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	<title>Archives des Culture - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des Culture - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<item>
		<title>Rebel whithout a pause : le Hip Hop a 50 ans !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 17:49:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Black power]]></category>
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		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hip Hop]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">La soirée organisée le 13 août 1973 dans le Bronx par Cindy Campbell, une fille d’immigré·es jamaïquain·es, avec son frère Clive — plus connu sous le nom de Kool Herc&#160;— aux platines est considérée comme <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/culture-populaire/rebel-whithout-a-pause-le-hip-hop-a-50-ans/" title="Rebel whithout a pause : le Hip Hop a 50 ans !">[...]</a></div>
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Public Enemy - Rebel Without A Pause" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/UDOKiA-XFvk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<p style="font-style:normal;font-weight:600">La soirée organisée le 13 août 1973 dans le Bronx par Cindy Campbell, une fille d’immigré·es jamaïquain·es, avec son frère Clive — plus connu sous le nom de Kool Herc&nbsp;— aux platines est considérée comme le point de départ de la (contre) culture Hip Hop.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #10 &#8211; Novembre 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">Express Yourself&nbsp;</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="N.W.A. - Express Yourself (Official Music Video)" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/u31FO_4d9TY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="has-drop-cap">Sur le sound system artisanal construit avec son père, dans la plus pure tradition Yardie<sup data-fn="a86bfea9-a2b6-49a8-a845-c66233e6a820" class="fn"><a href="#a86bfea9-a2b6-49a8-a845-c66233e6a820" id="a86bfea9-a2b6-49a8-a845-c66233e6a820-link">1</a></sup>, le jeune disc-jockey présente la technique de mix qu’il a mis au point, le « Merry go round », c’est-à-dire le fait d’isoler des breaks de batterie et de les passer en boucle afin d’accentuer la rythmique. Cela permet en particulier au premier master of ceremony (MC) de l’histoire, Cock LaRock, de s’exprimer au cours de cette soirée en profitant des intervalles instrumentaux et principalement rythmiques ainsi créés en balançant quelques phrases destinées à maintenir l’excitation du public, et en particulier des danseuses et danseurs.</p>



<p>Nous avons là réunis trois des éléments constitutifs de la culture Hip Hop : le DJing, le MCing (qui se transformera en rap) et la danse. Auxquels il faut bien évidemment ajouter le graffiti. Ils ont en commun d’offrir aux jeunes des ghettos noirs et latinos de New York des moyens d’expression qui leurs sont propres tout en présentant une alternative à la violence des gangs et à la drogue. Le côté antigang et antidrogue du mouvement naissant n’est pas porté par des impératifs moraux mais soutenu par une analyse politique, notamment de l’usage de la drogue dans la stratégie de contre-insurrection déployée par le pouvoir en place, en particulier le FBI, dans sa lutte contre les mouvements révolutionnaires noirs et latinos comme les Black Panthers ou les Young Lords.</p>



<p>Dès 1969, Michael « Cetewayo » Tabor, ancien toxico et professeur d’éducation politique dans l’école de libération des Black Panthers destinée aux enfants des ghettos, écrit une brochure intitulée <em>Capitalisme + Came = Génocide</em><sup data-fn="ba6628bb-9f55-4296-8a86-f8794e9b0ab8" class="fn"><a href="#ba6628bb-9f55-4296-8a86-f8794e9b0ab8" id="ba6628bb-9f55-4296-8a86-f8794e9b0ab8-link">2</a></sup>. Il y développe une analyse de la toxicomanie, en particulier l’addiction à l’héroïne, comme <em>« symptôme monstrueux du mal qui détruit le tissu social dans ce système capitaliste. La toxicomanie est un phénomène social que le système social développe organiquement »</em>. Et précise : <em>« tout phénomène social émanant d’un système social qui se fonde et s’appuie sur d’implacables antagonismes de classe, résultant d’une exploitation de classe, doit être envisagé d’un point de vue de classe »</em>. Pour la classe dirigeante, l’introduction massive de l’usage de l’héroïne dans les <em>« colonies noires de Babylone »</em> — nom donné par Cetewayo aux ghettos, a pour conséquence de déstabiliser les communautés, de pouvoir justifier d’envoyer toujours plus de « porcs » dans les quartiers au nom de la « guerre contre la drogue » et d’envoyer en prison à tour de bras des jeunes noir·es et latin@s. Dans une introduction à la publication en français de la brochure de Michael « Cetewayo » Tabor, Mathieu Rigouste écrit : <em>« La guerre à la drogue s’articule directement avec l’industrialisation sécuritaire des prisons et des camps d’internement. »</em></p>



<p>C’est dans ce contexte lugubre de victoire de la guerre contre-insurrectionnelle menée par l’appareil d’État américain contre les mouvements révolutionnaires noirs et latinos que le Hip Hop apparaît. Il se développe comme forme d’expression et refuge de ces communautés décimées par la drogue et la guerre que l’État prétend mener contre cette dernière. Les organisations font face à la répression basée sur les principes de la guerre contre-révolutionnaires déployée par les puissances impérialistes contre les mouvements de libérations nationales, en particulier la fRance coloniale en Indochine et en Algérie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fight the power&nbsp;</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Public Enemy - Fight The Power (Official Music Video)" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/mmo3HFa2vjg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>À ses débuts, le Hip Hop est associé, en tant que courant musical, à la danse et aux soirées. Il est principalement festif et instrumental (les véritables stars sont les DJ plus que les MC) et se vit en live, dans les block parties où mixent Grandmaster Flash, Afrika Bambaataa ou Kool Herc, à partir des breaks de percussions des disques de funk. Il faudra attendre 1979 pour voir les premiers morceaux de rap gravés sur vinyles. Au fur et à mesure les MCs développent leur science de la rime en rythmes, façonnant progressivement le rap, passant de simples gimmicks destinés à galvaniser les danseurs et danseuses à des textes plus structurés, leur permettant d’élargir les sujets traités.</p>



<p>Si les premiers textes sont marqués par la volonté de retranscrire l’ambiance des block parties, donc portés sur la danse et la compétition entre MCs, dès le début des années 1980 apparaissent des textes au contenu plus ancré dans la vie sociale, racontant la vie dans les ghettos. Les rappeurs et rappeuses se rapprochent ainsi des blues wo·men qui : <em>« ni conseiller, ni agitateur, […] se contente[nt] de témoigner, d’ajouter au dossier le compte rendu de ses propres expériences permettant ainsi à ses auditeur·ices noir·es de découvrir que leurs malheurs ne sont pas exceptionnels, qu’iels ne sont pas les seules victimes du sort, c’est-à-dire des structures sociale oppressives »</em> comme le soulignent les auteurs de <em>Free Jazz / Black Power</em><sup data-fn="7091ba18-4d6c-4f53-b2c3-cedb8d70efee" class="fn"><a href="#7091ba18-4d6c-4f53-b2c3-cedb8d70efee" id="7091ba18-4d6c-4f53-b2c3-cedb8d70efee-link">3</a></sup>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-dominant-color="757575" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #757575;" loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="645" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr1-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8134 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr1-jpg.webp 1000w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr1-300x194.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr1-768x495.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>
</div>


