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	<title>Archives des Rassemblement national - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Rassemblement national - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Face aux fascistes, pourquoi les syndicats sont indispensables ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 20:18:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Classe ouvrière]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">L’enjeu de la période est clair : construire un mouvement antifasciste de masse, capable de mettre en mouvement largement notre classe face à la montée de l’extrême droite. À l’heure où s’ouvre une nouvelle séquence <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/face-aux-fascistes-pourquoi-les-syndicats-sont-indispensables/" title="Face aux fascistes, pourquoi les syndicats sont indispensables ?">[...]</a></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>L’enjeu de la période est clair : construire un mouvement antifasciste de masse, capable de mettre en mouvement largement notre classe face à la montée de l’extrême droite. À l’heure où s’ouvre une nouvelle séquence électorale, il s’agit d’empêcher le RN de continuer à s’implanter, de gagner en légitimité et d’accéder au pouvoir. Pour cela, les organisations syndicales ont un rôle décisif.&nbsp;</em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #24 &#8211; octobre 2026</h6>



<p class="wp-block-paragraph">Elles sont, de loin, la principale forme organisée de notre classe. Elles rassemblent près de 2 millions de membres quand les partis de gauche au sens large en comptent de l’ordre de 200 000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les syndicats sont implantés dans les lieux de travail, au cœur de l’affrontement quotidien entre capitalistes et salarié.es. Ils sont capables de mettre en mouvement dans la grève et dans la rue des millions de personnes comme lors du mouvement des retraites.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple de la grève lancée par les syndicats de Radio France contre leur direction illustre parfaitement ce qui est possible de faire. La direction voulait imposer une chronique pour le directeur-adjoint du torchon fasciste « Valeurs actuellles ». Deux jours de grève ont suffi pour le virer de l’antenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle force est en capacité de stopper le fascisme si les personnel.les des salles où le RN veut tenir ses meetings, se mettent grève, coupent l’électricité et les micros, si les agents des transports en commun que comptent utiliser les sympathisants du RN pour s’y rendre se mettent en grève pour bloquer le trafic …</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La tragédie des syndicats allemands</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’histoire nous montre que cela ne va pas de soi. Le mouvement syndical allemand était très puissant, il comptait plus de 5 millions de membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’arrivée de Hitler au pouvoir, il s’est laissé détruire sans la moindre résistance. Pire encore, alors que le parti communiste et le parti socialiste étaient en train de se faire détruire, les dirigeants syndicaux allemands ont cherché à éviter la confrontation avec les nazis en espérant échapper à leur fureur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont expliqué qu’ils ne faisaient pas de politique, qu’ils ne se mêlaient pas des affaires de l’Etat. Ils ont même appelé à participer à un pseudo-1er Mai, transformé en « fête du travail national », organisé sous les bannières nazies. Le lendemain, les nazis occupaient et saccageaient les locaux des syndicats, puis tuaient ou envoyaient leurs dirigeants dans les camps rejoindre les socialistes et les communistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La nature des syndicats&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La raison fondamentale pour laquelle l’implication antifasciste des syndicats ne va pas de soi vient de la nature même des syndicats. Ils n’ont pas pour objectif de renverser le capitalisme mais de négocier au mieux les conditions d’exploitation des salariés en fonction du rapport de force qu’ils pensent possible. Cela a plusieurs conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, les directions syndicales sont inévitablement réformistes. Occupant une position intermédiaire et davantage tournée vers la négociation que vers l’organisation des grèves, elles développent une vision « par en haut » des rapports de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, la nature des syndicats alimente la séparation entre lutte politique et lutte économique. L’affaire des syndicats c’est la lutte économique pour les revendications salariales dans les entreprises, dans les secteurs, dans les services publics en négociant avec le patronat. Virer un gouvernement ce n’est pas leur affaire, s’opposer par la grève à des projets de loi réactionnaires qui ne touchent pas directement aux conditions salariales, ce n’est pas leur priorité, c’est le rôle de la lutte politique essentiellement vue comme une affaire de partis, souvent réduite aux élections et aux batailles parlementaires. Au mieux, les syndicats se voient comme un moyen de pression sur les partis de gauche pendant les campagnes électorales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séparation du politique et de l’économique empêche donc la construction d’une lutte politique contre l&rsquo;extrême droite.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une politique qui profite au RN</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement des retraites de 2023 illustre les limites des directions syndicales. Pendant quatre mois, des millions de personnes se sont mobilisées. Pourtant, les confédérations ont refusé de faire campagne contre la loi Darmanin, alors même qu&rsquo;une mobilisation se construisait avec la Marche des Solidarités et les collectifs de sans-papiers. Lorsqu&rsquo;elles ont finalement réagi, la loi avait déjà été adoptée avec le soutien du RN. Ce refus d&rsquo;assumer une politique antiraciste a eu des conséquences : aux législatives de 2024, le vote RN a progressé parmi les salarié·es se disant proches des syndicats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les directions syndicales ont justifié cette attitude par la crainte qu&rsquo;une crise politique débouche sur une dissolution profitable au RN. La même logique s&rsquo;est retrouvée avec le budget Bayrou. Au nom de la stabilité politique et de la peur d&rsquo;une dissolution favorable au RN, les directions syndicales ont choisi le silence plutôt que la mobilisation. Puis, après la chute de Bayrou sous l&rsquo;effet du mouvement du 10 septembre parti de la base, elles ont reproduit la même stratégie face au gouvernement Lecornu. Résultat : le RN a continué de progresser dans les sondages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Changer la donne par la base</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les syndicats ne sont pas des entités homogènes, les syndiqué·es ne suivent pas forcément les errements des directions. Les directions sont elles-mêmes soumises à une double pression. Elles doivent garder la confiance des salariés en étant capable de mobiliser, sinon les salariés se passeront d’elles, mais elles doivent aussi garder aussi la confiance du patronat en montrant qu’elles sont capables de contrôler les luttes sinon le patronat ira négocier ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de polarisation grandissante comme aujourd’hui la pression s&rsquo;accroît. L’activité par en bas peut jouer un rôle majeur sur l’orientation syndicale. Les structures intermédiaires des syndicats sont davantage liées à la base, elles sont aussi davantage liées à des luttes sectorielles déterminées. L’exemple de Radio France est à ce titre très parlant et peut inspirer plus largement et contribuer à faire pression sur les directions syndicales. Cela est d’autant plus vrai que les directions syndicales sont percutées par les développements du vote RN.