à 150 dans les rues de l’arrondissement.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="967f6f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #967f6f;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/illustration-article-semaine-AR4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-3042 not-transparent" width="230" height="172"/></figure></div>



<p>C’est lors de l’assemblée de clôture de cette première semaine, sur proposition de camarades du CSP20, que fut adopté le principe d’une Assemblée Antiraciste mensuelle, ouvertes à tou.te.s afin de continuer à tisser les liens entre les différents collectifs et leur membres.&nbsp;</p>



<p>Cette Assemblée a pris en charge l’organisation d’un week end anti-raciste début mars dans le cadre de la mobilisation pour le 17 Mars 2019, lancé par la Marche des Solidarités. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Essoufflement des dynamiques, questionnements stratégiques</h3>



<p>Après ces premiers succès, qui ont permis à l’antiracisme de (re)devenir une réalité concrète dans les quartiers de l’arrondissement, continuer à travailler ensemble est apparu comme une évidence.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, bien que capable d’apporter, autant que faire se peut, des réponses collectives aux difficultés rencontrées, d’offrir la protection d’un collectif de lutte, et aussi d’avocats, le CSP 20 et les soutiens devaient réfléchir à comment gagner des papiers pour tou.te.s.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="98938d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #98938d;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/illustration-article-semaine-AR5-1024x614.jpg" alt="" class="wp-image-3043 not-transparent"/></figure>



<p>C’est ainsi que fut lancé, à la suite du succès de la manifestation du 18 décembre 2018, journée internationale des migrant.e.s, à laquelle appelait pour la première fois la confédération de la CGT, la campagne «&nbsp;<strong><em>Egaux, Egales, Personne n’est illégal</em></strong>&nbsp;» avec comme perspectives des grèves et des occupations pour gagner par la lutte la régularisation de tous les sans papiers.&nbsp;</p>



<p>Cette stratégie qui combine ancrages locaux, blocages économiques et actions d’occupation suppose une unité d’action qui n’a pu pour l’instant se mettre en œuvre, les décisions d’agir en solo prenant trop souvent le dessus.&nbsp;</p>



<p>Les actions médiatiques, sans relais sur les autres formes de luttes ont pu apparaître comme un substitut à certains. Les débats stratégiques se sont réduits à une opposition stérile entre construction locale et actions d’éclats et ont paralysé les collectifs, notamment le CSP20.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une seconde édition en demie teinte, mais porteuse d’espoir</h3>



<p>C’est dans ce contexte que la seconde édition de la semaine antiraciste du vingtième a été organisée. Son bilan peut sembler paradoxal. La surface militante s’est incontestablement élargie, aux collectifs parti prenant se sont agrégés d’autres participants, des plus «&nbsp;institutionnels&nbsp;», mais qui refusent toute subvention qui remettrait en cause leur principe d’accueil inconditionnel, comme l’association <em>Autre Monde </em>ou la<em> Fédération Sportive et Gymnique du Travail </em>(qui a rappelé lors de la soirée au Saint sauveur son acte de naissance antifasciste et son attachement à la solidarité internationale, de l’Espagne Républicaine d’alors à la Résistance Palestinienne d’aujourd’hui), aux plus «&nbsp;alternatifs&nbsp;» comme le collectif <em>Quartier Libre</em> et <em>Nogozon</em> ou la <em>Cantine des Pyrénées</em>. Ainsi, de débats en tournoi de foots, de projections en soirée festives, ce sont presque vingt événements, parfois en doublon sur une soirée qui ont été proposés. Et si la participation aux activités organisées par chacun des collectifs a été importante, certains événements, en particulier la déambulation du samedi ont pâti d’un manque de prise en charge collective.&nbsp;</p>



<p>Pour autant, au moment où le poison de la division et des querelles de clochers menacent la fragile reprise des luttes antiraciste de terrain, prouver que quand on se met ensemble pour construire localement porte ses fruits est déjà une victoire… qui en appelle bien d’autres.&nbsp; C’est ce que montre par exemple la réussite de la manifestation organisée par le CSP20, le jeudi suivant cette seconde édition, à la mairie de Gambetta pour exiger un rendez-vous et des réponses à ses revendications.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading">Les militant·e·s d&rsquo;A2C 20è</h5>
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		<title>La lutte contre les frontières et la création d’un syndicat de travailleur·ses sans papiers à Rennes</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/la-lutte-contre-les-frontieres-et-la-creation-dun-syndicat-de-travailleur%c2%b7ses-sans-papiers-a-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 10:16:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Rennes]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Éléments de situation à Rennes Le squat d’Estramadure a été réquisitionné le 14 octobre 2018 pour 80 personnes exilées, sans papiers ou en procédure. Cette aventure a pris fin le 3 août 2019. C’est l’une <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/la-lutte-contre-les-frontieres-et-la-creation-dun-syndicat-de-travailleur%c2%b7ses-sans-papiers-a-rennes/" title="La lutte contre les frontières et la création d’un syndicat de travailleur·ses sans papiers à Rennes">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Éléments de situation à Rennes</h3>



<p>Le squat d’Estramadure a été réquisitionné le 14 octobre 2018 pour 80 personnes exilées, sans papiers ou en procédure. Cette aventure a pris fin le 3 août 2019. C’est l’une des occupations les plus longues des dernières années, avec des assemblées chaque jeudi et de nombreux contacts.</p>



