Faire reculer les fascistes, construire notre autonomie !

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Cet article a pour but de convaincre les militant.es engagé.es dans les luttes que nous avons un besoin urgent d’une politique antifasciste digne de ce nom, dans un contexte répressif inédit. À travers l’exemple de l’implantation du Bastion social à Strasbourg, il cherche à esquisser ce qu’en pourraient être les principaux axes, notamment l’autonomie et la radicalité.
La progression de l’extrême-droite fasciste dans toute l’Europe prend une tournure extrêmement inquiétante. De la crise historique du capitalisme en ce premier quart du 21ème siècle à l’émergence et au développement de partis néofascistes partout en Europe comme l’Aube Dorée grecque, le Jobbik hongrois ou l’AfD allemand, les périls sont immenses pour notre classe et tou.tes les opprimé.es. Les résistances portent elles aussi un potentiel immense comme à Budapest où 100 000 personnes défilaient contre la réélection de Viktor Orban le 14 avril dernier. En France, un parti organise massivement les fascistes depuis plus de 40 ans : le FN. En mai 2017, si le vecteur de l’antifascisme a pu être mis en avant pour empêcher le désastre d’un FN au pouvoir, il serait totalement erroné de considérer que le péril fasciste a été écarté. Comment notre classe pourrait-elle en effet avoir repoussé massivement l’hypothèse fasciste alors qu’aucune lutte politique sérieuse n’a été élaborée pour renvoyer les fascistes dans les égouts de l’histoire. Force est de constater que le FN n’a pas subi de contre-coup électoral après le mouvement contre la loi Travail de 2016 qui l’avait pourtant mis au second plan, pour un temps seulement. De même la séquence de mobilisation que nous connaissons actuellement, notamment du côté de la jeunesse lycéenne et étudiante, voit cette dernière confrontée à un phénomène hautement symptomatique, la (re)constitution de milices fascistes et leur passage à l’acte violent. La crise profonde des institutions bourgeoises aidant, l’extrême-droite dans son ensemble trouve en France un terrain d’expérimentation inédit où elle jongle parfois conjointement entre actions violentes clandestines (ratonnades, attaque de mouvements sociaux, attaques de cortèges…) et légalisme de façade. Que ce soit par les attaques de nos AG, de nos actions d’occupation, l’implantation de locaux fascistes dans nos quartiers, les attaques de réfugié.es, ou plus récemment en s’improvisant garde-frontières au col de l’Echelle, l’extrême-droite entend mettre à profit la scandaleuse confiance en elle qu’elle a pu développer ces dernières années. Confortée par les résultats historiques du FN, se sentant le vent en poupe après chaque attentat, tirant profit du racisme structurel présent en France pour flatter l’identité blanche raciste et instrumentalisant la crise du capitalisme pour stigmatiser, diviser et attaquer les exploité.es et les opprimé.es, l’extrême-droite fasciste constitue plus que jamais un danger mortel.