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les syndicats face au RN et à la lutte antifasciste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les municipalités dirigées par le RN multiplient les attaques contre les syndicats. On peut citer l’interdiction d’une fête de la CGT en Moselle, la suppression de locaux syndicaux à Carcassonne, où encore la révocation de deux syndicalistes à Hénin-Beaumont. Les agressions contre les militants et les locaux syndicaux se sont multipliées. Selon le site rapport de Force, 220 actes ont été recensés en 2024<sup data-fn="c0ef9b9f-b55f-4acb-a3d2-f61e0629b56e" class="fn"><a href="#c0ef9b9f-b55f-4acb-a3d2-f61e0629b56e" id="c0ef9b9f-b55f-4acb-a3d2-f61e0629b56e-link">1</a></sup>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les syndicats savent quel sort leur réserve le RN et défendent une position contre l’extrême droite. Une note d’avril dernier<sup data-fn="c4d237fe-b2bb-49b4-b00a-aa36675dc4d8" class="fn"><a href="#c4d237fe-b2bb-49b4-b00a-aa36675dc4d8" id="c4d237fe-b2bb-49b4-b00a-aa36675dc4d8-link">2</a></sup> de la CGT d’avril affirme clairement la filiation du RN avec le fascisme et le nazisme : « la haine du syndicalisme fait partie intégrante de l’ADN du fascisme. Il porte un projet de réconciliation entre le capital et le travail, et de négation de la lutte des classes à travers l’anéantissement des syndicats existants ». Cette position radicale reflète une tradition antifasciste historique au sein de la CGT. À l’autre bout du spectre syndical, la CFDT explique : « Quel que soit le nom qu’elle porte, l’extrême droite promeut des idées et diffuse un discours à l’opposé des valeurs socles de la CFDT : démocratie, égalité, émancipation, solidarité et justice sociale. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces prises de positions se traduisent par des campagnes essentiellement propagandistes qui ne répondent pas à la nécessité de la période. Elles se déclinent généralement autour de 3 thèmes : lutter contre les idées de l’extrême droite, dénoncer l’imposture sociale du RN, défendre la nécessité d’une alternative de progrès social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2022, l’intersyndicale de l’éducation a lancé une campagne sur ce thème intitulée « Toutes et tous ensemble contre l’extrême droite ». En avril, la CGT à lancée une campagne intitulée « L’extrême droite divise, le syndicalisme rassemble » qui vise à lutter contre les idées de l&rsquo;extrême droite en identifiant justement le racisme comme principal vecteur du vote RN et de dénoncer l’imposture sociale du RN. Elle est déclinée en affiches et en fiches très bien argumentées. Mais il s&rsquo;agit principalement de s’adresser à la périphérie syndicale influencée par le RN ou Reconquête pour la convaincre de ne pas voter pour eux. Or le vote RN s’appuie essentiellement sur le poison du racisme, du nationalisme et la passivité sociale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle stratégie mettre en œuvre dans les syndicats ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’arme concrète des syndicats est de pouvoir opposer l’unité de classe à la pseudo unité nationale, la solidarité avec tou·tes les opprimé·es à la pseudo « solidarité blanche » raciste. Cela signifie organiser au sein de notres classe, dans nos lieux de travail les antifascistes et les antiracistes pour ne laisser aucune place aux arguments racistes et de s’appuyer sur ces prises de positions pour construire la mobilisation des secteurs syndiqués dans l’action antifasciste pour virer les fachos de nos quartier de nos lieux de travail comme à Radio france.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication des syndicats est d’autant plus possible que les réponses apportées face à la polarisation sociale et politique ont changé la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la dissolution de 2024, l’intersyndicale a appelé à manifester essentiellement en mettant en avant comme perspective de mettre un NFP dans l’urne. Cependant près de 800 000 personnes ont alors répondu à l’appel dans tout le pays témoignant d’une conscience et d’une dynamique antifasciste grandissante. Elle n’a cessé de s’accentuer depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle parisienne, par exemple, la campagne massive du collectif antifasciste du 20e pour virer les fachos pendant les municipales a permis une mobilisation qui a réussi à empécher le défilé néo-nazi du 9 Mai. Cette initiative a non seulement engagé plus de militants, suscité la construction de nouveaux collectifs mais aussi impliqué des structures syndicales comme Solidaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une échelle plus large, le succès de la Marche contre le racisme et le fascisme du 14 mars, impulsée par les Collectifs de sans-papiers et la Marche des solidarités avec de nombreux collectifs antifascistes, a donné une dimension nationale à la lutte. Cette dynamique a notamment permis à LFI de retourner la campagne de diabolisation menée contre elle après la mort d’un néo-nazi à Lyon, en affirmant des positions clairement antifascistes et antiracistes qui ont contribué à l’amplifier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel de la CGT à une manifestation nationale contre le congrès du RN à Orléans le 24 octobre ouvre une nouvelle étape. En élargissant la mobilisation au mouvement syndical, il offre un point d’appui pour construire un front antifasciste plus large, renforcer les collectifs existants et tisser des liens avec les unions locales et les lieux de travail. Il permet aussi d’organiser des départs collectifs en lien avec les mobilisations sociales qui se multiplient depuis début septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative donne également de la légitimité aux militants d’autres syndicats pour pousser leurs structures à rejoindre la mobilisation. C’est dans ce sens que VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes), qui rassemble des équipes syndicales de plusieurs organisations, a diffusé un tract d’appel lors des manifestations de la Fonction publique du 29 septembre. Dans un contexte de polarisation croissante, la manifestation du 24 octobre peut ainsi marquer une étape importante dans l’implication des syndicats au sein d’un front antifasciste de masse.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Nicolas Verdon (Paris 19e)</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c0ef9b9f-b55f-4acb-a3d2-f61e0629b56e">Voir « <a href="https://regards.fr/vote-syndical-plutot-a-gauche-mais/">Vote syndical : plutôt à gauche, mais…</a> » sur le site regards.fr <a href="#c0ef9b9f-b55f-4acb-a3d2-f61e0629b56e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="c4d237fe-b2bb-49b4-b00a-aa36675dc4d8">Voir : « <a href="https://www.cgt.fr/actualites/france/lutte-contre-lextreme-droite/l-extreme-droite-hait-le-syndicalisme-et-les-syndicalistes">Syndicalisme : l’extrême-droite hait le syndicalisme et les syndicalistes </a>» sur le site cgt.fr <a href="#c4d237fe-b2bb-49b4-b00a-aa36675dc4d8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/face-aux-fascistes-pourquoi-les-syndicats-sont-indispensables/">Face aux fascistes, pourquoi les syndicats sont indispensables ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contre le congrès du RN à Orléans : Construire la riposte syndicale</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/contre-le-congres-du-rn-a-orleans-construire-la-riposte-syndicale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 20:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Orléans]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le WE du 24 et 25 octobre, lors duquel le RN prévoit un congrès et un meeting à Orléans, approche. Partout en France des militant·es s’activent, y compris sur les lieux de travail, pour organiser <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/contre-le-congres-du-rn-a-orleans-construire-la-riposte-syndicale/" title="Contre le congrès du RN à Orléans : Construire la riposte syndicale">[...]