<p>La décennie qui va du milieu des années 1980 à celui des années 1990 est marquée par l’émergence de deux scènes distinctes géographiquement (East Coast vs West Coast) mais aussi musicalement : Boom Bap new yorkais vs G&nbsp;Funk californien, samples plutôt tirés du Jazz ou de la Soul vs samples tirés plutôt du Funk. À New York, le courant dit « conscious » (conscient) revendique un engagement politique et se réapproprie l’imagerie des Black Panthers, quand les californien·nes se revendiquent et utilisent l’imagerie « Gangsta » (gangster). Pour autant, les rappeurs et rappeuses de l’ouest comme de l’est proposent des titres forts contre l’ennemi commun : la police, les « porcs » (<em>911 is a Joke</em>&nbsp;de Public Enemy,&nbsp;<em>Sound of da Police</em>&nbsp;de KRS1,&nbsp;<em>Fuck the Police</em>&nbsp;de NWA,…). Ces titres fourniront la bande son des émeutes débutées le 29&nbsp;avril 1992 à Los Angeles après qu’un jury, composé de dix blancs, un asiatique et un latino, a acquitté quatre officiers de police blancs accusés d’avoir passé à tabac un automobiliste noir américain, Rodney King, après une course-poursuite pour excès de vitesse. Les émeutes durent six jours, on dénombre 55&nbsp;morts, plus de 2 300 blessé·es, des milliers d’arrestations et des dommages matériels s’élevant entre 800&nbsp;millions et un milliard de dollars. Il y a plus de 3 600&nbsp;départs de feu, détruisant 1 100&nbsp;bâtiments. Des violences ont aussi eu lieu à Seattle, Oakland, San Francisco, Las Vegas et San Diego pour la côte ouest, New York, Philadelphie et Atlanta pour la côte est, sans toutefois atteindre le niveau des émeutes de Los Angeles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Burn Hollywood Burn&nbsp;</h2>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Public Enemy - Burn Hollywood Burn (Official Music Video) ft. Ice Cube, Big Daddy Kane" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/gEYvfxtUxpg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>On le voit bien, le Hip Hop, comme mouvement musical, a une implication politique, au-delà de l’implication de ses acteur·ices sur la scène directement politique. Déjà, en tant qu’expression de l’existence des Noir·es, existence qui a <em>« un caractère politique car les Noir·es livrent une guerre constante contre « l’homme » »</em><sup data-fn="5c276739-9f8f-4ec7-badb-bce581d98942" class="fn"><a href="#5c276739-9f8f-4ec7-badb-bce581d98942" id="5c276739-9f8f-4ec7-badb-bce581d98942-link">4</a></sup>, comme l’écrit Rap Brown, ministre de la Justice du Black Panthers Party<sup data-fn="6a89d950-298c-4fdb-b12e-c2d844d142ee" class="fn"><a href="#6a89d950-298c-4fdb-b12e-c2d844d142ee" id="6a89d950-298c-4fdb-b12e-c2d844d142ee-link">5</a></sup>. Ainsi même quand ils ne parlent que de drogue, de deal, d’argent facile, de prostitution, de suicides, de survie dans les ghettos… comme c’est le cas aujourd’hui avec la Trap, les morceaux de Hip Hop font exploser à la face du monde ce refoulé de l’Amérique capitaliste et raciste, elle n’existe que par l’exploitation des personnes qu’elle maintient désormais libre, mais toujours inférieures, les Noir·es et les Latin@s.</p>



<p>Au-delà des paroles, c’est la forme même de cette musique qui met en crise la conception bourgeoise de la musique. Les samples, c’est-à-dire le fait de récupérer des passages d’un morceau préexistant pour en créer un nouveau, est une attaque en règle contre l’idée de propriété privée, intellectuelle en l’occurrence, même si le système a trouvé les moyens de faire payer l’utilisation des samples.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="8c8c8c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8c8c8c;" loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="666" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr2-1100x666.webp" alt="" class="wp-image-8133 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr2-1100x666.webp 1100w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr2-300x182.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr2-768x465.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr2-1320x800.webp 1320w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN10_HipHop_Illustr2-jpg.webp 1400w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></figure>
</div>


<p>En bref, s’il a en grande partie été récupéré par le système commercial et médiatique car <em>« il a fallu, en bonne logique capitaliste que puritanisme et racisme s’accommodent de la priorité du commerce »</em><sup data-fn="0a4d0ed3-6746-422b-a962-d677ce43e7dd" class="fn"><a href="#0a4d0ed3-6746-422b-a962-d677ce43e7dd" id="0a4d0ed3-6746-422b-a962-d677ce43e7dd-link">6</a></sup>, le Hip Hop, 50 ans après son acte de naissance officiel, continue de porter en lui une charge subversive indéniable. Une révolution musicale, certes. Mais pas seulement.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Thomas (Bobigny)</h5>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<h6 class="wp-block-heading">NOTES</h6>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="a86bfea9-a2b6-49a8-a845-c66233e6a820">Voir : « <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/culture-populaire/une-histoire-politique-des-sound-systems/">Une histoire politique des sounds systems </a>» <a href="#a86bfea9-a2b6-49a8-a845-c66233e6a820-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="ba6628bb-9f55-4296-8a86-f8794e9b0ab8">On peut par exemple la télécharger <a href="https://www.bboykonsian.com/Capitalisme-Came-Genocide-Michael-Cetewayo-Tabor-2eme-edition_a3657.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a> <a href="#ba6628bb-9f55-4296-8a86-f8794e9b0ab8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="7091ba18-4d6c-4f53-b2c3-cedb8d70efee">Philippe Carles et Jean-Louis Comolli, <em>Free Jazz / Black Power,</em> Collection Folio. <a href="#7091ba18-4d6c-4f53-b2c3-cedb8d70efee-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li><li id="5c276739-9f8f-4ec7-badb-bce581d98942">Expression utilisée par les Panthers pour décrire le système et ceux qui le servent. <a href="#5c276739-9f8f-4ec7-badb-bce581d98942-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4">↩︎</a></li><li id="6a89d950-298c-4fdb-b12e-c2d844d142ee">Cité dans <em>Free Jazz / Black Power, op. cit.</em> <a href="#6a89d950-298c-4fdb-b12e-c2d844d142ee-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5">↩︎</a></li><li id="0a4d0ed3-6746-422b-a962-d677ce43e7dd"><em>Free Jazz / Black Power, op. cit.</em>. <a href="#0a4d0ed3-6746-422b-a962-d677ce43e7dd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/culture-populaire/rebel-whithout-a-pause-le-hip-hop-a-50-ans/">Rebel whithout a pause : le Hip Hop a 50 ans !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« On insiste : la liberté maintenant ! » – Partie 1</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/on-insiste-la-liberte-maintenant-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Aude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2023 21:02:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=7948</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">À partir de Free Jazz/Black Power de Philippe Carles et Jean-Louis Comolli. Cet article a pour suite « On insiste : la liberté maintenant ! » – Partie 2 Publié pour la première fois en 1971 (et réédité depuis en 1979 <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/on-insiste-la-liberte-maintenant-partie-1/" title="« On insiste : la liberté maintenant ! » – Partie 1">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/on-insiste-la-liberte-maintenant-partie-1/">« On insiste : la liberté maintenant ! » – Partie 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-background" style="background-color:#e29f02">À partir de <em>Free Jazz/Black Power</em> de Philippe Carles et Jean-Louis Comolli. Cet article a pour suite <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/on-insiste-la-liberte-maintenant-partie-2/">« On insiste : la liberté maintenant ! » – Partie 2</a><sup data-fn="838573ed-ff9e-49ea-8e01-4a7d3662cb49" class="fn"><a href="#838573ed-ff9e-49ea-8e01-4a7d3662cb49" id="838573ed-ff9e-49ea-8e01-4a7d3662cb49-link">1</a></sup></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="858482" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="180" height="280" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr1.jpg" alt="" class="wp-image-7954 not-transparent" style="--dominant-color: #858482; aspect-ratio:0.6428571428571429;width:157px;height:auto"/></figure>
</div>


<p style="font-style:normal;font-weight:600">Publié pour la première fois en 1971 (et réédité depuis en 1979 et en 2000 avec à chaque fois l’ajout d’une préface des auteurs), Free Jazz/Black Power de Philippe Carles et Jean-Louis Comolli<sup data-fn="bc886d39-3c62-4b5d-86ab-5b8087f2d790" class="fn"><a href="#bc886d39-3c62-4b5d-86ab-5b8087f2d790" id="bc886d39-3c62-4b5d-86ab-5b8087f2d790-link">2</a></sup> est un texte particulièrement dense, dont les phrases à rallonge, entrecoupées de parenthèses, virgules, notes de bas de pages, etc., pour cerner au plus près leur objet, semblent s’amuser à recréer la polyrythmie du sujet (apparent) du livre, les musiques africaines en Amériques. Aussi âpre à lire que le Free Jazz peut l’être à écouter, il n’en est pas moins indispensable pour quiconque s’intéresse à l’histoire des Africain·es Américain·es ou souhaite réfléchir à la place de la musique, et plus globalement de l’art, dans la société et de son (r)apport à la lutte révolutionnaire.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #09 &#8211; SEPTEMBRE 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">Unité Noire<sup data-fn="3e18ad5d-56b6-4826-bec6-05a63e2ef893" class="fn"><a href="#3e18ad5d-56b6-4826-bec6-05a63e2ef893" id="3e18ad5d-56b6-4826-bec6-05a63e2ef893-link">3</a></sup></h2>