S’il ne fallait citer qu’un seul nom d’un groupuscule français fasciste ultra-violent, ce serait probablement le GUD qui nous viendrait immédiatement à l’esprit.. Revendiqué syndicat étudiant nationaliste, véritable milice armée, ce groupuscule entretenant des liens ténus avec le FN est connu pour ses attaques physiques contre nos grèves étudiantes. Le 16 mars 2018, une dizaine de ces nervis pénétraient dans l’enceinte du LAP armés de barres de fer, agressant lycéen.es et professeurs en jetant des projectiles. Le lieu de l’attaque n’est pas anodin : le LAP est réputé pour contenir un certains nombre de lycéen.es et de profs engagé.es à gauche et pour certain.es dans des mouvements antifascistes. Ils ont pu être repoussés grâce à la solidarité et la vigilance des lycéen.es. Quelques jours plus tard, le 22 mars avait lieu l’attaque de la fac de droit de Montpellier, organisée par Philippe Pétel, directeur d’UFR qui a organisé un commando cagoulé et armé, dans lequel on retrouvait des professeurs et des chargés de TD qui ont tabassé leurs propres étudiant.es. Grâce à la mobilisation, aux témoignages et aux vidéos de la scène, le doyen Pétel a été poussé à la démission très rapidement. Si cette démission a été rendue possible, c’est que les autorités ont vite compris qu’il serait dévastateur d’apparaître comme complices de cette attaque inédite et choquante. Preuve que malgré la dégradation du rapport de force, le vecteur de l’antifascisme reste déterminant dans la période. D’autant que l’attaque a finalement provoqué un mouvement d’indignation et de solidarité nationale avec les attaqué.es et un sursaut de la mobilisation étudiante à Montpellier avec des AG massives les jours suivants et jusqu’à présent. Des AG dans lesquels on se met à voter des motions antifascistes. C’est-à-dire tout l’inverse de ce qu’escomptaient Pétel et ses sbires. Ils n’auront réussi qu’à susciter massivement contre eux la colère et le rejet. Que des petits caporaux d’un État protofasciste comme le doyen Pétel puissent s’improviser chefaillons de milices contre des étudiant.es mobilisé.es doit cependant nous alerter sur l’ampleur de l’offensive réactionnaire et raciste à l’oeuvre dans la période.
Le 26 mars, Génération identitaire, un autre groupuscule néofasciste notoire, tentait le « déblocage » de la fac de Lille 2, là encore sans succès. On peut lire dans le communiqué des camarades de l’AFA NP2C qu’ »une vingtaine de fascistes équipés de bâtons et matraques était escortée par un camion de police et des agents en uniforme quand elle a attaqué les militants sur place ». Heureusement repoussés par les étudiant.es mobilisé.es, les fachos étaient dégagés, là encore escortés par une police bien accommodante et manifestement complice. Génération identitaire s’était notamment fait connaître l’été dernier en organisant une sinistre « frégate anti-migrants » en Méditerranée, qui avait heureusement tourné court assez rapidement notamment après la désertion massive de leur propre équipage et la mobilisation des pêcheurs tunisiens du port de Zarsis (Médenine) qui avaient refusé de ravitailler le bateau. Ne reculant devant aucune ignominie, ce même groupe organisait encore le 21 avril 2018, le blocage du col de l’Echelle à la frontière franco-italienne, pour refouler les exilé.es qui empruntent ce passage pour passer la frontière. Là encore, en toute impunité face à une police impassible. Mais la meilleure des réponses a été donnée par les antifascistes italiens qui ont décidé d’organiser le lendemain une traversée solidaire avec les migrant.es et qui ont forcé un barrage de gendarmerie à la frontière pour permettre le passage de 400 personnes, migrant.es et soutiens antifascistes. Parmi les trop nombreuses manifestations de l’offensive fasciste, on compte encore la tentative manquée de déblocage de la fac occupée de Tolbiac à Paris, au soir du vendredi 6 avril, les attaques de centres d’accueil pour réfugié.es à Nantes, les attaques de migrant.es à Calais, le local de la CNT mis à sac à Lyon dans la nuit du 30 mars, une liste exhaustive serait malheureusement trop longue à dresser ici.

Afin d’esquisser une des formes que pourrait prendre un mouvement antifasciste aujourd’hui, nous prendrons l’exemple d’une lutte contre l’implantation d’un local fasciste dans un quartier ouvrier et étudiant à Strasbourg. Nous pensons qu’il s’agit d’un exemple intéressant dans la mesure où il s’affronte à un mode d’implantation inédit dans une ville comme Strasbourg où l’extrême-droite fasciste est traditionnellement marginale. La création récente de Bastion social et son développement actuel indique que les fascistes, qui hier encore rasaient les murs dans notre ville, se sentent aujourd’hui suffisamment hégémoniques pour pouvoir apparaître au grand jour. À travers son local associatif nommé « Arcadia » et tenu en toute légalité (ou presque), Bastion Social (BS) souhaite apparaître comme un mélange d’identité nationale raciste, d’action sociale et d’autonomie, en mettant particulièrement en avant de « venir en aide » aux sans-abris « de race blanche et de souche européenne (sic) ». Un corpus méthodologique inspiré d’autres mouvements néofascistes européens et notamment Casapound en Italie qui expérimente cette méthode depuis le début de années 2000 (s’est notamment fait connaître par l’ouverture de « squats identitaires », la charité aux sans-abris blancs ou l’instrumentalisation de l’aide aux sinistré.es du tremblement de terre dans les Abruzzes en 2008). Casapound essaime aujourd’hui un peu partout en Europe et inspire assez largement la fachosphère française, de BS  à Alain Soral en passant par Génération identitaire.