</a></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Le WE du 24 et 25 octobre, lors duquel le RN prévoit un congrès et un meeting à Orléans, approche. Partout en France des militant·es s’activent, y compris sur les lieux de travail, pour organiser la mobilisation antifasciste la plus massive possible pour barrer la route aux fascistes. Les prises de positions de certaines directions syndicales – dont celle de la CGT – sont un outil pour construire mais il n’y a pas d’automatisme. Entretien avec Kaïna, travailleuse au Muséum national d’Histoire naturelle et Sana, travailleuse en librairie, toutes deux syndiquées à la CGT et militant·es d’A2C à Paris.</em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #24 &#8211; octobre 2026</h6>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi construire la riposte antifasciste à partir des lieux de travail ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïna : Pour moi, c&rsquo;est une question d’où s&rsquo;organise notre classe. Les lieux de travail sont des lieux de lutte où on peut se donner la confiance et la conscience, collectivement, de résister. Par exemple, cette semaine, on avait une journée de grève pour les salaires et contre les violences managériales. On a réussi à mobiliser 100 à 150 personnes sur le piquet ! Et ça, ça donne de la force aux travailleur·euses. À partir de là on peut venir argumenter pour construire la mobilisation contre le RN à Orléans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sana : On a besoin de construire un rapport de force face aux fachos, il faut montrer que la majorité de l&rsquo;activité, et donc des travailleuses-travailleurs, leurs sont opposé·es. C’est effectivement en construisant la solidarité sur nos lieux de travail, entre les différentes parties de notre classe qui sont en permanence divisées, qui permettra de construire cette unité de classe et cette confiance dont on a besoin pour battre les fachos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ça va aussi dans le sens de ne pas laisser un facho apparaître sur nos quartiers. Par exemple, les librairies sont des commerces de quartiers, des lieux de proximité. Donc, c&rsquo;est aussi un des endroits à partir desquels on peut reconstruire cette tradition : s’organiser, agir collectivement pour ne jamais laisser les fachos apparaître nulle part.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les directions syndicales sont réticentes à mobiliser activement et largement. On peut entendre que ce sujet n’est pas une préoccupation chez les travailleur·euses. Qu’en pensez-vous ?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïna : Je me dis que c&rsquo;est exactement une posture de bureaucrates – complètement déconnectée de la réalité et de ce que vivent les travailleurs et travailleuses organisées. Considérer que les travailleurs et les travailleuses ne veulent pas se battre contre le fascisme, c&rsquo;est partir du point de vue que personne ne veut se battre contre le fascisme – parce que les travailleur·euses sont la majorité de la société. Alors qu’en fait, c&rsquo;est dans toutes les conversations. Les travailleurs et travailleuses sont nombreux·ses à flipper de l&rsquo;arrivée potentielle du RN au pouvoir en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la CGT Muséum, on s&rsquo;était déjà mobilisé·es en 2024 au moment des législatives, on avait fait campagne contre le rassemblement national aux législatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année on avait déjà identifié la lutte contre le fascisme comme une des priorités, parce qu&rsquo;on a peur qu&rsquo;avec les fascistes au pouvoir, on ait un facho à la tête du Muséum. Et donc, la mobilisation contre le congrès du RN à Orléans, elle ouvre pour nous la mobilisation contre le RN pour les présidentielles sur tout le reste de l&rsquo;année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sana : Oui, je pense que tout le monde aperçoit l&rsquo;enjeu et l&rsquo;urgence de s&rsquo;organiser sur cette question-là. Dans mon secteur, on subit la montée du fascisme directement : les attaques de librairies se multiplient, et vont augmenter si les fascistes sont au pouvoir. On a déjà mené des batailles, notamment depuis 2024, face à ces attaques. On essaye de répondre collectivement. L’année dernière, on a organisé un rassemblement de libraires : 200 personnes sont venues !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a mené une grève le 8 septembre dernier et, sur le piquet de grève, quand on a parlé de la mobilisation pour Orléans, il y avait un certain enthousiasme. On voit qu&rsquo;il y a du répondant sur cette question-là, et moi, je ne suis pas très inquiète du fait qu&rsquo;on va réussir à convaincre des collègues de venir. En fait, je pense qu&rsquo;il y aura plein de collègues qui seront hyper intéressé·es. La question, c&rsquo;est comment on leur fait passer le cap. Comme d&rsquo;habitude, pour n’importe quelle grève : ce qui peut freiner n’est pas tant le contenu revendicatif que la peur d’assumer de faire grève face à son patron.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Où en est la mobilisation jusqu’ici dans vos secteurs et lieux de travail ?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïna : On a commencé à en parler dès juin, et la réaction a été extrêmement positive. Au moment où on ne savait pas encore si la CGT nationale allait appeler à renforcer le mouvement, on était déjà prêt·es à mettre de l&rsquo;argent pour financer les camarades du syndicat qui souhaiteraient aller à Orléans. Sur une vingtaine de personnes qui viennent aux réunions hebdomadaires on était déjà une demi-douzaine à être sûr·es de vouloir y aller. Depuis, j&rsquo;ai continué d&rsquo;en parler, d&rsquo;avoir des conversations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des AG qui préparaient notre mouvement de grève du 22 septembre, j&rsquo;ai diffusé des tracts qui appelaient à remplir des bus, en partageant aussi les comptes rendus de VISA dont on fait partie et l&rsquo;appel de la Marche des Solidarités qu&rsquo;on a décidé de signer dès le début. Ça, ça a permis que le nombre de personnes qui souhaitent aller à Orléans grossisse. On va en parler dans les tournées de services qu&rsquo;on continue à faire pour notre mobilisation. On réfléchit aussi à porter des mots d&rsquo;ordre antifascistes lors de la manifestation du 29 septembre (grève de la fonction publique).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sana : J&rsquo;ai aussi commencé à en parler avec les camarades de la CGT Librairie dès le mois de juillet. Et au vu de l&rsquo;activité qu&rsquo;on avait menée dans l&rsquo;année, ça faisait sens pour les camarades de construire cette mobilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est aussi en train de construire un appel et un tract pour faire des tournées de librairies, et pour convaincre les collègues au-delà des seuls syndicalistes. On va à la fois continuer la bataille sur la question des salaires, mais aussi construire la mobilisation contre le RN. On ne va pas déconnecter l&rsquo;un de l&rsquo;autre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui va nous aider, c&rsquo;est l&rsquo;appel de la Fédération du Commerce à la grève qui va nous permettre concrètement de nous rendre à Orléans. C’est un point d&rsquo;appui pour tous les camarades qui veulent construire dans ce secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu&rsquo;à notre échelle, la CGT librairie, on a fait la démonstration que c&rsquo;était possible de se mobiliser et de regrouper des gens sur des bases antifascistes, alors qu&rsquo;on est un petit syndicat, avec une faible implantation. Sur ces questions-là, on a réussi à regrouper largement. Je pense que cette dynamique a joué dans ce qui a mené la Fédération du Commerce à appeler à cette grève.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que c&rsquo;est comme ça, en faisant des démonstrations par en-bas, qu&rsquo;on pourra aussi pousser notre Union Départementale (interprofessionnelle) à mobiliser plus largement. On a besoin de syndicalistes qui font ce travail-là, de démontrer à la base qu&rsquo;il y a une envie et une potentialité. Sans quoi on se retrouve face à des directions qui peuvent prendre position mais en restant dans la posture, sans permettre de construire réellement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment continuer à construire la mobilisation ?