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	<title>Archives des Égypte - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Égypte - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/quelle-strategie-de-liberation-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 15:59:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[anti-impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Impérialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le 17 janvier 2024, A2C organisait au CICP (Paris) un débat sur le thème « Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?« , avec la participation de : L&#8217;introduction par Meriem revient sur le sens pour nous d&#8217;une <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/quelle-strategie-de-liberation-au-moyen-orient/" title="Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?">[...]</a></div>
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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p>Le 17 janvier 2024, A2C organisait au CICP (Paris) un débat sur le thème « <em><strong>Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?</strong></em>« , avec la participation de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Samir et Halla (<em>Courant de la Gauche révolutionnaire</em> &#8211; Syrie, en duplex depuis Damas) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=96s">01:</a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=96s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">36</a>« </li>



<li>Omar Alsoumi (<em>Boussole Palestine</em>) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=957s">15:</a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=957s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">57</a>« </li>



<li>Ghayat Naisse (<em>Courant de la Gauche révolutionnaire</em> &#8211; Syrie) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=1797s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">29:57</a>« </li>



<li>Ahmed (<em>Socialistes Révolutionnaires</em> &#8211; Égypte) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=2725s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">45:25</a>« </li>



<li>Jad Bouharoun (<em>A2C</em>) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=3420s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">57:00</a>« </li>
</ul>



<p>L&rsquo;introduction par Meriem revient sur le sens pour nous d&rsquo;une telle discussion :</p>



<p>Le Moyen-Orient, région au cœur de tensions géopolitiques et sociales, connaît des bouleversements majeurs qui redéfinissent les perspectives de libération et d’émancipation. Les récents développements, comme la situation à Gaza avec un accord de « cessez-le-feu » ou la chute de Bachar al-Assad en Syrie, s’inscrivent dans un contexte plus large marqué par les révolutions arabes de 2011. Ces soulèvements populaires, bien qu’étouffés dans de nombreux pays continuent de nourrir des aspirations à la justice sociale et à la liberté tout en posant des questions sur les moyens d’atteindre une véritable transformation.</p>



<p>La lutte au Moyen-Orient ne peut être pensée comme une série de luttes nationales isolées. Qu’il s’agisse de la résistance palestinienne contre le système colonial sioniste, des transformations politiques en Syrie, ou des révoltes étouffées en Égypte, au Liban, au Yémen, au Soudan et ailleurs ces dynamiques sont profondément liées.&nbsp;</p>



<p>Le colonialisme, les régimes autoritaires et la domination impérialiste ne sont pas des phénomènes indépendants, ils forment un système global dans lequel les grandes puissances, les élites locales et les structures économiques capitalistes se renforcent mutuellement et collaborent pour maintenir des millions de personnes dans l’oppression et la précarité.&nbsp;</p>



<p>Penser la libération au Moyen-Orient c’est envisager la libération du point de vue de notre classe : celle des classes populaires, des travailleurs et travailleuses, des pauvres. Cette approche place les opprimés au centre des stratégies de transformation sociale et politique, seule capable de renverser ce système globale de domination et à bâtir un avenir libéré des systèmes d&rsquo;exploitation et d&rsquo;oppressions</p>
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		<title>Les prémices d&#8217;une nouvelle révolution égyptienne</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/les-premices-dune-nouvelle-revolution-egyptienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Gabo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 15:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement de masse]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Nous partageons cet article publié anonymement sur le site des Révolutionnaires Socialistes au lendemain de manifestations contre Sissi. Malgré leur taille modeste, ces rassemblements à l’appel d’un entrepreneur reconverti en lanceur d’alerte semblent avoir bouleversé <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/les-premices-dune-nouvelle-revolution-egyptienne/" title="Les prémices d&#8217;une nouvelle révolution égyptienne">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Nous partageons cet article publié anonymement sur le <a rel="noreferrer noopener" aria-label="le site des Révolutionnaires Socialistes (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://revsoc.me/" target="_blank">site des Révolutionnaires Socialistes</a> au lendemain de manifestations contre Sissi. Malgré leur taille modeste, ces rassemblements à l’appel d’un entrepreneur reconverti en lanceur d’alerte semblent avoir bouleversé le régime, à en juger par la réaction de la police et de ses portes-paroles médiatiques. L’article ci-dessous revient sur ce moment charnière en analysant notamment les fissures dans l’alliance contre-révolutionnaire au pouvoir.</em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Une fois encore, les masses populaires dépassent les élites politiques et les prennent au dépourvu. Des milliers de femmes et d’hommes, bravant les risques d’arrestation et de répression meurtrière, ont répondu à l’appel de Mohamad Ali à manifester contre Sissi, signalant le retour des slogans de la révolution de janvier 2011 sur les places et dans la rue. Les manifestations du vendredi 20 septembre (2019) constituent un bond en avant qualitatif sur le chemin de l’opposition au régime de Sissi. Le barrage de la peur érigé lors des années précédentes sur fond de meurtre, de torture et d’emprisonnement est en train de s’écrouler, avec tout ce que cela implique comme ouvertures pour un mouvement de résistance dans la prochaine période.</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="413832" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #413832;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/egypte1.jpg" alt="" class="wp-image-2839 not-transparent"/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Quand « ceux d&rsquo;en bas » ne veulent plus et que « ceux d&rsquo;en haut » ne peuvent plus</h3>