<p>Le livre s’inscrit dans la lignée des travaux de LeRoi Jones, et en particulier son livre de 1963, Le peuple du blues<sup data-fn="1e32379e-13f3-472d-86be-340d1bbec3a0" class="fn"><a href="#1e32379e-13f3-472d-86be-340d1bbec3a0" id="1e32379e-13f3-472d-86be-340d1bbec3a0-link">4</a></sup>, qui, le premier, entreprend de relire l’histoire du jazz à partir de son point d’aboutissement à l’époque, le free jazz. Ce faisant, il lie cette histoire à celles des luttes des Africain·es Américain·es et met ainsi en lumière le moteur des évolutions du jazz, la lutte entre la récupération et les influences européennes/blanches et l’identité et les influences africaines/noires de cette musique créée par et pour les esclaves.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="7b7b7b" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="640" height="400" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr3-jpg.webp" alt="" class="wp-image-7952 not-transparent" style="--dominant-color: #7b7b7b; aspect-ratio:1.6;width:431px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr3-jpg.webp 640w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr3-300x188.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


<p>Nos frenchies entendent se démarquer de Jones sur un point, mais au combien crucial, la question de classe. Ainsi précisent-ils dès l’introduction, « cette contradiction entre valeurs blanches et valeurs noires à l’œuvre dans les colonisations et les résistances à ces colonisations du jazz n’est que l’un des moments de la contradiction principale entre colons et colonisé·es, exploiteurs et exploité·es : le capitalisme et ses proies. » (p.39).</p>



<p>À cette époque où Alger était « la capitale de la Révolution »<sup data-fn="42e8fbc5-a749-4269-8633-a73ba552306d" class="fn"><a href="#42e8fbc5-a749-4269-8633-a73ba552306d" id="42e8fbc5-a749-4269-8633-a73ba552306d-link">5</a></sup>, l’anticolonialisme est un marqueur des politiques révolutionnaires. Ainsi, les militant·es révolutionnaires africain·es américain·es qualifient la situation de leur peuple comme relevant du colonialisme (sur exploitation économique, racisme, enfermement dans des ghettos…). Dans une période d’important développement des luttes noires aux USA qui se cristallisent, notent les auteurs, dans le Black Panther Party, toute politique réellement de classe est nécessairement anticoloniale. Et un anticolonialisme conséquent doit prendre en compte la lutte des classes au risque, sinon, de laisser se perpétuer les mécanismes de domination, comme le prouve, hélas, le destin des pays nouvellement indépendants et le développement du néocolonialisme.</p>



<p>Lutter contre la colonisation du jazz par l’esthétique et l’idéologie occidentale implique donc de lutter contre leur relai dans le prolétariat noir, la bourgeoisie et la petite bourgeoisie noire et leur idéologie assimilationniste. « Il est remarquable que l’un des principaux problèmes auxquels sont confronté·es aujourd’hui les militant·es politiques noir·es américain·es soit celui de l’idéologie dominante dans les élites et une partie des masses noires ; qu’ils doivent lutter contre le sentiment de résignation (acceptation de leur « infériorité ») et les illusions de progrès (les choses s’arrangeront quand…) que cette idéologie, celle du capitalisme américain, inculque à ces masses. Et il est non moins remarquable que le free jazz soit apparu comme réaction à la récupération, par la même idéologie, de la musique noire » (p. 43).</p>



<p>Entre les tenants d’un nationalisme culturel (cultural nationalism) dont certain·es se proposent « d’offrir à l’Amérique sa dernière chance de régler raisonnablement ses problèmes raciaux sans s’engager dans une longue lutte de guérilla »<sup data-fn="2a1f07d5-81a0-46a5-a403-1e4d56f285cd" class="fn"><a href="#2a1f07d5-81a0-46a5-a403-1e4d56f285cd" id="2a1f07d5-81a0-46a5-a403-1e4d56f285cd-link">6</a></sup> et les révolutionnaires du Black Panther Party, ou Archie Shepp qui déclare : « notre vengeance sera noire, comme la souffrance est noire, comme Fidel est noir, comme Ho Chi Minh est noir » (cité page 55), les auteurs ont choisi.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-dominant-color="737373" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #737373;" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="636" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr2-jpg.webp" alt="" class="wp-image-7953 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr2-jpg.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr2-300x248.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<p>Ils sont clairement du côté de Rap Brown, ministre de la Justice du BPP, dont ils citent des propos d’une brulante actualité : « Je prétends que les Noir·es qui ont incendié Watts et Détroit n’ont pas besoin de lire. Ces pauvres gens ont plus vécu que les intellectuels n’ont lu. Ainsi ont-ils un caractère politique à cause de ce que leur a appris l’existence. C’est l’oppression qui fait de ces pauvres gens des politiques.[…]. « L’homme » à crée un nouveau genre de Tom, le bourgeois noir. Ceux-là sont prêts à faire n’importe quoi pourvu qu’ils puissent être noirs avant tout. Des capitalistes noirs, des impérialistes noirs, n’importe quoi pourvu que ce soit noir avant tout. » (p.61)</p>



<p>La France, interdit de séjour le trompettiste Clifford Thornton, coupable d’avoir pris la trompette et la parole lors d’un spectacle de soutien au BPP à Paris en 1970, quelques mois après avoir participé au festival panafricain d’Alger. Les Panthers exilé·es en Algérie, quant à elleux, quitteront le pays s’estimant sacrifié·es sur l’autel de la raison du nouvel État indépendant en recherche de respectabilité internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cette musique est la nôtre !<sup data-fn="7e9511ab-9e25-4d37-9031-2709aeb45181" class="fn"><a href="#7e9511ab-9e25-4d37-9031-2709aeb45181" id="7e9511ab-9e25-4d37-9031-2709aeb45181-link">7</a></sup></h2>



<p>Philippe Carles et Jean-Louis Comolli vont donc s’atteler dans un premier temps à étudier les différentes formes de colonisation que subit le jazz. Car l’appropriation est loin de se limiter à être culturelle. Elle est économique : la bourgeoisie blanche contrôlant l’industrie musicale, c’est elle qui s’enrichit sur l’invention de ses ancien·es esclaves. Cela se traduit aussi par la priorité donnée aux musicien·es blanc·hes pour les enregistrements et les concerts (donc l’accès à des revenus). « Les musicien·es de couleur, dit Lucky Thompson en 1956, se rendent parfaitement compte que, depuis le début du jazz, leur musique a été exploitée de telle sorte qu’ils en retirent le minimum de profit et qu’on leur en retire même le privilège d’en avoir été les créateurs » (p.77).</p>



<p>Cette appropriation économique aura des conséquences sur les formes du jazz : « Voler aux Noir·es leur musique revient à voler les Noir·es à leur musique, à les en refouler » (p.79). En effet, l’industrialisation et la commercialisation du jazz vont avoir comme conséquence le refoulement des éléments africains les plus saillants de cette musique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-dominant-color="646666" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="733" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr4-1100x733.webp" alt="" class="wp-image-7951 not-transparent" style="--dominant-color: #646666; aspect-ratio:1.500682128240109;width:520px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr4-1100x733.webp 1100w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr4-300x200.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr4-768x512.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr4-jpg.webp 1152w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></figure>
</div>


<p>C’est alors que rentre en jeu la critique du jazz, c’est-à-dire le discours blanc sur les musiques noires. Elle va raboter le jazz pour le faire rentrer dans la catégorie occidentale « d’art » (catégorie supposée détachée des autres aspects de la vie sociale), c’est-à-dire le couper de ses déterminations sociales et politiques. Pour ensuite s’attacher à édicter les critères de ce qu’est le « vrai » jazz. En effet, depuis l’effroi créé chez les tenants de la tradition swing par Charlie Parker et son be bop, jusqu’à ceux qui considèrent que le « vrais hip hop » est mort avec 2Pac et Biggie ou qui opposent reggae roots et dancehall<sup data-fn="ae826eea-1c6d-45be-a843-a42e5e480731" class="fn"><a href="#ae826eea-1c6d-45be-a843-a42e5e480731" id="ae826eea-1c6d-45be-a843-a42e5e480731-link">8</a></sup>, les amateur·es blanc·hes de musique ont toujours été enclins à distribuer des brevets d’authenticité aux formes établies des musiques noires pour mieux dénigrer leurs formes les plus novatrices et/ou populaires.</p>