<p>Suite à l’expulsion de ce bâtiment appartenant au bailleur social de la Ville de Rennes, les habitant·es ont cherché de nouvelles options : maisons occupées, logements de « compatriotes », ou parc des Gayeulles. Dans ce parc au nord de Rennes s’est constitué un campement d’une vingtaine de tentes pour arriver à 360 personnes à la fin de l’été. En septembre, un contrôle de police a causé l’enfermement en CRA de 4 personnes : deux sont sorties, une a été expulsée, et le dernier, Ibrahim Condé, est toujours enfermé. Cela a poussé les habitant·es à fuir ce campement, pour trouver refuge dans un hangar. 250 personnes s’y trouvent, et l’insalubrité et les conditions de vie n’ont pas l’air d’émouvoir la mairie qui s’était pourtant engagée à ne laisser aucune famille avec enfants à la rue.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="737149" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #737149;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/camp_des_gayeulles-4453495-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-3168 not-transparent"/><figcaption><em>Au parc des Gayeulles à Rennes</em></figcaption></figure>



<p>Les 3 et 4 octobre, après des actions scandaleuses de la Préfecture et de la Mairie, 33 Géorgien·nes ont été arrêtées en Bretagne pour être expulsées de force par un vol Frontex. Il y aurait eu cette année des dizaines d’autres vols organisés par Frontex depuis la France. Deux personnes se sont ouvert les veines et n’ont pas été expulsées. Poussées au suicide pour ne pas retourner dans un pays qu’elles ont fui, voici une conséquence des politiques des frontières.</p>



<p>Depuis cette expulsion, l’inter-orga qui se réunit chaque lundi s’est renforcée, des assemblées de rue et un Comité anti-expulsions ont vu le jour. Par ailleurs, la police des frontières européennes Frontex recrute 700 agents, en plus des 1 500 actuels.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour des cadres permanents d’organisation</h3>



<p>En parallèle de ces batailles, des collectifs luttent pour obtenir des papiers, et créer des solidarités concrètes. Cet été, plusieurs des membres de l’ancien “Réseau Solidarité Exilé·es” se sont rendus au Transborder Summer Camp, un événement organisé par des réseaux allemands (Afrique-Europe Interact, Alarm Phone, Welcome 2 Europe…) qui a rassemblé 500 personnes d’Afrique et d’Europe en lutte pour la liberté de circulation et d’installation. Nous y avons rencontré le syndicat de vendeurs ambulants de Barcelone qui lutte entre autres contre le harcèlement policier, et qui s’était constitué à la suite de l’assassinat par la police d’un des leurs, Mor Sylla. C’est alors que deux membres de notre ancien collectif ont profité de la présence de nombreuses personnes sans papiers et de camarades soutiens de Rennes pour appeler à une réunion et proposer la création d’un nouveau cadre de travail, en prenant en compte la question de l’autonomie des personnes sans papiers dublinées et les difficultés de l’année passée liées à l’éparpillement dans des considérations plus liées aux urgences du quotidien qu’à l’organisation d’actions collectives publiques.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-full"><img data-dominant-color="7e7d83" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7e7d83;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/SyndicatSansPapiersRennes.jpg" alt="" class="wp-image-3160 not-transparent"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Le syndicat, un outil pour l’autonomie et “faire de la politique”</h3>



<p>Considérant que les personnes sans papiers sont aussi des travailleur·ses, et qu’elles travaillent dans différents secteurs informels ou sous alias, il semblait important d’axer les objectifs du collectif autour de la défense des camarades qui ont déjà accès au travail, et de trouver des activités rémunératrices complémentaires. C’est à ce moment que nous avons pensé au collectif de la Pâte Mobile, un collectif de boulangerie militante qui dispose d’un four à bois mobile. Après plusieurs réunions et discussions, nous avons décidé de vendre à prix libre du pain et des cookies, pour rassembler des fonds dont la majeure partie sera redistribuée entre les personnes dublinées sans revenus, et le reste (15%) financera le syndicat.</p>



