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	<title>Archives des Imperialisme - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des Imperialisme - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Ukraine. Pas d’union sacrée avec Trump et Macron</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/ukraine-pas-dunion-sacree-avec-trump-et-macron/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 20:21:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Partant des analyses de Marx et d’autres révolutionnaires, nous pensons que les grandes guerres modernes ne sont pas la faute de dirigeants sanguinaires ou assoiffés de pouvoir mais qu’elles sont inhérentes à la logique même <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/ukraine-pas-dunion-sacree-avec-trump-et-macron/" title="Ukraine. Pas d’union sacrée avec Trump et Macron">[...]</a></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Partant des analyses de Marx et d’autres révolutionnaires, nous pensons que les grandes guerres modernes ne sont pas la faute de dirigeants sanguinaires ou assoiffés de pouvoir mais qu’elles sont inhérentes à la logique même du capitalisme. À plusieurs reprises dans les pages de cette revue, nous sommes revenu·es sur les racines impérialistes de la guerre en Ukraine<sup data-fn="441c87db-e4ff-473f-a979-a733a4263fb5" class="fn"><a href="#441c87db-e4ff-473f-a979-a733a4263fb5" id="441c87db-e4ff-473f-a979-a733a4263fb5-link">1</a></sup>. Dans cet article, nous avons choisi de polémiquer avec celleux qui sont en désaccord avec notre analyse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, 80 ans après la fin de la dernière guerre mondiale, avec le développement de la crise économique mondiale, nous assistons à une exacerbation de la concurrence capitaliste à tous les niveaux. La lutte pour un nouveau partage du monde s’accroît et une nouvelle guerre mondiale nous menace. Après la disparition de l’URSS, la Russie s’est trouvée très affaiblie par la perte des pays de l’Europe de l’Est au profit du bloc de l’Union Européenne sous le parapluie d’un OTAN conquérant étendu jusqu’aux frontières de la Russie. C’est dans cette situation explosive que la Russie de Poutine cherche à se repositionner en envahissant l’Ukraine (entre autres opérations). Et les États-Unis, tout comme la Chine et l’Europe, raisonnent et agissent de la même manière.<br>Avant la Première Guerre mondiale, que tout le monde voyait venir, tous les grands partis de gauche avaient juré qu’ils n’iraient pas faire la guerre pour les capitalistes et tuer leurs frères de classe. Quand la guerre a éclaté, presque tous ont trahi leur parole et le monde a plongé dans l’horreur. Aujourd’hui nous devons renouer avec cette tradition internationaliste mais cette fois-ci en s’assurant que les paroles deviennent des actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>La guerre en Ukraine ne serait pas la même chose que la Première Guerre mondiale ?</strong><br>Contrairement à 1914-18, nous dit-on, nous n’assistons pas à une guerre inter-impérialiste entre deux puissances ou deux blocs impérialistes car il n’y aurait pas d’affrontement direct entre les armées de la Russie et de l’OTAN. La guerre ne serait donc qu’une simple guerre de défense ou de libération nationale, comparable à celle du Vietnam où les Vietnamien·nes avaient reçu l’aide des États soviétiques et chinois. Mais c’est ne pas voir que le soutien financier et militaire absolument colossal des puissances occidentales groupées autour de l’OTAN en fait néanmoins une guerre inter-impérialiste, non pas directe mais par procuration – une guerre par procuration entre le bloc de l’OTAN et la Russie avec malheureusement la population de l’Ukraine comme chair à canon. Cela ne signifie pas que dans ce conflit il n&rsquo;existe aucun élément de lutte de libération nationale mais que, pris dans son contexte global, cet élément est marginal par rapport à la caractéristique dominante de la guerre qui est surtout une guerre entre l’impérialisme russe et les puissances impérialistes occidentales.