<p>Beaucoup parlent de complots, de divisions parmi les différents services qui constituent le régime pour expliquer cette vague de manifestations qui, selon eux, aurait bénéficié d’une relative clémence des forces de police. Ces idées expriment une grande méfiance à l’égard des masses et de leur capacité à dépasser les défaites d’hier afin de revenir défier le régime, mais aussi un manque de lucidité causé par le fait que les milieux qui surgissent aujourd’hui diffèrent de ceux qui ont fait la révolution de janvier 2011. <br><br>Ceci de veut pas dire que les divisions et les failles dans l’alliance au pouvoir depuis le coup d’état de 2013 ne jouent aucun rôle dans le moment politique actuel, elles y constituent au contraire un élément central. De telles divisions au sommet préfigurent souvent des mouvements par en-bas, qui peuvent prendre une direction réformiste ou révolutionnaire, lorsque les masses ressentent la fragilité des remparts du pouvoir. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Sissi, un mal nécessaire pour la bourgeoisie</h3>



<p>Nous ne pouvons comprendre le potentiel du mouvement actuel sans revenir sur la nature de la crise que traverse le régime militaire au pouvoir. Sissi s’est hissé au sommet de l’État en prenant la tête d’une contre-révolution qui visait clairement à mettre fin au mouvement populaire et politique né de la révolution de 2011. Le maréchal a réussi à se créer une base sociale parmi la classe capitaliste et les classes moyennes pour consolider son projet de dictature militaire. La logique de ce soutien était, en un mot, la peur de la révolution. La peur des vagues de grèves et de manifestations ouvrières et sociale, la peur des mouvements politiques de la jeunesse qui réclame justice, démocratie et liberté. Enfin, la peur de la montée des mouvements islamistes et de leur place de premier plan sur la scène politique.</p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="7c736d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7c736d;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/617a64914133303229609faf672a2e994ff2e0df_sipa_ap21725044_000003.jpg" alt="" class="wp-image-2842 not-transparent"/><figcaption>Al-Sissi et son état-major</figcaption></figure>



<p>Les contours de l’accord étaient clairs : la classe capitaliste égyptienne renonce à toute prétention de participation au pouvoir, mais aussi à une bonne partie de ses profits en faveur de l’institution militaire qui est ainsi récompensée pour son rôle de fossoyeur d’une révolution qui menaçait les intérêts bourgeois. </p>



<p>De tels arrangements historiques ne sont pas nouveaux; les bourgeoisies sont souvent prêtes à faire des concessions immenses à un homme fort issu de l’armée, tant que cette dernière la protège de la révolution et des poussées de celles et ceux d’en-bas. Mais ce compromis constitue un régime d’exception, forcément temporaire. En effet, lorsque le danger immédiat est écarté, une fois que la contre-révolution a assis sa victoire contre les mouvements sociaux et politiques, que les baïonnettes font régner l’ordre dans la rue et à l’usine et que les révolutionnaires se retrouvent au cimetière, au cachot ou en exil, alors le compromis de la veille prend les contours d’une charge insupportable qui pèse sur les épaules de la bourgeoisie et l’homme fort de la contre-révolution, de héros, se transforme en despote corrompu dont il faut se débarrasser. Son maintien au pouvoir devient même le premier facteur d’instabilité, et les failles font leur apparition au grand jour dans le “front de la nécessité” que la situation révolutionnaire avait imposé. </p>



<p>La crise révolutionnaire elle-même avait eu comme conséquence un changement des rapports de force au sein des institutions étatiques. Alors que le régime de Moubarak était basé sur un équilibre précis entre la présidence, le ministère de l’intérieur et l’armée, la révolution est passée par là et l’intérieur est devenue le “laquais” de l’armée &#8211; comme le dit Mohamad Ali &#8211; qui  est elle-même le laquais de la présidence. Tout le monde a accepté cette situation vue comme un mal nécessaire le temps d’asseoir le coup d’état et d’assurer la victoire de la contre-révolution. Mais les tentatives de Sissi pour faire de l’exception la règle sur le long terme, comme nous l’avons vu avec les réformes constitutionnelles, ont généré des divergences au sein des services de l’État. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Un régime en crise de légitimité</h3>



<p>D’autre part, le dynamisme relatif de l’économie, qui se traduit d’un côté par plus de pauvreté et d’austérité, et de l’autre par un élargissement des “grands projets” financés par des crédits du golfe et des pays occidentaux, a aussi un caractère exceptionnel et temporaire. Par exemple, les villes nouvelles comme la capitale administrative (sortie de terre à 40km du Caire) et El-Alamain, avec leurs infrastructures massives dans lesquelles ont été injectés des milliards de dollars, ne sont destinées ni à l’industrie, ni à l’agriculture ni même au tourisme, et par conséquent ne pourront générer de revenus pour rembourser les dettes ni même les intérêts des dettes. </p>



