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	<title>Archives des 17 Octobre - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des 17 Octobre - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Sur la route de la révolution. Prochain arrêt : on occupe !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 12:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[17 Octobre]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement social]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">La sous-estimation des chiffres exprime la sous-estimation de ce qui s’est passé ce 17 octobre et qui a débordé, pas seulement les policiers, mais aussi toutes les capacités de compter et décompter, toutes les organisations <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/sur-la-route-de-la-revolution-prochain-arret-on-occupe/" title="Sur la route de la révolution. Prochain arrêt : on occupe !">[...]</a></div>
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<p class="wp-block-paragraph">La sous-estimation des chiffres exprime la sous-estimation de ce qui s’est passé ce 17 octobre et qui a débordé, pas seulement les policiers, mais aussi toutes les capacités de compter et décompter, toutes les organisations traditionnelles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un million ont débordé. Sur tout le territoire, dans toute la diversité de nos âges, de nos secteurs, de nos origines. La société = notre classe, contre la politique du gouvernement, contre le pouvoir, contre l’État et ses administrations, contre la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confrontation a eu lieu avec toute la diversité des modes d’action et parfois leur mélange et/ou leur succession, manifestations déposées, sauvages, humour et fête, feux d’artifices mais aussi tirs de mortier, barricades, attaque de lieux de pouvoir, de commissariats, de prisons, de préfectures, de mairies. Et aussi pillages et redistribution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une optique stratégique, toutes ces formes ne se valent sans doute pas. Mais leur sens global est clair : l’insurrection de classe contre ce système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soulèvement vient de loin, de la crise profonde du capitalisme. Des vagues de révolte, Gilets Jaunes, retraites, violences policières, violences sexistes et sexuelles, racisme…<br>Il vient aussi de près et n’aurait pas eu lieu sans le mouvement des lycéen·ne·s renforcé ces dernier jours par les étudiant·e·s qui a construit blocage après blocage une barricade de classe avec d’un côté “L’État, les flics et les fachos” et de l’autre, nous, notre classe, lycéen·ne·s, étudiant·e·s, salarié·e·s, chômeur·se·s, retraité·e·s, etc. Ce qui a permis ça c’est notamment la politique exprimée sur chacun des blocages qui a défendu la combinaison de revendications “sociales” comme les moyens pour l’éducation, les salaires des personnels éducatifs et administratifs avec des revendications politiques comme la solidarité avec la Palestine, et l’engagement à barrer la route aux fascistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 octobre a permis de passer le cap du tou·te·s ensemble. Ça n’est plus un mouvement lycéen qu’il faudrait se contenter de soutenir. C’est un mouvement de l’ensemble de notre classe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation est nouvelle et la bourgeoisie a peur. Elle a raison. Samedi 17 octobre, nous avons coché la case insurrection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la possibilité de l’insurrection ne fait pas la révolution. Renverser un pouvoir n’est pas suffisant à supposer que ce ne soit qu’une question d’affrontement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela exige un autre pouvoir, celui de la majorité, agissante, discutante, contrôlante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Alors maintenant ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas avancer nous condamnerait à subir la réaction de la bourgeoisie quand elle a peur. À sa force de répression, au renforcement du danger fasciste. Dès le 18 octobre, le RN essaie de se présenter comme “rempart face au chaos” et garant de “l’ordre républicain” et pourrait tenter prochainement d’organiser les petits commerçants et les policiers.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De toute urgence le 17 octobre doit se déporter le 24 octobre à Orléans pour dire à quel point la route vers le pouvoir des fascistes sera bloquée, quartier après quartier, lycée et fac après lycée et fac, lieu de travail après lieu de travail, dans les semaines et les mois qui viennent. Il n’y aura pas d’alternative pour la bourgeoisie de ce côté-là. Pas de fascistes dans nos quartier, pas de RN à l’Élysée !