<br>Ce n’est d’ailleurs pas la première fois dans l’histoire que ce type de situation se présente. En 1914, l’héritier du trône de l’Empire austro-hongrois fut assassiné à Sarajevo en Serbie. L’Empire austro-hongrois a immédiatement envahi la Serbie. La Russie est intervenue pour soutenir son alliée la Serbie et l’Europe s’est embrasée. Pris isolément on pourrait parler d’une guerre de défense nationale par les Serbes mais cet élément était totalement noyé dans une guerre inter-impérialiste qui n’attendait qu’à éclater. Les révolutionnaires de l’époque caractérisaient la situation de 1% de lutte de libération nationale serbe et 99% de guerre impérialiste. C’est d’ailleurs tout à l’honneur du Parti socialiste serbe d’être resté fidèle aux résolutions de tous les grands partis de gauche de l’époque qui affirmaient que la guerre qui venait ne serait pas la leur. Le Parti socialiste serbe a voté contre les crédits de guerre. L’immense majorité des autres partis de gauche ont voté pour et ont envoyé des millions de travailleur·euses à leur mort. La guerre en Ukraine est certainement moins de 99% impérialiste mais c’est toujours ce qui la caractérise en premier lieu.<br>Dans ce contexte, Zelensky et son gouvernement ont choisi d’être complètement dépendants des États-Unis et de l’Europe et n’ont, contrairement aux Vietnamien·nes, aucune autonomie réelle en ce qui concerne le contrôle du déroulement de la guerre, ni des conditions de son arrêt, ni de sa poursuite. Par ailleurs, une des raisons pour lesquelles les révolutionnaires ont toujours soutenu les luttes de libération nationale est que leur victoire permet d’affaiblir l’impérialisme à l’étranger comme au cœur du pays.<br>L’immense mouvement de contestation aux États-Unis contre la guerre du Vietnam et la défaite de l’impérialisme américain ont fait que le « syndrome du Vietnam » a empêché toute intervention militaire états-unienne de grande ampleur pendant une décennie. Du mouvement des femmes aux Black Panthers en passant par le mouvement des droits civiques, toute une génération d’États-Unien·nes a été transformée. En France, également, la défaite de l’État français en Algérie a largement contribué à la radicalisation de pans entiers de la jeunesse française dans les années 1960.<br>Aujourd’hui, en Ukraine, une victoire de la première puissance impérialiste mondiale et de ses acolytes européens signifierait un renforcement de toutes les tendances nationalistes et guerrières dans nos pays. Évidemment, la même chose vaut pour l’impérialisme russe et nous souhaitons aussi sa défaite. Mais la question c’est comment et par qui ? Nous y reviendrons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Une guerre pour la démocratie contre le fascisme ?</strong><br>Parmi les forces politiques qui sont pour un renforcement du soutien financier et militaire à Zelensky de la part des États-Unis et de l’Europe il y a des partis de gauche, comme le PS et les Verts mais aussi de la gauche révolutionnaire comme le NPA – l’Anticapitaliste. Un des arguments pour justifier cette position est de dire que le régime de Poutine serait devenu « fasciste ». Nous avons développé ailleurs<sup data-fn="f41e976a-352a-400c-840a-1949e2bcc289" class="fn"><a href="#f41e976a-352a-400c-840a-1949e2bcc289" id="f41e976a-352a-400c-840a-1949e2bcc289-link">2</a></sup> une analyse historique du fascisme et des formes qu’il prend aujourd’hui. Nous n’avons pas l’espace de la reformuler ici. Mais pour nous, s’il est clair que Poutine est un dictateur sanglant à la tête d’un État policier redoutable, ce n’est pourtant pas du fascisme. Il y a des idéologues russes autour de Poutine qui développent des théories fascistes ou proches mais il n’y a pas de parti et de mobilisation de masse fascistes.<br>Afin de justifier le soutien (même critique) au camp de l’OTAN on en arrive non seulement à faire de Poutine le mal absolu mais à embellir, ou du moins, à minimiser la vraie nature des prétendus défenseurs de la démocratie. Comment croire que les pays de cette alliance (et la France en premier lieu) se battent pour la démocratie, la liberté ou la justice ? Que ce soit, par le passé dans les guerres coloniales, au Vietnam ou en Algérie ; ou aujourd’hui, dans leur soutien indéfectible à des régimes dictatoriaux dignes de celui de Poutine comme l’Égypte d’Al-Sissi ou l’Arabie Saoudite de Ben Salmane, leur préoccupation n’est pas la démocratie mais simplement la défense de leurs intérêts économiques. Il est d’ailleurs de plus en plus clair que la crise du système les pousse dans une direction qui suit la même trajectoire que celle de la Russie : le soutien sans limite au régime génocidaire d’Israël et la reprise en main militaire par Trump du Venezuela avec la perspective d’autres aventures militaires à venir nous en donnent un aperçu.