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	<title>Archives des Hong-Kong - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
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	<title>Archives des Hong-Kong - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<item>
		<title>Chili, Algérie, Hong-Kong… La révolution qui vient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2019 09:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Hong-Kong]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement de masse]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Ce qui éclate aux quatre coins du monde nous enflamme. De l’est à l’ouest et du nord au sud, sur tous les continents, pays riches, pays émergents, « success stories » du néolibéralisme, pays dévastés <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/chili-algerie-hong-kongla-revolution-qui-vient/" title="Chili, Algérie, Hong-Kong… La révolution qui vient">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/chili-algerie-hong-kongla-revolution-qui-vient/">Chili, Algérie, Hong-Kong… La révolution qui vient</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="has-normal-font-size">Ce qui éclate aux quatre coins du monde nous enflamme. De l’est à l’ouest et du nord au sud, sur tous les continents, pays riches, pays émergents, « success stories » du néolibéralisme, pays dévastés par la guerre ou pays ravagés par la domination impérialiste. De Hong-Kong au Chili en passant par Haïti ou la Guinée, de Catalogne à l’Equateur en passant par le Liban ou l’Irak. Des luttes de masses et des processus de radicalisation qui créent des situations quasi-insurrectionnelles.</p>
</div></div>



<p>Que les désabuséEs<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_2930_2('footnote_plugin_reference_2930_2_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_2930_2('footnote_plugin_reference_2930_2_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_2930_2_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_2930_2_1" class="footnote_tooltip">Ce texte est dédié à Catherine Grupper, révolutionnaire infatigable et jamais désabusée. A jamais dans la révolution qui vient&#8230;</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2930_2_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2930_2_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> passent leur chemin. L’optimisme de la volonté, l’adhésion inconditionnelle à la révolte, n’est pas une naïveté révolutionnaire, une fuite de l’analyse. Elle en est au contraire la condition. Là où tout système de domination mystifie, y compris la pensée qui se veut critique, c’est la lutte qui clarifie. </p>



<p>Chaque soulèvement a bien sûr sa vérité, son contexte concret, son histoire, ses conditions et raisons spécifiques. Mais ces spécificités ne font que renforcer ce qui devrait être une évidence : la quantité produit un saut qualitatif. La multiplication des soulèvements de masse est un événement majeur.</p>



<p>Il n’y a pas d’état-major caché de la révolution, d’Internationale secrète des amiEs de l’insurrection, qui aurait planifié cette série de situation des Gilets jaunes en France à Hong Kong ou Alger au printemps dernier puis les contagions de cet automne.</p>



<p>La raison est ailleurs. Et les conséquences en sont gigantesques. C’est la crise profonde du capitalisme, les crises politiques qu’elle induit, les antagonismes irréductibles qu’elle révèle qui créent les conditions de l’explosion révolutionnaire. Et parce que le capitalisme est mondial, ces conditions le sont aussi. C’est ce qui rend la contagion possible. Là où elle se produit actuellement… comme ailleurs. Cet automne a aussi eu lieu à General Motors, pendant 5 semaines, la plus grande grève de l’automobile depuis 50 ans aux Etats-Unis, cœur de l’accumulation capitaliste et de la domination impérialiste. En France, une grève illimitée se prépare pour le 5 décembre, des grèves de Sans-Papiers ont repris ces derniers mois…</p>



<h3 class="wp-block-heading">La révolution crée les luttes de masse</h3>



<p>Tapons sur le clou encore une fois. C’est le propos provocateur de Rosa Luxemburg dans sa brochure « grèves de masse » : ce ne sont pas les luttes de masse qui créent la révolution, c’est la révolution qui crée les luttes de masse. La révolution est là.</p>



<p>Autour de nous la rengaine a déjà commencé dans les milieux dits de gauche. Comme avec les Gilets Jaunes. Oui c’est bien mais pour aller où ? Mais quelles perspectives? Et ça va finir comment? Parce qu’il manque ceci, parce qu’il manque cela…</p>



