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	<title>Archives des Violences policières - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des Violences policières - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Manifestations antiracistes et antifascistes du 14 mars : Une opportunité pour construire un front antiraciste ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hammad]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:46:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Entretien avec Mathieu, militant d’A2C à Paris impliqué dans la Marche des Solidarités, et Wass, militante d’A2C à Marseille impliquée dans la lutte contre l’islamophobie. Iels organisent la manifestation du 14 mars, contre le racisme, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/manifestations-antiracistes-et-antifascistes-du-14-mars-une-opportunite-pour-construire-un-front-antiraciste/" title="Manifestations antiracistes et antifascistes du 14 mars : Une opportunité pour construire un front antiraciste ?">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Entretien avec Mathieu, militant d’A2C à Paris impliqué dans la Marche des Solidarités, et Wass, militante d’A2C à Marseille impliquée dans la lutte contre l’islamophobie. Iels organisent la manifestation du 14 mars, contre le racisme, le fascisme, contre l’islamophobie et les violences d’État.</em></p>



<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-background-color has-background" style="font-size:11px;text-transform:uppercase"><strong>Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026</strong></p>



<p><strong>Quelles sont les forces liées aux fronts antiracistes impliquées dans la construction de la date du 14 mars contre le racisme et le fascisme ?</strong><br><strong>Mathieu :</strong> En région parisienne, la mobilisation s’organise surtout autour de deux cadres : la Marche des Solidarités (autour des collectifs de sans-papiers) et le réseau d’entraide Vérité et Justice (les familles de victimes de violences policières).<br>Ce qui est notable par rapport à ces dernières années, c’est le développement de collectifs antiracistes et antifascistes de quartier : dans le 20e arrondissement, le 12e, mais aussi à Fontenay ou à Clichy. Une section de la Marche des Solidarités s’est même montée à Clichy.<br>Il y a aussi un front que l’on pense déterminant dans la période : la lutte contre l’islamophobie. Pour l’instant, on voit moins ces collectifs participer à la préparation de la mobilisation. Ce sont souvent des collectifs davantage présents dans la production de tribunes ou de prises de parole publiques que dans l’organisation militante sur le terrain.</p>



<p><strong>Pourquoi selon toi c’est central d’essayer de faire converger ces fronts : sans-papiers,&nbsp;lutte contre l’islamophobie et violences policières </strong>?</p>



<p><strong>Mathieu :</strong> Parce que cela correspond à la manière dont le racisme est développé par la classe dirigeante dans notre société. Quand on regarde les discours et les lois depuis vingt ans, on voit bien quelles sont les cibles centrales.<br>Depuis des années, les gouvernements s’attaquent aux musulman&rsquo;es : interdiction du voile dans certains espaces, interdiction de l’abaya, fermetures de mosquées ou d’associations, assimilation permanente à une menace pour la société.<br>Dans le même temps, ils s’attaquent aux migrants et migrantes et, en réalité, à l’ensemble des immigré&rsquo;es. La séquence autour de la loi Darmanin en est un exemple flagrant : la classe dirigeante a voulu faire entrer dans la tête de tout le monde que les immigrés seraient des délinquants ou des violeurs.<br>Le racisme ne touche pas que les migrant·es ou les musulman&rsquo;es. Mais il y a des priorités : il faut se défendre là où les attaques sont les plus fortes. Et notamment la violence ultime de l’État sur les personnes musulmanes, ou perçues comme telles, immigrées, sans papiers, ou perçues comme telles, c’est de les tuer par la police. Ça a été le cas&nbsp;d’El Hacen, travailleur immigré et musulman.</p>



<p><strong>Qu’est-ce que serait aujourd’hui un front antiraciste à la hauteur ?</strong><br><strong>Mathieu :</strong> Ce qui serait à la hauteur, c’est que partout où des personnes s’organisent aujourd’hui politiquement, elles s’organisent aussi contre le racisme. Que dans les réunions militantes, on discute aussi de comment empêcher les fachos de s’implanter dans nos quartiers, comment donner confiance aux personnes immigrées, avec ou sans papiers, de s’auto-organiser, comment soutenir les collègues sans papiers qui se battent pour obtenir ou renouveler leurs titres de séjour.<br>C’est vraiment une question de nombre et d’implantation. Il ne s’agit pas seulement d’unir les organisations antiracistes, mais de faire en sorte que cette lutte existe partout.</p>



<p><strong>Depuis ton expérience de la préparation du 14 mars, quels sont les blocages à cette convergence ?</strong><br><strong>Mathieu : </strong>Le problème dépasse largement les collectifs eux-mêmes. Il y a dans la gauche et dans le milieu militant une tendance très forte à séparer les luttes. Comme si parler de racisme ne signifiait pas forcément parler d’islamophobie ou de solidarité avec les migrant·es. Que l’un invisibilisait l’autre.<br>Le fait qu’il n’existe pas aujourd’hui un mouvement antiraciste de masse renforce cette tendance. Sur certaines questions, il n’y a pas suffisamment de forces organisées. Cela produit parfois une forme de sectarisme, où se lier à d’autres est perçu comme un risque d’invisibilisation plutôt que comme un renforcement.<br>Au fond, beaucoup de gens ne pensent pas qu’un mouvement de masse soit possible. Donc, on se fixe des objectifs plus petits, autour de mots d’ordre très restreints.</p>



<p><strong>Wass :</strong> Il existe aujourd’hui des collectifs antiracistes bien réels, avec des stratégies et des trajectoires parfois différentes. Je partage le constat de Mathieu sur la fragmentation des collectifs, mais je pense qu’il faut aussi interroger les raisons politiques plus profondes qui nous ont conduits à cette situation.<br>Si la convergence est si difficile aujourd’hui, c’est aussi parce que les grands partis de la gauche institutionnelle et ses bases ont trahi ces combats. En cherchant à s’intégrer aux logiques d’État, ils ont souvent relégué les luttes antiracistes au second plan, voire les ont neutralisées. Le mouvement antiraciste qui lutte contre l’islamophobie a par exemple essayé de se battre de l’intérieur, dans des partis politiques institutionnels, pour défendre la solidarité avec la Palestine et les luttes antiracistes, ce qui est un énorme saut qualitatif.<br>Mais il manque encore des espaces réels de discussion stratégique, de confrontation politique, où puissent se construire un front unitaire dans la rue, dans nos lieux de travail, nos lieux d’études… Ce blocage est le symptôme à la fois des trahisons politiques et du racisme qui continue à traverser notre propre camp.<br>Or, pour dépasser ces impasses, nous devons renouer avec la tradition d’auto-organisation de notre classe : c’est-à-dire la capacité de notre classe dans toutes les luttes qu’elle porte à se rassembler, débattre et agir. L’auto-organisation permet de reconstruire la confiance, d’unifier les luttes sur des bases concrètes et de faire émerger une direction issue directement du terrain, connectée à la réalité de nos quartiers, de nos lieux de travail et de nos combats.<br>Historiquement, le racisme a souvent affaibli et fait perdre le mouvement ouvrier. On peut penser à la grève de Talbot : au lieu d’une lutte unitaire pour tous les emplois, le patronat et l’État ont joué sur le racisme pour isoler les travailleurs immigrés, les traiter d’« intégristes chiites », faire circuler des slogans comme « bougnoules au four » ou « les Arabes, les Noirs à la Seine ».<br>Tout ça révèle un fondement du capitalisme : le racisme, qui a servi à justifier l’esclavage, le colonialisme, et aujourd’hui encore, qui organise la hiérarchie sociale du travail.<br>Cette instrumentalisation raciste a brisé la solidarité de classe et permis aux patrons d’imposer leurs licenciements. À chaque fois que le racisme entre dans notre camp, c’est tout notre camp social qui recule.&nbsp;<br>La préparation du 14 mars doit justement être l’occasion de tirer les leçons de ces divisions : construire une unité réelle, ancrée dans la reconnaissance du racisme comme question centrale de notre camp, non comme un sujet secondaire. C’est en affrontant ensemble ces contradictions, dans la rue comme dans nos organisations, que nous pourrons donner corps à un mouvement antiraciste de masse, capable de faire reculer à la fois le racisme et le pouvoir qui l’alimente.</p>



<p><strong>Comment répondre à la crainte d’invisibilisation et défendre l’unité ?</strong><br><strong>Wass : </strong>À Marseille, on a argumenté pour que la lutte contre l’islamophobie soit davantage mise en avant dans l’appel et dans l’affiche. Ça montre qu’il y a des blocages de départ, mais qu’ils peuvent bouger quand on met les choses franchement sur la table.<br>Si plus de personnes portent ces luttes, elles deviennent plus visibles, pas moins. C’est lorsqu’on combattra tous et toutes le racisme dans toutes les formes où il se manifeste qu’on pourra commencer à construire un front commun réel.</p>



<p><strong>Mathieu : </strong>La question qui devrait être centrale dans nos cadres d’organisation est trop souvent absente : quelle stratégie pour gagner ?<br>On discute beaucoup de la manière de se distinguer, de parler à nos propres cercles militants, plutôt que de se demander ce qui peut réellement faire avancer nos luttes.<br>Pour les collectifs de sans-papiers ou de mineurs isolés, l’objectif est concret : obtenir des régularisations, la reconnaissance de leurs droits, l’égalité. La question est donc comment faire en sorte que tout le monde se la pose et discute ensemble de ce qu’il faudrait construire pour y parvenir.<br>Et malgré tout, on sent que c’est possible. Dès qu’on va sur un marché, qu’on colle des affiches dans un quartier ou qu’on appelle à une manifestation, on rencontre beaucoup d’échos positifs. C’est ce qui donne confiance.</p>



<p><strong>Anouk :</strong> Aussi, comme tu l’as dis, à la Marche des Solidarités, on voit aussi se développer de nouveaux collectifs de quartier qui renforcent cette activité militante à la base. Les dates du 18 décembre et du 14 mars ne règlent pas tout. Les attaques racistes et fascistes ne se limitent pas à ces deux dates : elles sont quotidiennes. Mais ces dates servent d’appui pour accélérer le processus de construction à la base.&nbsp;<br>Et si on renforce les collectifs antiracistes locaux et les liens avec les syndicalistes, on peut ouvrir des perspectives plus larges pour la mobilisation et ouvrir les conditions d’une grève comme à Minneapolis contre le racisme.</p>



