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	<title>Archives des Toulouse - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Toulouse - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Construire l’antiracisme dans le mouvement “Bloquons-tout” : La grève politique est possible ! </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 11:55:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Grève politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le mouvement “Bloquons tout” et la journée du 10 septembre dernier ont été l&#8217;occasion d&#8217;une mobilisation antiraciste d&#8217;une ampleur inédite à Toulouse. L&#8217;initiative s&#8217;est construite autour d&#8217;une grève dans plusieurs centres d&#8217;hébergement pour demandeur·se·s d&#8217;asile. <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/construire-lantiracisme-dans-le-mouvement-bloquons-tout-la-greve-politique-est-possible/" title="Construire l’antiracisme dans le mouvement “Bloquons-tout” : La grève politique est possible ! ">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le mouvement “Bloquons tout” et la journée du 10 septembre dernier ont été l&rsquo;occasion d&rsquo;une mobilisation antiraciste d&rsquo;une ampleur inédite à Toulouse. L&rsquo;initiative s&rsquo;est construite autour d&rsquo;une grève dans plusieurs centres d&rsquo;hébergement pour demandeur·se·s d&rsquo;asile. Elle a permis de rassembler largement au-delà du secteur social et de porter clairement la nécessité d&rsquo;une grève politique antiraciste, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les luttes à venir. </em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #19 &#8211; novembre 2025</h6>



<p>Cette mobilisation est une réponse à une offensive gouvernementale méthodique contre les droits des personnes exilées et contre les moyens du secteur social. Ce sont les attaques contre le système d&rsquo;accueil des demandeur·se·s d&rsquo;asile en France qui ont poussé les travailleur·se·s sociaux·les à la grève. </p>



<p>Les demandeur·se·s d&rsquo;asile ont le droit de rester sur le territoire français pendant l&rsquo;examen de leur demande et ne sont donc pas en situation irrégulière. Pourtant, iels n&rsquo;ont pas le droit de travailler et ne peuvent bénéficier des aides sociales comme le RSA. </p>



<p>Pour compenser ces restrictions, iels sont censé·e·s percevoir une allocation spécifique, l&rsquo;ADA (environ 200 € par mois pour une personne seule), et bénéficier d&rsquo;un hébergement pris en charge par l&rsquo;Office français de l&rsquo;immigration et de l&rsquo;intégration (OFII), organisme du ministère de l&rsquo;Intérieur chargé notamment de la gestion de l&rsquo;accueil des demandeur·se·s d&rsquo;asile. </p>



<p>Mais dans la réalité, environ la moitié des demandeur·se·s d&rsquo;asile ne sont pas hébergé·e·s par un dispositif de l&rsquo;OFII. Un tiers d&rsquo;entre elleux se retrouvent même privé·e·s à la fois d&rsquo;hébergement et d&rsquo;allocation. Résultat : des milliers de personnes sans ressources sont contraintes de dormir à la rue, dans des campements ou dans des dispositifs d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence de droit commun déjà saturés. </p>



<p>La situation s&rsquo;est encore dégradée avec les mesures d&rsquo;austérité du budget 2025. Près de 3000 créations de places prévues ont été annulées et 6 500 places existantes supprimées. Au total, la capacité d&rsquo;hébergement de l&rsquo;OFII a diminué d&rsquo;environ 10 %, pour une économie dérisoire de moins de 70 millions d&rsquo;euros. </p>



<p>Face à la suppression de ces 9 500 places, la contestation a été quasi inexistante. La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), présidée par Pascal Brice (ancien directeur de l’OFPRA) et qui regroupe les principales associations gestionnaires en lien avec l&rsquo;OFII, s&rsquo;est contentée d&rsquo;une tribune dénonçant une politique publique inefficace. Il n&rsquo;y a pas non plus eu de réaction syndicale significative pour contester ces mesures au moment de l&rsquo;adoption du budget. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique d’expulsion systématique </h2>



<p>Les centres d’hébergement pour demandeurs d’asile, financés par l’OFII, sont gérés par des associations qui répondent à des appels d’offres en concurrence les unes avec les autres. Ces centres ne sont pas exclusivement occupés par des demandeur·se·s d’asile : on y trouve aussi des réfugié·e·s, qui ont obtenu une réponse positive à leur demande et attendent un relogement, ainsi que des personnes déboutées, désormais sans papiers. </p>



<p>L&rsquo;OFII exige le départ des personnes sans papiers dans un délai d&rsquo;un mois. Jusqu&rsquo;ici, les travailleur·se·s sociaux·les tentaient de retarder ces sorties tant qu&rsquo;aucune solution alternative n&rsquo;était trouvée, refusant les « sorties sèches » – autrement dit : à la rue. Mais dans le contexte de restrictions budgétaires, l&rsquo;OFII a intensifié la pression pour expulser les sans-papiers des centres. Des directeur·rice·s de structures ont été convoqué·e·s et sommé·e·s de mettre fin aux « présences indues ». La menace était claire : la fermeture du centre en cas de non-exécution. </p>



<p>Ces menaces sont devenues réalité. Deux centres d&rsquo;hébergement pour demandeur·se·s d’asile ont déjà été fermés à Toulouse, jugés trop lents à engager des mesures d&rsquo;expulsion. Depuis, pour répondre aux injonctions de leur financeur, de nombreuses associations ont multiplié les expulsions dans leurs centres. Les travailleur·se·s sociaux·les se sont retrouvé·e·s sous pression pour inciter les sans-papiers à quitter leur hébergement, alors qu&rsquo;une expulsion forcée relève normalement d&rsquo;une décision de justice. </p>



<p>Cette politique de l&rsquo;OFII s&rsquo;inscrit dans une dynamique plus large, portée par les préfectures, visant à expulser les sans-papiers de tous les dispositifs d&rsquo;hébergement, y compris ceux d&rsquo;urgence. C&rsquo;est une logique d&rsquo;acharnement contre les personnes étrangères, et en particulier les sans-papiers. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La construction d’une mobilisation unitaire </h2>



<p>Dans ce contexte, nous avons été quelques militant·e·s syndicaux·les à argumenter que toutes ces attaques contre le secteur social répondaient à une logique à la fois austéritaire et raciste. La date du 10 septembre, avec ses mots d&rsquo;ordre plus radicaux que ceux des directions syndicales ou associatives, a alors rencontré un écho important parmi les travailleur·le·s sociaux·les. </p>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte que la section SUD de l&rsquo;UCRM, l&rsquo;une des plus grandes associations du secteur social à Toulouse, a lancé un appel à la grève. Un communiqué unitaire contre les expulsions a été partagé. Cet appel a permis de rassembler largement, avec notamment les jeunes mineur·e·s isolé·e·s d&rsquo;Autonomie à Toulouse et de la Caselle à Albi, le DAL, Utopia 56, l&rsquo;AG social en lutte 31. L’appel a aussi été signé par plusieurs partis politiques. </p>



<p>Nos interventions dans les AG “Bloquons tout” n&rsquo;ont pas trouvé l&rsquo;écho attendu, mais le 10 septembre, les deux centres d&rsquo;hébergement pour demandeur·se·s d&rsquo;asile de l&rsquo;UCRM étaient en grève, rejoints par plusieurs autres centres. </p>



