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	<title>Archives des Frontières - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des Frontières - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<item>
		<title>[Réunion débat] Le capitalisme peut-il se passer de frontières ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/discussions-formations-a2c/reunion-debat-le-capitalisme-peut-il-se-passer-de-frontieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 14:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Discussions débats formations]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">De tous les temps, l&#8217;histoire de l&#8217;humanité a été une histoire de migrations avec des voyages qui nécessitaient souvent la traversée de déserts, de montagnes, d&#8217;océans&#8230; Mais aujourd&#8217;hui, où tous les pays du monde sont <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/discussions-formations-a2c/reunion-debat-le-capitalisme-peut-il-se-passer-de-frontieres/" title="[Réunion débat] Le capitalisme peut-il se passer de frontières ?">[...]</a></div>
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]]></description>
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<p>De tous les temps, l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité a été une histoire de migrations avec des voyages qui nécessitaient souvent la traversée de déserts, de montagnes, d&rsquo;océans&#8230; Mais aujourd&rsquo;hui, où tous les pays du monde sont à quelques heures d&rsquo;avion, les obstacles à ces migrations n&rsquo;ont rien de naturel.</p>



<p>Frontières nationales, visas, contrôles de police, murs, caméras de surveillance, clôtures barbelées et électrifiées&#8230; Ce ne sont que quelques inventions barbares parmi bien d&rsquo;autres qui poussent des centaines de milliers de personnes à emprunter des routes de plus en plus dangereuses, au péril de leur vie. L&rsquo;horreur du naufrage au large des côtes grecques la semaine dernière en est une confirmation de plus.</p>



<p>Alors, comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Car les frontières nationales, construites par les hommes sont un phénomène relativement récent. Qu&rsquo;y a-t-il dans la logique du capitalisme qui pousse une poignée de riches et de puissants à empêcher des millions de personnes à circuler librement sur notre planète ?</p>



<p>Et surtout, comment pourra-t-on en finir avec ces horreurs ?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Vendredi 23 juin à 19h</h2>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">3 place des Grès 75020, M° Alexandre Dumas</h3>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/discussions-formations-a2c/reunion-debat-le-capitalisme-peut-il-se-passer-de-frontieres/">[Réunion débat] Le capitalisme peut-il se passer de frontières ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Acte 4 des sans-papiers – 18 décembre : il faut arrêter de regarder ailleurs !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/acte-4-sans-papiers-18-decembre-2020/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Solen Rennes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 23:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement de masse]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Violences policières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Dans un communiqué publié la semaine dernière intitulé «&#160;Choqué·es bien sûr. Et puis&#160;?&#160;» la Marche des Solidarités a écrit&#160;: «&#160;Si le gouvernement veut en finir avec les images qui montrent la réalité de sa politique, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/acte-4-sans-papiers-18-decembre-2020/" title="Acte 4 des sans-papiers – 18 décembre : il faut arrêter de regarder ailleurs !">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em>Dans un communiqué publié la semaine dernière intitulé «&nbsp;Choqué·es bien sûr. Et puis&nbsp;?&nbsp;» la Marche des Solidarités a écrit&nbsp;: «&nbsp;Si le gouvernement veut en finir avec les images qui montrent la réalité de sa politique, nous, nous voulons en finir avec ce que ces images montrent.&nbsp;» </em><span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_4823_4('footnote_plugin_reference_4823_4_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_4823_4('footnote_plugin_reference_4823_4_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_4823_4_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_4823_4_1" class="footnote_tooltip"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/281120/choquees-bien-sur-et-puis</span></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4823_4_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4823_4_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script><br></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="9f7a62" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #9f7a62;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/Pas-de-papiers-OK.jpg" alt="Pas de papiers, pas de paix" class="wp-image-4840 not-transparent"/><figcaption>Pancarte, cortège Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020</figcaption></figure></div>