<p>Propos recueillis par Anouk (Marseille)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au fil du mouvement – Vérité et Justice pour Nahel, rassemblement du 19 novembre 2023</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/au-fil-du-mouvement-verite-et-justice-pour-nahel-rassemblement-du-19-novembre-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 10:16:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le 15 novembre 2023, le policier qui a tué par balle Nahel, jeune nanterrien de 17 ans, en pleine ville a été libéré. L’émotion qui avait saisi la ville s’était propagé suite au décès dans <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/au-fil-du-mouvement-verite-et-justice-pour-nahel-rassemblement-du-19-novembre-2023/" title="Au fil du mouvement – Vérité et Justice pour Nahel, rassemblement du 19 novembre 2023">[...]</a></div>
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<p class="has-drop-cap">Le 15 novembre 2023, le policier qui a tué par balle Nahel, jeune nanterrien de 17 ans, en pleine ville a été libéré. L’émotion qui avait saisi la ville s’était propagé suite au décès dans des quartiers populaires dans toute la France, et même au-delà des frontières. La lenteur de la procédure de cette libération aux airs de provocation et d’énième prélude au blanchiment des violences policières n’a en rien entamé la rage et la soif de justice de la jeunesse de Nanterre et des alentours. Dimanche 19 novembre s’est tenue à Nanterre un rassemblement militant pour protester contre cette libération malgré les vidéos accablantes, contre le racisme et contre les violences policières. Organisé par le comité justice pour Nahel et par la coordination des comités pour la défense des quartiers populaires, ce rassemblement a permis de donner la parole à la mère et aux amis de Nahel, mais aussi à des collectifs de victimes de violences policières, des partis politiques et des militants anti racistes.</p>



<p>Ce fut ainsi environ 600 personnes qui se sont rassemblées à sa mémoire dans une démarche de protestation politique. Les personnes présentes sont pour la majorité d’entre eux jeunes, habitants les quartiers populaires de la ville et racisés. Le rassemblement est auto-organisé&nbsp;: ce sont les jeunes des quartiers qui font le «&nbsp;service d’ordre&nbsp;». Ainsi s’est formé un rassemblement organisé par et pour les premiers concernés&nbsp;: la catégorie de notre classe visée par l’appareil répressif de l’État. L’ambiance était combative&nbsp;: les slogans pour exigeant justice pour Nahel et toutes les victimes fusent.</p>



<p>Une fois le rassemblement terminé, une partie non négligeable se prépare à l’affrontement avec la police. Des jeunes s’attroupent pour protester de façon plus virulente et radicale. Mais la contestation, isolée, s’éteint rapidement. Selon les médias présents, aucune arrestation ne fut à déplorer.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Adrien de Nanterre</h5>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center"><em>Pour lire ce que nous avons publié récemment à propos de la police et de la lutte contre les violences policières :</em></h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BHu2mFzvvx"><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/nahel-sans-justice-pas-de-paix/">Nahel, sans justice pas de paix</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nahel, sans justice pas de paix » &#8212; A2C - Autonomie de classe" src="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/nahel-sans-justice-pas-de-paix/embed/#?secret=8ngnZ1DZHy#?secret=BHu2mFzvvx" data-secret="BHu2mFzvvx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DNaLGe4QB3"><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/actions/qui-seme-linjustice-recolte-la-revolte/">Qui sème l&rsquo;injustice récolte la révolte</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui sème l&rsquo;injustice récolte la révolte » &#8212; A2C - Autonomie de classe" src="https://www.autonomiedeclasse.org/actions/qui-seme-linjustice-recolte-la-revolte/embed/#?secret=KFfbupeGL3#?secret=DNaLGe4QB3" data-secret="DNaLGe4QB3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YdxlAh4v5b"><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/crise-politique/les-emeutes-sont-legitimes-solidarite-avec-les-revoltees/">Les émeutes sont légitimes ! Solidarité avec les révolté·es ! </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les émeutes sont légitimes ! Solidarité avec les révolté·es !  » &#8212; A2C - Autonomie de classe" src="https://www.autonomiedeclasse.org/crise-politique/les-emeutes-sont-legitimes-solidarite-avec-les-revoltees/embed/#?secret=txrqUy9618#?secret=YdxlAh4v5b" data-secret="YdxlAh4v5b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9RMEJSG1aw"><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/la-police-sautonomise-t-elle-de-letat/">La police s’autonomise-t-elle de l’État ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La police s’autonomise-t-elle de l’État ? » &#8212; A2C - Autonomie de classe" src="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/la-police-sautonomise-t-elle-de-letat/embed/#?secret=oAKZVPtbXa#?secret=9RMEJSG1aw" data-secret="9RMEJSG1aw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bZWI5GFjgQ"><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/dans-un-contexte-politique-et-social-eruptif-une-rentree-des-luttes-sans-concession/">Dans un contexte politique et social éruptif, une rentrée des luttes sans concession !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans un contexte politique et social éruptif, une rentrée des luttes sans concession ! » &#8212; A2C - Autonomie de classe" src="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/dans-un-contexte-politique-et-social-eruptif-une-rentree-des-luttes-sans-concession/embed/#?secret=CpytUADzK9#?secret=bZWI5GFjgQ" data-secret="bZWI5GFjgQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"></div>
</div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/au-fil-du-mouvement-verite-et-justice-pour-nahel-rassemblement-du-19-novembre-2023/">Au fil du mouvement – Vérité et Justice pour Nahel, rassemblement du 19 novembre 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nahel, sans justice pas de paix</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/nahel-sans-justice-pas-de-paix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Aude]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 07:32:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marche des solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Nahel]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=7744</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Publié initialement dans le Club de Mediapart. Voici le texte du mail envoyé par les deux représentants de la Marche des Solidarités aux réunions qui se sont tenues avec des syndicats, des associations, collectifs et <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/nahel-sans-justice-pas-de-paix/" title="Nahel, sans justice pas de paix">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/nahel-sans-justice-pas-de-paix/">Nahel, sans justice pas de paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-style:normal;font-weight:600"><em>Publié initialement dans <a href="https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/050723/nahel-sans-justice-pas-de-paix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Club de Mediapart</a></em>.</p>



<p style="font-style:normal;font-weight:600">Voici le texte du mail envoyé par les deux représentants de la Marche des Solidarités aux réunions qui se sont tenues avec des syndicats, des associations, collectifs et organisations politiques :</p>



<p style="font-style:normal;font-weight:600"></p>



<p>A toutes et tous,<br>Face au racisme et aux violences policières, pour exiger justice pour Nahel, comme pour les autres victimes de crimes policiers, pour exprimer la solidarité avec la jeunesse révoltée de nos quartiers, il y a besoin de la riposte la plus large possible.<br>La Marche des Solidarités appellera donc à toutes les initiatives qui iront dans ce sens et souhaite continuer à participer au cadre permettant de les discuter et de les organiser.</p>



<p>La Marche des Solidarités s’associe donc à l’appel aux dates du 8 juillet comme elle fera pour le 15 juillet.<br>Par ailleurs nous invitons toutes les organisations, signataires ou non, à participer le 14 juillet prochain au défilé internationaliste et antiraciste qui sera ouvert par les tirailleurs et tirailleuses d’hier et d’aujourd’hui et les collectifs de sans-papiers. (Nation 14H00)</p>



<p>Mais la Marche des Solidarités ne signe pas le texte unitaire actuel pour les raisons suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em><strong>Nous refusons la phrase « l’escalade des violences est une impasse et doit cesser » qui met dos à dos la violence d’État et la révolte des quartiers. Ce qui doit cesser c’est la violence d’État.</strong></em></li>



<li><em><strong>Nous pensons que l’absence dans ce texte de l&rsquo;exigence d’abandon du projet de loi raciste et sécuritaire de Darmanin est une erreur. La politique raciste du gouvernement, argumentée à partir de l’équation immigrés = délinquants, est celle qui tue aux frontières comme dans nos quartiers. Elle nourrit tous les délires racistes et sécuritaires et légitime les violences policières.</strong></em></li>



<li><em><strong>Nous regrettons l’absence d’exigence de relaxe et de libération immédiate de tou.tes les jeunes arrêté.e.s.</strong></em></li>



<li><em><strong>Nous regrettons l’absence d’un appel à l’unité de toutes les organisations et collectifs pour s’opposer aux ratonnades de plus en plus fréquentes organisées dans les rues de nos villes par de véritables milices fascistes.</strong></em></li>
</ul>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-left">Anzoumane Sissoko et Mathieu Pastor** pour les collectifs de la Marche des Solidarités</h6>



<p><em>** Anzoumane Sissoko est un militant historique des luttes de sans-papiers et Mathieu Pastor est un membre d’A2C</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/nahel-sans-justice-pas-de-paix/">Nahel, sans justice pas de paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>Qui sème l&#8217;injustice récolte la révolte</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/qui-seme-linjustice-recolte-la-revolte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Aude]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 07:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Nahel]]></category>
		<category><![CDATA[retour d&#039;experience]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Au fil du mouvement, mis à jour le 07.07 NANTERRE Retour sur le début de la mobilisation à Nanterre par un camarade habitant sur place Mardi 27 juin 2023, entre 8h et 9h en plein <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/qui-seme-linjustice-recolte-la-revolte/" title="Qui sème l&#8217;injustice récolte la révolte">[...]</a></div>
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<p style="font-style:normal;font-weight:600"><em>Au fil du mouvement, mis à jour le 07.07</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" style="font-style:normal;font-weight:600">NANTERRE</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Retour sur le début de la mobilisation à Nanterre par un camarade habitant sur place </h3>



<p>Mardi 27 juin 2023, entre 8h et 9h en plein cœur de Nanterre, dans une banlieue parisienne populaire. Un contrôle policier vire au drame lorsqu’un policier tue un jeune conducteur de 17 ans qui tentait de fuir un policier qui le braquait d’une arme tout en le menaçant de mort. L’émotion est générale et se propage dans tout Nanterre mais aussi dans d’autres banlieues et grandes villes françaises. Le soir, en début de soirée, la tension est palpable : des policiers, pour certains armés de LBD, prennent position dans toute la ville en attente d’un soulèvement. Les parents de jeunes enfants sentent que la nuit sera longue et mouvementée. Certains comprennent la colère et l’approuvent, tous rentrent chez eux avec leurs enfants pour qu’ils ne traînent pas la nuit au milieu des affrontements. Il est 22h30, la révolte commence à Nanterre, mais pas que.</p>