<p>Grâce à cet argent et avec l’aide de Sud PTT, nous organisons une soirée de soutien aux travailleurs de Chronopost d’Alfortville en lutte depuis juin 2019 (voir bulletin n°8). Ce sera le premier événement du syndicat, où nous avons également invité des membres du Collectif des Sans Papiers du 20e arrondissement de Paris (CSP20). Nous discuterons des différents outils de lutte et des perspectives pour renforcer le rapport de force, les solidarités et la confiance nécessaire pour renverser le système des frontières, l’exploitation capitaliste et le racisme.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Solen et Arafan</h6>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/la-lutte-contre-les-frontieres-et-la-creation-dun-syndicat-de-travailleur%c2%b7ses-sans-papiers-a-rennes/">La lutte contre les frontières et la création d’un syndicat de travailleur·ses sans papiers à Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>La semaine antiraciste de Paris 20eme : une réussite !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/la-semaine-antiraciste-de-paris-20eme-une-reussite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Nov 2018 06:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Parce que nos forces étaient limitées, il nous fallait absolument trouver d’autres personnes susceptibles de rejoindre ces luttes antiracistes. Cet événement avait donc d’abord pour but d’inciter les habitant.e.s et les salarié.e.s à venir nous rencontrer, à échanger, et à s’organiser.</div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Impliqué.e.s dans le collectif 20eme Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, soutiens au collectif des sans-papiers et aux luttes des résidents des foyers du 20eme, nous faisions en juillet le constat que nous n’avions pas réussi à entraîner de larges secteurs du mouvement social dans la mobilisation contre la loi Asile/Immigration. Face aux conséquences prévisibles et dramatiques de cette loi, au développement des discours racistes et des agissements des fascistes, aux violences policières dans nos quartiers et à la casse organisée de la solidarité dans les foyers, nous avons décidé d’organiser une semaine antiraciste dans notre quartier. Parce que nos forces étaient limitées, il nous fallait absolument trouver d’autres personnes susceptibles de rejoindre ces luttes. Cet événement avait donc d’abord pour but d’inciter les habitant.e.s et les salarié.e.s à venir nous rencontrer, à échanger, et à s’organiser.<br />Cette semaine, nous l’avons d’abord pensé en collaboration avec les collectifs avec lesquels nous militons depuis des mois, à l’échelle de l’arrondissement et du cadre de la Marche des Solidarités : CSP20eme (Collectif des Sans Papiers), COPAF (Collectif pour l’Avenir des Foyers), Vies Volées (collectif dont fait partie Ramata Dieng, sœur de Lamine Dieng, un jeune du quartier tué en 2007 dans un fourgon de police). Nous l’avons envisagé également comme un événement ouvert à tous les réseaux qui avaient l’envie de s’impliquer pour donner de la visibilité à ces sujets, selon des modalités simples : chaque groupe est libre d’organiser l’événement qui lui paraît le plus approprié. C’est ainsi par exemple que le MFC (Menilmontant Football Club, Club de foot antifasciste) a organisé un tournoi de football solidaire, ou qu’un bar du quartier a proposé une projection/débat sur octobre 61. (Le programme complet était disponible par exemple <a href="https://www.facebook.com/events/1934050693555275/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>)<br />La semaine antiraciste vient de s’achever. Tous les soirs, les salles étaient remplies (entre 50 et 90 personnes), pour des projections/débat sur des sujets aussi divers qu’octobre 61, l’accueil des migrant.e.s et la nécessité de déconstruire les préjugés, une rencontre sur le difficile accès aux soins des migrant.e.s – organisée par le CSP20 avec un sociologue, des syndicalistes un médecin militant, la projection du film « Dire à Lamine » du Collectif Cases Rebelles en présence de Ramata Dieng et Assa Traore, un débat sur les luttes dans les foyers de travailleurs immigrés des années 70 à aujourd’hui, qui s’est tenu dans l’un des nombreux foyers du 20eme.<br />Samedi, le CSP20 avait proposé d’organiser une déambulation dans les rues passantes du quartier pour se faire connaître des habitant.e.s, et une fête le soir. Malgré le froid, environ 150 personnes y ont participé, réchauffés par l’animation conjointe du collectif et d’une fanfare, permettant la visibilité et la diffusion d’environ 3000 argumentaires aux passant.e.s (Voir par exemple cette petite <a href="https://www.youtube.com/watch?time_continue=111&amp;v=a7ncndguv54" target="_blank" rel="noopener noreferrer">vidéo </a>qui donne une idée de l’ambiance). Dimanche, le tournoi de foot solidaire a réuni une dizaine de collectifs du quartier.<br />Nous avons aujourd’hui de nombreuses questions sur la meilleure façon de développer un mouvement antiraciste à partir de ce potentiel (une centaine de personnes a laissé ses coordonnées pour la suite), et d’ores et déjà de nombreux projets à venir : une rencontre entre tous les résidents des foyers du quartier, des déambulations régulières dans le quartier, un calendrier de manifestations issu de la dernière assemblée de la Marche des Solidarités (notamment le 18 décembre et le 16 mars).<br />Bref, le type d’initiatives dont on sort épuisé.e.s, mais hyper motivé.e.s !</p>