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sana : Nous, ça va être déjà de pousser, d&rsquo;essayer d&rsquo;avoir un maximum de libraires et de collègues qui vont aller à Orléans. Il faut mener ce travail de fourmi, en multipliant les tournées de librairies, notamment pour aller parler aux collègues et les convaincre, en espérant que ce travail porte ses fruits, et continuer à discuter avec les instances fédérales sur ces bases. Leur démontrer que c’est possible de mener cette mobilisation, et savoir ce que font les camarades dans les autres syndicats, pour qu&rsquo;on puisse se mettre en lien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc il faut continuer à avoir ce double rapport : à partir d&rsquo;une activité concrète par en bas, faire la démonstration aux directions syndicales que c&rsquo;est possible de mobiliser largement pour les entraîner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et à mon avis, dans la manière dont on construit, il faut aussi penser doublement : Orléans et la suite. Il faut commencer à semer les graines pour la suite pour que la mobilisation antifasciste ne retombe pas après Orléans.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïna : Quand son syndicat n&rsquo;appelle pas encore à se mobiliser, je me dis qu&rsquo;on peut avoir l&rsquo;appui des cadres antiracistes et antifascistes qui existent dans différentes villes. Même si notre syndicat n&rsquo;appelle pas, on peut essayer d’entraîner nos collègues. Sur la suite, pour nous, à la CGT Muséum : on va continuer à faire nos tournées de services et parler de cette mobilisation. Comme on est 1500 sur le site du Jardin des Plantes, il y a un énorme travail à faire déjà en local.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, j’ai rencontré lors d’un meeting organisé par la Marche des Solidarités un camarade de la CGT Cheminots Austerlitz, qui est dans le même arrondissement que le Muséum. On va se rencontrer avec d’autres camarades du Muséum, on va passer au local syndical des cheminot·es pour essayer de créer une dynamique sur l&rsquo;arrondissement, et aller voir les autres établissements. On a plein de facs dans le quartier, on a des hôpitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il faut se dire, cette confiance qu&rsquo;on acquiert en se rencontrant, en mobilisant, en allant à Orléans le 24 octobre, elle nous servira pour les moments où le RN viendra tracter sur le quartier, on pourra se prévenir et on pourra les repousser, on pourra recouvrir leurs affiches, leur mettre la pression pour qu&rsquo;ils ne reviennent pas. Donc mener cette mobilisation, ça nous permet de reconstruire une tradition antifasciste sur un arrondissement, à partir de l&rsquo;implantation syndicale.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Propos recueillis par Milig Sinou (Paris 19e)</h5>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/contre-le-congres-du-rn-a-orleans-construire-la-riposte-syndicale/">Contre le congrès du RN à Orléans : Construire la riposte syndicale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>Toustes à Orléans &#038; Orléans partout !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/toustes-a-orleans-orleans-partout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 20:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Editorial]]></category>
		<category><![CDATA[Orléans]]></category>
		<category><![CDATA[Parti fasciste]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Nous avons 7 mois pour imposer un autre scénario que celui des commentateurs. Et notre capacité à intervenir après ces 7 mois dépend de tout ce qu’on aura construit d’ici-là, dès maintenant. Les Cahiers d&#8217;A2C <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/toustes-a-orleans-orleans-partout/" title="Toustes à Orléans &#038; Orléans partout !">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous avons 7 mois pour imposer un autre scénario que celui des commentateurs. Et notre capacité à intervenir après ces 7 mois dépend de tout ce qu’on aura construit d’ici-là, dès maintenant.</em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #24 &#8211; octobre 2026</h6>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième mandat de Macron a montré l’incapacité de la classe dirigeante à diriger avec les outils classiques de la démocratie représentative : pas de majorité, dissolution de l’Assemblée nationale, premiers ministres à la durée de vie de plus en plus courte, etc. Et on voit bien que le bloc bourgeois n’arrive pas à désigner un candidat, en témoignent la multiplicité des candidatures du PS à LR, et les campagnes pathétiques des candidats du centre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les fascistes sont aux portes du pouvoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette incapacité fait se tourner des parties de la grande bourgeoisie vers ceux qui pourraient donner une issue à cette crise : le RN. Ce n’est pas ce que les capitalistes préféreraient, mais ils veulent encore moins de Mélenchon<sup data-fn="1881d103-daf0-4a14-9e93-a9fa5aa4420d" class="fn"><a href="#1881d103-daf0-4a14-9e93-a9fa5aa4420d" id="1881d103-daf0-4a14-9e93-a9fa5aa4420d-link">1</a></sup>. Et le parti fasciste est en dynamique électoralebses chances d’accéder à la présidence n’ont fait qu’augmenter depuis la dissolution de 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, c’est dans la tête de toustes que le RN peut gagner. Si on se concentre uniquement sur le programme, leur victoire semble représenter le même danger que si c’était un Retailleau : lois racistes, politiques d’austérité, répression des mouvements sociaux, etc. Mais le RN, ce n’est pas que ça. Parti à la conquête du pouvoir, il a besoin de la respectabilité que le cadre de la démocratie bourgeoise exige &#8211; tout en s’employant à le faire entrer en crise. Mais ce qu’il fera du pouvoir est une autre affaire. En témoignent le pedigree de ses candidat·es après la dissolution de l’Assemblée nationale, ou ceux aux Sénatoriales. En témoignent ses liens avec des mouvements qui veulent en découdre, tels que ceux entretenus par des cadres du RN avec les assassins de Aramburú. La séquence de février dernier après la mort du militant fasciste à Lyon nous donne une bonne idée des conséquences : des attaques sur des migrant·es, des musulman·es, des centres LGBT, des locaux de syndicats ou de la FI ont essaimé sur l’ensemble de l’hexagone. Leur accorder une victoire électorale, c’est exposer notre classe au plus grand des dangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une autre issue est possible ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’édito de notre dernière revue, on le disait déjà : la période n’est pas seulement celle du danger fasciste. Dans la jeunesse particulièrement, l’espoir dans une alternative politique et les mobilisations qui rompent avec l’ordre établi grandissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette polarisation de plus en plus prononcée pose de façon concrète à une échelle de masse les deux questions essentielles de la période politique générale :&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">1/ Comment vaincre les fascistes ? 2/ Comment construire une alternative au capitalisme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup, la victoire de la France Insoumise est la réponse à ces deux questions, laissant donc croire que les élections seraient en mesure de les résoudre. Mais si une défaite électorale est essentielle pour mettre le RN en déroute, elle ne sera pas suffisante : la lutte antifasciste ne s’arrêtera pas le 3 mai 2027, et sa puissance dépend de tout ce qui aura été construit avant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement, c’est dès maintenant qu’on doit le construire. C’est pourquoi la mobilisation nationale contre le congrès du RN à Orléans, le 24 octobre, est selon nous la proposition politique alternative à toutes les stratégies qui réduisent la période aux dynamiques électorales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Alors, toustes à Orléans&nbsp;</strong>le 24 Octobre !