Actuellement présent dans un certain nombre de villes françaises, Aix-en Provence, Marseille, Chambéry, Lyon et Strasbourg, BS ouvre aujourd’hui régulièrement de nouveaux locaux. À Strasbourg, parmi les militants connus de BS, on retrouve Lionel Denis un ancien candidat FN aux municipales strasbourgeoises de 2014. Les élus locaux FN leur apportent régulièrement leur soutien comme le sénateur Stéphane Ravier ou le député européen Jean-François Jalkh. Si la stratégie des fascistes s’adapte à la période, il y a de quoi être inquiets de retrouver les nervis ultra-violents du GUD (officiellement auto-dissout dans BS) repeints en sauveurs du peuple blanc de France avoir pignon sur rue, distribuer des tracts nationalistes et racistes sur les marchés, devant des boîtes qui licencient et discriminer les sans-abris en toute impunité. Mais loin de rompre avec les méthodes de violence physique du GUD historique, les nouveaux gudards de BS affichent au contraire une confiance en eux inédite sur la ville. Plus que par de très rares maraudes, le groupe s’est surtout fait connaître par de nombreuses attaques. Parmi les plus marquantes : l’attaque armée d’une manifestation au soir du 7 mai 2017 (que des relaxes à l’issue de la procédure judiciaire), une attaque raciste à 15 sur 1 sur un jeune du quartier le soir de l’inauguration le 9 décembre 2017 (Thomas Beauffet, soutien public de Marine le Pen et trésorier de l’association condamné à du ferme), l’agression d’un chauffeur de tram au mois de janvier (audience à venir) et mercredi 28 mars 2018, un véritable lynchage de nuit sur le campus par une quinzaine de nervis sur des étudiant.es et un lycéen (2 dirigeants de BS formellement reconnus). À ce jour, la préfecture de Strasbourg et le ministère de l’Intérieur de Gérard Collomb continuent de tolérer l’existence de cette base arrière pour l’organisation d’attaques contre la population, mettant encore plus en danger celles et ceux déjà surexposé.es aux violences de rue. Gérard Collomb porte par ailleurs une responsabilité politique directe, lui qui comme maire de Lyon, a laissé pendant des années les milices fascistes agir impunément, notamment dans le vieux-Lyon.