<h5 class="wp-block-heading"> <strong><em>Vanina Giudicelli</em></strong> </h5>
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		<title>Le mouvement lyonnais de solidarité avec les migrantEs</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/le-mouvement-lyonnais-de-solidarite-avec-les-migrantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2018 11:52:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les choix politiques racistes, anti-migratoires et répressifs de la préfecture du Rhône, qui bafoue constamment le droit d'asile, et de la Métropole de Lyon présidée par LREM, qui développe l'externalisation de son service d'Aide sociale à l'enfance (décision initiale votée à l'unanimité, du PG au FN), ne permettent pas de mettre les moyens nécessaires à une politique d'accueil. Face à cette situation, il existe trois pôles de résistance militante dans l'agglomération lyonnaise.</div>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Ananda &#8211; </strong>paru dans la revue d&rsquo;octobre 2018 du NPA </em><br />
Les choix politiques racistes, anti-migratoires et répressifs de la préfecture du Rhône, qui bafoue constamment le droit d&rsquo;asile, et de la Métropole de Lyon présidée par LREM, qui développe l&rsquo;externalisation de son service d&rsquo;Aide sociale à l&rsquo;enfance (décision initiale votée à l&rsquo;unanimité, du PG au FN), ne permettent pas de mettre les moyens nécessaires à une politique d&rsquo;accueil. Face à cette situation, il existe trois pôles de résistance militante dans l&rsquo;agglomération lyonnaise.</p>
<p class="Standard"><b><i>Le réseau des squats</i></b></p>
<p class="Standard">La majorité de la jeunesse solidaire des exiléEs s&rsquo;investit dans l&rsquo;occupation de bâtiments vides. Il en existe une dizaine dans l&rsquo;agglomération, dont l&rsquo;Amphi Z qui abrite 200 exiléEs. Ces lieux sont propices à l&rsquo;auto-organisation. Au-delà de la gestion collective des aspects pratiques inhérents à la vie en commun, les demandeurEs d&rsquo;asile s&rsquo;organisent&nbsp;contre la préfecture et la Métropole, en animant rassemblements et manifestations sur leurs propres mots d&rsquo;ordre. Le plus récurrent est la non application de la procédure Dublin. La préfecture ayant en effet le pouvoir discrétionnaire de faire passer les demandes d&rsquo;asile de la procédure Dublin à la procédure normale, les dublinéEs, avec un ensemble de soutiens organisés, mettent régulièrement la pression sur l’État. Ce réseau d&rsquo;occupations est le plus exposé à la violence des forces de l&rsquo;ordre&nbsp;: les expulsions illégales de squats sur ordre de la Métropole sont permanentes et font parfois des blesséEs. Mais à chaque fermeture d&rsquo;un squat, les jeunes en ouvrent un autre. Il y a près de 25 000 logements vacants rien que dans la ville de Lyon&nbsp;: de quoi satisfaire largement les besoins primaires d&rsquo;accueil. Pourtant, la Métropole a fait voter un plan de télésurveillance de ses bâtiments vides (caméras de surveillance et alarmes) pour un montant de&#8230; 1,8 million d&rsquo;euros. Le gouvernement est sur le point de faire enregistrer la loi ELAN, dont l&rsquo;article 58 ter criminalise les occupantEs sans titre. La guerre est permanente contre ces mouvements d&rsquo;occupation qui, outre les questions d&rsquo;hébergement, étendent leurs actions à l&rsquo;aide aux inscriptions à l&rsquo;Université, contre les centres de rétention administrative, ou contre les expulsions en empêchant l&#8217;embarquement dans les avions. Des initiatives sont prises pour fédérer au niveau national l&rsquo;ensemble des lieux d&rsquo;occupation similaires.</p>
<p class="Standard"><b><i>Le collectif 69 de soutien aux réfugiéEs et migrantEs</i></b></p>
<p class="Standard">Créé en 2015, il regroupe une trentaine d&rsquo;organisations associatives, syndicales et politiques, ainsi qu&rsquo;un collectif issu de squats. Ce collectif unitaire permet de mutualiser les informations et de coordonner les actions entreprises en solidarité avec les exiléEs dans le Rhône. Il dénonce la politique générale de contrôle des flux migratoires, combat les lois racistes et liberticides des gouvernements Hollande puis Macron, dénonce la politique irresponsable de la Métropole quant à l&rsquo;hébergement et la (non)prise en charge des mineurEs isolés, organise réunions publiques, rassemblements et manifestations, et parvient à mettre en mouvement des syndiquéEs. Sa base politique est remarquable pour ce type de collectif&nbsp;large&nbsp;: refus du tri des immigréEs selon le pays d’origine ou les causes de leur exil, droit d&rsquo;asile sans restriction, abrogation des accords de Dublin, des papiers pour touTEs, abrogation de Frontex, abrogation des lois qui entravent la liberté de circulation et permettent de multiplier les expulsions, fermeture des centres de rétention administrative, des budgets consacrés à l&rsquo;accueil et non à la chasse aux migrantEs, liberté de circulation et d’installation, prise en charge par l&rsquo;Aide sociale à l&rsquo;enfance de touTEs les mineurEs isolés étrangers et scolarisation de touTEs, droit au travail et au logement pour touTEs. Ses initiatives sont particulièrement bien suivies, avec des réunions publiques de plus de 500 personnes, des manifestations à 1500 personnes. Si ce collectif entretient des liens étroits avec le réseau des squats, sa stabilité est régulièrement mise à l&rsquo;épreuve du fait de la tension de certaines associations vers l&rsquo;accompagnement de la Métropole. Davantage que le réseau des squats, il attache une importance cruciale à se tourner vers les travailleurEs.</p>
<p class="Standard"><b><i>Le réseau des associations plus ou moins institutionnelles</i></b></p>
<p class="Standard">C&rsquo;est sans aucun doute le pôle de résistance qui brasse le plus de monde, et le plus hétérogène. Sur une orientation humanitaire, les bonnes volontés s&rsquo;activent quotidiennement pour venir en aide matérielle aux exiléEs&nbsp;: mise en place de repas, d&rsquo;hébergement chez des personnes, soutien juridique, administratif, psychologique, sanitaire, etc. Un réseau impliquant des enseignantEs et des parents d&rsquo;élèves s&rsquo;active par exemple sur un nombre important d&rsquo;établissements scolaires de l&rsquo;agglomération pour répondre aux besoins d&rsquo;urgence des enfants sans toit. Les associations de quartiers se sont multipliées depuis 2015, témoignant d&rsquo;un réel souci de solidarité de la population. La plupart des associations ont pris part aux États Généraux des Migrations pour tenter d&rsquo;infléchir la loi asile-immigration. Si elles produisent un ensemble de documentations absolument cruciales pour se faire une idée précise de la situation, beaucoup de ces associations ont une phobie de l&rsquo;engagement politique qui les conduit à accepter le principe de la gestion des flux migratoires et les oriente vers des stratégies quelque peu éloignées des deux autres pôles&nbsp;: frilosité à mobiliser dans la rue, propension à espérer influencer les éluEs par pétitions ou lettres, revendications d&rsquo;accompagnement de la Métropole qui satisfont les intérêts macronistes par le développement du bénévolat au détriment de la création de postes de travailleurEs sociaux, etc. Ces énergies sont toutefois réelles et il ne tient qu&rsquo;à nous de les orienter sur le terrain de l&rsquo;opposition à toute politique de contrôle des flux migratoires, en massifiant les mobilisations de rue, sur fond d&rsquo;auto-organisation des exiléEs.</p>
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		<title>Sans-papiers régularisés : seule la lutte paye !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/sans-papiers-regularises-seule-la-lutte-paye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Mar 2018 14:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Une nouvelle fois, la détermination et l’unité des salariéEs sans-papiers ont eu raison de l’acharnement des chambres patronales, des préfectures, et du gouvernement. Les 160 travailleurEs franciliens partis en grève reconductible, avec piquets de grève, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/sans-papiers-regularises-seule-la-lutte-paye/" title="Sans-papiers régularisés : seule la lutte paye !">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="Pardfaut">Une nouvelle fois, la détermination et l’unité des salariéEs sans-papiers ont eu raison de l’acharnement des chambres patronales, des préfectures, et du gouvernement. Les 160 travailleurEs franciliens partis en grève reconductible, avec piquets de grève, le 12 février dernier, ont obtenu de leurs employeurs la délivrance du sacro-saint CERFA, indispensable à toute demande de régularisation. Il leur a également été notifié, par les préfectures, une assurance écrite de l’issue favorable à leurs demandes de régularisation.</p>
<p class="Pardfaut">En moins de six semaines, ce qui était prétendument impossible est devenu réalité&nbsp;! Une formidable leçon de combativité est donnée à tous ceux et toutes celles qui s’apprêtent à ne discuter que d’amendements au projet de loi «&nbsp;asile et immigration&nbsp;» qui doit être présenté au parlement en avril, sans en exiger le retrait pur et simple.</p>
<p class="Pardfaut">Certes, cette victoire ne réglera pas la situation administrative des dizaines de milliers d’autres sans-papiers qui, partout sur le territoire, sont surexploités et maltraités par des patrons qui profitent sans vergogne de la situation. Certes, le chemin est encore long pour que le mouvement social arrive à imposer la régularisation de tous les sans-papiers. Mais cette lutte, comme les nombreuses qui l’ont précédé tracent une voie&nbsp;: celle de la &nbsp;résistance et du combat pour de nouveaux droits. ParticipantEs actifs de leur lutte, organisés dans leurs syndicats (principalement à la CGT), décidant en AG quotidiennes de la suite du mouvement, et se coordonnant entre toutes les boites en lutte, les grévistes sans-papiers nous délivrent un message&nbsp;: ensemble, c’est possible. Ensemble nous pouvons battre ce gouvernement arrogant qui mise sur l’éparpillement des mobilisations, l’enlisement des conflits, et les règlements au «&nbsp;cas par cas&nbsp;».</p>
<p class="Pardfaut">Dans la mobilisation qui se construit contre la loi «&nbsp;asile-immigration&nbsp;», les collectifs de sans-papiers sont un élément clef d’unification de la lutte. Présents dans toutes les manifestations, ils explosent les catégories dans lesquelles le pouvoir voudrait les voir rentrer&nbsp;: migrantE, demandeurE d’asile, réfugiéE économique… Ils savent par expérience que les demandeurEs d’asiles ou réfugiéEs économiques d’aujourd’hui dont les sans-papiers de demain.</p>
<p class="Pardfaut">À leur côté, nous serons de nouveau dans la rue le 7 avril, pour le dire et le répéter :</p>
<p class="Pardfaut">On vit ici, on bosse ici, on reste ici&nbsp;! Régularisation de tous les sans-papiers&nbsp;! Macron, ta loi on n’en veut pas&nbsp;! Abrogation de toutes les lois racistes&nbsp;!</p>
<p class="Pardfaut"><strong><em>Alain Pojolat&nbsp;</em></strong></p>
<p>Article écrit pour&nbsp;<a href="https://npa2009.org/publications-npa/hebdo-semaine">l’Anticapitaliste</a></p>
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		<title>Faire reculer les fascistes, construire notre autonomie !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/faire-reculer-les-fascistes-construire-notre-autonomie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2018 18:35:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=3345</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">La montée de l&#8217;extrême-droite fasciste dans toute l&#8217;Europe prend une tournure extrêmement inquiétante. En Italie et en Autriche, des fascistes sont au gouvernement. Ailleurs, ils se tiennent en embuscade. En France, un parti fédère les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/faire-reculer-les-fascistes-construire-notre-autonomie/" title="Faire reculer les fascistes, construire notre autonomie !">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La montée de l&rsquo;extrême-droite fasciste dans toute l&rsquo;Europe prend une tournure extrêmement inquiétante. En Italie et en Autriche, des fascistes sont au gouvernement. Ailleurs, ils se tiennent en embuscade. En France, un parti fédère les fascistes depuis plus de 40 ans : le FN. Dans le sillage des politiques néolibérales et racistes et des succès électoraux des fascistes, l&rsquo;émergence de groupuscules criminels ultra-violents comme le « Bastion Social » représente un danger mortel pour notre classe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Fermer tous les locaux fascistes ! </h3>