<p class="has-normal-font-size">Il y a eu les images de l’évacuation de la Place de la République et celles du tabassage de Michel Zecler. Mais il y a eu aussi la vidéo de cette femme qui crie «&nbsp;Where is my baby&nbsp;!&nbsp;I lose my baby » dans un canot aux larges des côtes de la Lybie le jeudi 12 novembre. Son bébé de 6 mois est mort. Le même jour les différents naufrages ont fait une centaine de mort·e·s. Une autre vidéo montre un enfant de 6 ans qui demande à son père le lendemain «&nbsp;Où est maman&nbsp;?&nbsp;». Le corps de celle-ci a été repêché.</p>



<p><strong>Et puis&nbsp;?</strong><br>&nbsp;<br>C’est la propriété presqu’indécente des images&nbsp;: on peut les rembobiner. Rembobiner les images de la répétition de tous les crimes et tabassages policiers, la plupart racistes. Rembobiner les images des évacuations violentes de migrants par la police sur la place de la République durant l’hiver 2015/2016. Rembobiner les images du cadavre du petit Aylan noyé sur un côte turque en septembre 2015. Mais on ne peut pas rembobiner la situation qu’elles révèlent et qui tourne de plus en plus sale.<br>&nbsp;<br>Cela impose d’en tirer les leçons. Pas contre l’indignation, au contraire, mais pour éviter qu’elle se tarisse à force d’impuissance et qu’elle ne devienne indifférence… ou pire.</p>



<p class="has-text-align-left">Arrêtez de dire que les gouvernements en place, et en réalité tous les politicien·ne·s, font de la démagogie pour flatter leur électorat. <strong>Face à une crise structurelle du capitalisme qui creuse et creusera toutes les inégalités sociales, les inégalités de classe, celles et ceux qui le dirigent, le gèrent, n’ont d’autre voie que d’essayer de souder les populations derrière l’État et la nation, de moins en moins «&nbsp;démocratique&nbsp;», de plus en plus policier et raciste.</strong> Voilà la raison du tournant de Macron ces derniers mois du «&nbsp;libéralisme économique&nbsp;et politique » à l’autoritarisme nationaliste labellisé «&nbsp;républicain&nbsp;».</p>



<p>D’où la connexion entre offensive islamophobe, renforcement des pouvoirs de la police et politique anti-migratoire. Et de nous faire croire que c’est le véritable prix à payer pour éviter l’arrivée au pouvoir des «&nbsp;vrais&nbsp;» fascistes. Quand cela ne fait qu’en préparer le terrain. Et, à «&nbsp;gauche&nbsp;», de ne discuter que du montant de la facture : un peu plus ou un peu moins d’islamophobie, de nationalisme, de défense de «&nbsp;la République&nbsp;» etc.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="5c5c59" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5c5c59;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/régularisez.jpg" alt="" class="wp-image-4841 not-transparent"/><figcaption>Banderole Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020 </figcaption></figure></div>



<p>Dans tout cela, ces derniers mois, le mouvement des sans-papiers et la Marche des Solidarités ont bousculé l’édifice des compromis et des compromissions. Sur des mots d’ordre que peu de forces et d’associations auraient osé défendre il y a encore peu, un mouvement s’est développé depuis le début de l&rsquo;année sur tout le territoire entraînant des dizaines de milliers de manifestant·e·s.</p>



<p><strong>Les images de sans-papiers et migrant·e·s en combattant·e·s sont bien moins utilisées et diffusées que celles où ils et elles sont montrées seulement en victimes.</strong> Par exemple, la une de Libération du mercredi 25 novembre. C’est encore une manière d’invisibiliser la question politique globale qu’ils et elles posent&nbsp;: celle d’un changement radical de logique basé sur la construction d’une solidarité de classe internationaliste qui dépasse les calculs boutiquiers. Qui ne se résume pas à une arithmétique d’addition de fronts au nom de la convergence ou de l’intersectionnalité vide de signification stratégique.</p>



<p>Après plusieurs mois où le mouvement s’est développé en interpellant le pouvoir politique, le mépris affiché par celui-ci exige une nouvelle phase, celle de la construction affichée du bras de fer, dans la continuité des marches qui ont parcouru le pays en septembre et octobre et malgré l’imposante manifestation du 17 octobre.</p>