Face à cette situation, la nécessité de construire une riposte antifasciste à la hauteur de la menace se pose concrètement et urgemment. Si des acteurs institutionnels ont pu réagir formellement à cette occupation de notre ville par les fascistes, à l’image du conseil municipal strasbourgeois votant à l’unanimité (à l’exception des élus FN qui ont boycotté le vote) une motion anti-BS ou le réveil tardif du député LREM, ils l’ont fait à la suite et sous la pression des évènements et de la mobilisation antifasciste, notamment du collectif « Fermons l’Arcadia ». Ce collectif, né de la nécessité de trouver un cadre pour s’organiser contre l’ouverture du local, est à la fois un regroupement plutôt large d’organisations politique, associative et syndicale et un outil nouveau et radical pour l’intervention antifasciste sur la ville. Dès le départ et jusqu’à aujourd’hui, il a permis l’organisation de manifestations et d’évènements culturels/festifs antifascistes, la médiatisation régionale et nationale de nos actions et des violences des fascistes. Sur le quartier Esplanade, qui abrite le local fasciste, le collectif est à l’origine d’une prise de position du centre socio-culturel local, de l’interpellation et de la prise de position des commerçant.es riverain.es. Il a également pu prendre des contacts avec le voisinage immédiat et assure une présence régulière sur le marché du quartier, tient un site et une page Facebook « Fermons l’Arcadia », produit des stickers pour recoller les fachos, des affiches etc. Mais c’est la jeunesse mobilisée qui a donné la plus belle des réponses suite à l’attaque de nos camarades sur le campus le 28 mars, en manifestant en cortège spontané jusque devant le local fasciste, au 29 rue Vauban, malgré l’interdiction préfectorale, déterminée à ne pas laisser cette attaque impunie, forçant les occupants à baisser le rideau et à se barricader à l’intérieur. Cette réaction est d’autant plus salutaire que jamais encore nous n’avions pu manifester ni dans la rue ni dans le quartier. En effet, la préfecture a écarté ces deux possibilités à trois reprises, allant jusqu’à indiquer que nous serions tenus responsables des troubles éventuels dans le cas contraire. Dans ce contexte, cette manifestation sauvage au message très clair sur nos intentions si une telle attaque venait à se reproduire montre que la jeunesse, et plus particulièrement les étudiant.es et lycéen.es mobilisé.es contre la sélection, ne se laisseront pas attaquer sans réagir, que ce soit face à la violence des fascistes, de la police, aux mensonges de la présidence de l’université ou au gouvernement qui veut mettre la jeunesse au pas.
Mais au-delà de la nécessité de nous réapproprier politiquement l’espace universitaire et urbain menacé par la présence des fascistes, la riposte antifasciste unitaire que nous construisons ne peut pas faire l’économie de l’analyse des conditions de possibilité d’une telle offensive partout en France et en Europe. Parmi ces conditions de possibilité, l’existence d’un racisme d’État mortifère et meurtrier corrélé à une offensive néolibérale et antidémocratique sans précédent renforce sensiblement les fascistes. Si la dénonciation de “la haine” par le député LREM Thierry Michels et son interpellation de la représentante du ministre Collomb pour demander la dissolution du Bastion Social fait momentanément de lui un relais institutionnel (tout à fait impuissant par ailleurs) de nos luttes, nous n’oublions pas qu’il a voté et votera la loi asile et immigration qui va rendre la vie des sans-papiers tout simplement impossible en France, la casse du code du travail, la privatisation de la SNCF, la sélection à l’université, les interventions militaires impérialistes, et qu’à ce titre il porte une responsabilité politique directe dans les conditions de constitution et d’implantation de tels groupes dans nos rues. De même la municipalité strasbourgeoise majoritairement PS-LREM et le maire Roland Ries lui-même qui ont interpellé le préfet pour demander la fermeture administrative du local au nom de la lutte antifasciste, antiraciste et pour les droits démocratiques, sont par ailleurs responsables du traitement raciste et du harcèlement administratif imposé aux populations Rroms et aux familles de réfugié.es de la ville. Dans ces conditions, il est bien difficile, même pour les fractions les moins réactionnaires de la bourgeoisie libérale, d’apparaître comme un rempart (sérieux) au fascisme. L’approfondissement de la crise d’hégémonie des classes dominantes crève donc les yeux lorsque les cadres militants historiquement liés à la social-démocratie en déclin se retrouvent en extrême minorité voire totalement inexistants dans le renouveau de la lutte antifasciste que connaît la ville. Cette mise hors d’état de lutter contre le fascisme de toute une base sociale et politique qui continue néanmoins de se vivre comme antifasciste, dévoile la crise avancée des institutions bourgeoises et de ses représentants. Il est bien difficile de passer des paroles aux actes politiques concrets lorsque le gouvernement lui-même mène aujourd’hui une politique raciste, antidémocratique et antisociale. Qu’elles proviennent des fractions libérales ou réactionnaires de la bourgeoisie, les réactions vont de la condamnation de principe du fascisme jusqu’à la banalisation la plus complète de la violence fasciste. Le président de l’université de Strasbourg, le réactionnaire Michel Deneken n’a-t-il pas lui-même utilisé l’expression d’un “jeu de rôle dangereux” pour évoquer conjointement la réforme de l’université avec occupation du Palais universitaire, l’attaque fasciste sur le campus et la riposte antifasciste des étudiant.es ?