<p>La mobilisation s&rsquo;est concrétisée par le plus important rassemblement de la matinée sur la ville, avec 400 personnes réunies devant la préfecture. Cela a été l&rsquo;occasion de prises de parole de jeunes mineur·e·s isolé·e·s, de travailleur·se·s sociaux·les, de militant·e·s associatif·ve·s et syndicaux·les. Le propos était clair sur la réquisition des logements vides, la nécessité de la grève politique et contre le racisme d&rsquo;État. </p>



<p>La mobilisation s&rsquo;est poursuivie l&rsquo;après-midi avec un important cortège antiraciste où les jeunes mineur·e·s isolé·e·s et les travailleur·se·s sociaux·les ont été rejoints notamment par le comité Palestine, le Secours rouge et le CVJ pour Bilal. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspective de lutte </h2>



<p>La réussite de cette journée de mobilisation sert aujourd&rsquo;hui de base pour construire la lutte contre les politiques racistes et austéritaires du gouvernement. L&rsquo;AG social en lutte 31 s&rsquo;est donnée pour objectif de construire la grève du 16 au 18 appelée par les rencontres nationales du travail social en lutte. </p>



<p>La nécessité de lier la lutte du secteur social à la lutte antiraciste est de plus en plus entendue. Les OQTF (obligations de quitter le territoire français) sont désormais systématiquement délivrées à toute personne déboutée de l&rsquo;asile. Le délai de présence en France nécessaire pour une régularisation d&rsquo;une personne sans papiers est passé de 5 à 7 ans, et celle-ci est conditionnée à des preuves d&#8217;emploi déclaré – une exigence absurde, puisqu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le droit de travailler. La menace d&rsquo;une suppression de l&rsquo;AME (Aide médicale d&rsquo;État) plane toujours. </p>



<p>Toutes ces attaques racistes frappent de plein fouet les personnes exilées. Les travailleur·se·s sociaux·les ne sont pas les premier·e·s touché·e·s mais les premiers témoins de ces violences sociales et racistes. Nous nous retrouvons alors dans des situations absurdes, censées accompagner dans l&rsquo;accès aux droits des personnes qui, dans les faits, n&rsquo;en ont plus aucun. </p>



<p>De plus en plus de travailleur·le·s sociaux·les se retrouvent malgré elleux à devenir maltraitant·e·s et un rouage du racisme d&rsquo;État. Face à cela, il est essentiel de politiser nos luttes et de les inscrire dans un cadre clairement antiraciste. C&rsquo;est sur cette base que l&rsquo;AG social en lutte 31 a rejoint l&rsquo;appel de la marche des solidarités pour construire la grève antiraciste du 18 décembre et exiger la régularisation de tous les sans-papiers. </p>



<p>La mobilisation du 10 septembre à Toulouse a démontré qu&rsquo;une grève antiraciste est possible et efficace. Le 18 décembre, amplifions le mouvement : convergeons massivement dans la grève et dans la rue pour imposer la régularisation de tous les sans-papiers et faire reculer le racisme d&rsquo;État ! </p>



<h5 class="wp-block-heading">Hugo (Toulouse)</h5>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/construire-lantiracisme-dans-le-mouvement-bloquons-tout-la-greve-politique-est-possible/">Construire l’antiracisme dans le mouvement “Bloquons-tout” : La grève politique est possible ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<item>
		<title>Loi Darmanin : anatomie d’une défaite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 12:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">« Résolution 2023 : ne pas laisser passer la loi Darmanin ». Notre éditorial de janvier 2023 proposait une stratégie pour combattre ce qui était encore un projet de loi. Cette analyse en a entraîné bien d’autres durant ces <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/loi-darmanin-anatomie-dune-defaite/" title="Loi Darmanin : anatomie d’une défaite">[...]</a></div>
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<p style="font-style:normal;font-weight:600">« <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/resolution-2023-ne-pas-laisser-passer-la-loi-darmanin/">Résolution 2023 : ne pas laisser passer la loi Darmanin </a>». Notre éditorial de janvier 2023 proposait une stratégie pour combattre ce qui était encore un projet de loi. Cette analyse en a entraîné bien d’autres durant ces derniers mois quant aux liens intrinsèques entre l’explosion du racisme, du nationalisme et du danger du fascisme. Plus de deux mois après la promulgation de la loi Darmanin, le constat est limpide : le mouvement qui s’est enraciné durant plus d’un an a perdu une bataille. Cette défaite pourrait avoir des conséquences ignobles pour beaucoup d’immigré·es. Elle va aussi affaiblir l’ensemble de notre classe en brisant plus encore l’égalité entre toutes et tous. Une autre question est de savoir si l’ensemble des forces qui ont combattues sortent renforcées ou affaiblies d’une telle séquence.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #12 &#8211; MARS 2024</h6>



<p class="has-drop-cap">Pour entamer l’analyse nécessaire de la situation créée par le passage de la loi, des tâches qui en découlent et des leçons à en tirer, nous avons décidé de commencer par des remontées d’expériences faites par des camarades d’A2C dans plusieurs villes avec la conscience que celles-ci restent bien entendu limitées. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos expériences, questionnements ou éléments de débats. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Automne 2022, le front se lève</h2>



<p><strong>À Marseille :</strong> Nous sommes impliqué·es dans le lancement de Marseille contre Darmanin en novembre 2022. Au départ, nous pensons ce collectif comme une coordination dans laquelle s’impliquent des collectifs de personnes migrantes et de quartier. </p>



<p><strong>À Paris : </strong>Une spécificité est l’existence de collectifs de sans-papiers et celle de la Marche des Solidarités qui, depuis plusieurs années, au travers de réunions hebdomadaires, permet de coordonner plusieurs collectifs de sans-papiers avec, selon les périodes et les campagnes, d’autres collectifs, associations et syndicats. C’est la Marche des Solidarités et les collectifs de sans-papiers qui ont lancé dès avant le 18 décembre 2022 la lutte contre la loi Darmanin.          </p>



<p><strong>À Toulouse : </strong>Des mobilisations ont eu lieu contre la loi Darmanin à l’initiative d’une Assemblée proposée par des membres d’a2c en janvier 2023. Le but est de lutter contre la loi, nous proposons de suivre le calendrier national de la Marche des Solidarités sur Toulouse. La première AG a regroupé environ 50 personnes de différents milieux : luttes antiracistes, étudiant·es et profs de la fac du Mirail, et des camarades actif·ves dans l’accès aux droits de personnes migrantes, des organisations féministes, membres d’un club de foot militant, des militant·es autonomes et une partie de la gauche révolutionnaire. </p>



<h2 class="wp-block-heading">« Retraite pour tou·tes, papiers pour tou·tes ! »</h2>



<p><strong>À Paris 18<sup>e</sup> :</strong> C’est 18<sup>e</sup> en lutte, le collectif issu de l’assemblée interprofessionnelle de Paris 18<sup>e</sup>, active pendant le mouvement des retraites de 2019, qui construit les mobilisations de la Marche des Solidarités sur le quartier. C’est aussi lui qui a pris l’initiative, conjointement avec l’UL CGT, d’appeler à la constitution d’une nouvelle assemblée interpro lors du dernier mouvement des retraites. </p>