<p>Dès lors que l’heure du dîner sonne à sa fin, la jeunesse sort de ses immeubles pour laisser s’exprimer sa colère. Des affrontements éclatent dans plusieurs endroits dans Nanterre. Dans la cité Pablo Picasso qui a la réputation d’être difficile, une bataille de positions commence à l’intérieur même de la cité. Des voitures brûlent, des barricades improvisées sont dressées sur les routes puis incendiées, limitant ainsi la logistique des voitures de police. A l’intérieur de la cité, la BAC tente d&rsquo;interpeller les émeutiers. Une bataille entre émeutiers jetant des pierres, des feux d’artifice et des mortiers sur la police et utilisant l’environnement de la cité à leur avantage d’un côté et de l’autre la police ayant recours à des charges, des grenades et du gaz lacrymogène. Il fait nuit, la cité est lugubre et mal éclairée, les policiers habillés en noirs peuvent surgir de tous les côtés pour piéger les révoltés. L’affrontement se déplace alors sur l’avenue Pablo Picasso, plus spacieuse, mieux éclairée et surtout offrant une visibilité et une prévisibilité des charges policières. Des barricades incendiées sont dressées, des voitures sont brûlées. Les révoltés sont essentiellement des jeunes de quartiers populaires mais également quelques militants révolutionnaires. Cependant, ces derniers ne viennent pas avec leurs drapeaux ou quelques éléments permettant de les identifier tel quel. Ils viennent individuellement, parfois contre la volonté de leurs appareils. Les affrontements se poursuivent jusqu’à 3-4h à Nanterre mais pas qu’à Nanterre.</p>



<p>Nanterre n’est pas la seule ville mobilisée la nuit contre ça. Le premier soir, des révoltes sous la même forme se sont produites à Suresnes, Gennevilliers, Colombes, Asnières, Villeneuve, Clichy, Courbevoie, Mantes-la-Jolie, Mureaux, Montfermeil, Vitry, Argenteuil, Hem, Bordeaux, Colmar, Marseilles et Paris. Les soirs suivants, les révoltes se poursuivent la nuit mais également le jour. A Nanterre, une marche blanche organisée jeudi 29 juin a regroupé plus de 20 000 personnes. La dynamique est lancée et à présent la répression ne parvient pas à éteindre la mèche allumée. La marche fut réprimée avec du gaz lacrymogène ce qui a conduit à des affrontements en pleine journée au cœur de Nanterre. Le soir, d’autres villes ont rejoint la révolte et elle se propage dans tout le pays. Cela va jusqu&rsquo;à dépasser les frontières françaises : en Belgique ou en Allemagne, on se révolte contre le racisme et les violences policières. Le gouvernement français déploie des unités d’élite inadaptées au maintien de l’ordre : BRI, GIGN, RAID&#8230; Si cela témoigne d’une intensification de la répression, cela témoigne aussi d’une incapacité à faire cesser la révolte. Les unités conçues pour cela ne suffisent plus et il faut trouver d’autres services de répression qui ne sont pas prévues pour cela.</p>



<p>Face à cette situation, la gauche oscille entre appel au calme et exigence de justice. Certains ont le courage de refuser explicitement d&rsquo;appeler au calme, préférant appeler à la justice. Côté syndical, la CGT a demandé que justice soit faite sur cette affaire. Côté révolutionnaire, des militants essaient de discuter avec les jeunes des quartiers populaires en bas de leurs tours afin de créer du lien.</p>



<p>Cet article est écrit alors que la mobilisation est encore en cours.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right">Adrien, Nanterre&nbsp;</h6>



<h2 class="wp-block-heading">TOULOUSE</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Retour du rassemblement du mercredi 5 juillet</h3>



<p>Rassemblement appelé par la LDH et plusieurs organisations politiques et syndicales. On n’était pas très nombreux.se.s, entre 700 et 1000 maximum. Prises des paroles très institutionnelles avec quelques demandes plus radicales. Les concepts de racisme systémique et racisme d&rsquo;État ont été utilisés par certaines organisations politiques. L’ambiance parmi les présent·es était de tristesse face aux derniers événements, mais un peu de sidération et de sentiment d’impuissance exprimés par certaines personnes. Très peu de participation des personnes ou des associations des quartiers dit populaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Du côté de l&rsquo;assemblée Toulouse VS Darmanin, qui s&rsquo;est le mardi 04 juillet</h3>



<p id="block-d70b0224-6605-403c-80a6-8929f4f5e2af">Ça faisait un moment que l’AG ne se réunissait pas. Très active pendant les mobilisations autour de la réforme de retraites en faisant le travail de lier les questions du travail et de la répression avec les propositions des lois Darmanin et l’opération Wuambushu en Mayotte, avec des réunions publiques, points fixes pendant les manif, opération des tractages et collages.</p>



<p>Avec la fin du mouvement contre la réforme et le report du vote sur les lois Darmanin, l’AG avait réduit énormément le nombre des réunions et des participant.e.s.</p>



<p>Suite au meurtre du jeune Nahel par la police, quelques militant.e.s on décide d’appeler à une AG pour essayer de nous organiser pour des nouvelles mobilisations. Même avec le travail d’envoyer des messages aux camarades, nous avons réussi à rassembler seulement 11 personnes. Nous avons pris la décision de participer aux prochains rassemblements et manifs, mais nous avons constaté que nous ne sommes pas assez fort·es pour essayer de lancer un mouvement plus large et faire le lien avec les lois anti-immigration et la répression aux frontières et aux personnes migrantes.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right">Dani., Toulouse</h6>
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		<title>[Réunion débat] Quelles leçons tirer du mouvement Black Lives Matter ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/discussions-formations-a2c/reunion-debat-quelles-lecons-tirer-du-mouvement-black-lives-matter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 14:26:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discussions débats formations]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Lancé en 2013 par plusieurs militantes antiracistes en réponse au meurtre de Trayvon Martin, le mouvement Black Lives Matter va permettre à des millions de personnes de s’engager activement contre le racisme et les violences <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/discussions-formations-a2c/reunion-debat-quelles-lecons-tirer-du-mouvement-black-lives-matter/" title="[Réunion débat] Quelles leçons tirer du mouvement Black Lives Matter ?">[...]</a></div>
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<p>Lancé en 2013 par plusieurs militantes antiracistes en réponse au meurtre de Trayvon Martin, le mouvement Black Lives Matter va permettre à des millions de personnes de s’engager activement contre le racisme et les violences policières d’abord aux Etats-Unis puis dans le monde entier en 2020 en réaction à la mort de George Floyd. Cette année-là, on estime que 26 millions de personnes ont participé aux mobilisations aux Etats-Unis ! C’est le plus grand mouvement de l’histoire du pays…</p>



<p>A Nanterre, le 27 juin au matin, un policier a assassiné de sang froid Nahel, un jeune homme de 17 ans, pour un défaut de permis. Ce terrible événement n’a malheureusement rien d’exceptionnel dans un État policier raciste. En France, le rythme de ces exécutions s’est accéléré depuis l’article de loi Cazeneuve de 2017 qui élargit la légitime défense jusqu’au port d’armes et constitue un réel permis de tuer. Depuis 2022, il y a eu 14 meurtres à la suite de refus d’obtempérer, 14 vies volées dans l’indifférence la plus totale de la majeure partie de la classe politique de droite comme de gauche, parce qu’ils étaient noirs et arabes. La police tue. Mais cette fois, il est impossible de détourner le regard.<br>La colère explose et la France est en feu. Depuis 7 jours, la jeunesse des quartiers populaires se soulève à Paris, Lyon, Cayenne, Rennes, Marseille, Montpellier, Toulouse…</p>



<p>L’expérience de luttes similaires qui ont été menées contre le racisme systémique de la police peuvent nous être utiles pour aujourd’hui. Comment le mouvement Black Lives Matter a-t-il réussi à construire un mouvement d’une telle ampleur ? Qu’a-t-il permis d’obtenir ?</p>



<p>Venez participer à cette discussion qui sera introduite par un militant A2C qui a participé aux mobilisations Black Lives Matter en 2020 à New York pour revenir ensemble sur ce mouvement historique et échanger sur notre implication à toutes et tous dans la révolte actuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Vendredi 7 juillet à 19h</h2>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">3 place des Grès 75020, M° Alexandre Dumas</h3>
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		<title>Les émeutes sont légitimes ! Solidarité avec les révolté·es ! </title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/les-emeutes-sont-legitimes-solidarite-avec-les-revoltees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 21:13:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Banlieues]]></category>
		<category><![CDATA[Émeutes]]></category>
		<category><![CDATA[Fascistes]]></category>
		<category><![CDATA[Nahel]]></category>
		<category><![CDATA[Nanterre]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le mardi 27 juin au matin, un policier a assassiné de sang froid Nahel, un jeune homme de 17 ans, pour un défaut de permis. Ce terrible événement n’a malheureusement rien d’exceptionnel dans un État <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/les-emeutes-sont-legitimes-solidarite-avec-les-revoltees/" title="Les émeutes sont légitimes ! Solidarité avec les révolté·es ! ">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le mardi 27 juin au matin, un policier a assassiné de sang froid Nahel, un jeune homme de 17 ans, pour un défaut de permis. Ce terrible événement n’a malheureusement rien d’exceptionnel dans un État policier raciste. En France, le rythme de ces exécutions s’est accéléré depuis l’article de loi Cazeneuve de 2017 qui élargit la légitime défense jusqu’au port d&rsquo;armes et constitue un réel permis de tuer. Depuis 2022, il y a eu 14 meurtres suite à des refus d’obtempérer, 14 vies volées dans l’indifférence la plus totale de la majeure partie de la classe politique de droite comme de gauche, parce qu’ils étaient noirs et arabes. La police tue. Mais cette fois, il est impossible de détourner le regard. La colère explose et la France est en feu. Depuis 7 jours, la jeunesse des quartiers populaires se soulève à Paris, Lyon, Cayenne, Rennes, Marseille, Montpellier, Toulouse… </p>