Face à la dépolitisation des luttes antifascistes, trop longtemps limitées à une indignation morale contre « la haine », certes nécessaire, mais insuffisante dans une période où les fascistes pensent avoir marqué des points décisifs dans la « bataille des idées », la (re)construction d’un front social et politique antifasciste apparaît comme une nécessité. De ce fait, l’activité antifasciste est à mener partout et tout le temps, dans toutes les luttes, pour ne pas leur laisser un pouce de terrain. Le 15 mars dernier, nous participions à l’exfiltration de l’ex-FN Florian Philippot lors de la manifestation strasbourgeoise contre la hausse de la CSG. Début mars, nous contrecarrions les intentions policières et manifestions conjointement avec les militant.es kurdes (dont les organisations comptent parmi les signataires du collectif) pour la fermeture de l’Arcadia et l’arrêt de la répression de l’État turc au Kurdistan, qu’ils dénoncent eux-mêmes comme une violence fasciste d’État. Au même moment, nous organisions un cycle de conférences placées notamment sous le signe de la convergence des luttes antifascistes avec les luttes de l’antiracisme politique. Nous faisons actuellement tourner un appel international faisant le lien entre les conditions d’émergence et de maintien de BS et le racisme d’État en France, et nous nous efforçons de façon générale d’impulser des dynamiques de lutte antiraciste et de soutien aux réfugié.es à l’intérieur de la lutte pour la fermeture de l’Arcadia, à travers notamment de l’intervention du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici 67. Enfin, nous organisons actuellement une journée de mobilisation nationale contre l’implantation de BS et plus largement des locaux fascistes dans nos quartiers, qui devrait avoir lieu le 26 mai prochain.
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Si la fermeture du local fasciste « Arcadia » est une nécessité de salubrité publique et de sûreté de nos rues, la lutte antifasciste ne sera pas remportée pour autant. Par notre lutte, nous participons à (re)conquérir nos propres bastions sociaux et politiques. Pas un quartier où les fascistes apparaissent dans l’anonymat et l’indifférence, pas un centre socio-culturel muet face à leur présence, pas un marché où ils soient chez eux, pas un campus où ils font la loi, pas une manifestation antifasciste sans slogans antiracistes et internationalistes, pas d’apparition politique fasciste dans les luttes sociales, voilà quelques unes des boussoles qui doivent nous guider dans la construction d’une lutte antifasciste conséquente. Débarrasser le campus de la présence des fascistes c’est renforcer les possibilités pour les étudiant.es de s’organiser sans se faire attaquer et donc de permettre la participation active du plus grand nombre. L’assemblée générale étudiante strasbourgeoise votait d’ailleurs le lundi 16 avril une motion demandant la fermeture de l’ « Arcadia », un exemple à suivre partout.
Lorsqu’iels se mettent en mouvement, les exploité.es et les opprimé.es se voient aujourd’hui contraint.es de s’affronter à la fois à la répression administrative et policière et aux attaques des fascistes. Si nous souhaitons répondre aux exigences de la période, c’est-à-dire nous organiser selon des formes qui permettent l’expression de la radicalité du plus grand nombre dans un contexte répressif inédit, alors nous devons prendre la question de la lutte antifasciste à la hauteur de l’urgence qu’elle constitue aujourd’hui. Il en va de notre cohésion et de notre crédibilité auprès de tout.es les opprimé.es.
Flo et Adrien