<p>Et parce que cette explosion de soulèvements ne peut être totalement ignorée : mais en même temps… En même temps la planète brûle, en même temps il y a la répression, les gouvernements nous attaquent, le fascisme se développe…</p>



<p>Ce n’est pas « en même temps ». C’est « le même temps ». Ce ne sont pas deux mondes parallèles. C’est la même réalité parce que ce sont les mêmes conditions, les mêmes causes profondes qui produisent l’un et l’autre, processus antagonistes, révolutionnaire et contre-révolutionnaire. Il va falloir faire avec… et en tenir compte. La lutte pour la révolution est indissociablement aussi une lutte contre la contre-révolution. Dès le départ. L’alternative n’est pas entre démocratie (bourgeoise) ou barbarie. Elle est entre communisme ou barbarie. Entre révolution et contre-révolution. C’est tout le paradoxe : sous-estimer la portée des soulèvements et leurs potentialités va avec la sous-estimation des dangers du fascisme, de l’islamophobie, de la nécessité de la lutte politique des sans-papiers et migrantEs, de la lutte contre le militarisme…</p>



<p>L’alternative n’est pas au centre, l’antagonisme est irréductible. Tous les soulèvements ont commencé, en apparence sur une revendication limitée, soit sur une énième mesure d’austérité, une nouvelle taxe, une augmentation de prix (c’est le cas des Gilets jaunes, du Liban, du Chili, de l’Equateur) ou sur une revendication « démocratique » (c’est le cas de Hong Kong, l’Algérie, la Catalogne, la Guinée). Et les pouvoirs ont reculé. Mais cela n’a pas arrêté le mouvement. Et les deux types de revendications se sont mêlées, sociales et politiques, politiques et sociales. Faisant apparaître ces mouvements comme insaisissables. Mais que veulent-ils vraiment ? Parce qu’au fond c’est la nature même du système qui est en cause. Et que ce système a de moins en moins de médiations à proposer pour canaliser la révolte.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="8e8a85" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8e8a85;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/Riot-police-fire-tear-gas-at-protesters-at-the-entrance-of-al-Jumhuriya-bridge-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2935 not-transparent"/><figcaption><em>Manifestation à Bagdad au pont Al-Jumhuriya à l&rsquo;entrée de la zone verte.</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un « débouché politique » extérieur au mouvement?&nbsp;</strong></h3>



<p>C’est aussi la raison de la faillite de organisations traditionnelles et de l’impasse de ceux et celles qui nous expliquent que « ce qui manque » serait le « débouché politique » sans lequel tout serait voué à l’échec dès le départ. Car tout « débouché » pensé, conçu comme extérieur au mouvement lui-même est aussi extérieur à l’antagonisme irréductible qui est à la source.</p>



<p>Il fut un temps où Lénine, le révolutionnaire russe, posait une question un rien ironique : « Il est sûr que les révolutionnaires apprendront de la révolution. Mais la véritable question est : est-ce que les révolutionnaires seront capables d’apprendre quelque chose à la révolution ? ». Ironique : « apprendre de la révolution », c’est la condition pas si évidente. Et sur cette base : qu’y apporteront les révolutionnaires ?</p>



<p>Revenons à Rosa Luxemburg. C’est fin décembre 1918 dans le feu du processus révolutionnaire, quelques semaines après l’éclatement du soulèvement en Allemagne qui provoque la fin de la guerre et la chute du régime qu’elle participe à la création du parti communiste.</p>