<p>D’où la stratégie de l’Acte 4 <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_4823_4('footnote_plugin_reference_4823_4_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_4823_4('footnote_plugin_reference_4823_4_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_4823_4_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_4823_4_2" class="footnote_tooltip"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers</span></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_4823_4_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_4823_4_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> qui appelle à un renforcement des collectifs de sans-papiers, du mouvement national de collectifs de solidarité et une plus forte implication du mouvement syndical. L’appel a déjà été signé par plus de 250 collectifs, associations, syndicats, organisations politiques. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="6d6653" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6d6653;" fetchpriority="high" decoding="async" width="752" height="992" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/pancarte-CSP-20.png" alt="" class="wp-image-4839 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/pancarte-CSP-20.png 752w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/pancarte-CSP-20-227x300.png 227w" sizes="(max-width: 752px) 100vw, 752px" /><figcaption>Cortège du Collectif Sans Papiers Paris 20e, Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020</figcaption></figure>



<p>Une coordination nationale réunissant une quinzaine de villes et régions se réunit toutes les semaines. Des manifestations sont en train de s’organiser sur tout le territoire pour le 18 décembre à l’occasion de la journée internationale des migrant·e·s. Pour faire passer le message d’une montée en régime, la manifestation parisienne se prolongera par l’occupation de la place de l’Hôtel de Ville.</p>



<p>Le texte de l’Acte 4 appelle aussi à «&nbsp;préparer les conditions d’une journée de grève interprofessionnelle pour l’égalité et la régularisation des sans-papiers&nbsp;». Cela ne se décrète bien sûr pas, mais se construit. Le jour où une partie un peu significative des personnels de l’éducation, des cheminot·e·s, des postier·e·s, des soignant·e·s, etc. se lèveront pour faire grève pour la régularisation des sans-papiers, alors on pourra commencer à parler d’une «&nbsp;avant-garde&nbsp;» anticapitaliste non auto-proclamée donnant une alternative à toute la société.&nbsp;<br><br>Il en va bien sûr de la situation concrète et dramatique des migrant·e·s et sans-papiers et derrière eux et elles de toutes les victimes du racisme et de la précarité. Mais l’enjeu va bien au-delà&nbsp;: forger un mouvement de classe en antagonisme avec la «&nbsp;protection&nbsp;» de l’économie française, de l’État, de la «&nbsp;République&nbsp;». Pour préparer les confrontations de plus en plus dures à venir et ouvrir un espoir aux indignations.<br>&nbsp;<br>Denis Godard<br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="635e56" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #635e56;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/12/article-Denis-Acte-4-1.jpg" alt="" class="wp-image-4838 not-transparent"/><figcaption>Collage A bas les CRA, Acte III &#8211; Paris, 17 octobre 2020</figcaption></figure>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_4823_4();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_4823_4();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_4823_4">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_4823_4" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_4823_4_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_4823_4('footnote_plugin_tooltip_4823_4_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/281120/choquees-bien-sur-et-puis</span></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_4823_4_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_4823_4('footnote_plugin_tooltip_4823_4_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text"><span class="footnote_url_wrap">https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/181120/acte-4-des-sans-papiers-liberte-egalite-papiers</span></td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_4823_4() { jQuery('#footnote_references_container_4823_4').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_4823_4').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_4823_4() { jQuery('#footnote_references_container_4823_4').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_4823_4').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_4823_4() { if (jQuery('#footnote_references_container_4823_4').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_4823_4(); } else { footnote_collapse_reference_container_4823_4(); } } function footnote_moveToReference_4823_4(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_4823_4(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_4823_4(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_4823_4(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/acte-4-sans-papiers-18-decembre-2020/">Acte 4 des sans-papiers – 18 décembre : il faut arrêter de regarder ailleurs !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Qu&#8217;advient-il de la liberté de circulation pendant une pandémie ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/quadvient-il-de-la-liberte-de-circulation-pendant-une-pandemie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 14:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Version audio de l&#8217;article ⤵️ Ce texte, écrit par Maurice Stierl et Sandro Mezzadra, a d’abord été publié en anglais sur le site Open Democracy. Nous avons décidé de le traduire en français et de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/quadvient-il-de-la-liberte-de-circulation-pendant-une-pandemie/" title="Qu&#8217;advient-il de la liberté de circulation pendant une pandémie ?">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Version audio de l&rsquo;article ⤵️</h4>