<p>Ce mouvement arrive après 5 mois de lutte intense contre la réforme des retraites et plus généralement pour la hausse des salaires face à l’inflation et contre Macron. Cette séquence de lutte a mis une large partie de notre classe en mouvement. Nous avons discuté sur les piquets de grève, en assemblées, en manifestations. Face à nos patrons, au gouvernement et à la répression, nous avons fait classe. Dans les manifestations contre la réforme des retraites étaient présent·es des cortèges de sans-papiers, attaqué·es par la Loi immigration dite loi Darmanin. Étaient présent·es les travailleur·euses des quartiers populaires qui avaient passé le confinement au travail pendant que la bourgeoisie se protégeait dans des résidences secondaires. La loi Darmanin et la réforme des retraites sont sorties au même moment et nous avons argumenté partout où il était possible de le faire dans le mouvement pour une solidarité de classe antiraciste. Ne pas se positionner clairement contre cette attaque, c&rsquo;est laisser la possibilité au gouvernement de nous diviser à travers le racisme et aux fascistes de gangrener le mouvement. Aucune complaisance pour le racisme et les violences policières, en France ou aux frontières. Aujourd’hui, alors que le gouvernement Macron aux abois annonçait 100 jours d’apaisement, il est réduit à instaurer des couvre-feux et à envoyer le GIGN, la BRI, le RAID comme rempart de son pouvoir car depuis 6 jours la jeunesse des quartiers populaires se soulève contre le racisme. Elle se sert dans les magasins, reprend ce qui lui est dû, elle brûle les symboles de l’État raciste.&nbsp;</p>



<p>Les habitant·es des quartiers populaires n’ont pas attendu le mouvement des retraites pour faire tomber le mythe de la police. Une génération après Zyed et Bouna, la mémoire du mouvement <em>Black lives matter</em> et des manifestations pour Adama reste fraîche. C’est bien la colère face au racisme meurtrier qui s’exprime ici. Mais l&rsquo;état de crise dans lequel le mouvement contre la réforme des retraites a mis Macron ouvre la possibilité d’une victoire. Là où le gouvernement fera tout pour isoler ce mouvement antiraciste et toute possibilité de pont avec la lutte contre la réforme des retraites, nous devons construire ce lien. Dans tous les cadres d’auto-organisation construits contre la réforme des retraites nous devons exprimer une solidarité à la base, claire et inconditionnelle à celles et ceux qui luttent dans la rue pour Nahel. La direction du mouvement est portée par celles et ceux qui subissent de plein fouet les violences racistes, qu’elles soient policières, administratives, ou économiques et se soulèvent depuis maintenant 6 jours. Soutenir activement les révolté·es pour Nahel n’est pas simplement un geste de solidarité morale. Il est vital de le faire car c’est toute notre classe qui est attaquée quand la même police qui brutalisait les grévistes pour les faire retourner au travail assassine un enfant, quand l’État envoie la BRI sur quelqu’un qui s’est servi dans un magasin, quand il interdit toute forme de rassemblement.&nbsp;</p>



<p><strong>Si nous ne faisons pas le pont entre ces deux séquences, qui le fera ? </strong></p>



<p>Le fascisme s’appuie sur la misère créée par les capitalistes, oui, mais croire qu’il suffit de lutter contre les capitalistes et de renforcer notre classe uniquement sur des bases économiques pour éloigner le danger fasciste est une illusion. Il n’y a rien de mécanique entre la mise en mouvement de notre classe contre l’exploitation et la suppression du danger fasciste. Un sondage réalisé en plein mouvement contre la réforme des retraites place Marine Le Pen en tête au premier tour en 2027. Aujourd’hui, le danger fasciste est extrêmement alarmant. Au-delà de l’adhésion passive que reflète ce sondage, une adhésion active au fascisme s’enclenche dans la rue. Dans leur communiqué, le syndicat de police d’extrême droite Alliance appelle au sang, parle de “guerre” et de “horde de sauvages”, l’extrême droite lance une cagnotte de soutien au policier assassin, à Lyon et Chambéry des fascistes sortent avec confiance dans la rue, à Lorient ils se font les auxiliaires de la police.&nbsp;</p>



<p>Les fascistes sont à l’offensive et il faut choisir notre camp. Partout où il est possible de le faire, multiplions les marques de solidarité à tous·tes les insurgé·es pour construire un mouvement de masse contre le racisme et le danger fasciste. Macron veut mettre notre classe au pas, une partie de celle-ci se soulève. Rejoignons-la.   </p>



<h6 class="wp-block-heading">Juliette Bonneterre (Marseille)</h6>



<p></p>
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		<title>Acte 4 des sans-papiers – 18 décembre : il faut arrêter de regarder ailleurs !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/acte-4-sans-papiers-18-decembre-2020/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Solen Rennes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 23:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement de masse]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=4823</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Dans un communiqué publié la semaine dernière intitulé «&#160;Choqué·es bien sûr. Et puis&#160;?&#160;» la Marche des Solidarités a écrit&#160;: «&#160;Si le gouvernement veut en finir avec les images qui montrent la réalité de sa politique, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/acte-4-sans-papiers-18-decembre-2020/" title="Acte 4 des sans-papiers – 18 décembre : il faut arrêter de regarder ailleurs !">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em>Dans un communiqué publié la semaine dernière intitulé «&nbsp;Choqué·es bien sûr. Et puis&nbsp;?&nbsp;» la Marche des Solidarités a écrit&nbsp;: «&nbsp;Si le gouvernement veut en finir avec les images qui montrent la réalité de sa politique, nous, nous voulons en finir avec ce que ces images montrent.&nbsp;» </em><span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_4823_14('footnote_plugin_reference_4823_14_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_4823_14('footnote_plugin_reference_4823_14_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_4823_14_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_4823_14_1" class="footnote_tooltip"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/281120/choquees-bien-sur-et-puis</span></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4823_14_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4823_14_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script><br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="9f7a62" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #9f7a62;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/Pas-de-papiers-OK.jpg" alt="Pas de papiers, pas de paix" class="wp-image-4840 not-transparent"/><figcaption>Pancarte, cortège Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020</figcaption></figure></div>



<p class="has-normal-font-size">Il y a eu les images de l’évacuation de la Place de la République et celles du tabassage de Michel Zecler. Mais il y a eu aussi la vidéo de cette femme qui crie «&nbsp;Where is my baby&nbsp;!&nbsp;I lose my baby » dans un canot aux larges des côtes de la Lybie le jeudi 12 novembre. Son bébé de 6 mois est mort. Le même jour les différents naufrages ont fait une centaine de mort·e·s. Une autre vidéo montre un enfant de 6 ans qui demande à son père le lendemain «&nbsp;Où est maman&nbsp;?&nbsp;». Le corps de celle-ci a été repêché.</p>



<p><strong>Et puis&nbsp;?</strong><br>&nbsp;<br>C’est la propriété presqu’indécente des images&nbsp;: on peut les rembobiner. Rembobiner les images de la répétition de tous les crimes et tabassages policiers, la plupart racistes. Rembobiner les images des évacuations violentes de migrants par la police sur la place de la République durant l’hiver 2015/2016. Rembobiner les images du cadavre du petit Aylan noyé sur un côte turque en septembre 2015. Mais on ne peut pas rembobiner la situation qu’elles révèlent et qui tourne de plus en plus sale.<br>&nbsp;<br>Cela impose d’en tirer les leçons. Pas contre l’indignation, au contraire, mais pour éviter qu’elle se tarisse à force d’impuissance et qu’elle ne devienne indifférence… ou pire.</p>



<p class="has-text-align-left">Arrêtez de dire que les gouvernements en place, et en réalité tous les politicien·ne·s, font de la démagogie pour flatter leur électorat. <strong>Face à une crise structurelle du capitalisme qui creuse et creusera toutes les inégalités sociales, les inégalités de classe, celles et ceux qui le dirigent, le gèrent, n’ont d’autre voie que d’essayer de souder les populations derrière l’État et la nation, de moins en moins «&nbsp;démocratique&nbsp;», de plus en plus policier et raciste.</strong> Voilà la raison du tournant de Macron ces derniers mois du «&nbsp;libéralisme économique&nbsp;et politique » à l’autoritarisme nationaliste labellisé «&nbsp;républicain&nbsp;».</p>



<p>D’où la connexion entre offensive islamophobe, renforcement des pouvoirs de la police et politique anti-migratoire. Et de nous faire croire que c’est le véritable prix à payer pour éviter l’arrivée au pouvoir des «&nbsp;vrais&nbsp;» fascistes. Quand cela ne fait qu’en préparer le terrain. Et, à «&nbsp;gauche&nbsp;», de ne discuter que du montant de la facture : un peu plus ou un peu moins d’islamophobie, de nationalisme, de défense de «&nbsp;la République&nbsp;» etc.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="5c5c59" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5c5c59;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/régularisez.jpg" alt="" class="wp-image-4841 not-transparent"/><figcaption>Banderole Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020 </figcaption></figure></div>



<p>Dans tout cela, ces derniers mois, le mouvement des sans-papiers et la Marche des Solidarités ont bousculé l’édifice des compromis et des compromissions. Sur des mots d’ordre que peu de forces et d’associations auraient osé défendre il y a encore peu, un mouvement s’est développé depuis le début de l&rsquo;année sur tout le territoire entraînant des dizaines de milliers de manifestant·e·s.</p>



<p><strong>Les images de sans-papiers et migrant·e·s en combattant·e·s sont bien moins utilisées et diffusées que celles où ils et elles sont montrées seulement en victimes.</strong> Par exemple, la une de Libération du mercredi 25 novembre. C’est encore une manière d’invisibiliser la question politique globale qu’ils et elles posent&nbsp;: celle d’un changement radical de logique basé sur la construction d’une solidarité de classe internationaliste qui dépasse les calculs boutiquiers. Qui ne se résume pas à une arithmétique d’addition de fronts au nom de la convergence ou de l’intersectionnalité vide de signification stratégique.</p>