<p>Dans le congrès de fondation elle alerte contre toute tentation de substituer un état-major à un autre. Elle argumente que le processus révolutionnaire alors en cours… est un processus. La révolution ne peut-être faite par une minorité, soit-elle très nombreuse et déterminée. La révolution doit soulever, impliquer, embraser la majorité de la société. Un régime est tombé. Soit. Des millions d’AllemandEs s’éveillent alors, à des rythmes différents à l’action politique. Elle explique alors qu’il faut que les luttes entraînent des secteurs de plus en plus profonds de la société, que la lutte politique générale doit fertiliser une multiplication de grèves économiques, de luttes sur des revendications spécifiques. Que les révolutionnaires doivent s’organiser pour travailler à cela, le favoriser. Non comme une alternative à l’insurrection, mais comme préparation pour celle-ci. Elle appelle à éviter le piège de l’insurrection prématurée, annonce que le pouvoir ne manquera de tenter de la provoquer pour isoler la minorité révolutionnaire et l’écraser tant que le rapport de forces lui est favorable. Rosa Luxemburg est mise en minorité sur ce point et l’insurrection qui se déclenche à Berlin sera écrasée, provoquant l’assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht par les milices du pouvoir. La veille de son assassinat elle écrit un article disant que c’est au travers de ses défaites que la révolution avance.</p>



<p>L’autonomie de classe qui est le nom de ce bulletin n’est pas pour nous un effet de mode ou un appel abstrait à l’insurrection. Il est un projet stratégique lié à la période. Autonomie parce que c’est dans l’antagonisme assumé avec le Capital et l’Etat que le mouvement doit se construire. Autonomie de classe parce qu’il faut dépasser le vide stratégique des références aux « peuples ». L’antagonisme de classes est au cœur du capitalisme, de son fonctionnement, de ses crises, de ses aberrations mais aussi ce qui produit ce qui peut le renverser.</p>



<p>Ce qui éclate aux quatre coins du monde nous enflamme. Pas comme une fuite de l’analyse : il faut apprendre de chacun de ces mouvements, en comprenant chaque contexte particulier, de ce qui s’y crée, s’y joue, des débats que cela suscite. Parce que, fondamentalement, les mêmes choses se jouent ici. Parce que la révolution n’est pas seulement au début du processus. Il faut s’organiser et combattre pour qu’elle en soit le but.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Denis Godard</h5>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_2930_2();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_2930_2();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_2930_2">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_2930_2" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_2930_2_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_2930_2('footnote_plugin_tooltip_2930_2_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Ce texte est dédié à Catherine Grupper, révolutionnaire infatigable et jamais désabusée. A jamais dans la révolution qui vient&#8230;</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_2930_2() { jQuery('#footnote_references_container_2930_2').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_2930_2').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_2930_2() { jQuery('#footnote_references_container_2930_2').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_2930_2').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_2930_2() { if (jQuery('#footnote_references_container_2930_2').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_2930_2(); } else { footnote_collapse_reference_container_2930_2(); } } function footnote_moveToReference_2930_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_2930_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_2930_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_2930_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/chili-algerie-hong-kongla-revolution-qui-vient/">Chili, Algérie, Hong-Kong… La révolution qui vient</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hong-Kong : Pas d&#8217;avancées sans réel changement de système</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/pas-davancees-sans-reel-changement-de-systeme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 09:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Hong-Kong]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement de masse]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Cet article a été initialement publié dans l&#8217;édition de septembre du mensuel Socialist Review. Le mouvement contre la loi d&#8217;extradition s&#8217;intensifie à Hong Kong. Nous avons interrogé le militant hongkongais Lam Chi Leung sur la <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/pas-davancees-sans-reel-changement-de-systeme/" title="Hong-Kong : Pas d&#8217;avancées sans réel changement de système">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/pas-davancees-sans-reel-changement-de-systeme/">Hong-Kong : Pas d&rsquo;avancées sans réel changement de système</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading"><em>Cet article a été initialement publié dans l&rsquo;édition de septembre du mensuel </em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="Socialist Review (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://socialistreview.org.uk/449/hong-kong-no-progress-without-real-system-change" target="_blank"><em>Socialist Review</em></a><em>.</em></h6>



<p><em>Le mouvement contre la loi d&rsquo;extradition s&rsquo;intensifie à Hong Kong. Nous avons interrogé le militant hongkongais <strong>Lam Chi Leung</strong> sur la nature du mouvement et l&rsquo;évolution de ses revendications.</em></p>