<figure class="wp-block-audio aligncenter"><audio controls src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/08/libertécirculationpandémie.mp3"></audio></figure>



<pre class="wp-block-preformatted">Ce texte, écrit par Maurice Stierl et Sandro Mezzadra, a d’abord été publié en anglais sur le site <a aria-label="Open Democracy (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener" href="https://www.opendemocracy.net/en/can-europe-make-it/what-happens-freedom-movement-during-pandemic/" target="_blank">Open Democracy</a>. Nous avons décidé de le traduire en français et de le publier ici car il nous semble important de remettre en perspective la revendication cruciale de la liberté de circulation dans une période où le confinement est brandi comme seul moyen de lutte face à la pandémie. L’article met en lumière que le confinement est une mesure politique qui affecte de manière dramatique celles et ceux qui subissent en premier lieu les politiques mortifères de fermeture des frontières. 
Nous ne partageons pas pour autant l’analyse du Green New Deal comme stratégie et horizon politiques souhaitables. Cette petite partie du texte nous semble assez anecdotique pour ne pas se priver de partager cette contribution aux débats en cours. Pour une critique détaillée du Green New Deal, vous pouvez lire <a aria-label="cet article (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.opendemocracy.net/en/oureconomy/false-hopes-green-new-deal/?fbclid=IwAR1-XGTzi3D6uOoeg4tctYTsJamIK8C34gSHAspk0ijzvOy6SOCCFnWPL9s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cet article</a> (en anglais). </pre>



<p>Les restrictions sont particulièrement problématiques pour les personnes qui doivent se déplacer afin de se mettre en sécurité, mais dont la liberté, fondamentale, de circulation avait déjà été restreinte bien avant l&rsquo;épidémie de Covid-19.</p>



<p>Les graves conséquences de la pandémie de Covid-19 font la une des journaux du monde entier et ont attiré l&rsquo;attention publique comme aucun autre problème ou événement. Partout dans le monde, les sociétés s&rsquo;efforcent de réagir et de s&rsquo;adapter à des scénarios et à des niveaux de menace qui évoluent rapidement. Des mesures d&rsquo;urgence sont venues perturber la vie quotidienne, les voyages internationaux ont été en grande partie suspendus et de nombreuses frontières ont été fermées. Les chefs d&rsquo;État comparent la lutte contre le virus à un engagement dans une guerre &#8211; même s&rsquo;il est clair que le parallèle est trompeur et que les personnes impliquées dans la « guerre » ne sont pas des soldats mais simplement des citoyen-ne-s. La situation est sombre, et ce serait une grave erreur de sous-estimer les dangers évidents d&rsquo;infection, de perte humaines, d&rsquo;effondrement des services de santé et de l&rsquo;économie. Néanmoins, il convient de souligner que cette phase d&rsquo;incertitude comporte également le risque de normaliser des politiques « exceptionnelles » qui restreignent les libertés et les droits au nom de la crise et de la sécurité publique &#8211; et pas seulement à court terme.</p>