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut aussi avancer vers la construction du pouvoir de notre classe. L’urgence aujourd’hui c’est de construire des formes d’organisation dans chaque endroit, quartiers, lieux de travail, lieux d’étude. Plusieurs exemples ont déjà démontré dans la journée du 17 octobre ce que permet l’organisation locale pour faire émerger des stratégies alternatives et entraîner largement : A Paris dans le 19ème arrondissement, lycéen·ne·s, étudiant·e·s, travailleur·se·s, habitant·e·s s’étaient donné rendez-vous devant une école d’architecture occupée. De là, 300 personnes sont parties en manifestation sauvage derrière la banderole du collectif local de lutte contre le racisme et le fascisme. Quelques minutes plus tard, ils et elles étaient 800 et enfin c’était 3000 personnes qui manifestaient en plein centre de Paris dans le sillage d’un quartier qui s’organise !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou alors l’organisation autour du lycée Voltaire dans le 11ème arrondissement : Pour la journée de manifestation et de grève, le cortège de ce lycée rassemblait lycéen·ne·s, profs, personnels administratifs etc. Toutes et tous, ensemble ! La veille du 17 octobre, les lycéen·ne·s organisaient le blocage le plus important depuis le début du mouvement et bloquaient également le collège pour envoyer un message à la direction : l’établissement est à nous.<br>Partout, il faut généraliser ces exemples qui permettent de poser les bases d’un pouvoir alternatif qui affirme que la société, c’est nous. Qui fabriquons tout, les biens, les services, qui transportons, qui apprenons et éduquons, qui soignons, etc… A nous de décider quoi, pourquoi, comment. Ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cela la grève est nécessaire : pas la grève passive ou qui ne sert qu’à aller manifester en laissant les directions syndicales négocier. La grève qui permet d’occuper activement, de mettre en place des assemblées de travailleurs et travailleuses, des assemblées de lycéen·ne·s, d’étudiant·e·s. Qui permet ensuite de les coordonner, géographiquement et de manière interprofessionnelle, de les relier aux organisations de quartier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au front de celles et ceux qui défendent le système, construisons le front de classe. Grèves, occupations !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la route de la révolution, rejoins-nous !</p>



<p class="wp-block-paragraph">A2C.</p>
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		<title>Les sans-papiers ouvrent la voie</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/sans-papiers-ouvrent-la-voie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Solen Rennes]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 23:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[17 Octobre]]></category>
		<category><![CDATA[Marche des solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[MNSP]]></category>
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		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Ce 17 octobre, les collectifs de sans-papiers rassemblés au sein de la Marche des Solidarités ouvrent de nouveau la voie&#160;! Ils l’avaient déjà fait le 30 mai, rappelant la différence entre mesures sanitaires et renforcement <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/sans-papiers-ouvrent-la-voie/" title="Les sans-papiers ouvrent la voie">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce 17 octobre, les collectifs de sans-papiers rassemblés au sein de la Marche des Solidarités ouvrent de nouveau la voie&nbsp;! Ils l’avaient déjà fait le 30 mai, rappelant la différence entre mesures sanitaires et renforcement de l&rsquo;État policier et raciste et rétablissant le droit de manifester. Ils démontraient alors à l’ensemble de la gauche qu’on ne peut défendre nos droits qu’en occupant la rue. Dès le 2 juin, des dizaines de milliers de personnes se rassemblaient devant le Tribunal de Grande Instance de Paris en soutien à Adama Traoré et George Floyd malgré l’interdiction de la manifestation. Mais le reste de la gauche est resté silencieux.