<p>Après plusieurs mois où le mouvement s’est développé en interpellant le pouvoir politique, le mépris affiché par celui-ci exige une nouvelle phase, celle de la construction affichée du bras de fer, dans la continuité des marches qui ont parcouru le pays en septembre et octobre et malgré l’imposante manifestation du 17 octobre.</p>



<p>D’où la stratégie de l’Acte 4 <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_4823_14('footnote_plugin_reference_4823_14_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_4823_14('footnote_plugin_reference_4823_14_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_4823_14_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_4823_14_2" class="footnote_tooltip"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers</span></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4823_14_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4823_14_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> qui appelle à un renforcement des collectifs de sans-papiers, du mouvement national de collectifs de solidarité et une plus forte implication du mouvement syndical. L’appel a déjà été signé par plus de 250 collectifs, associations, syndicats, organisations politiques. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="6d6653" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6d6653;" loading="lazy" decoding="async" width="752" height="992" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/pancarte-CSP-20.png" alt="" class="wp-image-4839 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/pancarte-CSP-20.png 752w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/pancarte-CSP-20-227x300.png 227w" sizes="auto, (max-width: 752px) 100vw, 752px" /><figcaption>Cortège du Collectif Sans Papiers Paris 20e, Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020</figcaption></figure>



<p>Une coordination nationale réunissant une quinzaine de villes et régions se réunit toutes les semaines. Des manifestations sont en train de s’organiser sur tout le territoire pour le 18 décembre à l’occasion de la journée internationale des migrant·e·s. Pour faire passer le message d’une montée en régime, la manifestation parisienne se prolongera par l’occupation de la place de l’Hôtel de Ville.</p>



<p>Le texte de l’Acte 4 appelle aussi à «&nbsp;préparer les conditions d’une journée de grève interprofessionnelle pour l’égalité et la régularisation des sans-papiers&nbsp;». Cela ne se décrète bien sûr pas, mais se construit. Le jour où une partie un peu significative des personnels de l’éducation, des cheminot·e·s, des postier·e·s, des soignant·e·s, etc. se lèveront pour faire grève pour la régularisation des sans-papiers, alors on pourra commencer à parler d’une «&nbsp;avant-garde&nbsp;» anticapitaliste non auto-proclamée donnant une alternative à toute la société.&nbsp;<br><br>Il en va bien sûr de la situation concrète et dramatique des migrant·e·s et sans-papiers et derrière eux et elles de toutes les victimes du racisme et de la précarité. Mais l’enjeu va bien au-delà&nbsp;: forger un mouvement de classe en antagonisme avec la «&nbsp;protection&nbsp;» de l’économie française, de l’État, de la «&nbsp;République&nbsp;». Pour préparer les confrontations de plus en plus dures à venir et ouvrir un espoir aux indignations.<br>&nbsp;<br>Denis Godard<br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="635e56" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #635e56;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/article-Denis-Acte-4-1.jpg" alt="" class="wp-image-4838 not-transparent"/><figcaption>Collage A bas les CRA, Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020</figcaption></figure>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_4823_14();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_4823_14();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_4823_14">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_4823_14" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_4823_14_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_4823_14('footnote_plugin_tooltip_4823_14_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/281120/choquees-bien-sur-et-puis</span></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_4823_14_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_4823_14('footnote_plugin_tooltip_4823_14_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers</span></td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_4823_14() { jQuery('#footnote_references_container_4823_14').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_4823_14').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_4823_14() { jQuery('#footnote_references_container_4823_14').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_4823_14').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_4823_14() { if (jQuery('#footnote_references_container_4823_14').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_4823_14(); } else { footnote_collapse_reference_container_4823_14(); } } function footnote_moveToReference_4823_14(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_4823_14(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_4823_14(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_4823_14(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/acte-4-sans-papiers-18-decembre-2020/">Acte 4 des sans-papiers – 18 décembre : il faut arrêter de regarder ailleurs !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>La vie est brutale, la lutte est vitale !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/la-vie-est-brutale-la-lutte-est-vitale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 22:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le 30 mai et les jours qui ont suivi, une sensation de libération de la rage accumulée est ressentie dans plusieurs endroits. Parfois, elle a pu être ressentie par ricochet dans certaines parties du pays <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/la-vie-est-brutale-la-lutte-est-vitale/" title="La vie est brutale, la lutte est vitale !">[...]</a></div>
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<pre class="wp-block-preformatted">Le 30 mai et les jours qui ont suivi, une sensation de libération de la rage accumulée est ressentie dans plusieurs endroits. Parfois, elle a pu être ressentie par ricochet dans certaines parties du pays qui n’avaient pourtant pas été dans la rue depuis début mars et les dernières manifestations contre la réforme des retraites.</pre>



<p>Il y avait eu des tentatives, le 1er mai notamment. Nous pouvons retenir, surtout, que la lutte en ligne et sur les réseaux n’a pas eu lieu. On ne voit pas les objectifs, on ne peut discerner les ennemis politiques, matériellement &#8211; les mairies, les préfectures, les commissariats, les statues d’esclavagistes, les tribunaux… se rassembler prend tout son sens dans l’espace public. Les médias n’ont pas fait de reportages ou d’entretiens sur les manifestations de playmobiles en ligne. A croire que ça ne les intéresse pas, ou plutôt que ce n’était pas très menaçant pour l’économie, pour les patrons, les dominants ? C’est la capacité à être nombreux·ses qui peut créer un processus de changement, ponctué d’événements qui obligent, par exemple, les agences de presse à documenter tout ce qui s’y lie et à prendre en considération la voix des opprimé·es. En ce moment, quasiment chaque événement qui entre dans le champ de l’activisme contre le racisme et les violences policières a plus de chance d’être traité médiatiquement, et de façon plus proche de ce qu’on défend. On peut aussi prendre l’exemple de la grève des livreurs sans-papiers pour leur régularisation, qui met la pression sur une entreprise de livraison de repas au cœur de Paris. Il&nbsp; y a une part d’implication physique, mentale, subjective, dans la lutte. Elle ne peut venir uniquement de symboles, de hashtags, d’autoportraits avec des pancartes ou encore de caricatures. Ces outils ne sont que des étapes, et ce n’est pas méprisant de le dire. C’est reconnaître qu’on ne peut mettre sur un pied d’égalité un outil de propagande et un outil de renversement du pouvoir.</p>



<p>Exprimer individuellement notre colère sur les réseaux sociaux ne peut s’assimiler à la réunion de forces, d’individus et à l’occupation de l’espace public. Face au pouvoir de l’argent, il faut le pouvoir du nombre pour contrer l’idéologie dominante, le morcellement des résistances et la répression. Si on augmente l’intensité du combat, on observe que les dominants et leurs médias bégaient, sont obligés d’écouter les revendications, ne répètent pas simplement la parole des policiers racistes ou des patrons voyous… Cela doit nous encourager à continuer de nous organiser, même à travers une prochaine pandémie.</p>



<p>La continuité des révoltes durant le confinement nous a montré qu’il n’était pas possible de rester immobiles, entassé·es et méprisé·es dans des conditions sanitaires lamentables. Les luttes ne se sont mises en pause que pour celleux qui l’avaient décrété. Une partie de la gauche peine à appeler sereinement à des interventions politiques dans la rue, trouvant contradictoire le fait d’appliquer le droit de retrait et le droit de manifester. Il y a pourtant toujours à dire et à contester.</p>



<p>Sauf que depuis fin mai, et notamment la manifestation historique du 30 de la Marche des Solidarités, avec 10 000 manifestant·es en très grande majorité sans papiers et noir·es, la colère accumulée, qui s’exprimait dans différents foyers de lutte jusqu’alors limités, explose. Cette reprise de la rue a pu donner plus de confiance aux syndicats pour appeler à manifester le 16 juin.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-dominant-color="363936" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #363936;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/06/illustration_edito1collectifOeuil-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-4608 not-transparent" width="440" height="330"/><figcaption>Collectif OEIL</figcaption></figure></div>



<p>Ce qui a donc permis, entre autres, de relancer les mouvements de masse dans la période appelée « déconfinement », c’est l’activité politique dans les foyers de travailleurs immigrés &#8211; comme chez les Baras à Montreuil, ce sont aussi les résistances et révoltes dans les quartiers pauvres et immigrés, les mutineries dans les prisons, les grèves de la faim dans les centres de rétention, les manifestations des soignant·es et des hospitalier·es à Bron, à Rouen, à Tourcoing, ce sont les appels à la grève, les débrayages pour le droit de retrait un peu partout&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">La spontanéité et l’organisation</h3>



<p>Nous ne pouvons pas faire comme si la crise sanitaire n’était pour rien dans l’accumulation de colère, d’envies de révoltes et de changement de système. La gestion autoritaire par le gouvernement, les préfectures et la police, avec ses contrôles et ses crimes, le mépris pour les personnes âgées et handicapées mortes du virus, etc. Seulement, on ne peut se limiter à cette explication. Que le 30 mai des milliers de sans-papiers cassent le confinement des luttes ne peut s’expliquer par la seule spontanéité. Derrière, il y a le travail de longue haleine des collectifs, des journalistes de médias indépendants, de militant·es de terrain, à la fois sans papiers, antiracistes, proches de victimes de la police, syndicalistes, révolutionnaires.</p>



<p>Depuis ce fameux 30 mai, il y a eu l’appel du Comité Adama, qui a rassemblé également des dizaines de milliers de personnes, puis de nombreux rassemblements et manifestations dans des dizaines de villes plus ou moins grandes. La lutte de rue, massive, a repris par le biais des luttes antiracistes, avec une prédominance de personnes vivant le racisme, y résistant, et voulant en découdre avec ce système d’exploitation et d’oppression. Beaucoup de jeunes personnes racisées, et particulièrement des jeunes femmes, étaient présentes à Paris, à Rennes, à Toulouse, et sûrement ailleurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Continuité et basculement</h3>