<p>A Strasbourg, le 7 mai 2017, au soir du second tour des présidentielles, une vingtaine de fascistes issus du GUD attaquaient une manifestation « Ni Le Pen, Ni Macron » à coups de mortiers, de tasers et de bâtons. En l’espace de quelques mois, des locaux fascistes estampillés « Bastion social » (BS) ouvraient dans des villes comme Lyon, Strasbourg, Marseille, Chambéry, Aix-en-Provence et plus récemment Clermont-Ferrand. Partout où ils ont pu ouvrir, d’innombrables attaques racistes islamophobes, sexistes, homophobes et/ou visant des militant.es se sont multipliées. Si la stratégie des fascistes s’adapte à la période, il y a de quoi être inquietEs de retrouver les nazis ultra-violents du « GUD » (officiellement autodissout dans « BS ») repeints en sauveurs du peuple blanc avoir pignon sur rue, distribuer des tracts sur des marchés, devant des boîtes qui licencient pour prôner la préférence nationale et démarcher des commerçants pour organiser des récoltes alimentaires. Face à cette situation, la nécessité de construire un front antifasciste à la hauteur de la menace se pose concrètement et urgemment. Les fascistes doivent reculer, leurs locaux doivent fermer ! </p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne compter que sur notre mobilisation</h3>