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parce qu’il faut taper plus fort&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 17 octobre, la marche nationale des sans-papiers entre dans Paris ! Quatre marches composées de centaines de sans-papiers et de soutiens parti·e·s de Marseille le 19 septembre puis de Montpellier, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Lille et Rennes se rejoignent aux portes de Paris et retrouvent des dizaines de milliers de camarades d’Ile de France et de nombreuses villes où la marche est passée et qui sont venues pour l’occasion ! Le 20 juin nous étions 50&nbsp;000 à Paris, mais le gouvernement n’avait pas répondu. Alors les collectifs de sans-papiers ont continué à s’organiser partout dans le pays et se sont rejoints au sein de la Marche des Solidarités pour lancer cette marche nationale des sans-papiers avec le soutien de 270 organisations. Cette marche sera passée par 92 étapes pour rencontrer celles et ceux qui luttent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les collectifs de sans-papiers nous montrent la seule voie qui vaille&nbsp;: celle de l’action, de l’organisation et de l’unité. Celle qui leur a permis de manifester malgré l’interdiction le 30 mai à Paris et qui alimente leur détermination à lutter malgré leur situation de précaires parmi les précaires, amplifiée par le confinement dont elle révèle toutes les ambiguïtés et hypocrisie.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="5a69b1" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5a69b1;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/11/édito-1.jpg" alt="Manif Acte 3 MNSP Dijon" class="wp-image-4735 not-transparent"/><figcaption>Manifestation à Dijon, Marche nationale des Sans-Papiers &#8211; octobre 2020</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face à un pouvoir prêt à tout pour ne rien lâcher</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En face, le monde que dirigent Trump, Poutine ou Macron s’écroule. Une fois de plus, avec la crise du coronavirus, les États sont intervenus massivement dans l’économie pour sauver les entreprises, démontrant l’ampleur de leurs mensonges sur l’absence de moyens pour sauver les services publics ou notre système de retraites. Mais ils n’auront pas pour autant permis de sortir de la crise : le pire est à craindre pour 2021, une fois que les mesures de perfusion d’urgence auront cessé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que les problèmes de l’économie capitaliste, basée sur la nécessité d’accumuler toujours plus de profits pour faire face à la compétition sur les marchés, ne datent pas du confinement. Mais la gestion de la pandémie du coronavirus illustre qu’aucun État adossé à l’économie capitaliste ne fera le choix de rompre avec cette logique, car il en dépend lui-même. Notre classe, et en particulier les racisé·e·s, ont tout à perdre à laisser la classe dirigeante nous imposer des mesures sanitaires qui ne sont décidées qu’au regard de l’intérêt du Capital. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un récent rapport de MSF montre ainsi par exemple que si environ 1 personne sur 10 a été contaminée en Ile-de-France, on passe à 8 ou 9 sur 10 dans les foyers de travailleurs immigrés. Davantage précarisée, ayant moins accès à des soins réguliers, vivant plus nombreux/ses dans des logements plus petits, occupant les boulots «&nbsp;en première ligne&nbsp;», cette partie de la population a dû en plus affronter l’arbitraire policier autorisé à contrôler à tout-va. Car plus la situation échappe à tout contrôle, plus les décisions politiques seront renforcées par des mesures autoritaires et une intensification du nationalisme (donc du racisme). La bataille entre États pour les masques, ou celles pour la distribution à venir des vaccins est un exemple des tensions inter-impérialistes dont l’enjeu est de fournir au Capital national les meilleures garanties de profits et d’accumulation dans la compétition internationale. Aux attaques redoublées du Capital contre notre classe s’ajoutent donc des tensions croissantes entre blocs de capitaux et entre États.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus que jamais, il nous faut donc militer contre le nationalisme, qui reste le plus puissant levier par lequel la classe dirigeante entend nous souder à sa dangereuse politique&nbsp;: tenue républicaine, ensauvagement, expulsion des migrants polygames, séparatisme islamiste, plus aucun jour ne passe sans une déclaration raciste du gouvernement, qui pavent la route aux fascistes. Les laisser faire nous conduira à la barbarie. C’est pour cela que la lutte des sans-papiers, et plus généralement les luttes antiracistes telles que les formidables mobilisations contre les violences policières à la suite du meurtre de George Floyd, nous ouvrent la voie. Leur combat devient de fait un combat antiraciste et antifasciste, contre l’État impérialiste, et anticapitaliste, pour la justice sociale, l’égalité et la dignité.