<p>Analysant le premier roman de LF Céline, le vieux révolutionnaire Léon Trotsky écrit : « Non seulement s’usent les partis au pouvoir, mais également les écoles artistiques. Les procédés de la création s’épuisent et cessent de heurter les sentiments de l’homme : c’est le signe le plus certain que l’école est mûre pour le cimetière des possibilités taries, c’est-à-dire pour l’Académie. La création vivante ne peut aller de l’avant sans se détourner de la tradition officielle, des idées et sentiments canonisés, des images et tournures enduits de la laque de l’habitude. »<sup data-fn="7c65b00c-da6c-4158-af36-c4c75af59cb4" class="fn"><a href="#7c65b00c-da6c-4158-af36-c4c75af59cb4" id="7c65b00c-da6c-4158-af36-c4c75af59cb4-link">9</a></sup></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="5a5855" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="940" height="530" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr5-jpg.webp" alt="" class="wp-image-7950 not-transparent" style="--dominant-color: #5a5855; aspect-ratio:1.7735849056603774;width:392px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr5-jpg.webp 940w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr5-300x169.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr5-768x433.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/10/A2C_RevueN9_Jazz_Illustr5-678x381.webp 678w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></figure>
</div>


<p>Le bop étant prêt pour l’Académie, adulé par la même critique blanche qui l’avait dénigré, le free jazz allait pouvoir entrer en scène dans un contexte de montée des luttes africaines américaines. Noir et révolutionnaire, comme il se doit ! — On en parle au prochain numéro ! </p>



<h5 class="wp-block-heading">Thomas, Bobigny</h5>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<h6 class="wp-block-heading">NOTES</h6>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="838573ed-ff9e-49ea-8e01-4a7d3662cb49">Le titre de cet article est un clin d&rsquo;oeil à <em>We insist ! (Max Roach’s Freedom now suit) </em>– Album de Max Roach (1960) <a href="#838573ed-ff9e-49ea-8e01-4a7d3662cb49-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="bc886d39-3c62-4b5d-86ab-5b8087f2d790">Philippe Carles et Jean-Louis Comolli, Free Jazz Black Power, Collection Folio. La version actuellement disponible en librairie est identique à celle de 2000 (à l’exception de la couverture) et comprend donc les 2 préfaces et une discographie. <a href="#bc886d39-3c62-4b5d-86ab-5b8087f2d790-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="3e18ad5d-56b6-4826-bec6-05a63e2ef893">Black Unity – Album de Pharoah Sander (1972).)) et Conscience Universelle ((Universal Consciousness – Album d’Alice Coltrane (1971). <a href="#3e18ad5d-56b6-4826-bec6-05a63e2ef893-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li><li id="1e32379e-13f3-472d-86be-340d1bbec3a0">LeRoi Jones, Le peuple du blues, Collection Folio. <a href="#1e32379e-13f3-472d-86be-340d1bbec3a0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4">↩︎</a></li><li id="42e8fbc5-a749-4269-8633-a73ba552306d">Voir <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/dalger-a-detroit-et-de-fanon-a-bobby-seale/">la recension du livre de Elaine Mokhefti, Alger capitale de la Révolution</a> <a href="#42e8fbc5-a749-4269-8633-a73ba552306d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5">↩︎</a></li><li id="2a1f07d5-81a0-46a5-a403-1e4d56f285cd">Voir Le Black Power de Stokely Carmichael et Charles V Hamilton, publié en France par Payot en avril 1968. <a href="#2a1f07d5-81a0-46a5-a403-1e4d56f285cd-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6">↩︎</a></li><li id="7e9511ab-9e25-4d37-9031-2709aeb45181">This is our music – Album de Ornette Colman (1961) <a href="#7e9511ab-9e25-4d37-9031-2709aeb45181-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7">↩︎</a></li><li id="ae826eea-1c6d-45be-a843-a42e5e480731">Voir <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/culture-populaire/une-histoire-politique-des-sound-systems/">Une histoire politique du Sound System </a> <a href="#ae826eea-1c6d-45be-a843-a42e5e480731-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 8">↩︎</a></li><li id="7c65b00c-da6c-4158-af36-c4c75af59cb4">Léon Trosky, Céline et Poincaré, mai 1933 : <a href="https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/litterature/lt19330510.htm">https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/litterature/lt19330510.htm</a> <a href="#7c65b00c-da6c-4158-af36-c4c75af59cb4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 9">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/on-insiste-la-liberte-maintenant-partie-1/">« On insiste : la liberté maintenant ! » – Partie 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Culture #09</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Oct 2023 22:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=8035</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #09 &#8211; Septembre 2023 Littérature Septembre rouge, Olivier Besancenot Michael Lowy, Textuel, 2023 Dans un format hybride entre livre d’histoire et roman, cette fiction documentaire revient sur le coup d’État de Pinochet <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/" title="Culture #09">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/">Culture #09</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #09 &#8211; Septembre 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">Littérature</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Septembre rouge, Olivier Besancenot Michael Lowy, Textuel, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-medium"><img data-dominant-color="eb5f54" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #eb5f54;" loading="lazy" decoding="async" width="197" height="300" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr1-197x300.webp" alt="" class="wp-image-8037 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr1-197x300.webp 197w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr1-jpg.webp 553w" sizes="auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px" /></figure>
</div>


<p>Dans un format hybride entre livre d’histoire et roman, cette fiction documentaire revient sur le coup d’État de Pinochet du 11&nbsp;septembre 1973. Je ne reviendrai pas ici sur l’analyse de cet événement. Dani de Toulouse y revient plus longuement dans son article. Durant toute la lecture, et aujourd’hui encore, je m’interroge sur une petite phrase de la préface.</p>



<p>En effet les auteurs affirment « Nous n’avons aucune prétention et aucune envie de tirer “les leçons de l’histoire” à la place des révolutionnaires chiliens eux-mêmes ». Cette phrase peut paraître anodine mais me pose plusieurs questions : pourquoi écrire un livre sur cet événement historique si ce n’est pour en tirer des leçons pour ici et maintenant ? Pourquoi en tant que militant·es révolutionnaire ne pourrions nous pas apprendre de cette expérience riche ? Pourquoi traiterions-nous cette histoire de manière différente que celle de la Révolution russe, allemande ou de la Commune de Paris sur lesquelles nous revenons abondamment, tant pour apprendre des expériences passées que pour ne pas répéter les mêmes erreurs à l’infini ? Apprendre de nos prédécesseurs pour changer le monde, me semble indispensable.&nbsp;</p>



<p>Avec Allende, réformiste radical sincère, nous devons apprendre et comprendre les impasses dans lesquelles nous mènent ces politiques, d’autant plus lorsque l’on voit partout dans le monde apparaître des alternatives radicales mais réformistes, cela doit être un devoir des révolutionnaires de comprendre pour mieux voir les limites de ces courants. Comprendre aussi comment travailler en commun, discuter stratégie avec ces militant·es qui veulent changer le monde.&nbsp;</p>



<p>Lire Septembre rouge nous en apprend beaucoup sur cette journée du 11&nbsp;septembre et sur comment on en est arrivé là du point de vue de la bourgeoisie chilienne et américaine, mais on est frustré de ne voir s’esquisser aucun bilan de la politique d’Allende qui emmena toute la classe ouvrière chilienne dans sa chute.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading">Sana, Paris 18<sup>e</sup></h5>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<h2 class="wp-block-heading">Disques</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Comment rester propre ?, La&nbsp;Rumeur, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-thumbnail is-resized"><img data-dominant-color="473737" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2-150x150.webp" alt="" class="wp-image-8038 not-transparent" style="--dominant-color: #473737; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2-150x150.webp 150w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2.jpg 340w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure>
</div>


<p>La Rumeur, groupe phare des années 2000, ayant gagné les procès intentés par le ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, balance&nbsp;10 titres (plus un remix et un bonus track sur les plateformes) dans leur très bon cinquième album, Comment rester propre ? (2023). Des textes sombres sur une musique poisseuse, saturée, nébuleuse. Les darons du rap hexagonal ne font pas semblant d’avoir 20 piges mais garde du cœur à l’outrage pour nous pondre un album d’une noirceur lumineuse.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Hoba, Lasty, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="1c1835" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="716" height="716" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg.webp" alt="" class="wp-image-8043 not-transparent" style="--dominant-color: #1c1835; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg.webp 716w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px" /></figure>
</div>