<br>Aucune guerre n’est identique à une autre mais celle qui se passe en Ukraine a de fortes ressemblances avec les grandes guerres du passé. En 1914 la gauche française prétendait que c’était une guerre pour la République et la démocratie contre le militarisme impérial du régime prussien, que ce serait une guerre très rapide. Aujourd’hui, comme en 1914, la guerre s’éternise, engloutit des milliards d’euros et aboutit au sacrifice de dizaines de milliers de soldats, parfois pour quelques centaines de mètres de territoire. Côté OTAN, 41 pays donateurs ont fourni 267 milliards d’euros sur trois ans et les budgets militaires explosent de partout. Plus de 300 000 Russes et Ukrainien·nes sont mort·es avec plus d’un million de blessé·es. Devant ce massacre, d’après le journal Libération, 250.000 soldat·es ukrainien·nes ont déserté depuis le début de la guerre dont la moitié sur les sept premiers mois de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Les Ukrainien·nes seraient donc réduit·es à ne rien faire ?</strong><br>Si jamais iels acceptaient l’idée que faire appel à l’OTAN n’a fait qu’empirer les choses et qu’à terme il y aurait le risque d’une escalade vers une guerre nucléaire, alors, devraient-iels tout arrêter et juste subir les bombardements, accepter la mort des soldat·es et des civil·es puis une occupation russe ? Évidemment que non. Car, comme nous disions, même si le caractère dominant de la guerre est celui d’une guerre inter-impérialiste, il existe un réel élément d’oppression nationale, fondée sur une longue histoire de rapports coloniaux avec la Russie. C’est bien la Russie qui a mené une invasion injustifiée et on doit exiger le retrait de ses troupes. Face à cette attaque et à l’occupation de certains territoires, la résistance est légitime. Mais ne serait-il pas possible de s’organiser autrement qu’en se jetant dans les bras de l’OTAN ?<br>De manière paradoxale, l’idée de ce que pourrait être cette alternative est soulevée par Tara Bilous, un représentant d’une organisation de la gauche radicale ukrainienne dans une interview par le NPA<sup data-fn="b2f31ba5-3530-44dd-91c2-5268cd4f044d" class="fn"><a href="#b2f31ba5-3530-44dd-91c2-5268cd4f044d" id="b2f31ba5-3530-44dd-91c2-5268cd4f044d-link">3</a></sup>. Il est d’accord pour rejoindre l’armée de Zelensky mais dit que si jamais Zelensky avait été un fasciste, il aurait fallu une stratégie alternative, celle d’une guerre partisane indépendante. Évidemment Zelensky n’est pas un fasciste mais il est intéressant de voir qu’une autre stratégie est envisageable et que si elle était appliquée cela éviterait que la résistance soit liée à des forces qui la mènent à la catastrophe. C’est d’ailleurs en adoptant cette stratégie qu’elle aurait les meilleures chances de se rapprocher des Russes qui s’opposent à la guerre, à la fois sur le front et à l’arrière, ce qui est absolument crucial si on veut y mettre fin. Montrer qu’on n’est pas des soutiens de l’OTAN offre la meilleure possibilité d’être crédibles lors des appels à la fraternisation et à la fin de la guerre. Malgré les difficultés, des Ukrainien·nes ont réussi par le passé à s’adresser aux soldat·es russes et on peut espérer que cela se reproduira. Enfin, cette perspective internationaliste est aussi au cœur de la stratégie des révolutionnaires au sein des pays du camp de l’OTAN et notamment en France. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="49423e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #49423e;" fetchpriority="high" decoding="async" width="1100" height="707" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/ukraine-2-1100x707.webp" alt="" class="wp-image-10955 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/ukraine-2-1100x707.webp 1100w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/ukraine-2-300x193.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/ukraine-2-768x494.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/ukraine-2-1320x848.webp 1320w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/ukraine-2.webp 1920w" sizes="(max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /><figcaption class="wp-element-caption">Manifestation antiguerre à Saint-Pétesbourg (Russie) le 24 février 2002, date de l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Nous avons besoin d’un mouvement international contre la guerre</strong><br>Un véritable mouvement de masse contre la guerre en Ukraine et les guerres ailleurs dans le monde, nous donnerait des forces pour chercher à y mettre fin. Nous avons vu avec la Palestine à quel point les immenses manifestations en Angleterre ou en Espagne et surtout la magnifique grève générale en Italie ont pu donner confiance au mouvement. Aujourd’hui, c’est en un clic que les images, comme la tête de mort de la Gen Z, sont relayées à travers la planète, d’un mouvement insurrectionnel à l’autre. Alors, malgré les difficultés, pourquoi pas jusqu’en Russie ? Le soutien à Poutine est loin d’être monolithique. La colère existe, chez les jeunes qui sont envoyé·es au front ou qui cherchent à le fuir, chez les familles, chez les parents qui perdent leurs enfants. Elle s’exprime difficilement pour le moment à cause de la répression mais elle existe et un jour ça pourrait très bien exploser à la face du régime.