<p>Parmi l’ensemble des libertés spécifiques qui peuvent nous venir à l&rsquo;esprit lorsque nous entendons le mot « liberté », la philosophe Hannah Arendt a écrit un jour que « la liberté de mouvement est historiquement la plus ancienne et aussi la plus élémentaire ». Cependant, en temps de pandémie, les déplacements humains deviennent de plus en plus problématiques. On dit que la liberté fondamentale de se déplacer est restreinte dans l’intérêt général, en particulier pour les personnes âgées et les autres groupes à haut risque. L’(auto) confinement semble être la clé &#8211; les déplacements « non-essentiels » et les contacts avec les autres doivent être évités. En Chine, en Italie et ailleurs, des mesures strictes ont été introduites et leur non-respect peut entraîner des sanctions sévères. Les mouvements d’un point A à un point B nécessitent une autorisation (de l&rsquo;État) et les déplacements non autorisés peuvent être sanctionnés. Il y a de bonnes raisons à cela, sans aucun doute. Néanmoins, il est nécessaire de faire le point sur ce que cela implique plus largement dans la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons.</p>



<p>Dans ce tableau général, les restrictions actuelles à la circulation sont problématiques pour les personnes qui n&rsquo;ont pas de domicile et pour lesquelles l&rsquo;auto-confinement n&rsquo;est guère une option, pour les personnes handicapées qui se retrouvent sans soins et pour les personnes, principalement des femmes, dont le domicile ne s’avère pas être un refuge mais plutôt un lieu d’insécurité et de violences domestiques. Les restrictions sont également particulièrement problématiques pour les personnes dont la liberté fondamentale de mouvement avait été restreinte bien avant l&rsquo;épidémie de Covid-19, mais qui doivent se déplacer pour se mettre en sécurité. Les migrant-e-s incarnent de la manière la plus frappante les contradictions et les tensions qui entourent la liberté de circulation et<br> son refus aujourd&rsquo;hui. Il n&rsquo;est pas surprenant que dans le climat actuel, ils tendent à devenir l&rsquo;une des premières cibles des mesures les plus restrictives.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-dominant-color="717a85" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #717a85;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/03/OPEN-THE-BORDERS217465274269696_o-1024x645.jpg" alt="" class="wp-image-3979 not-transparent" width="583" height="367"/><figcaption><em><strong>Ouvrez les frontières !</strong></em></figcaption></figure></div>



<p>Les populations migrantes qui se sont déplacées, ou cherchent encore à se déplacer, à travers les frontières, sans autorisation, afin d&rsquo;échapper au danger sont soumises à des mesures de confinement et de dissuasion qui sont légitimées par des références souvent fallacieuses à la sécurité publique et à la santé mondiale. Les pratiques discriminatoires qui pratiquent la ségrégation au nom de la sécurité transforment les personnes en danger en un danger. « Nous menons une guerre sur deux fronts », a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban,  » Le premier front s&rsquo;appelle la migration, et l&rsquo;autre est lié au coronavirus, il y a un lien logique entre les deux, car les deux se propagent par le mouvement ». Le danger de confondre la guerre déclarée contre la pandémie avec une guerre contre les migrations est grand, et le coût humain est élevé. Les mesures restrictives aux frontières mettent en danger la vie des populations vulnérables pour lesquelles la circulation est un moyen de survie.</p>



<p>Il y a deux semaines environ, il a été prouvé que les garde-côtes grecs ont ouvert le feu sur des migrant-e-s qui tentaient de s&rsquo;échapper par la mer Égée et la frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce. Certaines personnes sont mortes et beaucoup ont été blessées, dans un déploiement démesuré de violence aux frontières. La réaction européenne, incarnée par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été de qualifier la Grèce de « bouclier » de l&rsquo;Europe. Il y a une semaine environ, on a découvert qu&rsquo;un bateau de migrant-e-s avec 49 personnes à bord, qui avait déjà atteint une zone de recherche et de sauvetage européenne, avait été renvoyé en Libye à cause des mesures prises conjointement par l&rsquo;agence européenne de gestion des frontières Frontex, les forces armées de Malte et les autorités libyennes. En violation du droit international et du principe de non-refoulement, les personnes ont été renvoyées dans d&rsquo;horribles camps de migrant-e-s en Libye, un pays encore en guerre. En l&rsquo;absence de bateaux de sauvetage d’ONG en Méditerranée en raison des effets du Coronavirus, plus de 400 personnes ont été interceptées en mer et renvoyées de force en Libye au cours du seul week-end dernier, et plus de 2 500 cette année.</p>