<p><strong>Étant donné la part croissante des grèves dans la protestation, quelle est la composition de classe de la protestation hongkongaise ?</strong></p>



<p>Le
mouvement contre l&rsquo;amendement de la loi d&rsquo;extradition (mouvement
anti-ELAB) a mis à contribution un nombre énorme de résident·es
de Hong Kong. La plus grande des manifestations de masse a eu lieu le
16 juin, avec deux millions de participant·es. Étant donné que la
population totale de Hong Kong est de 7,48 millions de personnes,
cela signifie qu’une personne sur quatre vivant à Hong Kong a
participé à cette manifestation. C&rsquo;est le double du nombre de
participant·es à la révolution des parapluies d&rsquo;il y a cinq ans.
Donc pour faire simple, celleux qui participent aux manifestations
pacifiques sont principalement des employé·es salarié·es, tandis
que celleux engagé·es dans l&rsquo;action directe comme les occupations
de rues et le siège de bâtiments gouvernementaux sont la jeunesse
et des jeunes travailleur·ses. Iels participent à ce mouvement de
masse en tant que citoyen·nes, et non en tant que travailleur·ses
organisé·es.</p>



<p>Cependant,
la différence entre l&rsquo;actuel mouvement anti-ELAB et la révolution
des parapluies réside non seulement dans le plus grand nombre de
participant·es, mais aussi dans le fait que les grèves politiques
ont été intégrées à l&rsquo;agenda du mouvement, et des efforts
substantiels ont été faits dans cette direction.</p>



<p>La
dernière occurrence d&rsquo;une grève politique à Hong Kong était en
1967, et était construite par la fédération des syndicats de Hong
Kong (HKFTU) qui était pro-parti communiste chinois (PCC). Après
que cette grève fut défaite, et suivant l&rsquo;adoption par le PCC de sa
politique de capitalisme d’État « Réforme et ouverture »,
la HKFTU s&rsquo;est transformée en un organe conservateur ouvertement
rallié aux capitalistes et au gouvernement.</p>



<p>Dans les années 1980, un mouvement syndical indépendant à la fois du PCC et du Kuomintang<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_2703_4('footnote_plugin_reference_2703_4_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_2703_4('footnote_plugin_reference_2703_4_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_2703_4_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_2703_4_1" class="footnote_tooltip">Le Kuomintang est un parti nationaliste bourgeois</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_2703_4_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_2703_4_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script> vit le jour, concentré principalement dans les secteurs de l&rsquo;éducation, l&rsquo;aviation, les transports publics et les services sociaux et, en 1990, ces syndicats indépendants fondèrent la Confédération des Syndicats de Hong Kong (HKCTU).</p>



<p>L&rsquo;actuel mouvement anti-ELAB s&rsquo;est mobilisé pour deux grèves politiques, les 17 juin et 5 août, les deux initiées par des syndicats issus de la HKCTU. La première grève était essentiellement un échec, tandis que la seconde mobilisa environ 350 000 travailleur·ses. Il est dit qu&rsquo;un tiers des employé·es du contrôle aérien ont participé à la grève, et une partie des équipages de Cathay Pacific et Hong Kong Airlines s&rsquo;y est jointe, provoquant l&rsquo;annulation de plus de 200 vols. Le même matin, les lignes du métro ont stoppé leur service pour une demi-journée également. On ne peut pas pour autant parler de grève généralisée ; craignant des représailles, certain·es travailleur·ses (par exemple, chez les professeur·es et les travailleur·ses sociaux) ont utilisé leur droit d&rsquo;absence annuel pour participer aux actions. Certains employeurs ont simplement laissé leurs employé·es prendre congé pour la journée.</p>



<p><strong>Est-ce
que des liens se forment entre les protestations à Hong Kong et
l&rsquo;agitation des ouvrier·es en Chine?</strong></p>