<p>Aucun régime politique ne peut survivre sur le long terme par la seule répression. Il faut une idéologie qui dote le régime d’une légitimité auprès de certaines couches sociales. La peur peut donner cette légitimité par la force de circonstances exceptionnelles et pendant une courte durée, mais elle perd de son efficacité si le régime tente d’en faire la base permanente de son pouvoir. C’est ce que Sissi essaie de faire (en particulier depuis les réformes constitutionnelles), et les dernières manifestations sont un retour de bâton pour lui et sa dictature militaire. Nous faisons face à un régime qui a perdu sa légitimité, et en face duquel se dresse une opinion publique hostile qui a perdu patience avec la corruption, l’incompétence et la répression. Les épouvantails absurdes, comme le terrorisme, le danger islamiste et le “chaos” syrien et irakien qui avaient un temps légitimé le régime, ne passent plus dans l’opinion publique. Cette dernière ne supporte plus de subir des politiques d’austérité et d’appauvrissement alors que des milliards sont dépensés pour construire des palais présidentiels et des quartiers chics pour les grands hommes d’affaires et les chefs de l’armée et de la police. </p>



<figure class="wp-block-image"><img data-dominant-color="272536" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #272536;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/egypte3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2838 not-transparent"/></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Reconstruire les bases de la résistance</h3>



<p>Sommes-nous pour autant sur le seuil d’une nouvelle révolution ou même d’une situation révolutionnaire? Les fissures dans l’alliance de classe au pouvoir et l’explosion de colère contre Sissi et son régime représentent sans doute un véritable saut qualitatif. Mais le régime n’est pas près de s’effondrer, et les batailles à venir s’annoncent longues et difficiles. La vague actuelle de colère qui annonce le début de l’effondrement du mur de la peur est un phénomène important et dangereux, mais ce n’est que le début d’un long chemin pour guérir les blessures de la défaite de la révolution de janvier 2011 et reconstruire les bases de la résistance sur les campus et les lieux de travail ainsi que dans les organisations syndicales. Un long processus, entaché de milliers de luttes limitées sur les lieux de travail, d’étude et de vie, grâce auxquelles les masses pourront retrouver leur confiance dans leur capacité à changer le cours des choses et dans le projet révolutionnaire. Tout ceci nécessite un travail acharné et organisé et ne viendra pas du jour au lendemain.</p>