<p>De telles mesures drastiques de dissuasion et de confinement des migrations mettent en danger la vie des personnes en déplacement et exacerbent le risque de propagation du virus. Dans les camps libyens, dans des conditions que les diplomates allemands qualifiaient autrefois de « camp<br> de concentration », les personnes emprisonnées ont souvent un système immunitaire extrêmement affaibli, souffrant souvent de maladies comme la tuberculose. Une épidémie de coronavirus dans ce pays serait dévastatrice. Médecins sans frontières a appelé à l&rsquo;évacuation immédiate des camps de<br> détention des îles grecques, soulignant que les conditions d&rsquo;exiguïté et d&rsquo;insalubrité qui y règnent « constitueraient le détonateur parfait pour une épidémie de COVID-19. Cette situation est à généraliser aux camps de détention pour migrants en Europe et ailleurs, ainsi qu’aux prisons « régulières » du monde entier.</p>



<p>Avec le virus, une politique de la peur se répand dans le monde entier et entraîne des mesures de plus en plus restrictives. Outre les conséquences néfastes de la réduction de la liberté de circulation déjà subie par les plus vulnérables, on craint que nombre de ces mesures continuent de porter atteinte aux droits et libertés, même longtemps après l&rsquo;arrêt de la pandémie. Et pourtant, si, comme le note Naomi Klein, « une stratégie du choc pandémique » peut permettre de mettre en oeuvre « toutes les idées les plus dangereuses qui circulent, de la privatisation de la sécurité sociale à la fermeture des frontières en passant par la détention d&rsquo;encore plus de migrant-e-s », nous sommes d&rsquo;accord avec elle pour dire que « la fin de cette histoire n&rsquo;est pas encore écrite ».</p>



<p>La situation est instable &#8211; la façon dont elle se terminera dépend aussi de nous et de notre mobilisation collective contre les tendances autoritaires qui sévissent désormais. Tout autour de nous, nous voyons d&rsquo;autres réactions à la situation actuelle, avec l&rsquo;émergence de nouvelles formes de solidarité et de moyens créatifs pour prendre soin du « commun ». Les arguments sont de notre côté. La pandémie montre qu&rsquo;une crise sanitaire mondiale ne peut être résolue par des mesures nationalistes, mais uniquement par la solidarité et la coopération internationales &#8211; le virus ne respecte pas les frontières.</p>



<p>Ses effets dévastateurs renforcent l&rsquo;appel à l&rsquo;universalité des soins de santé et la valeur du travail de soins, qui continue d&rsquo;être le travail des femmes de manière disproportionnée. La pandémie donne un élan à ceux qui réclament le droit à un abri et à un logement abordable pour tous et fournit des munitions à ceux qui luttent depuis longtemps contre les centres de rétention et les hébergements collectifs de migrant.e.s, ainsi que contre les expulsions de migrant.e.s. Elle met en évidence les façons dont le modèle capitaliste prédateur, souvent présenté comme un modèle de bon sens et sans alternatives, n&rsquo;apporte aucune réponse à une crise sanitaire mondiale, alors que les modèles socialistes le font. Il montre que des ressources peuvent être mobilisées si la volonté politique existe et que des politiques ambitieuses telles que le Green New Deal sont loin d&rsquo;être « irréalistes ». Et le Coronavirus souligne à quel point la liberté fondamentale de circulation est importante.</p>



<p>La liberté de circulation, bien sûr, signifie aussi avoir la liberté de ne pas bouger. Et, parfois, même la liberté de s’auto-confiner. Pour beaucoup, souvent les plus vulnérables et les plus démuni-e-s, cette liberté élémentaire n&rsquo;est pas donnée. Cela signifie que même pendant une pandémie, nous<br> devons être solidaires de ceux qui font le choix de circuler, qui ne peuvent plus rester dans des camps inhumains en Europe ou à ses frontières extérieures et qui tentent de s&rsquo;échapper pour se protéger. Se protéger face à la guerre et à la persécution, se protéger face à la pauvreté et à la faim, se protéger face au virus. Dans cette période où les frontières se multiplient, la lutte pour la liberté fondamentale de circuler continuera d’être à la fois un enjeu crucial et un outil de lutte contre l&rsquo;injustice mondiale, même, ou surtout, lors d&rsquo;une crise sanitaire mondiale.</p>