<p>Dès janvier et le début de la mobilisation retraite on sort des affiches et pancartes qui font le lien : <em>« Ni tri des migrant·es ni retraite à 64 ans »</em> et <em>« Liberté de circulation, liberté d’installation = + d’argent pour nos pensions »</em> qui nous suivront dans toute la période. </p>



<p>La question est systématiquement discutée dans l’interpro locale et fait très vite consensus. Une introduction contre la loi Darmanin est actée dès la première réunion publique qui a lieu à la Mairie du 18<sup>e</sup>, le 13 février 2023 et réunit environ 70 personnes.</p>



<p><strong>À Rennes :</strong> Avant le vote de la loi, des manifestations ont eu lieu. D’abord des tentatives durant le mouvement contre la réforme des retraites, où avec des camarades du cadre Rennes vs Darmanin, nous avons distribué des tracts pour appeler à des soirées, à des réunions, à des manifestations notamment celles du 25 mars 2023 puis du samedi 29 avril 2023. Nous étions 47 personnes à la Maison Internationale de Rennes, venues à titre individuel et issues de différentes organisations, pour lancer le cadre Rennes contre Darmanin (syndicats, asso, partis, collectifs, personnes solidaires sur les campements).</p>



<p>Et puis il ne s’est plus rien passé pour de vrai, les réunions, les tâches pratiques et la liste mail, ont commencé à être portées par les militant·es habituel·les, les nouvelles personnes ont arrêté de venir.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="6a6a6a" data-has-transparency="false" fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="721" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr1-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8353 not-transparent" style="--dominant-color: #6a6a6a; width:287px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr1-jpg.webp 750w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr1-300x288.webp 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
</div>


<p><strong>À Toulouse :</strong> Les mobilisations contre la réforme des retraites ont donné de la force à l’AG contre Darmanin. Les participant·es étaient convaincu·es qu’il fallait faire le lien entre réforme des retraites et loi Darmanin,. Toutefois, nous avons rencontré des difficultés au début pour convaincre qu’il fallait faire ce lien. Plusieurs organisations syndicales avaient peur que ça divise la lutte. Nous avons beaucoup argumenté sur le besoin de traiter les deux questions et unifier les travailleur·euses dans la compréhension que la réforme des retraites et la loi anti-immigration faisaient partie d’une même offensive à l’encontre de toute notre classe. </p>



<p>Peu à peu, l’AG a gagné de l’espace dans l’AG interpro qui avait lieu après les manifs contre la réforme. À chaque prise de parole on a essayé de mettre sur la table l’importance de lutter contre la loi Darmanin. Pendant les manifs contre la réforme, l’AG contre Darmanin a commencé à organiser des cortèges avec notre principal slogan :<em> « On est toustes exploité·es, toustes solidaires, contre la réforme et contre les frontières ! »</em></p>



<p><strong>À Marseille :</strong> Dès le début du mouvement retraites, la Coordination contre Darmanin est visible et appelle aux échéances propres à la lutte contre la loi lors des manifestations. Nous assumons une banderole mise en débat dans la coordination <em>« Même Classe Même Lutte »</em> et nous organisons des points fixes pour diffuser notre matériel. La coordination contre Darmanin est alors rejointe par des collectifs féministes, des collectifs anti­fascistes et des syndicalistes. Commencent à émerger des assemblées publiques pour argumenter sur la nécessité de combattre la loi Darmanin en lien avec le mouvement des retraites. La Coordination contre la loi Darmanin parvient ainsi à s’adresser à beaucoup de monde. </p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img data-dominant-color="6c7176" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6c7176;" decoding="async" width="750" height="480" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr2-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8354 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr2-jpg.webp 750w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr2-300x192.webp 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L’auto-organisation des opprimé.es ?</h2>



<p><strong>À Paris :</strong> Au début de la séquence la Marche des Solidarités existe déjà avec une véritable visibilité due à de nombreuses campagnes menées les années précédentes. Ses réunions hebdomadaires regroupent en général une dizaine de personnes (représentant·es des collectifs de sans-papiers et quelques soutiens). Pendant plusieurs semaines dès l’automne 2022 de nombreuses discussions vont être nécessaires avec et entre collectifs de sans-papiers pour arriver à une position d’opposition totale à la loi Darmanin. L’argument est progressivement acquis que le volet « métiers en tension » est en réalité un outil pour limiter et précariser davantage les possibilités de régularisation. Il s’avèrera, a posteriori, que cette phase assez longue de discussions, qui va diffuser au sein des collectifs, permet de comprendre le rôle moteur et dirigeant joué par les collectifs de sans-papiers dans la lutte.</p>



<p><strong>À Montreuil :</strong> En parallèle de la mobilisation contre la loi Darmanin, faiblement suivie par les sans-papiers organisé·es au CSP Montreuil lors des premiers mois de la campagne, de nombreuses luttes locales issues de l’immigration, certaines particulièrement exemplaires, s’enracinent à Montreuil entre décembre 2022 et décembre 2023. </p>



<p>Celle du foyer Branly : ce foyer de plus 600 travailleurs maliens est le troisième de la ville à être menacé de démolition pour reconstruire une Résidence Sociale<sup data-fn="c96cd333-779d-4e84-9876-8f4349dd8fd3" class="fn"><a id="c96cd333-779d-4e84-9876-8f4349dd8fd3-link" href="#c96cd333-779d-4e84-9876-8f4349dd8fd3">1</a></sup>. Durant la destruction de ces foyers ce sont souvent plus des 2/3 des habitant·es qui sont mis·es à la rue. Il s’agit de sans-papiers ou de personnes régularisées qui ne sont pas sur les baux. Pour la première fois sur la ville, les délégués, le comité des résidents en lutte, et l’ensemble des résidents avec ou sans papiers ont su imposer leur volonté quant à la rénovation du foyer que les décideurs pensaient imaginer sans eux. Les résidents en lutte participaient individuellement à des manifestations contre la loi Darmanin systématiquement relayée par le COPAF et le comité de soutien. Mais c’est d’abord sur l’expérience de la lutte de défense du foyer et de la dignité des résidents que s’est développée l’auto-organisation, un collectif de sans-papiers du foyer notamment, est né de cette lutte. </p>



<p><strong>À Marseille : </strong>Les émeutes à Marseille suite à l’assassinat de Nahel constituent un moment décisif pour la Coordination contre Darmanin. Dans le local de Solidaires, nous organisons une grosse AG avec un autre collectif, Mémoire en Marche, qui travaille aux 40 ans de la Marche de 1983. </p>



<p>Cela a pu créer des grosses dissensions lorsque nous sommes allé·es discuter dans les quartiers populaires. On nous reprochait d’être des militant·es blanc·hes du centre-ville sans lien avec les populations immigrées. Cette caractérisation était en partie vraie, de moins en moins de personnes immigrées se liaient à la Coordination contre la Loi Darmanin durant l’été 2023. De plus, nous étions essoufflé·es par les rythmes d’un agenda de mobilisation très parisien qui a pu également faire débat. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="cdb0ae" data-has-transparency="false" decoding="async" width="596" height="842" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr3-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8355 not-transparent" style="--dominant-color: #cdb0ae; width:250px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr3-jpg.webp 596w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr3-212x300.webp 212w" sizes="(max-width: 596px) 100vw, 596px" /></figure>
</div>