<p>Nous devons sans plus attendre nous appuyer sur l’initiative qualitative des masses; premièrement en construisant un front uni des forces d’opposition de différents bords, afin d&rsquo;interagir avec le mouvement populaire et d’élaborer des revendications permettant de dépasser le régime Sissi et le pouvoir militaire; deuxièmement, il nous faut profiter de la moindre faille qui puisse apparaître dans le rempart du régime afin de reconstruire nos organisations syndicales, étudiantes et politiques dans le but de reconquérir l’espace politique fermé de force par la contre révolution. La lutte qui s’annonce à nous est longue et difficile, mais elle a déjà commencé. Les masses ont pris l’initiative, les forces politiques révolutionnaires doivent maintenant les suivre.      </p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’activiste égyptien Haytham Mohamadeen arrêté par les forces de sécurité égyptiennes.</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/lactiviste-egyptien-haytham-mohamadeen-arrete-par-les-forces-de-securite-egyptiennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 May 2018 05:18:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Haytham Mohamadeen, avocat du travail et activiste socialiste, a été arrêté par les forces de sécurité égyptiennes vendredi 18 mai à l’aube selon des médias locaux et des activistes des droits humains. Des officiers de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/lactiviste-egyptien-haytham-mohamadeen-arrete-par-les-forces-de-securite-egyptiennes/" title="L’activiste égyptien Haytham Mohamadeen arrêté par les forces de sécurité égyptiennes.">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i><span style="font-weight:400;">Haytham Mohamadeen, avocat du travail et activiste socialiste, a été arrêté par les forces de sécurité égyptiennes vendredi 18 mai à l’aube selon des médias locaux et des activistes des droits humains. Des officiers de la Sécurité Nationale et de la police ont effectué un raid contre son logement et l’ont emmené vers une destination inconnue. </span></i><br />
<i><span style="font-weight:400;">Ce n’est pas la première fois que Haytham est visé par la répression de l’état égyptien. Il faisait partie des plus de 1000 personnes arrêtées durant la vague de répression contre les manifestations qui dénoncèrent la cessation des îles de Tiran et Sanafir par le gouvernement égyptien à l’Arabie Saoudite en avril 2016. </span></i><br />
<i><span style="font-weight:400;">Une source des services de sécurité a affirmé à l’agence Reuters que Haytham était “soupçonné d’appartenir à une organisation terroriste”. Après avoir disparu pendant plus de 24h, Haytham a comparu devant un procureur qui lui a annoncé 15 jours de détention provisoire pour les chefs d’accusation suivants: la collaboration avec une organisation terroriste, l’agitation pour des manifestations, les troubles à la paix sociale et l’agissement contre les intérêts des citoyens, le tout dans le cadre de l’enquête autour des manifestations spontanées qui ont éclaté après l’annonce de l’augmentation des prix des tickets de métro du Caire. </span></i><br />
<i><span style="font-weight:400;">Evidemment, Haytham n’a rien d’un terroriste. C’est un des avocats du travail les mieux connus d’Egypte et un activiste des Socialistes Révolutionnaires. </span></i><br />
<b>Grèves</b><br />
<i><span style="font-weight:400;">Il a travaillé sans relâche pour défendre des ouvrier-e-s grévistes contre les attaques de l’Etat et des patrons, sur les piquets comme dans les tribunaux, défendant des conducteurs de bus, des travailleurs et travailleuses des hôpitaux, des ouvriers métallurgistes et des cheminots en plus de victimes de torture et de violences policières. </span></i><br />
<i><span style="font-weight:400;">Il avait déjà été arrêté en septembre 2013 alors qu’il se dirigeait vers le tribunal pour y défendre des métallurgistes de Suez dont la manifestation avait été attaquée par la police, provoquant une campagne de solidarité internationale pour sa libération.</span></i><br />
<i><span style="font-weight:400;">Dans un communiqué, Amnesty International affirme que “au vu de la campagne de répression qui est en cours depuis les élections présidentielles, nous exprimons notre profonde inquiétude quant à l’arrestation de Mohamadeen chez lui tôt ce matin. Haytham a défendu des centaines de travailleurs qui ont été persécutés pour avoir constitué des syndicats indépendants et réclamé de meilleures conditions de travail. Les autorités égyptiennes sont connues pour leur usage de la détention arbitraire et des disparitions forcées pour punir les avocats des droits humains et les membres de l’opposition. Il est donc fort possible qu’il soit en ce moment même en train de subir des mauvais traitements de la part des autorités.”</span></i><br />
<i><span style="font-weight:400;">Haytham doit être libéré immédiatement. </span></i><br />
Article initialement paru du <a href="https://socialistworker.co.uk/">Socialist Worker</a>, traduction <em><strong>Jad </strong><strong>Bouharoun</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/lactiviste-egyptien-haytham-mohamadeen-arrete-par-les-forces-de-securite-egyptiennes/">L’activiste égyptien Haytham Mohamadeen arrêté par les forces de sécurité égyptiennes.