<p>On ne peut ignorer le lien entre les révoltes de Fontenay, Villeneuve, Saint-Denis… durant le confinement, et les dizaines de milliers de personnes qui répondent maintenant aux appels du Comité Adama. La contestation des problèmes structurels est nourrie par la colère accumulée pendant le confinement. C’est ce qui a cassé les interdictions de manifester. Le prétexte de la sécurité sanitaire pour interdire les manifestations ne tient plus. Cela a été d’autant plus clair que les usines, les abattoirs et les centres commerciaux ont rouvert. Le gouvernement a choisi, selon les intérêts bourgeois, de relancer l’économie capitaliste sans permettre légalement les rassemblements et la défense des droits dans l’espace public.</p>



<p>Ce type de confinement autoritaire n’est donc pas une parenthèse qui met tout le monde au même niveau, mais bien une opportunité pour les classes dominantes d’intensifier les attaques sous prétexte de l’urgence. La guerre est censée nous faire accepter des sacrifices, des dons de soi et des abandons de droits pour sauver les profits.</p>



<p>Après la Marche des Solidarités et les rassemblements contre les violences policières racistes, les syndicats de la santé ont fait grève et manifesté le 16 juin. Dans ce contexte de crise sanitaire et capitaliste, le dénominateur commun se trouve être la dignité de nos corps et le droit à la vie : le droit à un hôpital public de qualité et gratuit, le droit de ne pas mourir de la violence policière et du racisme ou encore du virus dans les centres de rétention ou dans les maisons de retraites. C’est pourquoi les collectifs de sans-papiers appellent à nouveau à manifester le 20 juin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le retour de l’expérience commune</h3>



<p>Faire des ponts ne peut se faire, selon nous, uniquement par des appels à la convergence comme il en émerge pléthore dans la période politique actuelle. Nous n’avons pas attendu pour militer, pour se lancer des défis pour contredire le confinement général de la population comme choix autoritaire et capitaliste, qui accentue les rapports de genres et de races. Il y a urgence à continuer de se réunir, se rencontrer dans nos collectifs, syndicats, associations, pour se demander sur quelles bases nous devons intervenir. Le mouvement se construit sur la durée. Ce qui a lieu en ce moment est en grande partie le fruit d’un militantisme parfois peu visible, mais précieux. Une course d’endurance qui, parce qu’elle existe pour les familles de victimes de violences policières et pour les collectifs de sans papiers et féministes, permet de voir aujourd’hui des millions de personnes dans le monde sortir sous des bannières communes. Black Lives Matter ne s’est pas lancé en un jour. Ces luttes ouvrent des discussions fondamentales, tant sur le plan théorique &#8211; “qu’est-ce que le racisme&nbsp;?” &#8211; que stratégique&nbsp;: comment la lutte pour des revendications ou contre une des facettes du racisme peut nourrir la lutte pour renverser tout le système qui lui donne naissance ? Il faut y porter des arguments dans nos milieux politiques, particulièrement en cette période où la disponibilité mentale et physique laisse place à de nombreux espoirs.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Solen (Rennes)</h5>
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		<title>Vu de Marseille &#8211; Crise sanitaire, crise sociale : comment le prix du confinement est payé par les plus dominé·es</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/vu-de-marseille-crise-sanitaire-crise-sociale-comment-le-prix-du-confinement-est-paye-par-les-plus-domine%c2%b7es/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 16:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[CRA]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Prison]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Texte qui rend compte de la situation marseillaise, avec des témoignages et des infos glanées chez des camarades, travailleuses sociales, personnes rencontrées pendant les maraudes, personnes détenues, etc.&#160; Il s’est passé maintenant une douzaine de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/vu-de-marseille-crise-sanitaire-crise-sociale-comment-le-prix-du-confinement-est-paye-par-les-plus-domine%c2%b7es/" title="Vu de Marseille &#8211; Crise sanitaire, crise sociale : comment le prix du confinement est payé par les plus dominé·es">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Texte qui rend compte de la situation marseillaise, avec des témoignages et des infos glanées chez des camarades, travailleuses sociales, personnes rencontrées pendant les maraudes, personnes détenues, etc.&nbsp;</em></p>



<p>Il s’est passé maintenant une douzaine de jours depuis l’annonce officielle d’un confinement strict (17 mars 2020), régi par des autorisations de déplacement et une surveillance policière toujours plus accrue.&nbsp;</p>



<p>À Marseille, comme ailleurs, la menace de la contamination est bien présente, mais la gestion totalitaire par le confinement a des conséquences dévastatrices.&nbsp;</p>



<p>Celleux qui subissent déjà le racisme administratif (exclu·es du système d’asile, dubliné·es, celleux qui dépendent de l’arbitraire de l’OFII, etc) font partie des groupes les plus touchés par la situation actuelle. Beaucoup de demandeur·ses d’asile sans logement se retrouvent traqué·es par la police. Certain·es rencontré·es lors d’une maraude racontent qu’ils se font gazer tous les jours parce qu’iels sont dehors, et ils n’ont pas ou peu accès aux informations, notamment sur la fermeture des institutions et les changements que cela implique pour leur procédure d’asile.&nbsp;</p>



<p>Le confinement détruit toutes les formes de survie économique faites de débrouille. Les associations qui distribuaient des colis alimentaires diminuent leur activité ou sont débordées, les lieux de récupération deviennent difficilement accessibles, le contrôle des sorties exclut celleux qui travaillaient au noir, et ceux et celles là sont souvent les plus ciblé·es par les contrôles de police.&nbsp;</p>



<p>Les travailleur·ses du sexe, qu’iels exercent en appartement ou dans la rue, se retrouvent encore plus précarisées dans leur activité.&nbsp;</p>



<p>Dans les quartiers Nord de la ville (13e, 14e, 15e et 16e), les arrondissements les plus pauvres, la situation ne fait qu’exacerber les oppressions structurelles. Il y a quelques jours, une prof de lycée de la cité des Rosiers (14<sup>e</sup>) a lancé une collecte de thunes et de matériel pour des familles qui vivaient de mendicité et de travail au noir parce qu’elle a peur que ses élèves « meurent de faim ».&nbsp;</p>



<p>Les travailleur·ses sociales.aux témoignent du vide institutionnel : Ville, métropole, CAF, les pouvoirs publics ont quitté les quartiers, les laissant encore plus comme seul·es gestionnaires de la misère. Mais beaucoup des travailleur·ses sont conscient·es que s’iels s’en vont, iels seront remplacé·es par des bénévoles, actuellement recruté·es par l’État pour faire le sale boulot à leur place.&nbsp;</p>



<p>C’est dans ces quartiers de la périphérie Nord, que vivent beaucoup de ceux et celles réquisitionné·es pour bosser : soignant·es, caissières, vigiles, chauffeurs de bus&#8230;autant de personnes qui doivent prendre tous les jours, pour se rendre au travail, des bus archi blindés où il est quasi impossible de respecter la distance de sécurité. La crise sanitaire vient révéler à quel point la desserte du réseau de transport marseillais est pourrie et inégalitaire&#8230;et dans certains quartiers du 15<sup>e</sup> arrondissement, les habitant·es sont obligé·es de prendre le bus pour aller faire leurs courses. La fermeture des resto du cœur dans le 15<sup>e</sup> et du gros marché aux puces où se rendaient beaucoup des habitant·e·s des quartiers autour met les gens dans une grosse galère. La police est hyper présente, et contraint les gens à se confiner par quartier en les empêchant de se déplacer pour des courses à bas prix.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans les lieux d’enfermement</h3>



<p>Au CRA de Marseille, le 27 mars il y avait encore 4 retenus : des sortants de prison transférés au centre selon le principe de la « double peine » : des mecs qui ont fini leur peine de prison mais à défaut d’une autorisation de séjour, on les envoie en CRA. Sauf que les frontières sont fermées et que l’État est censé ne plus expulser, pour des raisons évidentes liées à la limitation de l’épidémie.&nbsp;</p>



<p>À la prison des Baumettes, comme dans beaucoup de prisons françaises, ça chauffe sévère, une « cocotte minute » d’après un détenu. Mercredi soir les prisonniers ont refusé de réintégrer leurs cellules, leurs revendications : le rétablissement des parloirs (qui ont été complètement interdits), des activités, la mise en place immédiate des mesures de sécurité sanitaire et la libération des personnes enfermées pour des délits mineurs. Les brigades spéciales ont gazé tout le monde, et les prisonniers se font priver de promenade.</p>



<p>Dans les hôpitaux psy, les patient·es subissent des procédures d’isolement, à l’hôpital Edouard Toulouse des soignant·es ont été testé·es positives au corona virus. Une personne enfermée à la clinique psychiatrique dans le quartier de la Valentine témoigne qu’iels n’ont pas le droit d’aller s’acheter à bouffer et que la nourriture de la cantine collective est dégueulasse. On leur interdit d’aller faire un tour à 50 mètre, et les gens « pètent de plus en plus le câble qu’ils essaient de réparer depuis qu’ils sont ici. » (témoignage d’une personne à la clinique de la Valentine).&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelques initiatives de solidarité en temps de confinement &#8230;</h3>



<p>Des groupes d’entraide et de solidarité se sont multipliés dans les quartiers du centre de Marseille, des maraudes auto-organisées ont lieu tous les jours, en marge de celles réinstaurées par des associations type restos du coeur ou Emmaus.&nbsp;</p>



<p>Avec le Manba/collectif soutien migrant·e·s 13 (dont je fais partie), on a lancé une « infoline » destinée à informer les personnes exilées, et là on commence à faire des petits-dèj pour capter ces personnes qui sont à la rue et se retrouvent sans info et sans ressource. Mardi un premier « marché rouge » avec des récup faites au MIN (Marché d’intérêt national) va être ouvert aux personnes avec lesquelles on est en lien, confinées et sans moyen de faire les courses.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-dominant-color="9f9486" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #9f9486;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/04/92830408_634857087060395_888741837211172864_n.jpg" alt="" class="wp-image-4127 not-transparent" width="330" height="440"/><figcaption>« Tu veux savoir si t&rsquo;as le corona ? Crache sur un bourgeois et attends ses résultats. Solidarité avec les travailleuses »</figcaption></figure>
</div>


<p>Le site Marseille Infos Autonomes (MIA) est devenue une plateforme importante de relais des infos utiles et des initiatives de solidarité et d’informations en temps de confinement (par exemple, traduction des attestations de déplacement dans de nombreuses langues).&nbsp;</p>