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, elle cristallise des questions politiques essentielles de la période : faut-il se battre contre le RN ? Comment ? Qui peut le faire ? Dans chaque discussion avec des collègues ou des camarades, où sera abordée l’organisation concrète pour se déplacer à Orléans, voilà les arguments qu’on devra mener :&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">1/ Nous avons besoin de (re)construire une lutte de masse, de harcèlement et de délégitimation des fascistes. À partir de là, toute politique sectaire, vis à vis des syndicats ou de la FI, nous ôte la possibilité de dialoguer avec la grande majorité de celleux qui veulent en découdre avec les fascistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2/ Ce qui sera déterminant, c’est la nature de classe de nos mobilisations. Les fascistes s’attaquent à la classe travailleuse, à ses possibilités de s’organiser et à son potentiel révolutionnaire. D’où la nécessité que cette riposte s’organise dans et depuis les syndicats, comme lieu où notre classe s’organise depuis sa place dans la production. Une telle riposte délégitimera aussi les fascistes du côté de la classe dirigeante qui souhaite moins que tout un regain de combativité syndicale susceptible de se généraliser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3/ C’est la force du mouvement, et en particulier la combativité des luttes antiracistes qui peut éteindre le RN. Toute stratégie délégataire nous désarme. L’articulation entre barrer la route aux fascistes et construire une alternative se situe dans la dynamique de généralisation politique engendrée par les expériences collectives de luttes et de solidarités.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, Orléans est une mobilisation qui a les capacités réelles de court-circuiter le lancement de la campagne du RN. Il y a un mois, on apprenait que la CGT faisait de cette date une date nationale. Cette décision aurait pu rester symbolique, mais partout, des syndiqué·es s’en saisissent et construisent une vraie dynamique de mobilisation : chaque jour, c’est une nouvelle UD ou UL qui annonce affréter des bus, la CGT et Solidaires lancent des sondages auprès de leurs membres pour savoir combien veulent se déplacer à Orléans, la Fédération CGT Commerce appelle à la grève… Mais toutes ces avancées ne donnent pas automatiquement un caractère de masse à cette mobilisation. Ce n’est que parce qu’on continuera à faire pousser la dynamique de mobilisation, jusqu’aux derniers jours qui nous séparent de la manifestation à Orléans, que les bureaucraties, nationales comme locales, ne reculeront pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, c’est aussi une vraie campagne qui s’est lancée à l’échelle du pays : à Paris et en région parisienne, mais aussi à Marseille ou Rennes, des assemblées publiques ont eu lieu et veulent organiser des déplacements à Orléans. L’Union Départementale CGT Puy-de-Dôme ou celle du Nord ont décidé d’affréter des cars. Pour s’amplifier, cette mobilisation a besoin d’exister sur tous les terrains : lors de l’appel des Gilets Jaunes le 17 octobre, dans tous les événements publics de la FI qui rassemblent largement, dans les manifestations à venir, mais aussi et surtout lors des journées nationales de grève ainsi que lors d’appels sectoriels.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste seulement 3 semaines mais rien n’est joué. Dans chaque ville où cela n’a pas été fait, c’est encore possible d’organiser un meeting ou une réunion publique, d’aller frapper à la porte de l’Union locale ou de la Bourse du Travail pour savoir si des bus sont prévus, de tracter auprès de ses collègues pour construire la grève. Chaque initiative va compter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Orléans, ce n’est que le début</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup se rappellent de l’humiliation de Zemmour il y a 5 ans à Marseille quand la ville s’était soulevée et avait du jour au lendemain brisé sa campagne. De la même manière, ce qui se joue à Orléans, c’est ce qui se passera après Orléans. La dynamique de mobilisation construite pour aller manifester à Orléans sera la meilleure base pour la continuer après, et empêcher les fascistes de faire campagne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rentrée démarre fort. Le week-end des 19 et 20 septembre, 100 000 personnes ont manifesté en France contre les violences policières et les violences d’État. Les travailleur·euses de Radio France ont viré un éditorialiste fasciste grâce à la force de la grève. Le ton est donné. Le RN peut gagner, on doit les faire perdre, on peut les faire perdre. Toustes à Orléans le 24 octobre, et Orléans partout après !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction par en bas, dans les quartiers, les syndicats ou les facs, l’articulation de la lutte antiraciste et antifasciste, la proposition de la confrontation par le nombre – autant de propositions politiques qu’Autonomie de Classe met en avant dans la situation, et que nous avons besoin de renforcer dans le mouvement. Alors, pour être encore plus nombreux·ses à avancer ces arguments, à diffuser cette revue, rejoignez-nous !</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>A2C</strong></h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="1881d103-daf0-4a14-9e93-a9fa5aa4420d">Voir notre argumentaire sur pourquoi nous appelons à voter pour JL Mélenchon, sur notre site autonomiedeclasse.org <a href="#1881d103-daf0-4a14-9e93-a9fa5aa4420d-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/toustes-a-orleans-orleans-partout/">Toustes à Orléans &#038; Orléans partout !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>24 octobre : toustes à Orléans contre le RN !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/24-octobre-toustes-a-orleans-contre-le-rn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 12:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marine LePen]]></category>
		<category><![CDATA[Orléans]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le Rassemblement National fait son congrès et le premier meeting de sa campagne présidentielle les 24 et 25 octobre prochain à Orléans… alors il faut en être, pour empêcher le fascisme désormais dans une phase <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/24-octobre-toustes-a-orleans-contre-le-rn/" title="24 octobre : toustes à Orléans contre le RN !">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le Rassemblement National fait son congrès et le premier meeting de sa campagne présidentielle les 24 et 25 octobre prochain à Orléans… alors il faut en être, pour empêcher le fascisme désormais dans une phase d’accession au pouvoir. Cette question, avec celle de construire une alternative au capitalisme, est centrale et se pose en France à une échelle de masse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation pour Orléans est, de fait, une proposition politique alternative. Le premier élément est que la défaite du fascisme et &#8211; à court terme &#8211; l’affaiblissement électoral du RN, passe par une mobilisation, un harcèlement, une délégitimation des fascistes. Sa condition est donc le développement de l’activité et du niveau d’organisation &#8211; inclusif, potentiellement de masse &#8211; sur chaque quartier, chaque ville, chaque commune, chaque lieu de travail, chaque école, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième élément de cette proposition est la dimension syndicale. La centralité syndicale dans la lutte antifasciste est illustrée par l’exemple de février 1934 et du « printemps des comités » qui a suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est de deux ordres :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les syndicats sont les organisations capables de soulever un mouvement de masse sur tout le territoire : aujourd’hui 2 millions de membres sur tout le territoire, des grandes aux petites villes.</li>