<p>Lui aussi ne fait pas semblant d’avoir 20 piges, il les a vraiment. Le jeune rappeur Lasty balance en direct de l’île de la Réunion un solide premier EP (disponible entre autre sur Spotify et youtube) intitulé Hoba. Un flow qui colle parfaitement aux prods bien ficelées, des textes désenchantés à souhait… Bref 6&nbsp;titres synthétiques et cohérents, bien dans l’air du temps. Un début prometteur, en espérant pouvoir le voir bientôt sur les scènes hexagonales (et peut-être en interview dans un prochain numéro de votre revue préférée !)</p>



<h3 class="wp-block-heading">Back to my Roots, Nagaï et Dub my Roots, Roberto Sanchez, (Kaboum Music) 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-thumbnail is-resized"><img data-dominant-color="28211a" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-150x150.webp" alt="" class="wp-image-8039 not-transparent" style="--dominant-color: #28211a; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-150x150.webp 150w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-jpg.webp 474w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure>
</div>


<p>Une bien belle réussite pour la première sortie du label Kaboum Music, monté par le producteur Baptiste Dédjah, toujours sur l’île de la Réunion. La belle voix de la chanteuse Nagaï, connue sur l’île pour, entre autres, avoir fait les chœurs pour des groupes de Maloya ou de Reggae (Saodaj’, Roots Messengers, Bigtree…), pose son « Back to my Roots » sur un superbe riddim reggae bien roots. Le sorcier du son Roberto Sanchez, le Lee Perry espagnol, mixe 3 versions Dub, dont une qui met en avant les percussions Kette. On attend la suite des productions de ce label qui affiche la volonté de mettre en avant le reggae féminin de l’île avec une impatience non feinte !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Weh dem a go do (Sky Things) et Chant Them Down (Salomon Heritage), Peter Youthman, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="da9753" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-1024x1024.webp" alt="" class="wp-image-8040 not-transparent" style="--dominant-color: #da9753; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-1024x1024.webp 1024w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-150x150.webp 150w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-768x768.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-jpeg.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>DeeJay ayant fait ses armes sur les sound systems de Paname (me reviennent en tête les souvenirs d’une époque où l’on entendait sur des sonos comme Roots Fe Disco ou Fondation HiFi au bar « l’Époque » à Stalingrad au milieu des années 2000 !), Peter Youthman sort coup sur coup 2 singles des plus intéressants ! Dans un style de plus en plus chantant, qui se rapproche du Watterhouse stylé jamaïquain popularisé dans les années 1980, au détriment du toast de ses débuts, le jeune artiste pose des textes combatifs en patwah yardie (Chant Dem down, Weh dem a go do) sur des riddims digi-roots de 2 labels français : Salomon Heritage (liée au Sound montpelliérain du même nom) et Sky Ting (dont c’est la deuxième sortie après un très bon single de Beniam Willing, No one can fool I&amp;I, sorti l’année dernière).&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Face au Mur, Tchernobyl / Purgatoire, Fracture / Claimed Choice, (UVPR) 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="47400b" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8041 not-transparent" style="--dominant-color: #47400b; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-jpg.webp 700w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>
</div>


<p>Toujours du côté de Paris, mais on a troqué la ganjah contre le speed et les 8.6 : Tchernobyl et Fracture balance chacun un single 3 titres chez UVPR. Oï ! bien rentre dedans pour les premièr·es avec Face au mur. Des textes et de la musique taillés pour les neuskis dont un titre contre le paternalisme dans le milieu ; plutôt bien senti ! Punk bien vénèr au chant féminin pour le Purgatoire des 3 de Fracture. Des textes qui parlent « d’angoisse nocturnes », de « leur faire payer la fin de l’impunité » ou des « imposteurs, victimes de leurs contradictions qui passent leur temps à se justifier » pour un EP bien réussi. Le label nantais balance aussi 2 titres des Lyonnais de Claimed Choice sur un 45 tours éponyme au design minimaliste qui donne le ton :&nbsp;de la bonne grosse Oï ! qui tabasse !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Singles &amp; Rarities, The 4 Skins, Dirty Punk Records, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="8e6c70" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="595" height="595" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8042 not-transparent" style="--dominant-color: #8e6c70; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-jpg.webp 595w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px" /></figure>
</div>


<p>Sinon, les sales punks de Dirty Punk Records, après une première compilation consacrée aux Punk Singles des mythiques The Exploited, sortent un deuxième volume de cette série, cette fois-ci consacré au Singles &amp; Rarities des légendaires 4 Skins. On y entend ce qui doit être la première mise en musique du fameux « ACAB » datant de 1980, il y a plus de 40 ans. On y retrouve aussi le jouissif « Chaos » ou le terrible « One law for Them ». Un concentré de Rock’n’Roll de classe !&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading">Thomas, Bobigny</h5>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/">Culture #09</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Culture #06</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Fanzines]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Série]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=7010</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #06 &#8211; JANVIER 2023 SÉRIE Ridley Road :&#160;La lutte contre le fascisme continue Ridley Road&#160;est une série télé anglaise de 4&#160;épisodes (chacun dure 1&#160;heure) produite par la BBC en 2021. L’histoire relate les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/" title="Culture #06">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/">Culture #06</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #06 &#8211; JANVIER 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">SÉRIE</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Ridley Road :&nbsp;</em><strong>La lutte contre le fascisme continue</strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="464441" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #464441;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Serie.jpg" alt="" class="wp-image-7012 not-transparent"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>



<p><em>Ridley Road</em>&nbsp;est une série télé anglaise de 4&nbsp;épisodes (chacun dure 1&nbsp;heure) produite par la BBC en 2021. L’histoire relate les actions de juives et juifs antifascistes qui s’opposent à la montée d’un parti fasciste en Angleterre dans les années 60 et s’inspire de faits réels : le leader fasciste Colin Jordan a existé et les antifascistes prennent pour modèles les militant·es et les actions du 62&nbsp;Group.</p>



<p>Une citation de l’épisode&nbsp;2 résume très bien le message que fait passer la série tout au long de sa narration :&nbsp;<em>« Ça n’a pas d’importance que tu ne sois pas raciste ou pas fasciste. Ce qui compte c’est si tu es antiraciste ou antifasciste. Un·e antifasciste se bat. Un·e antifasciste agit. »</em></p>



<p>Quant à la fin, la série se termine sur ces mots :<em>&nbsp;« La lutte contre le fascisme continue »</em>.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Mathieu Pastor, Paris 20<sup>e</sup></h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">ESSAIS</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>De chair et de fer : vivre et lutter dans une société validiste,&nbsp;</em><strong>Charlotte Puiseux, 2022, éditions La Découverte</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="ebe6e9" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ebe6e9;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Essais1-1.jpg" alt="" class="wp-image-7014 not-transparent" width="219" height="319"/></figure>
</div>


<p>Charlotte Puiseux politise l’intime en liant son expérience à une histoire collective pour dénoncer le système d’oppression subi par les personnes handi-x-es. Féministe queer et crip, elle redonne au handicap sa véritable définition politique : il n’est qu’une construction sociale.</p>



<p>Avec une analyse anticapitaliste du handicap, elle raconte comment être handicapé·x·e c’est être confronté·x·e à l’infantilisation tout au long de sa vie, à la charité et à l’inspiration porn (à travers le Téléthon notamment) mais aussi à subir la surmédicalisation et l’enfermement dans des institutions dites « spécialisées ». C’est se voir empêcher l’accès aux espaces culturels, d’éducation et de travail (comprendre avec des droits semblables à ceux des personnes considérées comme « valides »), aux logements et par conséquent à l’intimité avec ses proches (leurs logements n’étant pas accessibles non plus pour la plupart). C’est grandir dans une société binaire de corps « valides » face à des corps « handis » ; être perçu·x·e comme non-désirable et par conséquent se percevoir comme tel et se voir refusé·x·e à la sexualité, puis à la parentalité, ainsi qu’à toutes les choses basiques et essentielles auxquelles ont accès les personnes dites « valides ».</p>



<p>À travers son cheminement personnel et son expériences des milieux militants antivalidistes, Charlotte nous pousse à réfléchir l’anticapacitisme avec une analyse féministe, queer, intersectionnelle et anticapitaliste.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Charlie, Toulouse</h6>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand la musique nous aide à penser le&nbsp;monde avec&nbsp;</strong>Audimat éditions</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="d9c2c4" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #d9c2c4;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Essais2.jpg" alt="" class="wp-image-7015 not-transparent" width="186" height="300"/></figure>
</div>