<br>En France, pour l’instant, le mouvement anti-guerre est faible, malgré le vrai potentiel illustré par le meeting contre la guerre organisé par le POI en octobre dernier<sup data-fn="4b887d3a-fba5-4d63-843a-3f8872a7440e" class="fn"><a href="#4b887d3a-fba5-4d63-843a-3f8872a7440e" id="4b887d3a-fba5-4d63-843a-3f8872a7440e-link">4</a></sup>. Mais après l’invasion du Venezuela, un tel mouvement pourrait décoller. Cela pourrait avoir un vrai impact sur la politique guerrière de Macron et trouver en même temps un écho chez les opposant·es à la guerre en Russie.<br>Plus les classes dominantes de ce monde s’enfoncent dans leur crise, plus elles essaient de nous préparer à la guerre qui vient avec leur propagande raciste et nationaliste et leurs appels à l’union nationale. Aujourd’hui, « la menace d’une invasion russe » est l’argument de choc de Macron pour nous faire accepter les immenses dépenses sur les armes et le budget d’austérité. Il faudra anticiper l’éventualité qu’un futur gouvernement essaie de nous embarquer dans une guerre. Contre la Russie ? Contre la Chine ? Un scénario pas si improbable que cela. Renforçons encore la lutte contre le racisme et le nationalisme et renouons avec la tradition de la solidarité internationale entre les travailleuses et travailleurs du monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Ross Harrold (Paris 20e)</p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="441c87db-e4ff-473f-a979-a733a4263fb5">Voir Jad Bouharoun (2022), « <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/se-preparer-aux-guerres-qui-reviennent/">Se préparer aux guerres qui reviennent</a> », Revue #04. Voir aussi notre brochure <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/brochures/brochure-imperialisme-la-trajectoire-du-capital/">Impérialisme : la trajectoire du Capital</a> (2023).  <a href="#441c87db-e4ff-473f-a979-a733a4263fb5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="f41e976a-352a-400c-840a-1949e2bcc289">Voir notre brochure <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/brochures/brochure-comprendre-le-fascisme-pour-mieux-le-combattre-version-actualisee/">Comprendre le fascisme pour mieux le combattre</a> (réédition 2025). <a href="#f41e976a-352a-400c-840a-1949e2bcc289-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="b2f31ba5-3530-44dd-91c2-5268cd4f044d">Tara Bilous (2022), « <a href="https://lanticapitaliste.org/opinions/international/autodetermination-et-guerre-en-ukraine">Autodétermination et guerre en Ukraine</a> », l’Anticapitaliste (republication). <a href="#b2f31ba5-3530-44dd-91c2-5268cd4f044d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li><li id="4b887d3a-fba5-4d63-843a-3f8872a7440e">Retour des camarades d’A2C présent·es à ce meeting : « <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/contre-leur-marche-a-la-guerre-groupons-nous/">Contre leur marche à la guerre : groupons-nous !</a> », Revue #19. <a href="#4b887d3a-fba5-4d63-843a-3f8872a7440e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/ukraine-pas-dunion-sacree-avec-trump-et-macron/">Ukraine. Pas d’union sacrée avec Trump et Macron</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>Ukraine : face à l&#8217;horreur, qu&#8217;est-ce qu&#8217;il faut faire ? Et qu&#8217;est-ce qu&#8217;on peut faire, nous ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/ukraine-face-a-lhorreur-quest-ce-quil-faut-faire-et-quest-ce-quon-peut-faire-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2022 09:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[anti-impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Imperialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">La première des choses, et la plus essentielle, est de chercher à comprendre la nature de cette guerre et le cadre général d’une rivalité inter-impérialiste, entre la Russie et les pays de