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Solidarité avec Mahienour et Moatasem:  emprisonnés pour avoir défendu le droit de manifester et le droit de grève</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/solidarite-avec-mahienour-et-moatasem-emprisonnes-pour-avoir-defendu-le-droit-de-manifester-et-le-droit-de-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2018 17:57:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">L&#8217;avocate militante Mahienour el-Massry et le leader syndical Moatasem Medhat ont été condamnés à deux ans de prisons par une cour égyptienne. Ils sont accusés d&#8217;avoir enfreint une loi sur les rassemblements publiques imposée par <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/solidarite-avec-mahienour-et-moatasem-emprisonnes-pour-avoir-defendu-le-droit-de-manifester-et-le-droit-de-greve/" title="Solidarité avec Mahienour et Moatasem:  emprisonnés pour avoir défendu le droit de manifester et le droit de grève">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight:400;"><em>L&rsquo;avocate militante Mahienour el-Massry et le leader syndical Moatasem Medhat ont été condamnés à deux ans de prisons par une cour égyptienne. Ils sont accusés d&rsquo;avoir enfreint une loi sur les rassemblements publiques imposée par les autorités coloniales britanniques en 1914. Mahienour et Moatasem sont en prison depuis leur procès en novembre 2017 et feront appel de leur jugement le 13 janvier 2018. Les avocats Asmaa Naeem et Waleed El Ammary ainsi que l&rsquo;activiste Ziad Abou el Fadl ont également été condamnés à trois ans de prisons in absentia. En plus de la loi de 1914 sur les rassemblements publics, le procureur reproche aux accusé-e-s d&rsquo;avoir enfreint la loi répressive de 2013 sur les manifestations, ainsi que d&rsquo;avoir mené des « activités violentes » et d&rsquo;avoir « insulté le président ». Le seul témoin de l&rsquo;accusation est un officier de police dont le rapport écrit indique que les accusés avaient déjà quitté la scène à son arrivée.  </em></p>
<p style="font-weight:400;"><em>Les faits dont Mahienour, Moatasem et leurs collègues sont accusés sont liés à un rassemblement durant la vague de manifestations contre le transfert des îles de Tiran et Sanafir de l&rsquo;Egypte vers l&rsquo;Arabie Saoudite; cependant il est clair que le véritable but est d&#8217;emprisonner des militants qui se mettent en première ligne pour défendre les travailleurs et les activistes persécutés par les autorités.</em></p>
<p style="font-weight:400;"><em>Mahienour, avocate primée des droits de l&rsquo;homme, est connue pour son travail de défense d&rsquo;activistes, de syndicalistes et de réfugié-e-s Syrien-ne-s face aux persécutions des autorités. Elle avait été emprisonnée en 2015 pour avoir manifesté contre l&rsquo;acquittement de policiers accusés du meurtre de Khaled Said, le jeune homme originaire d&rsquo;Alexandrie dont la mort en 2010 a provoqué le mouvement contestataire qui a ouvert la voie au soulèvement de 2011. Le prix international des droits de l&rsquo;homme Ludovic-Trarieux lui a été décerné alors qu&rsquo;elle était en prison pour son travail de défense des innombrables personnes écrouées par le système judiciaire répressif de l&rsquo;Egypte. Même en prison elle continua de travailler pour la défense de ses codétenues, souvent des femmes ouvrières emprisonnées pour des dettes qu&rsquo;elles ne pouvaient rembourser.</em></p>
<p style="font-weight:400;"><em>Le syndicaliste Moatasem Medhat a prouvé devant la cour de justice qu&rsquo;il n&rsquo;était même pas présent à cette manifestation mais écopa néanmoins d&rsquo;une condamnation de deux ans de prison. Membre du Parti du Pain et de la Liberté, Moatasem fait partie des fondateurs du syndicat indépendant à la &lsquo;Lord Company&rsquo;, (une usine de rasoirs en Alexandrie) dont il fut le secrétaire avant d&rsquo;être victimisé et licencié par la direction pour son activité syndicale. Il est également membre du comité exécutif de la Conférence permanente des travailleurs d&rsquo;Alexandrie, une fédération régionale de syndicats indépendents. Par le biais de la fédération Moatasem a lutté pour la réforme du droit du travail et du droit syndical, particulièrement répressifs en Egypte, et a contribué à l&rsquo;organisation d&rsquo;une campagne pour sauver des emplois dans l&rsquo;industrie textile. Depuis son licenciement de Lord, il a travaillé comme agent de surveillance et comme boutiquier dans le secteur touristique. Il est marié et a un enfant.  </em></p>
<p style="font-weight:400;"><em>Mahienour et Moatasem ne sont que deux parmi les dizaines de milliers de gens emprisonnés sur des accusations fabriquées de toutes pièces par le régime militaire et autoritaire d&rsquo;Abdelfattah al-Sisi. Amnesty International montre comment les autorités égyptiennes font usage « massif des arrestations arbitraires pour réprimer les manifestations et les contestations, emprisonnant journalises, défenseurs des droits de l&rsquo;homme et manifestants tout en limitant les activités des organisations des droits de l&rsquo;homme », en plus de pratiquer la torture, les exécutions extrajudiciaires et la persécution des personnes assimilées LGBT+ dans une campagne de répression homophobe contre la « débauche ».</em></p>
<p style="font-weight:400;">
<p><em> </em></p>
<p style="font-weight:400;"><em>Des soutiens des accusés rassemblés devant la cour de justice le 30 décembre 2017 pour écouter les verdicts ont également été attaqués par la police. Mustafa Tawfiq, Mohammed al-Hadidi et Haythem el-Deeb ont été arrêtés après que Tawfic et el-Deeb aient été sévèrement battus.</em></p>
<p style="font-weight:400;"><strong>Ce que vous pouvez faire:</strong></p>
<p style="font-weight:400;"><strong>    </strong></p>
<ul>
<li><strong>suivez la page Facebook &lsquo;FreeMahienour&rsquo; pour des mises à jour sur la campagne  </strong></li>
<li><strong>téléchargez le tract [</strong><a href="https://egyptsolidarityinitiative.org/2018/01/03/solidarity-with-mahienour-and-moatasem-jailed-for-defending-the-right-to-protest-and-strike/81858-a4_2pp-p/"><strong>mahie_moatasem_leaflet_A4</strong></a><strong>] et le poster</strong><strong>[</strong><a href="https://egyptsolidarityinitiative.org/2018/01/03/solidarity-with-mahienour-and-moatasem-jailed-for-defending-the-right-to-protest-and-strike/mahie_moatasem2018_poster/"><strong>mahie_moatasem2018_poster</strong></a><strong>] de la campagne</strong></li>