<p>Dès le départ et jusqu’à aujourd’hui, le collectif strasbourgeois « Fermons l’Arcadia » a permis l’organisation de plusieurs manifestations, contre-rassemblements et d’événements culturels/festifs antifascistes, la médiatisation régionale et nationale de nos actions et des attaques des fascistes. Dans le quartier de l&rsquo;Esplanade, qui abrite le local fasciste, le collectif assure une présence régulière par des distributions de tracts, des collages, une intervention au sein du tissu associatif. Il est à l’origine d’une prise de position du centre socio-culturel, de commerçant.es, riverain. es, parents d’élèves. Après le lynchage d’un groupe d’étudiant.es sur le campus en plein mouvement contre la sélection, une manifestation spontanée de l’AG étudiante a permis de passer outre l’interdiction préfectorale de manifester dans le quartier, de les acculer derrière leur rideau et de leur envoyer un message clair : «on répondra chaque fois qu’on nous attaque !».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Politiser l&rsquo;anfifascisme </h3>



<p>Si la fermeture du local fasciste « Arcadia » est une urgence, les fascistes sont à combattre partout. Le 15 mars dernier, nous organisions l’exfiltration de l’ex-FN Philippot lors de la manifestation strasbourgeoise contre la hausse de la CSG. Début mars, nous contrecarrions les intentions policières pour manifester avec les kurdes conjointement contre la répression de l’État turc au Kurdistan et la fermeture des locaux fascistes. Au même moment, nous organisions un cycle de discussions-débats placé notamment sous le signe de la convergence des luttes antifascistes avec les luttes de l’antiracisme politique. Le 2 juin, date du passage de la loi Asile et Immigration au Sénat, alors que le groupe néonazi grec Aube Dorée était présent à Strasbourg, nous manifestions tant contre le racisme et en solidarité avec les migrant.es que contre le fascisme, l’un ouvrant la porte à l’autre. Car oui, la riposte antifasciste unitaire que nous construisons ne peut pas faire l’économie de l’analyse des conditions de possibilité d’une telle offensive partout en Europe. Parmi ces conditions de possibilité, l’existence d’un racisme d’État et de lois d’extrême-droite comme la loi Asile et Immigration corrélée à une offensive néolibérale sans précédent légitime malheureusement en amont l’implantation d’un local prônant la “préférence nationale”.  </p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rempart contre le fascisme, c&rsquo;est notre autonomie !</h3>