l’Otan, dans lequel <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/ukraine-face-a-lhorreur-quest-ce-quil-faut-faire-et-quest-ce-quon-peut-faire-nous/" title="Ukraine : face à l&#8217;horreur, qu&#8217;est-ce qu&#8217;il faut faire ? Et qu&#8217;est-ce qu&#8217;on peut faire, nous ?">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<pre class="wp-block-verse">La première des choses, et la plus essentielle, est de chercher à comprendre la nature de cette guerre et le cadre général d’une rivalité inter-impérialiste, entre la Russie et les pays de l’Otan, dans lequel elle se déroule. C’est pourquoi, après l’<a href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/pas-de-guerre-entre-les-peuples-pas-de-paix-entre-les-classes/">éditorial</a> du dernier numéro de cette revue, nous revenons en détail, ailleurs dans ces pages, sur l’analyse de l’<a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/limperialisme-et-la-guerre-en-ukraine/">impérialisme aujourd’hui</a>. Cette boussole nous permet de mieux répondre à une série d’arguments que nous entendons dans les médias et autour de nous et de décider où et comment nous pouvons intervenir de manière<em> </em>concrète.</pre>



<h6 class="has-text-align-right has-background wp-block-heading" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #03 &#8211; MAI 2022</h6>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Les réponses, à certains arguments sont plus faciles que d’autres comme l’idée que nous serions face une guerre entre un monde « libre et démocratique » et un monde de « dictateurs autocratiques » même si l’argument est tellement martelé dans les médias qu’il finit par sembler comme du simple bon sens pour beaucoup de gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres sont plus complexes. Il est évident que la Russie est le pays envahisseur et il faut qu’il se retire. Mais comment faire ? Faut-il envoyer des troupes de l’Otan ? Seuls les Docteurs Folamour y pensent. Mais faut-il envoyer des armes ? Faut-il des sanctions ? La guerre en Ukraine ne serait-elle pas une simple guerre de libération nationale comparable à celle de l’Algérie ou du Vietnam et qu’il faudrait donc soutenir par tous les moyens ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Monde libre contre dictatures ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce vraiment un argument de bon sens ? Pourtant il suffit de regarder la politique étrangère passée et présente ne serait-ce que de l’État français pour voir que ce sont des fadaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment de l’écriture de ces lignes, les médias couvrent le défilé du 8&nbsp;mai commémorant la victoire en 1945 et la « guerre pour un monde libre » et en profitent pour la comparer à la guerre en Ukraine. Mais sur ces mêmes ondes, pas un mot sur ce même 8&nbsp;mai à Sétif en Algérie et la répression brutale du mouvement d’indépendance –&nbsp;le même jour par le même gouvernement français « libre ». Malgré les engagements pendant la guerre<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5579_4('footnote_plugin_reference_5579_4_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_5579_4('footnote_plugin_reference_5579_4_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5579_4_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5579_4_1" class="footnote_tooltip">Dans la Charte de l’Atlantique de 1941 et la Déclaration des Nations unies de 1942 il était question du respect du droit de <em>« chaque peuple de choisir la forme de gouvernement sous laquelle il doit vivre. » </em>Et que <em>« soient rendus les droits souverains et le libre exercice du gouvernement à ceux qui en ont été privés par la force. »</em></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5579_4_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5579_4_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>, les résistances anticoloniales seront noyées dans le sang –&nbsp;jusqu’à 20 000 morts à Sétif en 1945, des dizaines de milliers de morts dans les massacres coloniaux au Vietnam, à Madagascar, au Cameroun… et des centaines de milliers de morts pendant la Guerre d’Algérie<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5579_4('footnote_plugin_reference_5579_4_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_5579_4('footnote_plugin_reference_5579_4_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5579_4_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5579_4_2" class="footnote_tooltip">Voir Yves