<p>Depuis
le début du mouvement, certaines personnes ont eu l&rsquo;idée de se
solidariser avec les habitant·es de la ville chinoise de Wuhan
contre la construction d&rsquo;incinérateurs de déchets hautement
polluants et de centrales électriques pour gagner la sympathie des
Chinois·es du continent au mouvement, mais cette idée parfaitement
sensée n&rsquo;a pas gagné le soutien de la majorité. Cela dit, il y a
des sections du mouvement anti-ELAB qui veulent gagner le soutien des
continentaux.</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="685f5a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #685f5a;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/09/2a1f70a6-f9e8-11e8-93b8-bdc844c69537_image_hires_164949-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-2709 not-transparent"/><figcaption>Des dizaines de milliers de chinois·e·s manifestent à Wuhan contre les projets d&rsquo;incinérateurs de déchets</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;exemple
le plus flagrant était pendant la manifestation du quartier de
Kowloon le 7 juillet. Malgré le fait que l’organisation de cette
manifestation provenait du nativisme d&rsquo;extrême-droite, les
participant·es de la manifestation ont pris l&rsquo;initiative de
distribuer des tracts aux touristes Chinois·es dans des caractères
chinois simplifiés, et ont même chanté l&rsquo;Internationale ! 
</p>



<p>Bien
que, d&rsquo;un côté, un sentiment de différenciation du continent
chinois s&rsquo;est développé chez les habitant·es de Hong Kong,
particulièrement parmi la génération croissante de jeunes, d&rsquo;un
autre côté, iels sont toujours ouvert·es quant à la possibilité
de gagner le soutien des travailleur·ses et des mouvements de
défense des droits du continent. Iels sont prêt·es à considérer
toutes les méthodes qui peuvent faire avancer leur mouvement.</p>



<p><strong>Comment
se concrétise l&rsquo;identification, au moins partielle, de la gauche au
capitalisme rouge chez les manifestant·es ? Quels défis
stratégiques cela pose-t-il pour les anticapitalistes de Hong Kong ?</strong></p>



<p>En
tant qu&rsquo;activiste et militant socialiste révolutionnaire, j&rsquo;ai
toujours argumenté pour trois choses depuis le début du mouvement
anti-ELAB : 1) prendre des décisions pour l&rsquo;action pour lesquelles
nous sommes mutuellement responsables en organisant des débats
démocratiques entre les manifestant·es, et ne pas faire vertu du
manque d&rsquo;organisation du mouvement et de son caractère décentralisé
; 2) continuer les rassemblements de masse et les blocages mais, dans
la mesure du possible, éviter d&rsquo;attaquer les bâtiments
gouvernementaux pour ne pas donner de prétexte à l&rsquo;intensification
du niveau de répression ou au recours à l&rsquo;armée chinoise ; 3)
s&rsquo;unir avec le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux et
utiliser la grève politique et la grève scolaire comme notre arme
de lutte, et par la même occasion, établir des organes de pouvoir
ouvrier indépendants de la classe dirigeante. A cette fin, nous
devrions mettre en avant des revendications socio-économiques qui
s&rsquo;opposent à l&rsquo;exploitation capitaliste, pour encourager plus de
travailleur·ses à participer. Et de la même façon, nous devrions
soutenir les luttes ouvrières en Chine continentale et les luttes
des citoyen·nes pour la défense de leurs droits, pour cultiver des
forces populaires sur le continent chinois à même de s&rsquo;opposer au
capitalisme bureaucratique du PCC.</p>



<p>En
tant que ville à la frontière sud de la Chine, Hong Kong a
entretenu depuis des années une atmosphère politique
anti-communiste, et a été influencée par l&rsquo;ombre immense d&rsquo;une
classe dirigeante autoritaire qui se prétendait communiste.
Convaincre ses citoyen·nes de sympathiser avec la gauche socialiste
et de la soutenir est sans aucun doute une tâche ardue, mais pas
impossible.</p>