<h5 class="wp-block-heading">traduit de l&rsquo;anglais par Kim Attimon</h5>



<p></p>
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		<title>Petros Constantinou (Grèce) : « Ouvrez les frontières, les réfugiéEs sont bienvenuEs, fermez les camps de concentration »</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2020 17:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Frontières]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Quelle est la situation actuelle pour les réfugiéEs&#160;? La vie des réfugiéEs est un véritable enfer après les attaques racistes du gouvernement de droite «&#160;Nouvelle démocratie&#160;» dont le vote d’une nouvelle loi sur l’asile, la <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/interview-de-petros-constantinou-coordinateur-national-de-la-coalition-antiraciste-et-antifasciste-keerfa-et-conseiller-municipal-dextreme-gauche-a-athenes/" title="Petros Constantinou (Grèce) : « Ouvrez les frontières, les réfugiéEs sont bienvenuEs, fermez les camps de concentration »">[...]</a></div>
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<h5 class="wp-block-heading">Quelle est la situation actuelle pour les réfugiéEs&nbsp;?</h5>



<p>La vie des réfugiéEs est un véritable enfer après les attaques racistes du gouvernement de droite «&nbsp;Nouvelle démocratie&nbsp;» dont le vote d’une nouvelle loi sur l’asile, la fermeture des frontières avec la Turquie au fleuve Evros, l’interdiction d’accoster pour les bateaux qui essaient d’arriver sur les côtes des Iles de la Mer Egée et la construction de nouveaux centres de rétention de masse de 20&nbsp;000 places pour pouvoir les déporter.</p>



<p>Plus de 40&nbsp;000 réfugiéEs sont pris au piège actuellement dans les îles dont 20&nbsp;000 pour Lesbos dans le camp de Moria, une situation de jungle comparable à ce qui existait à Calais.</p>



<p>L’armée et la police, soutenus par Frontex, combattent avec des gaz les réfugiéEs au fleuve Evros et ceux qui traversent la frontière risquent des emprisonnements de 4 années et des amendes de 10&nbsp;000 euros.</p>



<p>Le gouvernement grec utilise la propagande ouvertement raciste selon laquelle la Grèce aurait été envahie par des migrantEs illégaux sous les ordres de Erdogan et exige l’union nationale pour fermer les frontières. Malheureusement Alexis Tsipras, dirigeant de Syriza, a donné son soutien total au premier ministre Mitsotakis pour cette politique raciste et meurtrière, tournant le dos au mouvement de solidarité avec les réfugiéEs mais aussi à des sections de Syriza qui s’opposent à ces attaques particulièrement parmi la jeunesse.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Quel est l’impact de la crise liée au coronavirus&nbsp;?</h5>



<p>Avec le coronavirus la situation est extrêmement mauvaise et rend particulièrement évidente l’hypocrisie du gouvernement qui refuse d’employer les effectifs suffisants dans l’hôpital public mais qui, dans le même temps, poursuit sa guerre raciste contre les réfugiéEs et envoie des milliers de policiers pour les réprimer. Et qui laisse ainsi des milliers dans des conditions sanitaires catastrophiques.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Qu’en est-il des réactions de la population&nbsp;?</h5>



<p>Le gouvernement essaie de dire que la population est derrière lui pour attaquer les réfugiéEs. La réalité est ce qui s’est passé à Lesbos et Chios quand le gouvernement a essayé d’imposer la construction de deux énormes camps de rétention en deux semaines en utilisant l’expropriation des terres et l’envoi de 1000 forces spéciales de la police.</p>