Benot, <em>Massacres coloniaux</em>, La Découverte</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5579_4_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5579_4_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. Est-ce de l’histoire ancienne d’une époque coloniale révolue, comme le prétendraient certains ? Toute l’histoire de la Françafrique depuis nous montre le contraire –&nbsp;dictateurs tortionnaires installés et armés par l’État français et quarante interventions militaires depuis 1960 pour les soutenir au nom du « maintien de la paix », sans compter l’emprisonnement, voire l’élimination d’opposant·es trop démocratiques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1960, c’était un des régimes les plus brutaux du monde, l’Afrique du Sud et son régime d’apartheid, qui faisait partie du monde « libre » ! Hier, cela voulait dire tout simplement qu’elle faisait partie du bloc impérialiste occidental opposé au bloc impérialiste de l’est « communiste ». D’après cette même logique tordue, aujourd’hui, font partie du monde « libre » l’Égypte du dictateur Al Sissi ou l’Arabie saoudite de Bin Salman. Après des années de bombardements du Yemen par l’Arabie saoudite et plus de 200 000 morts, si on suivait les mêmes arguments utilisés pour l’Ukraine, la France, le Royaume Uni et les USA devraient être en train de vendre ou de donner des armes aux résistant·es ou au moins d’organiser des sanctions contre cette dictature. Ces pays sont pourtant les trois plus grands fournisseurs d’armes à l’Arabie saoudite. Et ce n’est qu’un seul exemple. Comment croire alors que les États français, étatsunien et autres interviennent aujourd’hui en Ukraine pour défendre la liberté, la démocratie et un monde libre ? La « défense de la souveraineté de l’Ukraine » tout comme les justifications de Poutine sur la dénazification ne sont que des prétextes dans la bataille pour dominer cette partie de l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donner des armes à l’Ukraine pour&nbsp;résister ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte de réchauffement de la guerre froide, l’envoi massif d’armes en Ukraine, ainsi que les votes de budget militaires de plus en plus importants partout en Europe sont plus qu’inquiétants. C’est notamment le cas pour l’Allemagne qui a décidé d’investir 100&nbsp;milliards d’euros –&nbsp;le double de son budget militaire annuel actuel&nbsp;– dans la modernisation de son armée, en augmentant la part des dépenses à 2 % du PIB. Après l’envoi de troupes en Afghanistan et l’envoi de matériel en Ukraine, l’Allemagne est en train de faire un pas supplémentaire dans l’abandon de sa politique de non-intervention à l’étranger qui date de 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sérieusement affaibli depuis la chute du mur, l’impérialisme russe, tel un animal blessé, est capable de réagir de façon encore plus imprévisible et brutale. Les dirigeants de l’Otan en sont conscients et hésitent à soutenir la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, de peur de provoquer un conflit direct avec l’armée russe et le risque d’une guerre d’une ampleur beaucoup plus grande, voir mondiale. La stratégie est plutôt celle d’une guerre d’usure pour saigner l’opposition et leur saper le moral. En attendant ce sera la population ukrainienne qui continuera à payer un prix encore plus fort sans aucune garantie qu’on n’assiste pas à une escalade dans l’affrontement avec tous les risques que cela comporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et l’exemple du Vietnam ou d’autres mouvement de libération nationale ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certain·es militant·es de gauche, qui sont pourtant opposées à la politique globale de l’Otan, argumentent que, par le passé, des mouvements de résistance ont profité des armes d’une puissance impérialiste rivale, comme les vietnamien·nes qui ont reçu de l’aide militaire de la Russie ou de la Chine et qu’il faudrait donc soutenir l’envoi d’armes par l’Otan. Mais il s’agissait là d’un mouvement très différent qui était historiquement indépendant que ce soit de la France, des USA, de la Russie ou de la Chine. Le Vietnam poursuivait ses propres buts. Dans le cas de l’Ukraine, son avenir, en cas de victoire sera entièrement déterminée par les puissances de l’Otan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les sanctions sont-elles une solution ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans d’autres conflits, comme celui des Africain·es