<li><strong>Passez une motion dans votre branche syndicale condamnant la répression et appelant à la libération de Mahienour, Moatasem et tous les autres prisonniers et prisonnières politiques en Egypte</strong></li>
<li><strong>Envoyez un message de protestation à l&rsquo;ambassade d&rsquo;Egypte de votre pays (</strong><a href="https://www.mfa.gov.eg/English/Ministry/Pages/contacts-egypt-empassys.aspx"><strong>https://www.mfa.gov.eg/English</strong>/Ministry/Pages/contacts-egypt-empassys.aspx</a>)</li>
</ul>
<p>Traduction : Jad Bouharoun</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8oXGzQyTG6"><p><a href="https://egyptsolidarityinitiative.org/2018/01/03/solidarity-with-mahienour-and-moatasem-jailed-for-defending-the-right-to-protest-and-strike/">Solidarity with Mahienour and Moatasem: jailed for defending the right to protest and&nbsp;strike</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="&#8220;Solidarity with Mahienour and Moatasem: jailed for defending the right to protest and&nbsp;strike&#8221; &#8212; Egypt Solidarity" src="https://egyptsolidarityinitiative.org/2018/01/03/solidarity-with-mahienour-and-moatasem-jailed-for-defending-the-right-to-protest-and-strike/embed/#?secret=aCLsfWeLGA#?secret=8oXGzQyTG6" data-secret="8oXGzQyTG6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Les prisons égyptiennes, un incubateur du terrorisme</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2017 08:21:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Des dizaines de milliers d’Égyptiens ont été arrêtés depuis la prise de pouvoir des militaires le 3 juillet 2013, certains n’ayant aucune activité politique. Mais dans les prisons ils sont devenus la proie de l’organisation de l’État <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme/" title="Les prisons égyptiennes, un incubateur du terrorisme">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Des dizaines de milliers d’Égyptiens ont été arrêtés depuis la prise de pouvoir des militaires le 3 juillet 2013, certains n’ayant aucune activité politique. Mais dans les prisons ils sont devenus la proie de l’organisation de l’État islamique qui cherche à les recruter, tandis que le discours des Frères musulmans est perçu par nombre d’entre eux comme trop modéré.<span id="more-732"></span></p>
<p style="text-align:justify;">À une période de ma vie, je me suis retrouvé en cellule dans une prison du Caire avec des détenus politiques, en grande majorité islamistes. Parmi eux, des Frères musulmans et des partisans de l’organisation de l’État islamique (OEI).</p>
<p style="text-align:justify;">Les premiers jours ont été importants pour savoir comment se comporter en prison et comprendre le fonctionnement interne de la cellule. Avant mon transfert, j’étais détenu dans un commissariat avec des individus impliqués pour la plupart dans des affaires de droit commun. La cellule avait son <em>nabatchi,</em> un prisonnier qui était en quelque sorte responsable du lieu et contrôlait tout du fait de son expérience et de son ancienneté, mais aussi grâce au soutien des officiers et des agents du commissariat. Il disposait en effet d’un vaste réseau de relations et avait des intérêts communs avec certains policiers, comme le trafic de drogue et d’autres produits illicites. Les policiers obtenaient également de l’argent des autres détenus, le montant variant en fonction de la place attribuée à ceux-ci par le <em>nabatchi</em>dans l’espace carcéral. Les meilleures allaient à ceux qui payaient le plus cher. Après mon transfert, j’ai pu mesurer la différence considérable qui existait entre la détention avec des délinquants et la détention avec des politiques, en particulier les islamistes.</p>
<p style="text-align:justify;">UNE VIE QUOTIDIENNE BIEN RÉGLÉE</p>
<p style="text-align:justify;">J’ai vite compris comment fonctionnait le système. La prison se composait de plusieurs ailes, qui comptaient chacune de nombreuses cellules. Les occupants d’une même aile pouvaient se rencontrer au moment de la promenade commune à toutes les cellules, soit deux ou trois heures par jour excepté les jours fériés. Alors que les uns choisissaient de faire du sport, d’autres préféraient discuter de la situation en prison ou commenter les nouvelles du monde extérieur qui leur parvenaient par le biais de leurs familles lors des visites, ou par d’autres sources. Les responsables des ailes, choisis par consensus plutôt que par des élections qui auraient été difficiles à mettre en place, avaient pour tâche de transmettre à l’administration les doléances des détenus et de régler divers problèmes.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans les cellules, les détenus élisaient également leur responsable : un individu ayant de l’influence, de bonnes relations avec la majorité et capable de gérer le quotidien de façon à éviter que la situation ne dégénère. Car en prison, tout peut être source de problème : un mot prononcé au mauvais moment ou sur un certain ton, le tour de douche, l’heure d’extinction des lumières, la fumée de cigarette, les sautes d’humeur. Le responsable devait organiser le quotidien d’un groupe de dix à trente individus aux personnalités différentes et aux divergences culturelles, idéologiques et sociales bien marquées, que les aléas de la vie avaient obligés à cohabiter dans ce minuscule espace entre 21 et 24 heures par jour. Le chef de la cellule était secondé par des prisonniers choisis par ses soins parmi ceux qui avaient un certain crédit auprès des autres, et auxquels il confiait la cuisine, la douche, le culte, les finances. Le responsable des finances était chargé de collecter tous les mois de quoi acheter nourriture et boisson, réparer l’électricité quand celle-ci venait à être coupée, voire soudoyer les informateurs et les militaires afin d’obtenir quelques menus avantages ou de faciliter le règlement des problèmes avec l’administration.</p>