<p><em>« Quand on la sépare de son contexte subculturel, la musique souffre du défaut de sens qui frappe toutes les activités entreprise sous le signe de l’art pour l’art »</em>. C’est ce constat qui semble guider les éditions Audimat (qui publie le&nbsp;<em>Hardcore</em>&nbsp;de Simon Reynold, dont est tiré le dit constat). Elles s’attachent donc à publier une revue,&nbsp;<em>Audimat</em>&nbsp;(2&nbsp;numéros par an), qui nous parle aussi bien de&nbsp;<em>« syndicalisme rap »</em>&nbsp;ou de&nbsp;<em>« la vie avant le zouk »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;17) que de&nbsp;<em>« faire grimacer la pop »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;18) ou des&nbsp;<em>« Mods d’Avignon »&nbsp;</em>(numéro&nbsp;12) et de&nbsp;<em>« l’Italie’70 : musique légère, années de plombs »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;7). Il est à noter que l’Autonomie (de classe ?) est un angle régulièrement utilisé pour analyser les genres musicaux avec des articles comme&nbsp;<em>« Techno – Autonomie ! »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;15) ou «<em> Autonomes et Punk »&nbsp;</em>(numéro&nbsp;16).</p>



<p>Audimat éditions s’est aussi mis à publier des livres qui dissèquent plus en profondeur un genre ou une thématique. On a ainsi droit (entre autres) à un très instructif volume sur&nbsp;<em>Trap : rap, drogue, argent, survie</em>&nbsp;qui compile des articles de différents auteur·trices revenant sur l’histoire de ce style, les lieux dans lesquels il s’est développé à Atlanta, son rapport quasi filial avec le « lean », cette drogue qui mélange sirop anti-toux vendu sur ordonnance (prométhazine + codéine) et soda, et qui&nbsp;<em>« ancre radicalement dans un continuum physique, spatial et temporel alternatif aux exigences que l’État néolibéral dicte au corps noir »</em>. On y découvre aussi la scène Trap des Balkans et les stratégies de promotion en ligne de la scène Drill de Chicago.&nbsp;</p>



<p>Et j’ai déjà cité plus haut le volume consacré à la scène Rave anglaise et à ses suites au sein de ce que l’auteur appelle le&nbsp;<em>« continuum Hardcore »</em>&nbsp;qui donne une définition inspirante à ce terme de continuum justement. Bref, vous l’aurez compris, les éditions Audimat nous propose&nbsp;<em>« d’être à l’écoute des ruines du capitalisme »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;10 de la revue) et ca fait du bien !</p>



<h6 class="wp-block-heading">Thomas Toquetchup, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">DISQUES</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Petit tour dans les sorties vinyles actuelles des scènes rock alternatives&nbsp;</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="4e4d3c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #4e4d3c;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_nuits-blanche.jpg" alt="" class="wp-image-7016 not-transparent" width="161" height="147"/></figure>
</div>


<p>On attaque avec&nbsp;<em>« une belle tranche de Rock’n’roll made in France »&nbsp;</em>(dixit T.Boy sur la pochette) en provenance directe de Marseille avec la complil&nbsp;<strong><em>Nuits Blanches</em></strong>&nbsp;(Lollipop record, 2022). 16&nbsp;titres de 16&nbsp;groupes (dont pas mal de marseillais, mais pas que) qui vont de la pop plus ou moins power au rock plus ou moins garage ou au punk plus ou moins speed. Le tout porté par une énergie DIY qui fait plaisir.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="8f8d86" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8f8d86;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_brigada-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7017 not-transparent" width="234" height="234"/></figure>
</div>


<p>Après plus de 10&nbsp;ans d’absence en studio,&nbsp;<strong>la Brigada Flores Magon</strong>&nbsp;en a retrouvé le chemin, avec un line up comprenant historiques du groupe et compagnons de lutte et de route de longue date, pour nous pondre&nbsp;<strong><em>Immortels</em></strong>&nbsp;(Machette record, 2022) un bel album de 10&nbsp;titre d’une Oï ! plutôt speed aux accents Metal (qui a dit métalliques ?) bien appuyés. Comme on pouvait s’y attendre avec ce groupe phare de la scène RASH parisienne des années 2000, les textes parlent de&nbsp;<em>« class war »</em>, de&nbsp;<em>« Hold the line »</em>&nbsp;dans le combat&nbsp;<em>« d’eux contre nous »</em>&nbsp;car il y a bien&nbsp;<em>« leur morale et la notre »</em>, et affirme que&nbsp;<em>« personne n’appartient à personne »</em>&nbsp;ou crache&nbsp;<em>« Honte à toi »</em>&nbsp;à la gueule de la vieille France.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="8f5a78" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8f5a78;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_krav-boca-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7018 not-transparent" width="203" height="203"/></figure>
</div>


<p>Puisque la Brigada était en featuring sur leur précédente production (<em>Barrikkade</em>, autoprod’, 2021) passons direct à&nbsp;<strong>Krav Boca&nbsp;</strong>qui a sorti en 2022&nbsp;<strong><em>Pirate Party&nbsp;</em></strong>(toujours en autoprod’ avec le soutien de nombreux labels, 2022). 9&nbsp;titres (+&nbsp;une intro) dont 7&nbsp;featuring, pour une bombe punk-rap comme savent en produire ces infatigables activistes (qu’on pourra voir à la Flèche d’Or de Paris en soutien à la CNT petite enfance en lutte fin janvier après un concert déjà mythique fin 2022 à la Parole Errante dans le cadre d’un weekend contre les violences policières).&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="73868e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #73868e;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_oi-boy-1024x1018.jpg" alt="" class="wp-image-7019 not-transparent" width="207" height="206"/></figure>
</div>


<p>Venus de Mulhouse,&nbsp;<strong>les Oï boys&nbsp;</strong>nous livre l’album (<strong><em>Oï Boy</em></strong>, multiple prod’ dont Maloka, 2022) le moins Oï ! de cette chronique ! Ces 11&nbsp;titres, claustro comme un confinement sans fin, d’une dark wawe presque indus, appuyés sur les rythmes de nos vies, nappés de synthés et striés de guitares, donnent à cet album étonnant un sacré goût de reviens y dans l’oreille.&nbsp;</p>



<p>Plus classiquement Oï !, les sorties qui ont retenu mon attention ces derniers temps sont l’album de&nbsp;<strong>Kapo Blöd</strong>&nbsp;<strong><em>On sera là&nbsp;</em></strong>(2019, multiprod’ dont General Strike), ça tache comme du gros rouge (normal pour un groupe de (red)skin bordelais !) et c’est ça qu’est bon ! Du côté de Pau, dans un style qui te remémore tes années Chaos,&nbsp;<strong><em>Brutal Mais Cordial</em></strong>&nbsp;a sorti un album éponyme (autoprod’ 2021). Brutal, pour sûr ! Cordial, avec celleux qui sont du bon côté de la barricade, comme sur le titre&nbsp;<em>Action Directe</em>. Du pur rock de rue qui n’est pas Charlie mais&nbsp;<em>Choron</em>, et là aussi c’est ça qu’est bon !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="c8c8c8" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #c8c8c8;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran.jpg" alt="" class="wp-image-7020 not-transparent" width="169" height="169" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran.jpg 225w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /></figure>
</div>


<p>Pour ce qui est de la scène parisienne, très prolifique en ce moment, j’ai bloqué sur le maxi 45&nbsp;tours (ou mini album, un disque de 30&nbsp;cm de diamètre qui tourne en 45&nbsp;révolutions par minute pour résumer) de&nbsp;<strong><em>A Cran</em></strong>(Crom, 2020), soit 7&nbsp;titres de bonne Oï ! bien rentre dedans qui chante le 11<sup>e</sup>&nbsp;arrondissement,<em>&nbsp;les Sentiers de la gloire&nbsp;</em>(en hommage à Rino Della Negra ),&nbsp;<em>les Gueules cassées&nbsp;</em>(en hommage aux morts de la grande boucherie de 1914-1918) ou même Johnny Cadillac et la vie sous&nbsp;<em>Acid</em>&nbsp;(<em>violence</em>). Bref un bon premier release pour ce groupe qui se revendique SHARP et porte haut et fort les couleurs du Red Star FC !&nbsp;</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="ae904c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ae904c;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_tuelipe.jpg" alt="" class="wp-image-7021 not-transparent" width="300" height="300"/></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="757478" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #757478;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_tukatukas.jpg" alt="" class="wp-image-7022 not-transparent" width="300" height="300"/></figure>
</div></div>
</div>