<p><strong>À Paris :</strong> À partir d’octobre, sur la région parisienne, l’organisation d’une action d’occupation d’un chantier des JO avec des grévistes sans-papiers et la focalisation, en termes de manifestation, sur la date du 18 décembre a créé une dynamique inédite autour de la Marche avec des réunions hebdomadaires réunissant régulièrement une centaine de <a href="http://participant.es/">participant·es</a> et l’agrégation autour de la Marche et des Collectifs de sans-papiers de différents réseaux (Soulèvements de la Terre, Assemblée féministe, syndicalistes de l’éducation, des hôpitaux, du travail social, <a href="http://xn--tudiant-9xa.es/">étudiant·es</a> et lycéen·nes). </p>



<p>Pour la première fois de son histoire la Marche a même lancé des appels aux syndicats pour qu’ils organisent la grève. Cela a notamment permis le succès de la manifestation parisienne du 18 décembre, la plus grosse de toute la séquence avant le vote de la loi (15 000 <a href="http://manifestant.es/">manifestant·es</a>). Même si nous savions que ce ne serait pas suffisant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après le vote, sursaut antifasciste ? </h2>



<p>Alors que l’opposition à la loi avait été limitée, le vote par les députés fachos et par la Macronie, le 19 décembre 2023, produit une riposte. </p>



<p><strong>À Rennes : </strong>Dès le soir du vote de la loi, trois jours plus tard, il y a eu 2 000 personnes dans la rue, et la manifestation a gonflé de minute en minute. Le rassemblement initial s’est transformé en manifestation impressionnante de dynamisme, très jeune, avec un long cortège qui chante, qui crie… une des manifestations les plus dynamiques des dernières années, qui a pu défiler dans le centre-ville contre le fascisme et le racisme. </p>



<p><strong>À Paris :</strong> Le 14 janvier va être une manifestation à Paris qui articule lutte contre la loi Darmanin (le racisme) et lutte contre le fascisme. L’ambiance y est extrêmement combative. Elle reflète et amplifie les dynamiques autour de la Marche et des collectifs de sans-papiers constatées avant le vote de la loi : forte mobilisation des collectifs de sans-papiers qui encadrent et animent la manifestation, jonction avec les jeunes mineurs isolés, cortèges des écoles, cortège féministe, cortèges « environnement », forte présence de la jeunesse. Il y a 20 à 25 000 manifestant·es.</p>



<p><strong>À Toulouse : </strong>Le soir du vote de la loi : rassemblement appelé par la CGT d’environ 2 000 personnes à Jean-Jaurès avec la présence des syndicats et des partis politiques. Ce vote du gouvernement avec le RN a été un moment de réveil pour beaucoup de monde à Toulouse. </p>



<p>Le 14 janvier : Très peu de personnes mobilisées au sein de l’AG, le peu de personnes présentes, très investies dans le mouvement pour la Palestine, favorisent la date du 13 janvier. À cette date, se tient aussi une journée de mobilisation au Bikini (salle de concert) en soutien aux occupations d’écoles par les familles à la rue. Cette journée organisée par le collectif Jamais sans toit composé d’enseignant·es et de parents d’élèves avec le soutien de RESF et du DAL 31. </p>



<p>Le 20 janvier : La manifestation de Toulouse se tient un jour avant l’appel national. Environ 4 000 personnes sont mobilisées. Présence des syndicats, des partis, des orgas nationales liées à la question de l’exil (LDH, Amnesty, secours cath). C’est pratiquement la seule fois où l’on aura vu les partis et syndicats réformistes mobilisés à Toulouse contre la loi.</p>



<p><strong>À Paris 18<sup>e</sup> :</strong> Dans les manifs de janvier, on a réussi à maintenir des cortèges dynamiques 18<sup>e</sup> en lutte-UL CGT 18<sup>e</sup> et à entraîner plusieurs sans-papiers de la permanence. L’essentiel de la mobilisation étant toujours portée par le collectif 18<sup>e</sup> en lutte.</p>



<p>Depuis le centre de gravité de la mobilisation a un peu changé, en plus de 18<sup>e</sup> en lutte (encore incontournable pour les diffs et collages) les permanences sans-papiers de la CGT du 18<sup>e </sup>commencent à devenir le lieu privilégié où se construit la mobilisation.</p>



<p><strong>À Marseille : </strong>La coordination contre Darmanin était devenue ces derniers temps un collectif en propre. Lorsque nous préparons le 18 décembre 2023, nos assemblées regroupent encore des dizaines de personne. Avant le départ de la manif, nous organisons des cours de français et des permanences juridiques en lien avec des enseignant·es et des militant·es associatifs et associatives. </p>



<p>Après le 19 décembre, notre groupe WhatsApp passe de 150 personnes à plus de 700. Les mobilisations de janvier 2024 ont pu prendre la forme de grèves, comme dans le secteur de l’associatif par exemple ou dans les écoles avec Sud Éducation 13. </p>



<p>Pour le 14 janvier cela a moins bien marché. La CGT 13 a appelé à cette date, mais n’a pas mobilisé au sens où nous l’entendons. </p>



<p>Pour le 21 janvier, les organisations syndicales se sont vues entre elles, elles n’ont pas contacté Marseille contre Darmanin, ont produit un appel pro-républicain. </p>


<div class="wp-block-image wp-duotone-rgb060105-rgb200225255-2">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="5b5a57" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="1075" height="1011" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr4-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8356 not-transparent" style="--dominant-color: #5b5a57; width:353px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr4-jpg.webp 1075w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr4-300x282.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr4-768x722.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1075px) 100vw, 1075px" /></figure>
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<p><strong>À Montreuil :</strong> La Kermesse Antifasciste dans laquelle nous sommes investi·es appelle à deux assemblées publiques entre le 21 décembre 2023 et le 14 janvier 2024 regroupant une vingtaine de personnes pour chacune d’entre elle. Le Maire de la Ville réunie quant à lui plus de 500 personnes le lendemain du vote de la loi. Le CSP Montreuil est invité à ouvrir les prises de parole. </p>



<p>Le CSP Montreuil reprend confiance en sa capacité d’initiative. Une déambulation se tient à son appel le 7 janvier qui regroupera près de 50 personnes. Des affiches pour la manif du 14 janvier sont collées dans tous les quartiers de la ville en l’espace d’une semaine. Le jour de la manif, entre 50 et 100 militant·es prennent part au départ collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des graines semées</h2>



<p><strong>À Romainville &#8211; Les Lilas :</strong> Au moment du mouvement des retraites, des zemouristes viennent diffuser sur les marchés de la ville. Des camarades investi·es dans l’assemblée interpro locale lancent l’idée d’agir spécifiquement contre le racisme et le fascisme. </p>



<p>Le 2 mars 2024, la première réunion se tient. Elle est annoncée par des collages et des diffusions de tract. Sur les 20 personnes présentes, 4 disent être là en raison du travail de militantisme de terrain. Pour le reste, ce sont des camarades de différentes traditions militantes locales qui participent au lancement de ce collectif.</p>



<p>Le samedi 16 mars, les salarié·es de l’éducation appellent à une manifestation allant de la mairie de Romainville aux Lilas. Elle réunit 600 personnes.. </p>