<p>En nous organisant contre l’apparition et le développement des fascistes, nous participons à (re)conquérir nos propres bastions sociaux et politiques. Pas un quartier où les fascistes apparaissent dans l’anonymat et l’indifférence, pas un centre socio-culturel muet face à leur présence, pas un marché où ils soient chez eux, pas un campus où ils font la loi, pas une manifestation antifasciste sans slogans antiracistes et internationalistes, pas d’apparition des fascistes dans les luttes sociales, voilà quelques-unes des boussoles qui doivent nous guider dans la construction d’un front uni contre le fascisme. À Strasbourg comme ailleurs, la lutte antifasciste est un enjeu central de l’unité de notre classe et de sa capacité présente et future de mener des luttes victorieuses. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Florian Klein</h5>
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		<item>
		<title>Quand les étudiants étrangers prennent d’assaut l’Europe forteresse</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/quand-les-etudiants-etrangers-prennent-dassaut-leurope-forteresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 09:32:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Et si Macron était pire que Sarkozy ? Choix au combien difficile, en revanche l’ancien président de la République semblait être le symbole du charter, de l’immigration choisie et de la politique raciste à jamais égalable. Pourtant <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/quand-les-etudiants-etrangers-prennent-dassaut-leurope-forteresse/" title="Quand les étudiants étrangers prennent d’assaut l’Europe forteresse">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Et si Macron était pire que Sarkozy ? Choix au combien difficile, en revanche l’ancien président de la République semblait être le symbole du charter, de l’immigration choisie et de la politique raciste à jamais égalable. Pourtant c’est chose faite, E. Macron annonçait au cours du 1er semestre de l’année 2018 « refonder entièrement notre droit d’asile ». En résumé ? Doubler à 90 jours la durée de la détention en Centre de Rétention Administratif (CRA), expulser plus que les 10% de migrants « dublinés » actuels (réfugiés qui ont laissé leurs empreintes dans un autre pays européen avant d’arriver en France), condamner pour délits de solidarité à tout va… Sarkozy prétendait vouloir une immigration choisie, en vidant les anciennes colonies françaises des étudiants les plus diplômés, depuis septembre 2017 aucune préfecture d’île de France ne délivre de régularisation sous le titre visa étudiant… Suite aux attentats en novembre 2015, il fallait attendre jusqu’au niveau master pour décrocher le saint-graal.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à ces blocages institutionnels auxquels ont dû faire face les étudiantEs sans papiers, la question de créer un rapport de force à travers une mobilisation s’est imposée. A l’initiative du Réseau Universitaire Sans Frontières (RUSF), depuis novembre 2017, toute une série de rassemblements (16 et 30 novembre, 30 décembre devant l’antenne de la préfecture à Cité Université, 1er décembre à Paris 8, etc.) et d’Assemblées générales ont émergé avec les concernéEs et leurs soutiens. Petit à petit par l’initiative de RUSF Paris 1, la mobilisation a pu s’étendre sur d’autres universités, permettant une convergence des luttes sur la région parisienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique assez positive. On peut voir une avancée qualitative des discussions tant sur les manières de massifier le mouvement tout en le rendant plus visible que sur l’auto-organisation effective des étudiantEs sans papiers. Lors de la dernière AG du 22 janvier, 11 universités (Paris 1, Paris 4, Paris 7, Paris 8, Paris 10, Paris 13, Inalco, Saint Quentin, Villetaneuse, Science Po, Paris Sud) étaient représentées avec une prise de contacts entre soutiens et concernéEs permettant l’organisation de l’activité sur ces facs de manière régulière et indépendante du calendrier de diffusion décidée lors des AG, mais aussi une volonté d’accroître leur propre auto-organisation à travers l’organisation de diffusions de tracts et d’interventions dans les amphis, salles de cours, dans la création de banderoles, chants, etc. pour rendre visible leur lutte mais également pour massifier le mouvement. De plus, avec l’intervention d’une étudiante sans papier, la possibilité d’organiser une AG non mixte d’étudiantEs étrangerEs et la possibilité d’établir par eux-mêmes leurs revendications c’est bien l’auto-organisation que nous construisons !</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, il y a toujours des difficultés à ce que le mouvement soit visible sur les universités parce que cette mobilisation se fait sans réel appui des autres organisations universitaires. Ainsi, la lutte contre le plan étudiant ne saurait se faire en oubliant les plus oppriméEs d’entre nous qui dans de nombreuses universités sont illégalement refuséEs à l’inscription ne pouvant fournir un titre de séjour en règle.</p>
<p style="text-align: justify;">Si cette mobilisation exemplaire nous donne à réfléchir sur comment agir en soutien aux sans papiers au sens large du terme, elle ne saurait inverser le rapport de force qu’en convergeant et en s’inscrivant dans un front large animé par l’ensemble de ces activistes que le gouvernement aimerait tant faire taire. La manifestation du 17 mars appelé par des collectifs de sans papiers, de migrants et de familles contre les violences policières est une perspective à défendre dans chacun de nos quartiers, de nos lieux de travail et de nos lieux d’étude.</p>