<p style="text-align:justify;">La nourriture fournie par l’administration pénitentiaire étant exécrable, les détenus ne mangeaient souvent que du pain et un peu de légumes et comptaient essentiellement sur les paniers apportés par les familles (à raison d’une visite par semaine pour les personnes en détention préventive et d’une par quinzaine pour ceux dont l’affaire avait été jugée). Avec une ou deux visites par jour, les provisions suffisaient à nourrir une cellule et s’il y avait des restes, on les proposait aux autres. Les jours sans visites, on se rabattait sur la nourriture de l’administration ou bien on cuisinait avec les moyens du bord.</p>
<p style="text-align:justify;">Un calendrier mis en place par le responsable organisait la répartition des tâches. Le service, le nettoyage des ustensiles et le balayage étaient assurés en alternance par un ou deux prisonniers.</p>
<p style="text-align:justify;">Au début, j’ai eu à faire face à de nombreux tracas de la part des partisans de l’OEI parce que je ne faisais pas mes prières. Le responsable de la cellule était alors un Frère musulman, et une polémique avait éclaté au sujet de ma mise à l’écart, certains estimant que quelqu’un qui ne priait pas était un impie et que les musulmans ne devaient pas partager leur nourriture avec lui. Je décidai alors de livrer jusqu’au bout la bataille pour ma liberté personnelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Ceux considérés comme des membres ou des sympathisants <a href="https://orientxxi.info/dossiers/les-freres-musulmans,0696">des Frères musulmans</a> s’opposaient à cette mise en quarantaine. Ils avaient entrepris de discuter avec moi et me conseillaient de prier. Un ami qui avait assisté aux discussions m’a rapporté que l’un des Frères musulmans les plus influents avait déclaré aux membres de l’OEI que s’ils décidaient de m’isoler, il ne prendrait plus ses repas avec eux mais avec moi. Mon ami, qui ne faisait pas la prière avec eux, avait abondé dans son sens. La position des djihadistes s’en était trouvée affaiblie et ils avaient été contraints de revenir sur leur décision de m’isoler, même s’ils se sont abstenus de tout contact avec moi pendant un certain temps. Période pendant laquelle les autres détenus ont eu à mon égard un comportement très correct, me fournissant même le nécessaire en attendant que ma famille puisse me rendre visite et m’apporter couvertures et produits d’hygiène.</p>
<p style="text-align:justify;">GAGNER SON PARADIS</p>
<p style="text-align:justify;">De nombreux partisans de l’OEI ont été victimes d’arrestations arbitraires, ou de la loi sur les manifestations<sup><a href="https://orientxxi.info/magazine/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme,1987#nb1">1</a></sup>, ou encore d’accusations fabriquées par le gouvernement, puisqu’ils ne faisaient pas partie de l’organisation au moment de leur interpellation. Certes, quelques-uns étaient en délicatesse avec le régime et estimaient que les événements de l’été 2013 relevaient d’un putsch militaire contre la révolution. Mais si certains étaient descendus dans la rue pour dénoncer <a href="https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/massacre-de-rabaa-le-rapport-que-les-autorites-egyptiennes-ne-veulent-pas-qu-on,0654">les massacres qui avaient suivi</a>, d’autres avaient été interpellés alors qu’ils passaient simplement sur les lieux d’une manifestation sans y prendre part, ou parce que le hasard avait voulu qu’ils aient été en train de parler avec des manifestants de leur connaissance. Quoi qu’il en soit, bon nombre d’entre eux n’appartenaient à aucune organisation islamiste au moment de leur arrestation.</p>
<p style="text-align:justify;">Ils étaient également nombreux à ne pas respecter les obligations religieuses telles que la prière, et certains fumaient du tabac ou du haschich et avaient une petite amie. Mais du fait de l’arbitraire et des graves sévices subis lors des interrogatoires pour leur faire avouer des actions qu’ils n’avaient pas commises ou reconnaître des individus qui leur étaient étrangers — sous l’effet également des lourdes peines de réclusion et de l’iniquité des verdicts prononcés contre eux — ils s’étaient pris d’une haine violente pour le régime oppresseur, accusé d’avoir brisé leur vie. Ils en voulaient d’autant plus à l’État qu’ils n’appartenaient même pas à un groupe doté d’une idéologie ou d’une stratégie bien définies et n’étaient pas porteurs de convictions pour lesquelles ils auraient pu faire le sacrifice de leur liberté. En prison, ils se retrouvaient face à des individus imprégnés de la pensée djihadiste et ayant une longue expérience de la détention, et ressentaient le besoin de s’en rapprocher pour être initiés à ce monde carcéral terrifiant. Voilà comment la police livre des proies à l’OEI.</p>
<p style="text-align:justify;">Les djihadistes disaient parfois à ces jeunes que tant qu’à finir leurs jours en prison, mieux valait que ce soit pour aller au paradis. Ils les invitaient donc à se joindre à eux pour les obligations du culte et les leçons religieuses, qui portaient souvent sur les choses d’ici-bas et parfois sur la politique. Pour eux, le conflit en cours n’était rien d’autre qu’une guerre contre l’islam, et le président Mohamed Morsi avait été renversé à cause de ses convictions islamistes — même s’ils lui reprochaient d’avoir accepté la démocratie et les élections pour complaire à l’Occident et estimaient qu’il avait ainsi mérité son sort.</p>