<p><strong>Il y a eu des exemples isolés de manifestant·es hissant le drapeau états-unien ou anglais, ainsi qu&rsquo;une pétition en ligne appelant à l&rsquo;intervention des États-Unis, ce qui suggère qu&rsquo;au moins une partie du mouvement attend une solution de l&rsquo;ouest. Quelle est l&rsquo;importance politique de ces idées ?</strong>                                                                                             <strong>Quel est le danger que ces protestations puissent renforcer une alliance hétéroclite de nativistes hongkongais (qui affirment être Hongkongais et non Chinois), de néo-libéraux opposés à la République Populaire et de réactionnaires pro-occidentaux, et ainsi renforcer l’occident ?</strong></p>



<p>Les
nativistes d&rsquo;extrême-droite qui excitent le chauvinisme hongkongais
étaient quelque peu influents pendant la révolution des parapluies
en 2014 et les deux années qui suivirent. Dans le mouvement
anti-ELAB actuel, par contraste, ils sont devenus plus faibles à la
fois en terme organisationnel et en capacité de mobilisation, bien
qu&rsquo;ils aient toujours de l&rsquo;influence sur une partie de la jeunesse
sur le plan intellectuel. Ils profitent de la forme désorganisée du
mouvement, qui leur permet de justifier les attaques
de bâtiments gouvernementaux sans en
assumer les conséquences, tout en esquivant les critiques et les
décisions du mouvement de masse.</p>



<p>Ils
dénigrent les Chinois·es du continent en les traitant de « Shinajin »
(un terme de l&rsquo;époque du Japon impérial qui est aujourd&rsquo;hui
l&rsquo;apanage des racistes anti-Chinois·es) et hissent même le drapeau
colonial britannique de Hong Kong ou le drapeau états-unien.</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="5d5452" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5d5452;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/09/2019080415524637020-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2708 not-transparent"/></figure>



<p>Tout
ceci facilite la rhétorique du PCC qui amalgame le mouvement
anti-ELAB à une tentative d&rsquo;ingérence étrangère, et leur permet
de renforcer le nationalisme chinois pour diviser les habitant·es de
Hong Kong et de la Chine continentale. Les nativistes appellent même
le président Trump et d&rsquo;autres leaders mondiaux à « donner à
Hong Kong sa liberté ». Une telle position pourrait rapidement
évoluer en une autre qui attendrait des Etats-Unis et de l’Union
Européenne de mettre la pression à la Chine. Objectivement, un
mouvement anti-ELAB utilisé par les puissances impérialistes
occidentales comme un pion dans leur jeu de pouvoir politique finira
certainement sacrifié sur la table des négociations entre les
puissances impérialistes.</p>



<p>Néanmoins,
jusqu&rsquo;ici le mouvement anti-ELAB n&rsquo;est pas tombé sous la direction
des nativistes d&rsquo;extrême-droite. Je crois que l&rsquo;implication des
travailleur·ses organisé·es, des femmes, des LBGT, et autres
mouvements progressistes, ainsi que de la gauche socialiste, va être
cruciale pour la direction du mouvement de masse.</p>



<p><strong>Y
a-t-il du soutien à la revendication d&rsquo;indépendance de Hong Kong
parmi les protestataires ? Si tel est le cas, quel devrait être
l&rsquo;attitude des socialistes face à ça ?</strong></p>



<p>La gauche socialiste soutient le droit des habitant·es de Hong Kong à l&rsquo;auto-détermination, de même que nous soutenons le droit à l&rsquo;auto-détermination de la province du Xinjiang et du Tibet, mais nous ne préconisons pas l&rsquo;indépendance de Hong Kong. Dans les circonstances concrètes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, faire campagne pour l&rsquo;indépendance de Hong Kong serait une erreur. Nous prônons la lutte unie du peuple de Hong Kong et de la Chine continentale pour une Chine démocratique et socialement égalitaire, et dans ce but, nous disons que Hong Kong doit être auto-gouvernée et réellement démocratique. </p>



<p><strong>Quelle
est l&rsquo;importance de l&rsquo;identité nationale fondée sur un modèle
réussi de société capitaliste construite par ceux qui fuyaient les
persécutions de l’État communiste ? Et est-ce qu&rsquo;il y a des
signes qui montrent l&rsquo;influence du mouvement sur cette identité?</strong></p>