noirs contre l’apartheid en Afrique du Sud ou des palestinien·nes contre l’apartheid imposé par l’État d’Israël, ce sont les victimes et opposant·es intérieurs aux régimes oppresseurs qui ont été ou sont encore à l’origine de la demande de sanctions. Ce n’est pas le cas aujourd’hui en Russie. De manière générale, d’ailleurs, les sanctions économiques sont rarement efficaces dans le court terme pour changer la politique d’un pays. Imposées à l’Iran, à l’Irak ou plus récemment à la Corée du Nord, les sanctions n’ont pas fait plier les régimes en question. Par contre, pour les populations de ces pays le résultat a été catastrophique. En mars dernier après la mort de Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’État des USA sous la présidence de Bill Clinton, toutes les figures du monde politique américain ont unanimement chanté ses louanges. En 2001, interrogée devant les caméras sur les 500 000 enfants morts en Irak à cause des sanctions –&nbsp;« plus d’enfants morts qu’à Hiroshima », on lui a demandé si elle pensait si cela en valait le prix. Elle a répondu, <em>« Je pense que c’est un choix très dur, mais nous pensons que cela en valait le prix. »</em> De telles sanctions imposées à la Russie ne toucheront pas les riches de ce pays pas plus qu’en Irak. Par contre, elles pourraient très bien dresser les populations contre les Occidentaux qu’on pointerait comme responsables. Enfin, lorsque les sanctions échouent à faire plier un régime, les appels à l’utilisation des armes se font sentir encore davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle alternative aux sanctions et aux armes de l’Otan ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car si on est opposé à l’ingérence des forces de l’Otan comment serait-il possible d’obliger l’armée russe à se retirer ? Plusieurs alternatives existent qui pourraient permettre une issue positive à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, il n’est pas impossible qu’une opposition à la guerre se développe au sein de la Russie elle-même. Les magnifiques manifestations d’opposition dans les villes russes au lendemain de l’invasion sont incroyablement encourageantes surtout quand on connaît le niveau de répression qu’elles ont subi. Embourbés dans une guerre qu’on leur a présenté comme une mission de libération d’un pays sous le contrôle de nazis, les soldats qui reviendront du front n’hésiteront pas à raconter à leurs ami·es et familles les mensonges grossiers de l’État major et des médias. L’opposition peut grossir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, les soldats envoyés en Ukraine peuvent aussi déchanter sur place, montrer une opposition passive voire dans certains cas se livrer à des actions contre leurs officiers comme ce fut le cas en Afghanistan pour les Russes ou au Vietnam pour les Américains. Cela pourrait être favorisé par des tentatives des soldats ukrainiens de s’opposer aux troupes russes tout en multipliant les actions de fraternisation –&nbsp;actions qui ont déjà eu lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, dans les pays alliés de l’Otan comme la France, nous devons trouver le chemin de l’agitation antiguerre avec la revendication du retrait des troupes russes tout en pointant la responsabilité aussi de l’Otan dans l’escalade de la guerre. Cela aiderait les antiguerre russes à éviter d’être désigné·es comme de simples suppôts de l’Otan. Pendant la guerre du Vietnam, dans les abris sous terre, les vietnamien·nes projetaient des films des manifestations antiguerre aux États-Unis tout comme les antiguerre aux USA passaient des films des résistances au Vietnam. Des scènes similaires se passaient aussi pendant la guerre contre l’Irak. C’est ainsi qu’on commençait à casser le nationalisme qui monte les peuples les uns contre les autres et nous pourrit la vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="888888" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #888888;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2022/06/A2C_RevueN3_UkraineRoss_Illustr1.jpg" alt="" class="wp-image-5582 not-transparent"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi sur cette question du nationalisme et du racisme que nous pouvons intervenir concrètement en France pour casser la spirale vers la guerre. Nous devons continuer à dénoncer l’hypocrisie et le racisme des États européens qui accueillent à bras ouverts des ukrainien·nes tout en continuant à rejeter les réfugié·es noir·es et arabes qui cherchent un asile. Les