<p>Une très chouette émission de radio militante, « Privé·e·s de sortie », réalisée depuis un appart confiné, est diffusée en direct tous les jours de 16 à 17H sur la radio locale associative Radio galère, faite de chroniques, de témoignages et d’informations sur Marseille en temps de confinement.&nbsp;</p>



<p>…</p>



<p>Ce ne sont que quelques initiatives parmi le bordel joyeux de personnes qui s’organisent, pensent et font plein de choses en ces temps où la solidarité est cruciale et les luttes à venir doivent déjà se construire !</p>



<h5 class="wp-block-heading">L.L.F</h5>



<p></p>
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		<title>Appel aux féministes et queer blanc.he.s pour la marche contre le racisme d’État et les violences policières</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/appel-feministe-et-queer-pour-la-marche-du-16-mars-2019-contre-le-racisme-detat-et-les-violences-policieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2019 21:19:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQI]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Nous utilisons alternativement les termes LGBTI+ (lesbiennes, gays, bi·es, trans, intersexes), queer, et TPBGI (trans pédé bi·es gouines inter), sans en valider un plus que les autres, en reconnaissant leurs intérêts et leurs limites. De <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/appel-feministe-et-queer-pour-la-marche-du-16-mars-2019-contre-le-racisme-detat-et-les-violences-policieres/" title="Appel aux féministes et queer blanc.he.s pour la marche contre le racisme d’État et les violences policières">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Nous utilisons alternativement les termes LGBTI+ (lesbiennes, gays, bi·es, trans, intersexes),</em> queer, <em>et TPBGI (trans pédé bi·es gouines inter), sans en valider un plus que les autres, en reconnaissant leurs intérêts et leurs limites. De plus, nous avons conscience que ces mots et acronymes sont situés, que ce sont des expressions que nous utilisons dans un contexte français hexagonal et régulièrement remis en question par les personnes qui se situent en dehors du cadre normatif hétéro cisgenre pour se nommer.</em></p>



<p>Nous sommes trois meufs, gouines et/ou non blanche et/ou trans, impliquées dans des luttes de personnes exilées et des luttes des collectifs <em>Justice et Vérité, </em>en soutien aux familles de personnes tuées ou violentées par la police. Nous savons, depuis quelques mois, que nous allons prendre part à la marche du 16 mars 2019. Pas n’importe comment, pas comme un automatisme car cette participation ne va pas de soi.</p>



<p>Ce texte a pour but d’expliquer pourquoi nous y allons et pourquoi nous invitons les personnes et organisations féministes et <em>queer</em> blanc·hes à réfléchir à leur éventuelle participation. Des parties de ce texte ont été écrites à deux, à trois ou seules, en fonction de nos points de vue situés<a href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a>. Pour nous trois, il nous apparaît aujourd’hui important que cette date annuelle intègre les calendriers de nos milieux blancs concernant les luttes féministes et LGBTI+. En effet,<strong> </strong>nous pensons que nos luttes ne peuvent pas continuer à exister ni à prendre de l’ampleur si elles ne s’inscrivent pas contre l’Etat raciste et sa police.</p>



<p>Depuis trois ans maintenant, nous sommes plusieurs militant·es des luttes contre le patriarcat à participer à titre individuel à cette journée de mobilisation annuelle contre le racisme d’Etat et les violences policières. Nous aurions pu nous dire que pour cette marche, notre rôle en tant que femmes et personnes <em>queer</em>, seraient d’y aller seulement en tant que soutiens politiques extérieurs, à une distance respectable, comme si nous n’étions pas impactées dans nos vies par le racisme et son instrumentalisation ou les violences policières, alors que nous tirons profit de ce système raciste. Pourtant, si nous ne pensons pas le patriarcat en lien avec le racisme, le pouvoir politique et les dominants, quant à eux, se chargent bien de créer des groupes d’intérêts et de les opposer afin de casser des solidarités qui pourraient naître.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Contre l’instrumentalisation de mes identités à des fins racistes et sexistes »</h3>



<p>Je suis la seule non-blanche &#8211; issue d’une ancienne colonie française &#8211; qui participe à la rédaction de ce texte et ma parole n’a pas vocation à être la voix des meufs non-blanches. Nos oppressions sont spécifiques. L’articulation entre des luttes féministes et antiracistes/décoloniales n’est pas simple. Encore moins dans un milieu militant plus blanc que blanc dans une société raciste. Pourtant, je me retrouve à écrire ce texte avec deux meufs blanches. Ma première lutte est d’essayer de me reconnecter avec mes origines, mon histoire, ses luttes passées et présentes : dans les anciennes et actuelles colonies françaises, celles sur l&rsquo;hexagone des personnes issues de ses territoires… pour participer à sa transmission. Ma participation à la marche du 16 mars est juste une évidence pour moi : je lutte pour le droit à la vie des miens, les assassinats policiers touchant majoritairement des hommes noirs, arabes, rroms… Depuis que je lutte auprès des collectifs <em>Justice et Vérité</em>, je me rends compte que derrière les noms des personnes tuées par la police, on retrouve principalement des femmes. Elles portent ces luttes, se retrouvent en première ligne et devront porter ce combat toute leur vie. Je me rends aussi compte que même si on connaît leurs prénoms, souvent, leurs vies sont invisibilisées dans leur combat, pour que l’histoire de leurs proches morts ne tombent pas dans l’oubli. Pour moi, la lutte contre les assassinats policiers et la complicité de la justice passe par le double combat contre l’oubli : à la fois celui de tous ces morts mais aussi la visibilisation de ces femmes non-blanches luttant au quotidien.</p>



<p>M’impliquer dans le milieu féministe dans ma ville me paraît presque impossible. Mes identités, les expériences qui m’ont forgée ne sont pas séparables. A l’heure où, au nom de l’égalité des droits hommes-femmes &#8211; outre la vision binaire que cette notion porte dans notre société &#8211; on se scandalise pour des tenues vestimentaires « trop islamiques », que des propos islamophobes sont portés par des personnes ou des groupes se disant féministes, qu’on instrumentalise la « laïcité » pour, encore et toujours, contrôler le corps de femmes : que dois-je faire ?</p>



<p>Mon choix s’est donc porté sur l’écriture de ce texte, en complicité avec deux meufs blanches, pour dire aussi que je suis contre l’instrumentalisation de mes identités à des fins racistes et sexistes. Mais aussi pour pousser les groupes féministes et <em>queer</em> blancs à se poser les questions suivantes : pourquoi ne voyons-nous pas de cortèges féministes, LGBTI+, <em>queer</em> dans une manifestation contre les violences policières ? Parce que ça ne vous concerne pas ? Parce que ce n’est pas votre lutte ? Parce qu’à partir des spécificités de nos oppressions, vous ne voyez pas de liens entre les violences vécues au quotidien face aux institutions de cet Etat ?</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="5d5253" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5d5253;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/03/16.jpg" alt="" class="wp-image-1552 not-transparent"/><figcaption>Affiche de la marche des solidarités contre le racisme d’Etat et les violences policières 2019.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Nos responsabilités politiques en tant que féministes.</h3>



<p>C’est sûr, qu’il y a des féministes et des personnes <em>queer</em> dans les luttes antiracistes, contre l’impérialisme et le colonialisme. Simplement, nous constatons que nous nous rendons peu visibles de cette façon et que nous ne sommes pas assez. Nous voulons utiliser avec précaution le mot “concerné·e” comme il est parfois utilisé dans les milieux féministes car nous trouvons qu’il sert trop souvent à se dédouaner de toute critique ou prise de risque. </p>



<p>En effet, nous &#8211; les deux meufs blanches qui écrivons ce paragraphe &#8211; ne vivons pas à l’extérieur du système raciste : nous savons qu’il est à notre avantage. Nous pensons que cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir par rapport à nos prises de positions vis-à-vis des mouvements antiracistes, décoloniaux, panafricains&#8230; Il n’existe pas <em>un </em>groupe social non-blanc. Nous nous sentons responsables mais cela n’implique pas de parler <em>à la place de,</em><strong> </strong>de se mettre devant. </p>



<p>Nous &#8211; les rédactrices de ce texte, souhaitons et essayons de lutter à partir de ce que nous sommes, et agir là où il est pertinent que nous le fassions. Le pouvoir veut nous faire croire que les personnes exilées, et toutes les communautés non blanches seraient intrinsèquement homophobes, transphobes, sexistes, et donc par essence, nos ennemis politiques. Dès lors, le pouvoir nie l’existence des personnes exilées, non blanches, arabes, noires, musulmanes, juives, rroms… qui sont aussi TPBGI et/ou féministes.</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="a3a3a3" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a3a3a3;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/03/image.jpeg" alt="" class="wp-image-1549 not-transparent"/><figcaption>Silvia Rivera manifestant à la Cathédrale St Patrick, avec le Street Transvestite Action Revolutionaries, automne 1970. Credit: ©Diana Davies &#8211; Manuscripts and Archives Division, The New York Public Library </figcaption></figure>



<p>Nos identités LGBTI+ et féministes sont aujourd’hui utilisées quotidiennement pour servir un discours fascisant appelant à la fermeture des frontières, au maintien de la domination coloniale par une hiérarchisation des fameuses « civilisations », et justifiant l’impérialisme. De leur côté, les féministes institutionnelles, « universalistes », « laïques », se réclamant des Lumières, n’hésitent pas à s’exprimer dans les journaux, les tribunes en cherchant à susciter un « réveil » face aux fameuses menaces « islamistes, communautaires, idenditaires » ou en insinuant que les violences sexuelles sont le fait d’hommes non-blancs, et ont lieu principalement dans la rue et particulièrement dans les quartiers populaires. Aujourd’hui donc, nos identités sont utilisées pour proclamer la liberté des un·es sur le dos des autres : pour que nous soyons supposément libres de vivre nos orientations sexuelles et nos identités de genre, il faudrait priver de la leur les personnes exilées et des nombreuses communautés non blanches. Si Marine Le Pen affirme qu’il « ne fait pas bon être homosexuel en banlieue », réagissons et rappelons d’où vient principalement l’homophobie : de l’idéologie dominante. Si Israël se prétend être à l’avant-garde mondiale des droits LGBTI+ pour notamment légitimer leur entreprise coloniale en Palestine, réagissons et élevons la voix. Si le féminisme blanc et libéral prône, pour « la protection des femmes », la criminalisation du harcèlement de rue en donnant plus de moyens à la police de harceler en retour les personnes non-blanches, à nous de les empêcher d’avoir le monopole de la parole au nom de notre protection Sylvia Rivera manifestant à la Cathédrale St Patrick, avec le Street Transvestite Action Revolutionaries, automne 1970. Credit: ©Diana Davies &#8211; Manuscripts and Archives Division, The New York Public Library</p>