<p>Le dimanche 17, les zemouristes sont de retour sur le marché des Lilas. Ce qui s’est construit sur le terrain ces derniers mois contre la loi immigration et la constitution du collectif permet de diffuser l’information assez tôt. C’est finalement lorsqu’une camarade prend un coup de l’une de ces pourritures qu’ils se font gicler du marché par l’ensemble des personnes présentes. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Coordonné par Gaël Braibant (Montreuil)</h5>


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<figure class="aligncenter size-full"><img data-dominant-color="7e6775" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7e6775;" loading="lazy" decoding="async" width="750" height="751" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr5-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8357 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr5-jpg.webp 750w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr5-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Darmanin_Illustr5-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<h6 class="wp-block-heading">NOTES</h6>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c96cd333-779d-4e84-9876-8f4349dd8fd3">Lire sur le site du COPAF déclaration du 14 mars 2012 critiquant la politique de transformation des foyers de travailleurs immigrés en résidences sociales et formulant des propositions pour son amélioration. <a href="#c96cd333-779d-4e84-9876-8f4349dd8fd3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/loi-darmanin-anatomie-dune-defaite/">Loi Darmanin : anatomie d’une défaite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Grève féministe : un cap est franchi ! Et maintenant ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/greve-feministe-un-cap-est-franchi-et-maintenant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 20:29:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Rennes]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le cap a été franchi à plusieurs égards. Déjà en termes de nombre de personnes mobilisées. Conséquence notamment du nombre des appels à la grève féministe par les syndicats et par NousToutes.org pour la première <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/greve-feministe-un-cap-est-franchi-et-maintenant/" title="Grève féministe : un cap est franchi ! Et maintenant ?">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-style:normal;font-weight:600">Le cap a été franchi à plusieurs égards. Déjà en termes de nombre de personnes mobilisées. Conséquence notamment du nombre des appels à la grève féministe par les syndicats et par <a href="https://www.noustoutes.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NousToutes.org</a> pour la première fois. Appels d’autant plus évidents que l’an dernier, les mêmes syndicats avaient appelé à la grève le 8 mars, dans la continuité du 7 contre la réforme des retraites, quand bien même ils restaient timides sur la connotation féministe. Le travail de la Coordination féministe sur la grève féministe depuis 2020, regroupant un maillage de collectifs locaux, d’assemblées féministes, est en train de payer à un niveau que nous n’avions pas encore atteint.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #12 &#8211; MARS 2024</h6>



<p><strong>I</strong>l y a aussi un cap en termes de grève sur des bases féministes, ce qui l’an dernier n’était pas clairement le cas étant donné le mouvement contre la réforme des retraites prépondérant. Dans l’ensemble des 168 manifestations du vendredi 8&nbsp;mars, plusieurs étaient en journée, rendant les chiffres de manifestant·es d’autant plus intéressants. Sans avoir de chiffres pour les grévistes effectifs, le fait que leurs horaires ne soient pas nécessairement en fin de journée permet d’affirmer la contradiction entre le travail et la révolte par la grève. Assumer de gréver pour se retrouver, chanter, s’organiser, construire un monde d’émancipation en posant directement l’antagonisme de classe, c’est un cap non négligeable pour la suite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Sans nous, le monde s’arrête »</h2>



<p>Que ce soit la thématique de la grève féministe ou le slogan&nbsp;<em>« Sans nous, le monde s’arrête »</em>, ces mots ont été repris dans de nombreuses villes et par des médias qui n’avaient jamais autant porté d’attention aux revendications féministes. Nous voulons dire que le monde capitaliste s’arrête quand on arrête le travail salarié. Ainsi, reprendre du pouvoir sur nos vies, sur la société passe par récupérer le temps qui nous est volé par l’exploitation. À Rennes, plusieurs témoignages nous ont montré que des salarié·es de différents secteurs se sont mis en grève le 8&nbsp;mars : d’un centre social, de centres de loisirs, de l’administration de diverses localités, architectes, ingénieurs, interprètes. De son côté, l’université de Rennes&nbsp;2 a choisi de banaliser les cours du vendredi après-midi pour que les étudiant·es ne soient pas pénalisé·es par leur participation à la manifestation qui était appelée à 15&nbsp;heures. Autre exemple qui montre que la grève n’a pas été effective, mais que la manifestation a pris du temps sur le travail, un centre de santé a volontairement fermé à l’heure de la manifestation pour laisser ses salarié·es y participer.&nbsp;</p>



<p>Voici quelques témoignages depuis les villes où nous sommes investi·es dans la construction du mouvement féministe et/ou nous avons participé aux mobilisations.</p>



<figure class="wp-block-image size-large wp-duotone-magenta-yellow"><img data-dominant-color="848896" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #848896;" loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="790" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Feminisme_Illustr1-1100x790.webp" alt="" class="wp-image-8313 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Feminisme_Illustr1-1100x790.webp 1100w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Feminisme_Illustr1-300x216.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Feminisme_Illustr1-768x552.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/04/A2C_RevueN12_Feminisme_Illustr1-jpg.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Témoignage de Paris</h2>



<p>Ça a été très gros, une énorme manifestation, la CGT annonce 100 000 — en tout cas des dizaines de milliers de personnes présentes. Appel de la CGT et de Sophie Binet a dû avoir une influence. Cortèges très jeunes. Composés très largement de femmes jeunes. La plus grosse manifestation du 8&nbsp;mars historiquement. Atteint le niveau de mobilisation de manifestations du 25&nbsp;novembre des dernières années. Tout le monde a été impressionné par le nombre de manifestant·es. La grève féministe commence à prendre comme grève politique, qui n’est pas d’abord centrée sur les revendications salariales ou liées au travail, mais portée sur une société de libération de l’exploitation, des normes de genre, d’égalité réelle, de mise en commun des tâches de reproductions, notamment des tâches incompressibles que nous ne devrions jamais voir disparaître dans une société communiste : soin, solidarité, éducation, préparation des repas, nettoiement, assistance aux personnes les plus vulnérables…&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Témoignage de Rennes</h2>



<p>Notre collectif féministe Nous Toutes 35 a encore élargi ses bases militantes.</p>



<p>Il y avait un cadre de réunions inter-organisations féministes, qui s’est élargi en voyant venir pour la première fois plusieurs entités, et notamment la CGT.&nbsp;</p>



<p>La manifestation était appelée à 15&nbsp;heures, et des événements étaient prévus en amont et en aval : atelier pancarte / banderole, préparation d’un repas collectif le midi, départs collectifs depuis Rennes sud et Villejean, rassemblement devant la prison des femmes, repas le soir sur la dalle Kennedy, atelier pancartes sur la place d’où partait la manifestation, village féministe avec les syndicats et le planning familial.&nbsp;</p>



<p>La manifestation a vu de nombreux cortèges organisés par eux-mêmes. On a trouvé que les gens venaient beaucoup moins « consommer » la manif, étaient beaucoup moins passifs. Cortège kurde, palestinien, anti-carcéral, de travailleuses du bâtiment, de footeuses et de roller derby avec de nombreux enfants, des cortèges lycéen·nes très nombreux·ses et plus mixtes que le reste de la manifestation, deux groupes de percussions, des chorales, des cortèges syndicaux plus ou moins fournis, une ambiance générale jamais vue. Nous avons construit la manifestation autour de 3 axes : lutte pour la mise en sécurité des femmes victimes de violences conjugales, lutte pour la solidarité antiraciste face au « réarmement démographique » et face à la loi Darmanin, et lutte contre la solidarité des hommes de pouvoir avec les Depardieu et consorts. Des débats très politiques ont encore eu lieu sur la mixité des cortèges, des milliers de tracts ont été distribués, de nombreuses interviews aux médias locaux ont été données, une formation sur la grève des Penn Sardin dont c’est le centenaire cette année a été organisée…&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Témoignage de Toulouse </h2>