<p>C&rsquo;est
un phénomène très compliqué, je vais donc me limiter à des
observations préliminaires. L&rsquo;identité de Hong Kong a d&rsquo;abord
émergé dans les années 1970. Dans le sillage de son décollage
économique, une certaine identité hongkongaise locale a vu le jour
au sein d&rsquo;une nouvelle génération de natifs, un phénomène qui
contrastait avec la génération de mes parents, dont la plupart
vinrent à Hong Kong pour fuir la « Chine communiste » et
étaient prêt·es à émigrer à l&rsquo;étranger si nécessaire. Dans
l&rsquo;ensemble, cette identité hongkongaise reflétait une fierté des
réussites économiques et l&rsquo;attente d&rsquo;une vie confortable, loin de
la guerre et des troubles politiques.</p>



<p>En
même temps, cela n&rsquo;impliquait pas le rejet de l&rsquo;identité chinoise.
En effet, l&rsquo;attachement aux localités chinoises d&rsquo;origine restaient
très fort. C&rsquo;était dû au fait que la plupart des familles
chinoises de Hong Kong avaient immigré du continent, qui restait la
terre de leurs aïeux. En soutenant le mouvement démocratique de la
place Tiananmen en 1989, ainsi qu&rsquo;en apportant de l&rsquo;aide humanitaire
pour les inondations de 1991 dans l&rsquo;est de la Chine et pour le
tremblement de terre de Sichuan en 2008, les habitant·es de Hong
Kong étaient conduit·es par un sentiment national selon lequel
«&nbsp;Nous sommes tou·tes Chinois·es&nbsp;» et apportèrent leur
total soutien sur cette base.</p>



<p>Ce
sentiment persista après la fin de la domination coloniale
britannique de Hong Kong en 1997. Les sondages d&rsquo;opinion de l&rsquo;époque
suivant immédiatement le retour de la souveraineté chinoise
montrent que, pour un temps, la population de Hong Kong approuvait
plus le gouvernement central de Beijing que le gouvernement de la
Région administrative spéciale de Hong Kong.</p>



<p>Pour
autant, les pressions faites à Hong Kong par les autorité du PCC,
la certitude que le gouvernement du PCC n&rsquo;avait aucune intention
d&rsquo;accorder vraiment le suffrage universel, ainsi que l&rsquo;autoritarisme
grandissant de Xi Jinping et les signes troublants de déclin social
(par exemple le scandale sanitaire du lait en poudre empoisonné et
la répression des dissident·es) ont tous participé à créer un
sentiment de différenciation au sein des habitant·es de Hong Kong,
et ce sentiment s&rsquo;est accéléré au cours de la dernière décennie.

</p>



<p>La
nouvelle génération de Hongkongais·es tend à s&rsquo;identifier plus en
tant que Hongkongais·es qu&rsquo;en tant que «&nbsp;Chinois·es de Hong
Kong&nbsp;». Voilà la clé de l&rsquo;émergence de l&rsquo;indépendance de
Hong Kong en tant que courant intellectuel.</p>



<p>De
plus, dans les dernières années, ce sentiment d&rsquo;identification à
Hong Kong s&rsquo;est mêlé à des tendances de droite hostiles aux
nouveaux immigré·es chinois·es, et a eu plus ou moins d&rsquo;influence
sur la révolution des parapluies et sur le mouvement anti-ELAB.</p>



<p>Les
socialistes doivent rester sensibles à ce nouveau phénomène et
faire la distinction entre les droits légitimes des habitant·es de
Hong Kong et un point de vue xénophobe. Iels doivent insister sur le
fait que les habitant·es de Chine continentale et de Hong Kong
partagent le même intérêt à résister à l’oppression du
capitalisme bureaucratique du PCC et qu&rsquo;iels doivent s&rsquo;unir dans la
lutte.</p>