<h5 class="wp-block-heading"> Fatoumata &amp; Gaël </h5>
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		<title>Paris 18è : Manifestation de migrants On veut l’égalité !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/paris-18e-manifestation-de-migrants-on-veut-legalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Oct 2017 13:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage de lutte]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">C’est un rond-point pelé et glauque à 100 m de la porte de La Chapelle. Un entre-deux, après le périph et l’autoroute et avant l’animation des cafés, de la Poste et des commerces de Marx <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/paris-18e-manifestation-de-migrants-on-veut-legalite/" title="Paris 18è : Manifestation de migrants On veut l’égalité !">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">C’est un rond-point pelé et glauque à 100 m de la porte de La Chapelle. Un entre-deux, après le périph et l’autoroute et avant l’animation des cafés, de la Poste et des commerces de Marx Dormoy.</p>
<p style="text-align:justify;">Après la destruction des campements de Calais et de Stalingrad, des campements s’étaient formés sous le périph à porte de La Chapelle. Ceux-là aussi ont été évacués et la police s’emploie chaque nuit pour que les migrantEs ne puissent s’y réinstaller. Même les distributions de repas y sont interdites.</p>
<p style="text-align:justify;">Pendant un temps ils avaient pu se regrouper sur ce rond-point. Ironiquement c’est le lieu d’un chantier de la mairie où se construisent des milliers de m² de logements, bureaux et commerces. Pas pour les migrants bien sûr.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais désormais, ici aussi, la police empêche tout regroupement pour la nuit. C’est là pourtant que convergent plusieurs centaines de migrants, chaque jour, pour une distribution de petit-dej le matin et une distribution d’un repas le soir.</p>
<p style="text-align:justify;">Le reste du temps ils se dispersent et se cachent la nuit. Loin des yeux de la ville. Pour que le gouvernement et la mairie de Paris puissent prétendre qu’ils n’existent pas. Pour empêcher aussi que ne se créent les conditions collectives minimum pour pouvoir s’organiser. Mais facilitant ainsi toutes les embrouilles et les conflits. Justifiant le renforcement du contrôle policier sur tout le quartier.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est là qu’il y a quinze jours des soutiens ont discuté avec des migrants, francophones de Guinée, arabophones du Soudan, anglophones d’Erythrée et d’Ethiopie. Et aussi des Afghans. Exigeant l’anonymat, fuyant les caméras parce que là où ils venaient chercher asile ils n’ont obtenu que plus de peur encore.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors ils ont écrit, chacun dans leur langue, leurs demandes convergentes. Redisant dans un même élan qu’ils remercient ceux et celles qui leur apportent leur aide mais que ce qu’ils veulent n’est pas la charité. Et décidant que si c’est une question de droits et pas de charité alors ils se lèveront et manifesteront. Et que c’est aussi ainsi qu’ils reprendront de la dignité car celle-ci ne peut être donnée. Elle se gagne et elle se respecte.</p>
<p style="text-align:justify;">Ils étaient quelques dizaines au départ, qui ne se connaissaient pas mais se retrouvaient, là, sur ce rond-point, à l’occasion de l’unique distribution d’un repas, qui ont décidé qu’ils voulaient manifester. Nous étions quelques-unEs, du quartier, à avoir les liens et quelques ressources collectives pour imprimer des tracts, faire circuler l’info sur les réseaux sociaux. Ca a été relayé par les associations organisant les distributions à Porte de La Chapelle et rue de Flandres, par des collectifs du quartier et un collectif du 20è.</p>
<p style="text-align:justify;">Le temps que les tracts sortent, la plupart de ceux qui avaient décidé la manifestation n’étaient plus là. Ceux et celles qui font les distributions l’ont remarqué&nbsp;: il a suffi d’un projet d’action collective pour que plusieurs centaines soient envoyés vers des hébergements d’urgence&nbsp;!</p>
<p style="text-align:justify;">Tant mieux. Mais qu’importe. Parce que rien n’est réglé. Parce qu’on sait que la plupart seront remis à la rue. Parce qu’il y en a tant d’autres qui y sont toujours. Parce que ces efforts de la mairie et de la préfecture pour casser le moindre élan de combativité ne prouvent rien d’autre que leur monstrueux cynisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors la manifestation a eu lieu ce samedi 21 octobre. Partie à plusieurs centaines, avec des banderoles en arabe, en français, en pashto, en anglais aux cris toujours renouvelés de «&nbsp;Liberté, Hourriya, Azadi&nbsp;», «&nbsp;Solidarité&nbsp;», «&nbsp;No Dublin&nbsp;», «&nbsp;Des papiers, pas des policiers, des logements, pas des policiers&nbsp;». Malgré les conditions, malgré le manque de moyens, la manifestation a grossi jusqu’à atteindre le millier de manifestantEs parcourant La Chapelle, Barbès, Château-Rouge jusqu’à la mairie.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour dire à la mairie, celle de Paris et celle de l’arrondissement, qu’on n’est pas dupes. Que depuis maintenant deux ans la mairie de Paris fait le forcing au niveau international pour convaincre qu’elle a les moyens d’accueillir des centaines de milliers d’étrangers, notamment autour de Porte de La Chapelle… pour les prochains JO. Mais que la même mairie prétend qu’elle ne peut rien pour héberger quelques milliers de migrantEs et les mal-logéEs et sans-abris. Une mairie et un gouvernement qui «&nbsp;foutent le bordel&nbsp;» dans nos quartiers et saisissent tous les prétextes pour y développer le «&nbsp;harcèlement policier&nbsp;».</p>
<p style="text-align:justify;">Nous avons manifesté pour refaire de la rue un espace de vie, d’échanges, de circulation, de contestation et de solidarité. Pas un espace hostile pour dormir la nuit.</p>
<p style="text-align:justify;">Une manifestation ne suffira pas et les migrants sont toujours à la rue. Un peu plus sûrs cependant que ce qu’ils demandent n’est pas la charité mais leurs droits. Qu’ils ne sont pas seuls. Et nous un peu plus sûrEs que leur combat est un enjeu pour touTEs. Incontournable.</p>
<p><em><strong>Denis Godard, </strong>le 23 octobre 2017</em><br />
Article écrit pour&nbsp;<a href="https://npa2009.org/publications-npa/hebdo-semaine">l&rsquo;Anticapitaliste</a></p>
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