<h3 class="wp-block-heading">De Stonewall à Paris, contre le patriarcat et le colonialisme.</h3>



<p>Il est primordial à nos yeux, que nous refusions l’instrumentalisation de nos identités en tant que groupe homogène &#8211; que l’on parle de nous comme étant “les femmes”, “les gays”, “les homos”, sous-entendu blanches et bourgeoises. Nous pensons qu’il est aujourd’hui de notre responsabilité politique de dénoncer ce discours en affirmant que nous n’accepterons jamais que nos identités servent un discours raciste et permettent à l’Etat de renforcer l’islamophobie, la négrophobie, le racisme par l’augmentation des moyens de la police, les interventions militaires impérialistes, la mise en place d’un état d’urgence permanent, le renforcement des frontières, l’enfermement des personnes en CRA ou prisons.</p>



<p>Le 16 mars 2019 résonne doublement pour nous car nous commémorons cette année le 50ème anniversaire de Stonewall. En effet, le 28 juin 1969 à New York, une émeute éclate dans le quartier de Greenwich Village suite à une énième descente de police dans le bar du Stonewall Inn. Ce bar, comme de nombreux autres du quartier, est fréquenté par les personnes qui ne rentrent nulle part ailleurs : des meufs, trans, des lesbiennes, des travelos, des gays, des travailleuses du sexe, des précaires, principalement non blanc·hes. Les émeutes qui dureront plusieurs jours voient se confronter 4000 personnes contre 200 policiers. Elles éclatent face à la violence du système policier homophobe et raciste qui harcèle, frappe, humilie et enferme nos frères et nos sœurs LGBTI, notamment non-blanc·hes. Ces affrontements expriment un refus de se taire face aux violences continues perpétrées par la police sur notre communauté et marque aux Etats-Unis un tournant dans l’organisation d’un mouvement autonome. C’est pour commémorer ces émeutes que sera organisée en 1970 la première <em>Pride</em>. Aujourd’hui, comme pour bien d’autres luttes, le côté festif et commerçant des Pride Parade a jeté un voile de silence sur les bases contre lesquelles s’est constitué le « mouvement homosexuel », à savoir l’homophobie et le racisme d’Etat organisés et perpétrés par sa police. Dans le même temps, comme bien d’autres pans de l’histoire des luttes dans le récit dominant blanc, la transmission des émeutes s’est faite au détriment de la visibilité des personnes non blanches qui y ont participé. Au détriment des héroïnes de Stonewall, celles qui ont refusé d’être une fois de plus arrêtées, battues et maltraitées au commissariat : des femmes comme Miss Major ou Silvia Riviera, des drag queens et activistes trans noires et latinas, flamboyantes et déterminées à défendre leur vies contre un système raciste et patriarcal. </p>



<p>La haine de la police n’a pas quitté nos rangs car nous savons que celle-ci n’a jamais été de notre côté pour nous défendre des agressions homophobes, transphobes, racistes ou patriarcales. Bien au contraire, nous expérimentons sa violence et son mépris. En tant que féministes transpédébigouinesinter/LGBTI+ en France et en 2019, nous nous sentons héritières de cette rage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Nous ne pouvons pas être un bloc homogène en termes de vécus »</h3>



<p>Nous ne pouvons pas être un bloc homogène en termes de vécus<em>, </em>puisque, s’il fallait le rappeler, il y a parmi nous, et depuis toujours, des personnes exilées, musulmanes, noires, rroms, arabes, juives, habitant·es des quartiers populaires, avec des formes de luttes diverses. Pour autant, ce constat ne suffit pas. Que nous soyons loin d’être uniquement des femmes ou des personnes <em>queer</em> blanches / chrétiennes / athées / avec des papiers français ne nous empêchent pas d’être réduit·es à cela par des groupes dominants qui ont intérêt à ce que nous soyons vu·es et que nous nous voyons ainsi. Dans le même temps, cela ne doit pas nous empêcher de questionner le racisme dans nos communautés majoritairement blanches, au contraire, c’est une tâche qui nous incombe, et le travail n’est jamais fini.</p>



<p>
Ne
pas entraver
l’autonomie
des luttes antiracistes et décoloniales en tant que féministes et
<em>queer</em>,
c’est
notamment s’exprimer
encore plus clairement sur qui nous sommes et quels sont nos
objectifs politiques. Nous nous devons de renforcer les quelques
rares espaces de solidarité qui existent entre féministes,
personnes exilées, <em>queer</em>,
musulmanes, non-blanches…
Il
nous faut augmenter notre connaissance quant à l’agenda
politique des milieux antiracistes et/ou décoloniaux par respect
pour des luttes qui, comme toutes luttes, a des codes précis, des
canaux de communication propres, des outils particuliers. Connaître
cet agenda, c’est
plonger humblement dans leurs histoires de luttes invisibilisées,
c’est
connaître
leurs revendications, leurs besoins, et ne pas s’imposer
comme étant systématiquement indispensables.
Parfois, faire grossir les rangs d’une
manifestation sans plus d’implication
peut être suffisant. A d’autres
moments, c’est
plutôt
des contacts ou des appuis matériels qui peuvent être
pertinents.</p>



<p>Nous savons par expérience que les collectifs de personnes exilées et leurs soutiens sont dans de nombreuses villes des espaces de solidarités entre personnes <em>queer</em> et non <em>queer</em>. Nous expérimentons dans certains endroits la force d’être ensemble loin des divisions inventées par le pouvoir, mais que nous ne pouvons nier être bien réelles.</p>



<p>L’idée est plus d’inciter les féministes et les trans, les bi·es, les inter, les gouines, les pédés blanc·hes à se rendre visibles de façon fine pour trahir le rôle auquel on veut nous assigner : racistes, nationalistes. Il y a des militant·es féministes et <em>queer</em> blanc·hes isolé·es aux marches Justice et Vérité, aux marches contre les lois qui renforcent les frontières, il y a des membres de collectifs dans diverses initiatives contre les centres de rétentions. Mais alors, disons-le, revendiquons-le pour que le pouvoir ne puisse plus dire que nos intérêts sont antagonistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Nous invitons nos communautés blanches à être à l’initiative » </h3>



<p>Nous avons nous aussi des revendications à porter contre les institutions de l’Etat. Nous voulons lutter pour nos émancipations et nos vies, et non contre d’autres groupes qui subissent des violences de ces mêmes institutions. C’est pour cela que nous invitons nos communautés blanches à être à l’initiative. Par exemple, dans un premier temps, inscrire les revendications antiracistes à nos agendas communs, et y inscrire d’ores et déjà les mobilisations et dates prévues. Pourquoi pas ensuite imaginer un soutien actif sous forme de <em>pink blocs</em> ou toute autre initiative discutée en amont. Prendre une place dans cette mobilisation doit se faire de manière pertinente en évitant les erreurs et les travers de nos milieux. Notre place n’est pas en tête de cortège et notre présence n’est un passe-droit pour se permettre de se dédouaner du racisme qu’il y aurait dans nos communautés.</p>



<p>D’une part, il faut définir finement le croisement entres luttes féministes et antiracistes en assumant que ce n’est pas un automatisme. Ces croisements ne peuvent s’opérer que par un pas de côté venant des mouvements féministes et <em>queer</em> pour approcher consciemment les mouvements antiracistes, et ce ne sera pas un mouvement venant de ces derniers. Les rapports de force ne le permettent pas. Car en y regardant de plus près, n’avons-nous pas participé à creuser ce fossé qui semble séparer nos mouvements ?</p>



<p>Dans nos collectifs féministes ou TPBIG, les commissions LGBTI ou les commissions « femmes » des syndicats et des partis, nos associations contre les violences sexuelles, nos réseaux universitaires, il serait pertinent que les discussions sur la marche du 16 mars entraînent des interrogations plus générales sur le positionnement que nous voulons adopter vis-à-vis du racisme d’Etat et des violences policières. Pour cela, il nous faut regarder l’histoire de nos luttes, mettre en avant les luttes des personnes non-blanches mais aussi prendre la responsabilité lorsque les luttes des personnes blanches ont écrasé celles des personnes non-blanches. Pour prendre un second exemple historique : l&rsquo;invisibilisation et la non-dénonciation des avortements et des stérilisations forcées des femmes noires à la Réunion par le MLF au nom du droit à l’avortement et à la contraception des femmes blanche dans l’hexagone. Dès aujourd’hui, des cortèges et des associations pourraient elles aussi prendre ou reprendre position contre les politiques de l’Etat, les violences policières et judiciaires et pour une émancipation collective globale entraînant toutes les personnes opprimées, et non sur le dos d’autres groupes opprimés.</p>



<p>D’autre part, la présence actuelle d’un certain nombre de personnes <em>queer</em> et féministes n’est pas fortuite. Elle est la conséquence de ne nos parcours de vie et de lutte, de nos expériences et de nos rencontres. Vouloir que nos luttes féministes aboutissent c’est, de force ou de gré, viser à la décolonisation du monde, accéder à l’égalité en terme de papiers, de traitement par les institutions, de conditions de vies, de dignité.</p>



<p class="has-text-align-right"> Des militantes de Rennes</p>



<p>Nous ne sommes pas neutres, nous reflétons nos  parcours de vies dans ce que nous défendons. Si nous nous exprimons à des moments seules, à deux, ou toutes les trois, c’est que nous ne pouvons pas, et n’avons pas envie de nous exprimer toujours séparément ou toujours ensemble.</p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/appel-feministe-et-queer-pour-la-marche-du-16-mars-2019-contre-le-racisme-detat-et-les-violences-policieres/">Appel aux féministes et queer blanc.he.s pour la marche contre le racisme d’État et les violences policières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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