<p>Sur l’île de la Réunion, qui a une foisonnante scène rock,&nbsp;<strong>Tulipe</strong>, par ailleurs membre du trio KilKil, a sorti un chouette album,&nbsp;<strong><em>Mono game</em></strong>&nbsp;(Maudit Tangue, 2022) minimal et entrainant à souhait. Quant au 5&nbsp;punks de<strong>Tukatukas</strong>, iels nous balancent à la gueule pas moins de 12&nbsp;titres de punk hardcore bien speed, agrémentés de saxo sur le double LP&nbsp;<strong><em>Royal Bourbon</em></strong>&nbsp;(multiprod’ dont Mass production, 2022). À noter une plus que sympathique reprise d’une chanson de Danyèl Waro,&nbsp;<em>Adekalom</em>, sur le combat de deux frères condamnés et emprisonnés pour avoir « squatté » une parcelle de l’Office nationale des forêts (ONF). Ça apporte un vrai supplément de personnalité à ce disque et l’ancre dans la réalité locale, quand la principale critique qu’on peut faire à cette scène c’est que la plupart des morceaux auraient pu être composés et enregistrés à Clermont-Ferrand (album de KilKil, Maudit Tangue, 2021)… ou n’importe où ailleurs.&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">TT, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">CONCERT</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un album Medine records vocal, un concert de punk noir &#8211; Protest Song !</strong></h3>



<p>Voilà, la panther arabian est revenue avec un nouvel album,&nbsp;<strong><em>Médine France</em></strong>, et une tournée magnifique. Quand nous sommes allées le voir à Rennes, on a prévu des pancartes avec des phrases extraites de ses chansons. Comme pour finir de boucler la boucle après que Médine a écrit dans le morceau&nbsp;<em>Bataclan</em> : « <em>Comme dans les manifs, ils chantent mes slogans / Jamais je ne fais de shows décevants »</em>. Alors qu’il est un rappeur du Havre qui aborde aussi bien les questions du racisme et de l’histoire de la colonisation depuis ses premiers albums, il a accentué la présence de références à la politique meurtrière des frontières (<em>Yasser</em>) à l’Etat, à la politique actuelle ou encore aux industrie de l’armement (<em>Médine France</em>,&nbsp;<em>Allons Zenfants</em>).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="5f5f5f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5f5f5f;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Concert.jpg" alt="" class="wp-image-7023 not-transparent" width="450" height="337"/></figure>
</div>


<p>« <em>Ils écrivent leurs discours d’la main gauche, la droite est dans nos poches »&nbsp;</em>(<em>Généric</em>)</p>



<p>Le samedi 22&nbsp;octobre 2022 à Rennes, il y a eu, comme dans de nombreuses villes, des rassemblements publics organisés par les fascistes, sous prétexte du meurtre d’une fille de douze ans à Paris. Il y avait en même temps un rassemblement antifasciste, et un concert de Médine quelques heures plus tard à la MJC de l’Antipode. En termes d’antipodes politiques, on a pu chanter&nbsp;<em>« Tout le monde adore Médine, et tout le monde déteste les fascistes »</em>&nbsp;en attendant qu’il monte sur scène, au même moment où un petit groupe de fascistes tentait d’attaquer une terrasse de bar à Sainte-Anne.&nbsp;</p>



<p><em>« Je préfère l’eau potable pour tous que le champagne pour quelques potes »</em>&nbsp;(<em>Médicis</em>)</p>



<p>Et si le concert avait eu lieu à Sainte-Anne ? Et si dans la fosse il n’y avait que des vrai·es, pour paraphraser Médine ? Des vrai·es, on peut imaginer que ce sont les convaincu·es, mais on peut aussi y mettre le sens que l’on veut : des personnes qui chantent les paroles, d’autres qui défendent Médine face à Aurore Berger, ou qui militent ? En tout cas, suite au slogan en soutien aux cheminot·es sorti de la fosse, il sourit et renchérit :&nbsp;<em>« Merci Rennes d’être sur le terrain, ça fait plaisir de voir des gens du vrai monde »</em>. Les passerelles qui existaient dans les années 1990 entre les salles de concert de rock et les manifestations antifascistes ou antiracistes seraient-elles en train de se reconstruire ?&nbsp;</p>



<p><em>« Un seul héros c’est le peuple et y aura jamais à changer les rôles »</em>&nbsp;(<em>Médine France</em>)</p>



<p>Des pancartes dans un concert, des banderoles… de Rennes à Marseille en passant par Montpellier et Toulouse, ses concerts sont l’occasion de relier luttes et musique, politique et culture populaire, joie et détermination, frissons et colère, slogans et émotions, chœur et cortège, chaleur et pogo.</p>



<p>La tournée continue sur plus de vingt dates en 2023. Alors si vous n’avez pas encore eu l’occasion, c’est le moment de chanter :&nbsp;</p>



<p>Deux passages de&nbsp;<em>Médine France</em>&nbsp;en lien avec l’actualité pour nous donner envie d’y aller ou d’y retourner :&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>J’suis pas Made in Qatar, nique le foot et l’soft power&nbsp;</em></p>



<p><em>La World Cup 2022 est pleine de sang d’bosseurs&nbsp;</em></p>



<p><em>De Népalais, de Sri lankais et Philippins&nbsp;</em></p>



<p><em>Mille vies venues d’Inde par conteneurs comme barquettes de filet d’dinde&nbsp;</em></p>



<p><em>(…)</em></p>



<p><em>Ils reculent l’âge de la r’traite mais avancent l’âge de la mort&nbsp;</em></p>



<p><em>Disent que c’est nous qu’appelons au meurtre, envie d’gerber jusqu’à l’aurore&nbsp;</em></p>



<p><em>Est-ce que l’État nous protège ou l’État s’protège de nous ?&nbsp;</em></p>



<p><em>J’sais plus si la France a assez de pouls, si on s’embrasse ou on s’étouffe&nbsp;</em></p>



<p><em>J’sais plus si j’dois militer ou, au contraire, me limiter&nbsp;</em></p>
</blockquote>



<h6 class="wp-block-heading">Solen Ferrandon-Bescond, Rennes</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">FANZINES</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Prendre le pouls des scènes Alternatives en bouquinant des Fanzines</h3>



<p>Quoi de mieux pour connaître les dynamiques, actuelles ou passées, des mouvances contre-cultuelles que de lire des fanzines, cette presse libre, autonome, réalisée par des personnes impliqué·es dans les scènes qu’iels (re)présentent. Petite sélection de ceux qui me sont tombés dans les mains ces derniers temps (pas forcément d’actualité, mais ce n’est pas ça qui compte car pour beaucoup ils sont encore dispo il me semble<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_8_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_1" class="footnote_tooltip">Auprès des distros comme UVPR, B.R.A, Primotor Crew…</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_8_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>).&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="e78b62" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #e78b62;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine1.jpg" alt="" class="wp-image-7030 not-transparent" width="225" height="276"/></figure>
</div>


<p>On attaque donc avec les historiques, et donc le numéro&nbsp;12 de la nouvelle série qui célèbre les 30&nbsp;piges de&nbsp;<a href="https://www.cheribibi.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Chéribibi</em></strong></a>, la revue des cultures populaires. Comme toujours, ce qui fait la renommée de ce titre vétéran de la presse libre ce sont des articles poussés sur des thématiques pointues (ici par exemple : un dossier sur les gangs féminins dans la contre-culture étatsunienne, en gros, dont un article sur les femmes qui ont inventé le Rock’n’Roll), de longues et passionnantes interviews (pardon, « causeries » comme dit l’Bibi) avec des musicien·nes mais pas que. Pour ce numéro on a en particulier droit à une rencontre avec Emory Douglas, le ministre de la Culture du Black Panther Party, et ça c’est la classe ! T’ajoutes des nouvelles, des BD, des chroniques et les rubriques habituelles du Bibi (<em>Bobines chéries</em>,&nbsp;<em>Chansons populaires</em>…) et t’as un numéro indispensable, comme toujours !</p>