<p><strong>Carrie
Lam prétend que la loi d&rsquo;extradition est morte, mais ce n&rsquo;est
clairement pas suffisant pour arrêter le mouvement. La question du
suffrage universel, soulevée pendant la révolution des parapluies,
est devenue assez centrale – il avait été promis par le passé et
jamais implémenté – quel progrès y a-t-il eu?</strong></p>



<p>Significativement,
les Hong Kongais ont réalisé peu à peu qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas de
vraie victoire sans changement du système politique, même si Carrie
Lam démissionnait. Suivant cette ligne directrice, le mouvement
anti-ELAB a présenté ses cinq revendications : la fin de la
caractérisation du mouvement comme une émeute, la libération des
manifestant·es arrêté·es, le retrait de la loi d&rsquo;extradition, la
recherche de responsabilités pour les violences policières avec la
formation d&rsquo;une commission d&rsquo;investigation indépendante et le
suffrage universel pour les élections du conseil législatif et du
chef de l&rsquo;exécutif de Hong Kong.</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="585854" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #585854;" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="400" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/09/merlin_159146613_5e282afb-fb7f-4c7c-9fd2-a00d62f27318-articleLarge.jpg" alt="" class="wp-image-2706 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/09/merlin_159146613_5e282afb-fb7f-4c7c-9fd2-a00d62f27318-articleLarge.jpg 600w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/09/merlin_159146613_5e282afb-fb7f-4c7c-9fd2-a00d62f27318-articleLarge-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p>Cependant,
obtenir le suffrage universel sera extrêmement difficile, puisque
selon la loi fondamentale de la région administrative spéciale de
Hong Kong, établie par le PCC, Hong Kong n&rsquo;est pas autorisée à
tenir des élections démocratiques. Le régime du PCC espère voir
Hong Kong continuer son style autoritaire de laissez-faire
capitaliste, qui permet à la classe dirigeante de jouir
perpétuellement de ses privilèges. Seul un puissant mouvement
ouvrier pourrait gagner le suffrage universel, sans même parler
d&rsquo;autres réformes économiques. Le PCC a raison de craindre le
mouvement ouvrier à Hong Kong, de la même façon qu&rsquo;il a peur du
mouvement ouvrier sur le continent.</p>



<p><strong>Au-delà
de la démission de Carrie Lam, qu&rsquo;est-ce que les protestataires
accepteraient comme « victoire » à ton avis?</strong></p>



<p>Une
section de démocrates modérés pense qu&rsquo;il suffirait que Carrie Lam
accepte de retirer la loi d&rsquo;extradition et établisse une commission
d&rsquo;investigation indépendante sur les violences pour que les
Hongkongais·es y voient une victoire. Mais les masses ne sont pas
d&rsquo;accord. Elles appellent clairement à plus de réformes politiques
et sociales. Actuellement, la tâche la plus importante du mouvement
de masse est d&rsquo;établir une organisation qui peut mettre en place une
lutte unie et qui attire la sympathie et le soutien des Chinois·es
du continent.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>Lam Li Cheung est un socialiste révolutionnaire basé à Hong Kong et éditeur des archives internet marxistes chinoises.</em></h6>



<h6 class="wp-block-heading"><em>Traduit de l&rsquo;anglais par Gabriel Cardoen</em>.

</h6>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_2703_4();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_2703_4();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_2703_4">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_2703_4" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_2703_4_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_2703_4('footnote_plugin_tooltip_2703_4_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Le Kuomintang est un parti nationaliste bourgeois</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_2703_4() { jQuery('#footnote_references_container_2703_4').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_2703_4').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_2703_4() { jQuery('#footnote_references_container_2703_4').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_2703_4').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_2703_4() { if (jQuery('#footnote_references_container_2703_4').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_2703_4(); } else { footnote_collapse_reference_container_2703_4(); } } function footnote_moveToReference_2703_4(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_2703_4(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_2703_4(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_2703_4(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/pas-davancees-sans-reel-changement-de-systeme/">Hong-Kong : Pas d&rsquo;avancées sans réel changement de système</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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