mesures d’urgence mises en place en moins de deux pour les ukrainien·nes nous montrent qu’on avait raison de dire qu’il était possible d’accueillir tout le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme militant·es d’A2C, nous sommes convaincu·es de la justesse de notre choix d’investir nos forces à côté des migrant·es et des sans-papiers dans la lutte pour la régularisation, pour l’égalité des droits et plus largement contre le racisme et le fascisme. C’est pourquoi nous sommes plus que d’accord avec la célèbre militante étatsunienne, Angela Davis, qui tout récemment, lors d’une conférence à Bruxelles a affirmé que, pour elle, <em>« la lutte des personnes sans-papiers est sûrement la plus importante des luttes aujourd’hui, car la quête des organisations qui défendent leurs droits remet en question des États-Nations qui ont été dessinées en relation avec le colonialisme. » </em>C’est en renforçant cette lutte que concrètement on peut contribuer à reconstruire l’internationalisme dont nous avons tant besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Pas de guerres entre les peuples. Pas de paix entre les classes. » </em>titrions-nous à la une du dernier numéro de notre revue. Les frontières sont bien entre les classes sociales. Elles ne sont pas entre les populations des différents États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui la tâche peut sembler énorme mais souvenons-nous qu’en 1914, au début de la Première Guerre mondiale lorsque les sociétés européennes presque toutes entières se sont livrées à une frénésie nationaliste terrifiante, une petite minorité de militant·es révolutionnaires a continué à maintenir allumée la flamme de l’internationalisme et à construire la résistance à la boucherie impérialiste. Trois ans plus tard, des mutineries éclataient dans les tranchées, des révolutions en Russie et en Allemagne ont provoqué la fin de la guerre et des soulèvements dans des dizaines de pays ouvraient la possibilité de révolutions et d’une nouvelle ère de fraternité et de paix. À l’époque le rêve ne s’est pas réalisé mais cela doit rester notre boussole aujourd’hui.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Ross Harrold</h6>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_5579_4();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_5579_4();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_5579_4">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_5579_4" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5579_4_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5579_4('footnote_plugin_tooltip_5579_4_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Dans la Charte de l’Atlantique de 1941 et la Déclaration des Nations unies de 1942 il était question du respect du droit de <em>« chaque peuple de choisir la forme de gouvernement sous laquelle il doit vivre. » </em>Et que <em>« soient rendus les droits souverains et le libre exercice du gouvernement à ceux qui en ont été privés par la force. »</em></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5579_4_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5579_4('footnote_plugin_tooltip_5579_4_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Voir Yves Benot, <em>Massacres coloniaux</em>, La Découverte</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_5579_4() { jQuery('#footnote_references_container_5579_4').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_5579_4').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_5579_4() { jQuery('#footnote_references_container_5579_4').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_5579_4').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_5579_4() { if (jQuery('#footnote_references_container_5579_4').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_5579_4(); } else { footnote_collapse_reference_container_5579_4(); } } function footnote_moveToReference_5579_4(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_5579_4(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_5579_4(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_5579_4(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/ukraine-face-a-lhorreur-quest-ce-quil-faut-faire-et-quest-ce-quon-peut-faire-nous/">Ukraine : face à l&rsquo;horreur, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il faut faire ? Et qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on peut faire, nous ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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