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-dominant-color="5e656f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5e656f;" fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="540" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/11/edito-3.jpg" alt="Manif Acte 3 MNSP Angers" class="wp-image-4733 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/11/edito-3.jpg 960w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/11/edito-3-300x169.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/11/edito-3-768x432.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2020/11/edito-3-678x381.webp 678w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Axe ouest de la Marche des Sans-Papiers parti de Rennes le 2 octobre 2020</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi ça marcherait cette fois-ci&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui est encore concerné par cette question&nbsp;? Beaucoup n’ont plus le temps de se la poser. Que celles et ceux&nbsp;qui ont encore ce choix comprennent bien l’enjeu du moment&nbsp;! Pour les sans-papiers, l’urgence de la lutte n’a jamais été aussi forte. Ils et elles ont été en première ligne pendant la crise, exploité·e·s dans les pires des conditions dans des secteurs qui ont continué à tourner ou perdant leur emploi sans chômage partiel, retenu·e·s dans les CRA, vivant à la rue ou hébergé·e·s dans des conditions précaires et insalubres&nbsp;! Malgré cela, le pouvoir a refusé de répondre à leur mobilisation. Alors plutôt que de poser cette question, les collectifs de sans-papiers ont continué se structurer pour imposer un nouveau rapport de forces au gouvernement. Montrant ainsi que s’ils ne sont pas entendus aujourd’hui, ils iront plus loin, jusqu’à la régularisation de tou·te·s, la fermeture des CRA et un logement pour tou·te·s. L’autonomie de leurs collectifs et la solidarité dans la lutte leur ont depuis longtemps fait comprendre que la défaite d’un·e seul·e, c’est la défaite de tou·te·s. C’est la condition pour que le rapport de forces soit instauré et rappeler à toute la gauche que leur lutte est celle de tou·te·s.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lutte, comme d’autres avant elle, peut devenir l’exemple d’un pouvoir alternatif, qui raisonne selon les besoins et pas d’abord ce qui serait acceptable pour la classe d’en face. Mais elle aura besoin que se renforce la conviction que cela n’existera que par le nombre grandissant, la détermination et la cohésion de celles et ceux engagé·e·s dans la lutte. Nous avons besoin de renforcer le pôle de celles et ceux qui pensent que l’émancipation des travailleurs ne peut être que l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, car ceux qui pensent autrement seront de plus en plus amenés à s’opposer aux mouvements d’émancipation de notre classe et à leurs revendications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1983, la gauche n’avait pas suivi l’exemple proposé par les marcheurs pour l’égalité et contre le racisme, préférant construire un antiracisme sans les collectifs des quartiers populaires et stigmatisant toute tentative de convergence avec les fortes mobilisations de travailleurs immigrés. Une rupture profonde s’instaure alors entre les militants « des quartiers » et la gauche. Il en est de même quand Black Lives Matter, probablement le plus gros mouvement contestataire des USA (avec 15 à 25 millions de participant·e·s selon les estimations), remet en question le système policier et réclame le définancement de la police («&nbsp;Defund police&nbsp;»). Le comité Adama mobilise immédiatement et partout en France, mais Jean-Luc Mélenchon explique au même moment que «&nbsp;On a le droit de rêver d’une société sans police comme on pourrait rêver d’une société où le loup et l’agneau vont boire ensemble à la rivière. Ce n’est pas un rêve interdit, c’est un beau rêve mais nous savons tous que ça ne peut être qu’un rêve. Donc il doit y avoir une police (…)&nbsp;». Un triste avertissement à ne pas reproduire les erreurs de la gauche après la marche de 1983.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous faut partir des luttes locales, garder notre autonomie vis-à-vis des institutions et refuser les chefs auto-proclamés. Travaillons à partir de la réalité et de la diversité de notre classe pour convaincre le plus grand nombre de s’organiser et construire la lutte pour l’égalité des droits. Et quelles que soient les tentatives de ce gouvernement pour nous confiner, restons dans la rue&nbsp;! Rencontrons-nous, organisons-nous pour répondre aux besoins de notre classe et luttons. Car plus la vie est brutale, plus la lutte est vitale&nbsp;! Et si nous nous en donnons les moyens, la lutte va payer&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Mathieu P., Vanina G.</p>
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