<p>De 10&nbsp;ans sa cadette,&nbsp;l’<a href="http://facebook.com/apatridefanzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Apatride</a><strong><em>&nbsp;</em></strong>fête donc ses 20&nbsp;ans avec un numéro spécial et il faut bien le dire fort bien fait. On a à faire à 30&nbsp;interviews, plus intimes que d’habitudes, avec des activistes ou ex activistes des scènes punk/skinhead que fréquente la rédactrice et qui mis bout à bout dresse un portait pas forcément exhaustif ou même représentatif, mais sincère (et c’est ça qu’on demande à un fanzine !) d’une jeunesse (actuelle ou passée) révoltée et désabusée qui s’investit dans la contre-culture (monter un groupe de musiques, un fanzine, un label, organiser des concerts…) DIY or Die !&nbsp;</p>



<p>Et de 24&nbsp;numéros pour l’organe d’information des Reims City Rockers,&nbsp;<strong><em>La faute à qui ?</em></strong>, qui livre avec une certaine régularité une bonne dose d’entretiens, chroniques, article sur le foot… À noter un n°&nbsp;22 centré sur le Pays basque tout à fait passionnant.&nbsp;</p>



<p>Lancé en 2014 par l’équipe de Mass Production,&nbsp;<a href="https://www.massprod.com/accueil/accueil.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Punkulture</a>&nbsp;a sorti 10&nbsp;numéros sur un papier glacé qui n’aide pas à la lecture pour mes yeux un peu fatigués… Le contenu vaut pourtant le coup de s’accrocher en particulier pour les articles ou dossiers sur les scènes alternatives du monde entier, de l’île de la Réunion au Mexique, des rappeurs grecques aux rockers de Ouagadougou.&nbsp;</p>



<p>En direct de Bordeaux on assiste en fanfare au retour de&nbsp;<a href="http://facebook.com/Fanzine-BRA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">B.R.A.</a>, un temps lié au RASH<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_8_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_2" class="footnote_tooltip">Red &amp; Anarchist Skin Head</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_8_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>&nbsp;de la ville. Après une longue absence, depuis quelques numéros, la nouvelle formule semble avoir trouvé son équilibre (entre Reggae et Punk/Oï !, entretiens et articles historiques, musique et autres aspects de la contre-culture, dont la culture du vin… normal, pour un zine bordelais) et son rythme de croisière et ici, on s’en réjouit !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="9a9a9a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #9a9a9a;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine3.jpg" alt="" class="wp-image-7031 not-transparent" width="164" height="223"/></figure>
</div>


<p>Du côté de Toulouse,&nbsp;<a href="http://www.karton-zine.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karton</a> a balancé 9&nbsp;numéros, dans une mise en page qui cartonne ! Une dimension politique clairement assumée tant dans le choix des interviews que par exemple dans la publication de lettre de prisonniers politiques dans la rubrique&nbsp;<em>Worldwild Activist</em>&nbsp;(numéro&nbsp;8) ou des articles qui mêlent sport et résistance (rubrique&nbsp;<em>Carton Rouge</em>, avec dans le numéro&nbsp;8 un article bien fouillé sur Rino Della Negra, l’étoile rouge de Saint-Ouen mort sur les sentiers de la gloire de la résistance contre les nazis, ou sur le Roller Derby&nbsp;<em>« un sport fait par les gonzesses pour les gonzesses qui conservera son histoire militante »</em>dans le numéro&nbsp;9).&nbsp;</p>



<p>J’avais pas eu l’occasion de lire les précédents numéros de&nbsp;<a href="http://facebook.com/outsiders.classy.zine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Outsiders</a> et le volume&nbsp;3 n°&nbsp;2 (été 2022) qui a atterri chez moi me l’a fait instantanément regretter ! Entre coups de gueule bien sentis (contre celleux qui réhabilite Scewdriver<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_3');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_8_3" class="footnote_plugin_tooltip_text">3</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_3" class="footnote_tooltip">Dont le chanteur entrainera une partie des skins anglais vers l’extrême droite.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_8_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>, les universitaire qui étudient le punk pour le compte de l’université et donc de la République française, l’homophobie dans la scène skin…), sujets originaux (le meurtre de Smiley Culture par la police anglaise, quand le Mali Twistait…), cartes blanches données à d’autre fanzineu·ses et tant d’autres choses. Bref des heures de saines lectures en perspectives !&nbsp;</p>



<p>Côté nouveaux venus (le zine, pas forcément les personnes impliqué·es)&nbsp;<strong>Couvre Feu !</strong> à sorti 3&nbsp;numéro, un vrais (skin)zine à l’ancienne : une mise en page qui mélange joyeusement (bon joyeux n’est pas forcément l’adjectif qui colle le mieux à ce fanzine qui transpire la haine de classe et de ce monde tel qu’il va mal) le côté foutarque « ciseaux -colle » du punk et le côté « propre et bien rangé » des neusks, des entretiens ultra bien menés, riches et souvent drôles (du genre où t’apprends ce qu’il y a sur la table de chevet des interviewé·es ou leur Louis de Funès préféré – REST power !), des chroniques aiguisées… Un important focus est mis sur l’histoire des scènes skinheads (principalement parisiennes) dans les entretiens ou la republication d’anciens entretiens, ce qui permet d’en saisir la complexité, loin des clichés et de découvrir le parcourt étonnant de certains. Dans le numéro&nbsp;2 j’ai particulièrement aimé l’idée de demander à des activistes de la scène de raconter leur(s) histoire(s) avec un album, ça nous donne plein de supers petites nouvelles bien agréables à lire. Vivement le numéro&nbsp;4 !&nbsp;</p>



<p><a href="http://facebook.com/LaFranceauxnantais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France au Nantais</a> –&nbsp;qui comme son nom l’indique n’est pas breton, mais presque héhéhé&nbsp;–en est à deux numéros sortis, là aussi du classique (entretiens avec des groupes, des auteurs de BD…), mais bien foutu, on attend la suite avec impatience en espérant que le côté acéré et original des chroniques infuse sur le reste des sommaires. Deux numéros (0 et 1) aussi pour le zine parisien&nbsp;<a href="http://facebook.com/IdeesNoiresFanzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Idées Noires</a>, assez classe dans sa mise en page. Dans le numéro&nbsp;1 des interviews de groupe plus tournés vers l’international et le passionnant entretien avec le collectif de photographe Belle Journée en Perspective apportent fraicheur et originalité.&nbsp;</p>



<p>Centré sur le Reggae et le Dub,&nbsp;<a href="http://facebook.com/people/Blackboard-Jungle-Dubzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blackboard Jungle</a>, propose à chaque fois de superbe objets quoiqu’un peu cher. Pour le numéro&nbsp;8 Lee Perry est mis à l’honneur sur la couverture sérigraphiée en format&nbsp;10’ (un format de disque peu courant mais très prisé dans le reggae car associé au fameux Dubplates) et dans un dossier très complet. On retrouve aussi au long de ces 100&nbsp;pages des entretiens avec des vétérans de la scène électro dub hexagonale (High Tone, Zenzile) et des producteurs bien en vue actuellement (Dubkasm) ou des articles sur des labels come Dubquake et Irie Ites.&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">TT, Bobigny</h6>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="7d7d7d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7d7d7d;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine2.jpg" alt="" class="wp-image-7032 not-transparent" width="324" height="324"/></figure>
</div>


<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_7010_8();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_7010_8();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_7010_8">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_7010_8" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_8_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_8('footnote_plugin_tooltip_7010_8_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Auprès des distros comme UVPR, B.R.A, Primotor Crew…</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_8_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_8('footnote_plugin_tooltip_7010_8_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Red &amp; Anarchist Skin Head</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_8_3" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_8('footnote_plugin_tooltip_7010_8_3');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>3</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Dont le chanteur entrainera une partie des skins anglais vers l’extrême droite.</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_7010_8() { jQuery('#footnote_references_container_7010_8').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_7010_8').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_7010_8() { jQuery('#footnote_references_container_7010_8').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_7010_8').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_7010_8() { if (jQuery('#footnote_references_container_7010_8').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_7010_8(); } else { footnote_collapse_reference_container_7010_8(); } } function footnote_moveToReference_7010_8(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_7010_8(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_7010_8(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_7010_8(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/">Culture #06</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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