<li>La riposte syndicale ne fait pas qu’éloigner des électeurs et électrices potentielles du RN, elle illustre &#8211; dans la pratique &#8211; que la solidarité de classe est bien plus désirable que l’aigreur fasciste.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Son efficacité est aussi de l’autre côté : elle délégitime les fascistes du côté de la classe dirigeante qui souhaite moins que tout un regain de combativité syndicale susceptible de se généraliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’articulation entre empêcher le fascisme et construire une alternative est dans la dynamique de généralisation et de conscience engendrée par les expériences collectives de luttes, de solidarités et de mobilisation. Toutes les dates qui précèdent le 24 octobre &#8211; et notamment le 29 septembre &#8211; sont des points d’appui pour construire la mobilisation pour Orléans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inversement la dynamique de montée d’une mobilisation antifasciste de masse nourrira la généralisation politique : le vote Mélenchon bien sûr mais aussi les fronts de lutte&#8230; et toutes les questions politiques. Voter Mélenchon bien sûr. Mais sans délégation, en construisant pratiquement l’alternative : en termes de luttes (et d’abord dans l’activité antifasciste) et en termes de perspective dans l’alternative révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Orléans 24 octobre : c’est possible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de cette date, une initiative de mobilisation locale est devenue potentiellement une mobilisation nationale, et au cœur de cette évolution se trouve la CGT, puisque de nombreuses UD se posent désormais la question d’affréter des cars pour la manifestation du samedi 24 octobre, souvent sur pression de leur base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais argumenter sur la centralité syndicale ne signifie pas qu’on s’adresse principalement aux syndicalistes ! Partout, nous devons organiser des réunions pour préparer la mobilisation, pour construire les collectifs, pour développer les liens unitaires, les liens avec les syndicats etc.</p>
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		<title>S’organiser contre les campagnes électorales des fascistes : « Une urgence et plein de débats ! »</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/sorganiser-contre-les-campagnes-electorales-des-fascistes-une-urgence-et-plein-de-debats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 14:13:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Lepen]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">En septembre 2025, le RN lance sa campagne à Marseille. Franck Allisio (tête de liste du RN local) allait serrer des mains dans des salons associatifs, à une présentation des nouvelles techniques de maintien de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/sorganiser-contre-les-campagnes-electorales-des-fascistes-une-urgence-et-plein-de-debats/" title="S’organiser contre les campagnes électorales des fascistes : « Une urgence et plein de débats ! »">[...]</a></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>En septembre 2025, le RN lance sa campagne à Marseille. Franck Allisio (tête de liste du RN local) allait serrer des mains dans des salons associatifs, à une présentation des nouvelles techniques de maintien de l’ordre ou dans des pizzerias. Puis, très vite, le RN a annoncé faire alliance avec l’UDR ciottiste, le RPR (organisation fantoche du RN pour les candidats d’extrême-droite ne souhaitant pas se présenter sous la bannière du RN) et Marseille d’abord (scission identitaire locale de Reconquête ! portée par le sénateur Stéphane Ravier). </em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #20 &#8211; Janvier 2026</h6>



<p class="wp-block-paragraph">Fort·es de l’expérience post-législatives 2024, la Riposte Antifasciste s’est donc donné comme objectif d’argumenter à nouveau sur ce dilemme : comment construire une contre-campagne qui n’aboutisse pas à de l’électoralisme, mais au contraire, pousse à l’auto-organisation et à dépasser les dates électorales ? Bref, comment concrètement faire que « l’antifascisme soit l’affaire de toustes » ? </p>



<h2 class="wp-block-heading">Argumenter de la centralité du RN </h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’initiative d’A2C, une discussion publique a eu lieu au week-end régional réunissant des collectifs antifascistes et antiracistes. Ce moment a pu donner un aperçu de l’état du mouvement antifasciste en reconstruction. Ce qui était enthousiasmant, c’est la richesse des discussions : comment intervenir dans sa ville, son quartier ? Comment argumenter de la centralité du racisme ? Un point cependant ne mettait pas tout le monde d’accord, la question de la cible. Depuis avril 2025, Marseille est traversée par l’intensification de rafles contre les habitant·es des quartiers populaires du centre-ville. Comment argumenter qu’il ne faudrait pas se battre contre Benoît Payan (PS) maire en responsabilité et candidat à sa réélection ? Et Martine Vassal, candidate macroniste-LR, n’a-t-elle pas elle aussi stigmatisé les musulman·es et les migrant·es ? Est-ce qu’iels ne seraient pas eux-mêmes fascistes ? Ces mêmes questions traversent notre collectif. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut y répondre au moins par trois points : </p>



<p class="wp-block-paragraph">1) Oui Payan et Vassal sont racistes et islamophobes. Mais le RN est un parti fasciste. Il faut qu’on parvienne à mener de front les luttes antiracistes qui s’opposent à ces partis, et un combat spécifique contre le RN. </p>



<p class="wp-block-paragraph">2) Les périodes électorales sont un moment de forte politisation, le RN recrute massivement et intensifie ses liens (avec le CRIF, Nous Vivrons ou Némesis). Les empêcher de s’organiser, c’est sur le long terme les affaiblir tous. En reprenant le même argument, les périodes électorales doivent être pour nous, des moments où l’on impulse massivement l’auto-organisation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">3) « L’argent c’est le nerf de la guerre ». Si le RN prend le pouvoir localement, il pourra matériellement se renforcer en finançant de nouveaux cadres et contrôler les subventions. De quoi renforcer et mener à la baguette un tissu associatif local en direction de son agenda. Bref, le RN au pouvoir, c’est un RN plein aux as localement. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Riposter par une contre-campagne, vers l’auto-organisation au-delà des élections </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une première AG de mobilisation a été appelée le 04/12. Une centaine de personnes se sont réunies dans les locaux de Solidaires. Une première partie de ce rendez-vous revenait à argumenter sur « pourquoi le RN ? ». Contre toute attente, les personnes étaient largement convaincu·es de cibler principalement le RN. La deuxième partie de l’AG était organisée en petits groupes, où l’on a pu discuter de trois axes de riposte : <br>1) Cibler les fascistes sur le terrain et créer un groupe de vigilance, <br>2) Répertorier un réseau des lieux solidaires de notre camp, <br>3) Comprendre leur programme et les cibles du RN (quartiers, thèmes). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces groupes avait été pensé pour se répondre. En effet, comprendre les cibles du RN c’est aussi savoir où mettre ses forces, avoir un coup d’avance. Permettre la constitution d’un réseau de solidarités (commerçant·es, lieux culturels, locaux associatifs), c’est nous donner les capacités de réaction. Enfin, constituer un groupe de vigilance, c’est faire le choix de la massification et d’un réflexe collectif face aux tractages, collages et boîtages du RN. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AG s’est à nouveau réunie en plénière, et a décidé de se revoir toutes les deux semaines à partir de janvier afin de mettre en commun les travaux qui seraient réalisés d’ici-là. La seconde AG qui eu lieu le 06/01 a confirmé la dynamique. Cependant, il est certain qu’un travail d’animation de ces groupes est nécessaire à leur vitalité. On peut aussi se rassurer par la dizaine de nouveaux camarades qui fournissent dès aujourd’hui une aide bienvenue à l’organisation de la prochaine AG contre la venue de Marine Le Pen pour un meeting de campagne au Parc Chanot le 16/01<sup data-fn="c6c0d769-3d3f-4951-97dc-0542f2c57ca3" class="fn"><a href="#c6c0d769-3d3f-4951-97dc-0542f2c57ca3" id="c6c0d769-3d3f-4951-97dc-0542f2c57ca3-link">1</a></sup>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’on peut noter, c’est un intérêt massif pour se mettre en mouvement et s’organiser. Les personnes sont convaincu·es et veulent construire. Plusieurs fois, l’idée a été relancée de créer de nouveaux Comités de Quartiers Antifascistes. Ces groupes antifascistes de quartier avaient été initiés par la Riposte Antifasciste et l’Antifa Social Club Marseille en juillet 2024 après une AG de 400 personnes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le regain d’intérêt pour les Comités est une bonne nouvelle. Encore faut-il attraper au vol cette idée ! Pour le moment, seuls 4 comités sont encore actifs, mais l’envie de redynamiser l’expérience est bien présente. Notre tâche, en tant que Riposte Antifasciste, est d’être un soutien matériel, humain et technique au lancement de nouveaux Comités. Le collectif essaye de garder une attention particulière à animer les réseaux et à fournir des outils pour les impulser. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Articuler localement une contre-campagne avec la lutte de classe et le calendrier de la Marche des Solidarités </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On a donc validé qu’une contre-campagne anti RN peut se massifier et s’outiller. Mais on a aussi touché une limite dure : si ça ne rencontre pas le monde du travail et les réseaux antiracistes audelà de nos bulles, on fera des AG correctes et le RN continuera sa campagne tranquille. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Riposte Antifasciste s’est fixé un objectif stratégique : construire un Front Unique antifasciste et antiraciste<sup data-fn="3319e977-65f6-47ce-b0ed-7c0121b543f7" class="fn"><a href="#3319e977-65f6-47ce-b0ed-7c0121b543f7" id="3319e977-65f6-47ce-b0ed-7c0121b543f7-link">2</a></sup>. Mais faire alliance par « en bas » reste notre point faible. Le débat dans le collectif est très concret : hors période de mouvement, on ne sait pas vraiment intervenir sur les lieux de travail ; et on cherche en parallèle comment relancer des comités de quartier et stabiliser des alliances avec les collectifs antiracistes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté lieux de travail, on a eu des points d’appui (mobilisation contre Stérin, défense des librairies attaquées), mais ce sont encore des coups justes, pas une continuité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, antifas et syndicats se croisent trop peu. À l’AG, seuls quelques camarades de Solidaires étaient présents. Double limite : peu de syndicalisation dans nos rangs, et une combativité antifasciste inégale dans les organisations syndicales. Tant qu’on n’a pas de relais réguliers, on reste cantonné·es à nos milieux. La rencontre à venir avec VISA doit servir à densifier des liens concrets. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même tension côté antiracisme. Le 18 décembre a été combatif, mais n’a pas « pris » comme point d’orgue. Selon nous, cette inter-orga se limite à des réunions unitaires sans créer de dynamique sur le terrain. En conséquence, les initiatives proposées par la Marche des Solidarités sont parfois vécues par les militant·es antifascistes et antiracistes comme un catalogue de dates, difficile à transformer en construction locale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, un argument a fait mouche auprès des camarades antifascistes : d’ici mars (municipales), il y aura peu de dates nationales mobilisatrices. Saisir le 18 décembre, c’était reprendre l’agenda au-delà du calendrier électoral. L’AG du 4 décembre l’a encouragé, sans être encore motrice d’initiatives : on en prend acte. Prochaine étape : renforcer des liens entre groupes antifascistes nationalement, pour construire localement, par en bas, une dynamique jusqu’au 14 mars, manifestation nationale antiraciste. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Léon (Marseille)</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="c6c0d769-3d3f-4951-97dc-0542f2c57ca3">Un bilan de cette mobilisation sera disponible sur le site d’A2C. <a href="#c6c0d769-3d3f-4951-97dc-0542f2c57ca3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="3319e977-65f6-47ce-b0ed-7c0121b543f7">Lou (2025), «Comment vaincre le fascisme : Trotsky et la stratégie du front unique». Revue #19. Disponible sur le site d’A2C <a href="#3319e977-65f6-47ce-b0ed-7c0121b543f7-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/sorganiser-contre-les-campagnes-electorales-des-fascistes-une-urgence-et-plein-de-debats/">S’organiser contre les campagnes électorales des fascistes : « Une urgence et plein de débats ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<item>
		<title>Brest : La riposte antifasciste</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/brest-la-riposte-antifasciste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 12:05:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Brest]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Jusqu’à récemment, Brest semblait épargnée par la présence fasciste. Quelques groupes isolés avaient tenté de recruter et de s’organiser sans succès. Mais, comme ailleurs, les barrières sont en train de céder : cet été, un <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antifascisme/brest-la-riposte-antifasciste/" title="Brest : La riposte antifasciste">[...]</a></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Jusqu’à récemment, Brest semblait épargnée par la présence fasciste. Quelques groupes isolés avaient tenté de recruter et de s’organiser sans succès. Mais, comme ailleurs, les barrières sont en train de céder : cet été, un groupuscule fasciste a mené une série d’agressions quasi hebdomadaires. En réponse, la riposte s’organise. Ces dernières semaines, une assemblée antifasciste hebdomadaire, aujourd’hui à sa huitième édition, s’est formée. Elle a su mobiliser largement les Brestois·es déterminé·es à travers actions et rassemblements, affirmant que Brest est et restera antifasciste. </em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #19 &#8211; novembre 2025</h6>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux agressions d’un groupe de fachos à Brest ces derniers mois, comment s’est organisée la riposte antifasciste et comment la renforcer dans le temps ? </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une descente de fachos place Guérin </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 20 au 21 septembre 2025, une trentaine de fascistes masqués et armés ont attaqué, aux cris de « Brest nationaliste », les clients du Café de la Plage, place Guérin, lieu populaire et militant, solidement ancré à gauche du quartier Saint-Martin. Les personnes présentes se sont défendues et, après quelques minutes, sont parvenues à faire battre les fascistes en retraite. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attaque a eu un grand retentissement et les vidéos de l’attaque ont largement tourné dans la presse nationale. Cependant, elle est loin d’être un acte isolé. Alors que le sous-préfet, JeanPhilippe Setbon, cherche à dépolitiser l’attaque en l’attribuant à un groupe hooligan qui existerait isolément d’un groupuscule d’extrême droite, et à mettre dos à dos les victimes et les agresseurs, il est important de replacer cette attaque d’une extrême violence dans un contexte plus large. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Summertime </em>: ratonnades et complicité </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des mois, les violences d’extrême droite se multiplient à Brest: au moins douze agressions cet été, la plupart commises par le même groupe d’une dizaine d’individus. Elles visent des personnes racisées, LGBT ou identifiées comme de gauche, souvent de nuit, autour du port et du centre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fachos se réunissent impunément dans deux lieux : le bar Cocorico et la discothèque Baroombar. Malgré leur déni, ces deux établissements ne peuvent ignorer les agissements de ce groupe, puisque de nombreuses agressions ont eu lieu à proximité directe de ces lieux, qui continuent pourtant d’accueillir ces membres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Baroombar, c’est une, voire deux agressions qui ont été commises devant le videur, a priori sans que cela empêche les fachos de continuer leurs soirées dans cet établissement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La façade du bar Cocorico et ses abords étaient, de leur côté, jusqu’à peu, recouverts de stickers avec des croix celtiques, symbole néonazi bien connu. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui sont-ils ? </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains appartiennent au groupe Talion, apparu en 2023 lors d’un rassemblement contre un centre d’accueil à Saint-Brévin-les-Pins. Beaucoup sont aussi liés au milieu ultra du Stade Brestois. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une ville plutôt marquée à gauche, avec un fort passé ouvrier, on peut déplorer l’absence de bases politiques minimales au sein des groupes ultras. Si les Celtic Ultras (CU) et les Ultras Brestois (UB) se réclament d’un apolitisme de façade, plusieurs de leurs membres ont été vus lors de l’attaque du Café de la Plage. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces faits confirment une porosité entre extrême droite et tribunes, notamment à la Section West (SW), une trentaine d’individus intégrés à la tribune Quimper, où les militants fascistes cherchent à recruter. Le stade est pour eux un terrain à conquérir et la mouvance ultra un vivier de recrutement. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Ils sont dangereux, nous sommes nombreux∙ses ! </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont renforcé les espaces d’organisation et fait naître de nouveaux liens. Une première assemblée antifasciste a été appelée le 15 septembre aux Halles Saint-Martin et a rassemblé plus de 300 personnes ! Elle a été l’occasion de faire un point sur la situation, d’en analyser les enjeux et de décider des premières actions à mettre en place pour faire front contre le fascisme et le racisme. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières décisions de cette assemblée ont été de lancer des appels à se rassembler sur le lieu de chaque nouvelle agression, si de prochaines survenaient, d’organiser une manifestation le jeudi 25 septembre et de continuer à s’organiser au sein de l’AG. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’attaque du Café de la Plage a eu lieu, la réaction a été immédiate : 1500 personnes se sont rassemblées le lendemain sur place, reprenant la rue aux cris de « Brest Brest antifa ! » et « Siamo tutti antifascisti ! » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 septembre, malgré l’interdiction préfectorale, une nouvelle manif a réuni encore 1500 personnes. CRS, fouilles, gazages : la répression était violente, mais la détermination intacte. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’assemblée a lancé plusieurs campagnes d’affichage </h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="bfbfbf" data-has-transparency="false" fetchpriority="high" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/12/signal-2025-11-10-103005-724x1024.webp" alt="" class="wp-image-10485 not-transparent" style="--dominant-color: #bfbfbf; width:238px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/12/signal-2025-11-10-103005-724x1024.webp 724w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/12/signal-2025-11-10-103005-212x300.webp 212w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/12/signal-2025-11-10-103005-768x1087.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/12/signal-2025-11-10-103005-1320x1868.webp 1320w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/12/signal-2025-11-10-103005.webp 1447w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La première : « Stop aux agressions fascistes et racistes », affichée dans 150 à 200 commerces indépendants affirmant leur refus des discours de haine. La seconde visait à dénoncer les établissements complices, concentrée sur le port et l’espace public. Contrairement aux réactions ponctuelles du passé, ces assemblées veulent durer et s’ancrer dans la lutte quotidienne. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le soutien du G.A.R.B.A. </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’existence préalable du collectif Groupe d’Antifascistes Révolutionnaires Brest et Alentours (GARBA) a été une ressource précieuse. Malgré un démarrage lent, il a offert un appui matériel et communicationnel décisif, diffusant communiqués et appels bien au-delà de Brest. GARBA reste le seul collectif public faisant le lien entre militant·es, journalistes et organisations. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il interpelle aujourd’hui le Stade Brestois pour qu’il prenne clairement position, rappelant que la tolérance face aux fachos, c’est déjà de la complicité. Les tribunes doivent être antiracistes ! </p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles suites ? S’ancrer à Brest </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu majeur est de sortir du cadre «guérinois» et de toucher toute la population brestoise. Une commission « Festival antifasciste/antiraciste : Brest ouverte et solidaire » prépare un mois d’événements début 2026 dans les quartiers populaires : débats, concerts, moments festifs pour diffuser les idées antiracistes et antifascistes. Ce festival, prévu avant les municipales, aura une portée politique : rappeler que, même si la percée du RN paraît improbable à Brest, la Bretagne reste dans leur viseur. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Coordination régionale </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce aux liens entre collectifs bretons et GARBA, l’assemblée brestoise s’ancre désormais dans une coordination régionale. Lors de l’AG antifasciste de Saint-Brieuc (11 octobre), plusieurs actions ont été décidées : <br>• mobilisation en cas de dissolution du gouvernement ; <br>• rassemblements antifascistes coordonnés début décembre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine AG régionale se tiendra à Brest le 22 novembre, signe de la place prise par la ville dans le mouvement. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire des agressions ? </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’élan, les violences continuent : une nouvelle agression homophobe a eu lieu le 10 octobre, suivie d’un rassemblement d’une centaine de personnes sur le port. Les agresseurs doivent désormais être identifiés et confrontés pour qu’ils ne puissent plus frapper. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’élargissement de la lutte antifasciste : une espérance contre la peste brune </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes convaincu·es que la lutte antifasciste a besoin d’espaces ouverts et rejoignables, qui peuvent s’articuler habilement avec des collectifs antifascistes plus fermés. Ils permettront de débattre avec le plus grand nombre des grandes orientations stratégiques que la période nous impose. Les récents événements nous ont permis de nous regrouper et d’agir, de prendre conscience de notre force collective, de nous donner la confiance que nous pouvons et devons nous organiser à la base et dans la durée ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Certain·es craignent que l’assemblée s’essouffle, mais chaque semaine encore, des dizaines de personnes reviennent, dont beaucoup de personnes néo-militantes. Elles nous rappellent l’évidence : ce n’est que par la pratique et la mise en commun que nous gagnerons. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Loup (A2C Brest)</h5>
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