<p>Pour le 8&nbsp;mars : inter-organisations féministes composé de syndicats, partis et quelques collectifs. Difficulté de proposition hors du cadre syndicat/parti, pas beaucoup d’espace pour la créativité, pour des événements en auto-gestion. Le Planning familial a très peu participé à l’interorga cette année. Mais nous avons organisé une réunion de préparation pour le 8&nbsp;mars, avec lecture d’article sur la grève féministe et atelier pancarte. Au Planning on a essayé de porter la question de la grève, mais encore du taf à faire. Un départ collectif du local du Planning a été organisé.&nbsp;</p>



<p>La manif nocturne du 7&nbsp;mars, très attendue par les jeunes féministes à Toulouse chaque année. Organisée par très peu de personnes qui ont décidé de porter cette date, avec un texte d’appel assez politique qui cite la loi Darmanin, la Palestine et le réarmement démographique proposé par Macron. Interdiction d’aller au centre-ville par la préf. La manif avec départ de la place Saint-Pierre a pris le pont Saint-Pierre jusqu’à Patte-d’Oie. Très bonne ambiance avec La Frappe, un groupe de percussions féministe, et un peu d’animation. On était quelques milliers.&nbsp;</p>



<p>Appel 8&nbsp;mars : Départ 14&nbsp;heures métro Capitole (très central). Cortège de tête de l’interorga en mixité choisie, avec camion et animation. Cortège en soutien à la Palestine en mixité. Syndicats, partis, organisations de droits humains étaient présent·es avec leurs cortèges et mots d’ordre. Cortège très jeune autour de la frappe. Énormément de pancartes, mais pas beaucoup d’organisation des cortèges. Ça avait l’air assez spontanée. On était entre 7 000 et 9 000 personnes. Ambiance très festive comme d’habitude à Toulouse, mais moins de revendications politiques construites que les années précédentes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Témoignage de Marseille&nbsp;</h2>



<p>4 manifestations en une journée, c’est presque comme ça tous les ans.&nbsp;</p>



<p>La manifestation de Marseille 8&nbsp;Mars est organisée lors de réunions avec des individus et des organisations tels que Asso Solidaires, syndicats enseignants, Riposte Antifasciste, Collages féministes, du Pain et des Roses. Elle n’a pas été un débordement humain tel que dans d’autres villes. La grève féministe a commencé à être portée politiquement, notamment par le biais de la Coordination féministe dont l’appel à la grève féministe a été repris localement.&nbsp;</p>



<p>De leurs côtés, les femmes kurdes font toujours leur propre manif, mais on est invité à y aller, et elles rejoignent aussi nos manifs.</p>



<p>Côté syndicats : avant c’était un rassemblement, cette année c’est devenu une manif. Mais c’est tendax de s’organiser avec eux. L’année dernière il y avait eu du lien qui s’était fait, mais on y est pas encore, et pas assez de force cette année côté Marseille 8&nbsp;Mars.</p>



<p>Enfin, Osez le féminisme : on a essayé l’année dernière d’aller les rencontrer pour peut-être faire front commun mais ça ne l’a pas fait rapport à leurs positions transphobes notamment.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Dani. (Toulouse), Marion (Marseille) et Solen (Rennes)</h5>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La campagne Antiracisme et Solidarité à Toulouse</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/la-campagne-antiracisme-et-solidarite-a-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 16:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Toulouse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=5644</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">« Les gens ne se rendent pas compte, on organise un concert, puis un tournoi de foot, et après c’est la révolution ! » Maëlys, 7 ans Les Cahiers d&#8217;A2C #03 &#8211; MAI 2022 À Toulouse, quelques temps <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/la-campagne-antiracisme-et-solidarite-a-toulouse/" title="La campagne Antiracisme et Solidarité à Toulouse">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em>« Les gens ne se rendent pas compte, on organise un concert, puis un tournoi de foot, et après c’est la révolution ! »</em></p><cite><em>Maëlys, 7 ans</em></cite></blockquote></figure>



<h6 class="has-text-align-right has-background wp-block-heading" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #03 &#8211; MAI 2022</h6>



<p class="has-drop-cap">À Toulouse, quelques temps en amont du 18&nbsp;décembre, à l’occasion de la journée internationale des migrant·es, la campagne a débuté par la création d’un lien politique avec les États Généraux des Migrations (EGM)<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5644_8_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_1" class="footnote_tooltip">EGM : regroupement à Toulouse d’un grand nombre d’organisations, de syndicats et associations s’organisant sur la question migratoire.&nbsp;</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5644_8_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. Il paraissait essentiel de faire du lien avec cette organisation, pour créer de nouveaux contacts locaux afin d’appeler le plus largement possible à une mobilisation le 18. Lors de la réunion des EGM, l’organisation d’une manifestation se construit. Cependant, un constat apparaît, les EGM semblent frileux&nbsp; à l’idée d’une dynamique de construction collective des mobilisations au-delà des cadres déjà établis. Dès le départ, nous sommes confronté·es à leur routine institutionnelle peu encline à de nouvelles propositions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le(s) cadre(s) de la campagne s’organise(nt) !</h2>



<p>Après la manifestation du 18&nbsp;décembre, qui finit par regrouper, quelques centaines de personnes, une réunion publique est pensée mi-janvier afin de poursuivre la réflexion sur ce que nous souhaitons construire localement à l’occasion de cette campagne. Des personnes représentant des collectifs ainsi que des personnes non-organisées politiquement répondent présentes à cette réunion. Plusieurs propositions émergent : la projection du film <em>Un racisme à peine voilé</em>, ATTAC qui prévoit d’inviter Saïd Bouamama pour une conférence, une proposition de week-end antiraciste, la perspective de la manifestation nationale du 19&nbsp;mars, différents événements et idées commencent à germer.&nbsp;</p>