<p>La population s’est révoltée et a empêché ce projet de prisons de masse pour les réfugiéEs. Au cœur de la résistance, les syndicats locaux ont appelé à trois jours de grève générale, paralysant l’île et ont mobilisé des milliers de personnes contre la police.</p>



<p>Les flics ont été battus et exténués par trois jours de combat permanent avec des habitantEs. Ils ont dû quitter l’île avec des activistes qui les attaquaient y compris quand ils battaient en retraite pour se protéger dans un camp militaire&nbsp;!</p>



<p>La direction de ce combat était assurée par des gens de gauche et l’extrême-droite et les fascistes qui ont essayé de l’infiltrer ont été marginalisés. La grande défaite pour le gouvernement a été que toutes les instances, locales et régionales de la «&nbsp;Nouvelle démocratie&nbsp;» se sont opposées aux projets du gouvernement mais ont échoué à contrôler la résistance. Après cette défaite les nervis d’extrême-droite ont essayé d’attaquer les bateaux de réfugiéEs et les activistes sur l’île de Lesbos provoquant une manifestation antifasciste massive. La plus importante a eu lieu ce samedi 14 mars avec des centaines de participantEs dont l’Association des médecins présente avec sa banderole tournant ainsi le dos à tous ceux et celles qui permettaient de légitimer les attaques fascistes, les «&nbsp;restez chez vous&nbsp;», utilisant la peur de propagation du coronavirus.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Il semble pourtant qu’Aube Dorée que les mobilisations antifascistes avaient mis en crise ait retrouvé une nouvelle audience. Qu’en est-il&nbsp;?</h5>



<p>Nous étions dans une période où les néo-nazis d’Aube Dorée avaient été isolés et expulsés du parlement pour la première fois depuis 2012 avec notamment un procès qui dure depuis 5 ans. Néanmoins les politiques néolibérales du gouvernement et de l’Union européenne, de l’Europe forteresse, les discours propagés par le gouvernement selon lequel il y a une invasion pour «&nbsp;l’islamisation&nbsp;»&nbsp; de la Grèce, la compétition militaire entre la Grèce et la Turquie pour le contrôle stratégique du Moyen-orient et de la Méditerranée autour du gaz naturel, les attaques racistes qui désorientent la résistance aux mesures d’austérité, le nationalisme et les discours guerriers, tout cela ouvre la voie aux fascistes pour revenir.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Comment réagissez-vous dans cette situation&nbsp;?</h5>



<p>Nous nous trouvons désormais face au défi du coronavirus qui ne justifie pas l’union nationale avec le gouvernement comme Syriza le fait. Nous défendons un programme de revendications pour le soutien des hôpitaux publics comportant notamment le recrutement immédiat de plus d’employéEs et l’augmentation des moyens. La destruction du système de santé publique provoquée par l’acceptation des memorandums signifie que les gens sont renvoyés chez eux.</p>



<p>Nous défendons donc des réponses de classe et la nécessité de la lutte pour sauver les vies des travailleuses et travailleurs plutôt que de sauver les riches et les banquiers qui exigent de nouvelles mesures d’austérité à la suite d’un nouvel effondrement boursier et du ralentissement de l’économie.</p>



<p>Suite à la campagne très réussie de participation de réfugiéEs des camps à la manifestation féministe du 8 mars, des groupes de Keerfa avec des réfugiéEs des camps organisent actuellement des diffusions de tracts et des réunions à l’intérieur des camps pour les appeler à participer à la manifestation du 21 mars. Ils établissent des listes de participants pour les cars et nous espérons que cela fera la différence car un des principaux arguments dans cette période de coronavirus est que les camps sont les pires endroits pour la santé des réfugiéEs et parce que nous voulons la liberté pour nous tous et toutes&nbsp;!</p>



<p>Notre slogan est «&nbsp;Ouvrez les frontières, les réfugiéEs sont bienvenuEs, fermez les camps de concentration. Expulsons Mitsotakis pour nous sauver du racisme, des fascistes et du coronavirus&nbsp;!</p>
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