<p>Nous commençons à nous réunir en créant un cadre spécifique à la campagne. Très vite, les réunions de la campagne s’organisent de manière hebdomadaire dans les locaux de Solidaires&nbsp;31. Des groupes de travail sont mis en place pour la préparation du week-end antiraciste. Il a pour but de rassembler des personnes connues du milieu militant, mais aussi des personnes extérieures au mouvement social local. Ces groupes de travail organisent pour le samedi soir des concerts avec un groupe kabyle, et trois rappeuses, à la Chapelle (lieu militant emblématique de Toulouse). Cet événement permet de rassembler approximativement 300&nbsp;personnes. Ils organisent aussi pour le lendemain, un tournoi de foot dans le stade du BLS (Bien-être Liberté Solidarité) à Empalot, qui rassemble 400&nbsp;personnes. Autour du tournoi, plusieurs personnes créent des banderoles, des fresques, participent à l’atelier de batucada, encouragent les équipes avec des fumigènes, s’éveillent les papilles autour du délicieux banquet préparé par le collectif La Roue<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5644_8_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_2" class="footnote_tooltip">La Roue : collectif de personnes queers racisées étant confrontées au rejet professionnel français, iels ont décidé de créer ce collectif pour travailler lors d’événements. Iels cuisinent en partie avec des aliments de récup’.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5644_8_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. L’ambiance, les supporteur·rices sans l’aspect compétitif sont biens présent·es. Des slogans sont scandés en soutien au collectif les hijabeuses (des joueuses de foot qui portent le voile et qui ont été menacées par le gouvernement de ne plus pouvoir jouer), afin de les soutenir dans leur lutte et pour affirmer une position antiraciste face aux lois islamophobes que le gouvernement ne cesse de vouloir mettre en place.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="4e4e4e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #4e4e4e;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2022/06/A2C_RevueN3_Antiracisme-Toulouse_Illustr1-1024x574.jpg" alt="" class="wp-image-5646 not-transparent"/></figure>



<p>Ces deux journées ont permis de créer des liens politiques forts avec des militant·es et individus d’organisations qui n’ont pas l’habitude de se côtoyer : antiracistes, sans-papiers, féministes, LGBTQI+, syndicalistes, handi, ou encore médias indépendants, squateur·euses, groupe de percussion, juif·es, musulman·es, des personnes des pompes funèbres musulmanes<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_3');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5644_8_3" class="footnote_plugin_tooltip_text">3</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_3" class="footnote_tooltip">Pompe funèbre musulmane de Toulouse ayant été victime d’un acte islamophobe le 31&nbsp;janvier 2022.&nbsp;</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5644_8_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. Autant de personnes venant de différents horizons réunies pour une même raison. D’après les retours que nous avons eus pendant ce week-end, cela faisait longtemps que ce type d’événement ne s’était pas concrétisé à Toulouse, d’autant plus depuis la période du coronavirus.</p>



<p>Ce week-end a permis de faire émerger une certaine énergie pour continuer de construire la suite de cette campagne. Malgré ce bilan positif, aux réunions suivantes, certaines organisations se font de plus en plus absentes et les tensions/désaccords politiques avec les EGM s’approfondissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le 19&nbsp;mars :&nbsp; manifestation ou manifestationS à Toulouse ?</h2>



<p>L’attention se porte à présent sur l’organisation du 19&nbsp;mars, où nous sommes confronté·es à plusieurs difficultés. Il n’y a pas de consensus entre l’appel à la manifestation nationale et les organisations locales qui portent l’idée de faire la manifestation à Toulouse.&nbsp;</p>



<p>Nous finissons, suite aux échanges, par décider collectivement un départ de manifestation du quartier Empalot. Un second désaccord apparaît concernant le débat national. Les EGM ne souhaitent pas se rattacher aux nouveaux mots d’ordres décidés nationalement, qui deviennent <em>« contre le racisme, les violences policières et pénitentiaires »</em> en préférant rester avec <em>« contre le racisme et les violences d’Etat »</em>.</p>



<p>Les EGM, de leur côté, décident d’organiser une réunion en visioconférence le 2&nbsp;mars, à l’initiative principale de la CGT et de la LDH. Lors de cette réunion, ils se désolidarisent de la campagne, reprochent aux membres de celle-ci d’assumer une posture anti-démocratique et ils décident d’imposer une manifestation de leur côté, avec un lieu et une heure de départ différents. Ils souhaitent rédiger un appel distinct de celui de la campagne en insistant sur le contexte international spécifique vis-à-vis de la guerre envers la population ukrainienne, en utilisant pour mots d’ordres <em>« Contre le racisme, pour la solidarité et l’accueil de tous·tes les réfugié·es »</em>. Finalement ils ne maintiennent pas cette seconde manifestation sans pour autant appeler à rejoindre celle organisée par la campagne locale.</p>



<p>La Campagne Antiracisme et Solidarité se retrouve face à d’autres difficultés dues au développement d’arguments politiques d’ordre moral, très présents sur les réseaux sociaux, mais qui viennent clairement influencer les arguments développés dans le mouvement. On a vu la veille de la manifestation du 19&nbsp;mars, un article publié dans un média militant toulousain où il nous a été reproché d’instrumentaliser des personnes racisées et d’appropriation des luttes. Ce texte est signé par le <em>« cortège de tête en non-mixité racisé·es du 19&nbsp;mars 2022 »</em><span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_4');" onkeypress="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_4');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5644_8_4" class="footnote_plugin_tooltip_text">4</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_4" class="footnote_tooltip">Article du cortège de tête en non-mixité racisé·es du 19&nbsp;mars 2022 » : <span class="footnote_url_wrap">https://iaata.info/Retour-sur-la-campagne-antiracisme-et-solidarite-ou-l-appropriation-des-luttes-5197.html</span></span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5644_8_4').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_4', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>.&nbsp;</p>



<p>Cet article vient invisibiliser totalement le travail effectué par des camarades racisé·es pour organiser les événements locaux, ainsi que les liens politiques de confiance créés avec des camarades sans-papiers, les personnes des pompes funèbres musulmanes&#8230; Les personnes ayant participé à la rédaction de cet article, ont choisi d’argumenter sur internet, plutôt que faire avancer le mouvement en proposant un autre fonctionnement directement en réunion, ce qui a pu donner la sensation d’avoir constamment des bâtons dans les roues vis-à-vis de la dynamique lancée par la campagne localement.&nbsp;</p>



<p>Comme l’indique Fania Noël-Thomassaint dans son ouvrage, ces arguments d’ordre moral engendrent une culpabilité individuelle. Ils reprennent les codes du libéralisme en questionnant et jugeant le comportement des individus plutôt que de remettre en cause les enjeux systémiques eux-mêmes. Ils viennent diviser davantage nos luttes au bénéfice de nos ennemis politiques.</p>



<p><em>« Le tour de force des discours se basant sur le ressenti et la souffrance individuel·les est de faire passer pour révolutionnaire et radical le « centrement sur la personne » (en opposition avec un système qui broie les individus). Alors qu’en réalité l’individualisation est une des pierres angulaires du néolibéralisme, destiné à détruire les collectivités qui sont un frein à la libre compétition entre les individus. »</em><span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_5');" onkeypress="footnote_moveToReference_5644_8('footnote_plugin_reference_5644_8_5');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_5644_8_5" class="footnote_plugin_tooltip_text">5</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_5" class="footnote_tooltip">Fania Noël-Thomassain,<em> Afro communautaire : appartenir à nous mêmes</em>, p. 45.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_5644_8_5').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_5644_8_5', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script></p>



<p>Ces deux principales difficultés rencontrées ne sont pas du même ordre même si elles dénotent toutes les deux des désaccords politiques sur la manière de lutter au sein de notre classe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La manifestation du 19&nbsp;mars !&nbsp;</h2>



<p>La manifestation du 19&nbsp;mars débute donc comme prévu dans le quartier d’Empalot. Ce quartier n’étant pas un lieu habituel des parcours de manifestation, les habitant·es sortent de chez elles et eux, viennent aux fenêtres, applaudissent. Des personnes de la manif tractent même aux fenêtres. La marche se compose de plusieurs cortèges : cortège en non mixité, des familles de victimes de violences policières, Palestine Vaincra + AFA (un collectif antifasciste toulousain) ; AutonoMie et les jeunes des Tourelles ; cortèges contre l’islamophobie ; un cortège organisé par le Collectif populaire contre l’extrême droite, un Pink Block ; quelques syndicats dont Solidaires, partis politiques et associations comme le RESF Montauban. En tout plus de 1 000 personnes réunies contre les violences d’État.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="424242" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #424242;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2022/06/A2C_RevueN3_Antiracisme-Toulouse_Illustr2-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-5647 not-transparent" width="309" height="309"/></figure>
</div>


<p>La campagne antiraciste se termine ensuite à Toulouse avec une réunion de bilan collectif. Au total nous avons récolté 1 313&nbsp;euros (un euro de trop), qu’il est collectivement décidé de redistribuer au collectif AutonoMIE et au collectif de la Roue. Les EGM, de leur côté, organisent aussi une réunion avec dans leur ordre du jour un point pour faire un bilan. Deux militantes de la campagne y sont présentes pour exprimer les points de désaccord politiques rencontrés tout au long de la campagne. Le représentant de la CGT soutient ces désaccords en argumentant le choix des mots d’ordres pour ne pas « porter défaut » au travail de la CGT police.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel bilan et quelles suites ?</h2>



<p>Maintenant que cette campagne a pris fin, nous nous sommes questionné·es sur ce que nous pourrions modifier dans notre intervention locale : il nous semble important de favoriser davantage le lien politique avec les collectifs et associations de personnes racisées.</p>



<p>Cette campagne aurait pu être l’occasion d’une nouvelle tentative locale de créer un collectif de personnes sans-papiers. En effet, après l’acte&nbsp;4 de la Marche des Solidarités, un collectif avait vu le jour mais n’a pas tenu sur le long terme. Nous nous questionnons sur les freins qui poussent à ce que l’auto-organisation de camarades sans-papiers ne se maintienne pas sur le temps long. Nous réfléchissons depuis, avec elles et eux aux moyens à mettre en œuvre pour y remédier.</p>



<p>Aussi, lors d’un bilan interne à A2C Toulouse, nous avons constaté un manque de visibilité des discriminations vécues par les populations roms et tziganes. Ces populations sont souvent invisibilisées dans les luttes antiracistes. L’objectif pour une future campagne est de pouvoir faire le lien avec les collectifs luttant contre la romophobie et l’anti-tsiganisme.</p>



<p>Au niveau local, tous·tes les membres d’A2C Toulouse se sont investi·es dans la Campagne Antiracisme et Solidarité. Nous faisons tous·tes un retour plus que positif de la densité des événements qui ont permis de se rassembler tout au long de ces 3&nbsp;mois. Nous avons ainsi apprécié de pouvoir remettre des objectifs politiques à plus ou moins court terme permettant des petites victoires au fil de l’eau : des discussions enrichissantes, de la bonne humeur, un nombre et une diversité de personnes répondant aux initiatives proposées. Tout cela a donné un sens à la campagne.</p>



<p>Cependant les difficultés rencontrées d’ordre organisationnel ont demandé beaucoup d’énergie aux camarades les plus investi·es. Ces débats ont créé de la colère et des moments de découragement. Nous avons la perception qu’elles ont cassé les dynamiques entreprises et nous ont ralenti dans le mouvement. Elles nous ont demandé à plusieurs reprises des temps de pause afin de faire le point sur les situations et de se soutenir mutuellement. Ce qui nous a renforcé·es pour agir collectivement dans le mouvement.&nbsp;</p>



<p>Cette campagne a été pour certain·es d’entre nous une première expérience politique d’une telle envergure. Elle a été formatrice sur les logiques d’organisation : comment composer et faire du lien avec différents collectifs et organisations ? Et sur un plan plus pratique : comment organiser une manif ? Comment tracter ? Comment parler en public ? Comment organiser un banquet, une projection, des collages, des réunions, etc. ?</p>



<p>Par l’organisation de cette campagne, les collectifs participants ont pu gagner en confiance et force politique, et ont pu réaffirmer l’importance des arguments politiques à tenir en cette période.&nbsp;</p>



<p>Les liens créés ont permis d’ouvrir des discussions informelles aussi bien dans les sphères militantes autonomes que dans des organisations associatives et syndicales. Ces discussions continuent d’avoir lieu sous différentes formes à l’heure actuelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces liens ont aussi permis d’envisager des suites après le 19&nbsp;mars, notamment avec le Collectif populaire contre l’extrême droite afin de créer des évènements communs pour lutter contre le danger fasciste. Nous avons ouvert des espaces de discussion dans le but d’argumenter dans le mouvement sur ce danger, sur les différences entre Macron, un libéral autoritaire, et Le Pen, une fasciste (leader d’un parti historiquement nazi), pour répondre à l’analyse très présente dans la gauche aujourd’hui qui consiste à dire que les deux partis auraient les mêmes objectifs politiques.</p>



<p>Malgré toutes les difficultés que nous avons pu rencontrer lors de la construction de ces échéances et de la campagne nous avons eu plusieurs belles réussites tant sur le plan d’événements que d’arguments auprès de militant·es du mouvement qui vont nous permettre d’affronter la suite !&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">Annelise, Aude et Daniela, Toulouse</h6>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_5644_8();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_5644_8();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_5644_8">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_5644_8" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5644_8_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5644_8('footnote_plugin_tooltip_5644_8_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">EGM : regroupement à Toulouse d’un grand nombre d’organisations, de syndicats et associations s’organisant sur la question migratoire.&nbsp;</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5644_8_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5644_8('footnote_plugin_tooltip_5644_8_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">La Roue : collectif de personnes queers racisées étant confrontées au rejet professionnel français, iels ont décidé de créer ce collectif pour travailler lors d’événements. Iels cuisinent en partie avec des aliments de récup’.</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5644_8_3" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5644_8('footnote_plugin_tooltip_5644_8_3');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>3</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Pompe funèbre musulmane de Toulouse ayant été victime d’un acte islamophobe le 31&nbsp;janvier 2022.&nbsp;</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5644_8_4" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5644_8('footnote_plugin_tooltip_5644_8_4');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>4</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Article du cortège de tête en non-mixité racisé·es du 19&nbsp;mars 2022 » : <span class="footnote_url_wrap">https://iaata.info/Retour-sur-la-campagne-antiracisme-et-solidarite-ou-l-appropriation-des-luttes-5197.html</span></td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_5644_8_5" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_5644_8('footnote_plugin_tooltip_5644_8_5');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>5</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Fania Noël-Thomassain,<em> Afro communautaire : appartenir à nous mêmes</em>, p. 45.</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_5644_8() { jQuery('#footnote_references_container_5644_8').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_5644_8').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_5644_8() { jQuery('#footnote_references_container_5644_8').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_5644_8').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_5644_8() { if (jQuery('#footnote_references_container_5644_8').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_5644_8(); } else { footnote_collapse_reference_container_5644_8(); } } function footnote_moveToReference_5644_8(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_5644_8(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_5644_8(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_5644_8(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/la-campagne-antiracisme-et-solidarite-a-toulouse/">La campagne Antiracisme et Solidarité à Toulouse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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