<p style="text-align:justify;">L’un des partisans de l’OEI racontait qu’avant d’être emprisonné, il avait l’habitude de fumer du haschich et avait continué à prendre du tabac en prison, mais qu’après sa conversion à l’idéologie du califat, il avait renoncé à fumer et s’était mis à respecter les obligations de l’islam. Il se montrait particulièrement intransigeant envers ceux qui fumaient dans la cellule, même s’ils se tenaient près de la fenêtre de façon à ne déranger personne. Si les raisons avancées pour interdire de fumer étaient liées à la santé des non-fumeurs, il s’avéra en fin de compte que le problème résidait dans le caractère illicite du geste, puisque certains islamistes interdisaient en même temps la préparation de certains plats qui dégageaient une épaisse fumée en cuisant.</p>
<p style="text-align:justify;">QUELLE PLACE À LA VIOLENCE ARMÉE ?</p>
<p style="text-align:justify;">La tension entre les deux groupes était manifeste, avec des divergences qui portaient essentiellement sur deux points : le processus politique et démocratique, et la violence armée. Tandis que les partisans de l’OEI applaudissaient aux opérations menées contre l’État, les minorités religieuses et l’Occident, les Frères musulmans désapprouvaient l’assassinat de civils, quelle que soit leur obédience religieuse ou politique. Ils restaient toutefois divisés sur les meurtres d’agents de l’État, policiers ou militaires, car si les uns y voyaient un moyen de dissuasion face à la répression, d’autres estimaient que cela les engageait dans un conflit dont ils ne tireraient aucun bénéfice.</p>
<p style="text-align:justify;">L’un de mes codétenus était membre de l’une de ces cellules formées par des Frères musulmans et constituées de sympathisants mais n’ayant aucun lien organisationnel avec la Gamaa Al-Islamiya. Alors que sa cellule approuvait les actes de sabotage — mais pas les meurtres — perpétrés contre les instances économiques de l’État et des milieux d’affaires afin de déstabiliser le régime, il m’avait confié qu’après avoir farouchement défendu cette tactique, il avait fini par en déplorer l’inefficacité et le caractère préjudiciable pour le mouvement.</p>
<p style="text-align:justify;">De leur côté, les pro-OEI traitaient les Frères musulmans de « poules mouillées » parce que, jetés en prison pour avoir organisé des manifestations pacifiques après le putsch, ils ne prenaient pas les armes contre le régime comme le faisaient les soldats du califat. Ils raillaient d’ailleurs le slogan « Notre pacifisme est plus fort que les balles » et, lors de leurs querelles avec les Frères musulmans, certains invoquaient les opérations armées de l’OEI pour prouver qu’ils étaient sur la bonne voie. J’ai ainsi été témoin de nombreuses polémiques à propos de l’interprétation des versets relatifs <a href="https://orientxxi.info/mots-d-islam-22/djihad,1128">au djihad</a> et au meurtre des impies, ou de la définition de l’impie. Les esprits s’échauffaient, les partisans de l’OEI citaient des versets à l’appui de leurs thèses et les Frères musulmans prenaient le contrepied en évoquant d’autres versets ou en avançant des interprétations différentes.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour les pro-OEI, la démocratie et les élections relevaient de l’impiété et Mohamed Morsi lui-même n’était qu’un impie. Cette position était à l’origine de vives querelles avec les Frères musulmans, ceux-ci estimant possible la reprise du processus démocratique ou révolutionnaire par une coopération avec les autres forces politiques opposées au coup d’État militaire. Certains débats portaient sur les erreurs commises lors de la révolution par les différents courants politiques, et notamment par les Frères musulmans. L’un d’eux me confia qu’ayant relevé certaines erreurs commises sous le mandat de Morsi, il avait tenté en vain d’attirer l’attention sur celles-ci dans une note interne. Les pro-OEI rejetaient quant à eux l’opération politique dans son ensemble, les actions armées étant pour eux le seul moyen d’accéder au pouvoir et d’appliquer la loi divine. Ils reprochaient aux Frères musulmans leur choix de l’option politique en vue d’instaurer le califat.</p>
<p style="text-align:justify;">La nouvelle des <a href="https://24.ae/article/265066/">rixes qui avaient éclaté entre les deux groupes</a>dans les prisons de Torah — et dans celle d’Al-Istiqbal en particulier — se répandit à l’été 2016. Bien des détenus l’apprirent alors qu’ils se trouvaient dans les véhicules de police ou à l’intérieur des tribunaux.</p>
<p style="text-align:justify;">Un conflit larvé pour le contrôle des cellules opposait les deux parties, qui visaient surtout le poste de chef, celui-ci offrant d’importantes prérogatives organisationnelles et administratives. Lors de mon séjour, le chef était un membre des Frères musulmans, et j’ai vu comment les partisans de l’OEI lui créaient des problèmes pour l’accuser ensuite de ne pas savoir gérer la situation. Sous la pression, il finit d’ailleurs par se retirer et les djihadistes imposèrent alors une autre personne, moins capable mais plus proche d’eux. Les uns et les autres — mais surtout les djihadistes — tentaient également d’obtenir le transfert dans leur cellule de détenus proches idéologiquement de façon à faire pencher la balance en leur faveur, et s’employaient à empêcher par tous les moyens l’arrivée parmi eux de membres du camp adverse.</p>
<p style="text-align:justify;">LA SURENCHÈRE DES RECRUTEURS</p>
<p style="text-align:justify;">Les deux groupes étaient également en rivalité permanente pour rallier à leur cause respective les jeunes qui étaient partisans du projet islamiste dans son acception large ou ceux qui s’opposaient au coup d’État sans être toutefois membres des Frères musulmans. Les pro-OEI ont ainsi réussi à en attirer beaucoup, qui ont adhéré progressivement à leur idéologie plus radicale. Ils n’hésitaient pas à attiser les conflits avec les Frères musulmans pour montrer qu’ils étaient plus intransigeants et mettaient en avant les opérations réalisées dans <a href="https://orientxxi.info/magazine/genealogie-du-djihadisme-au-sinai,0687">le Sinaï</a> ou dans les autres pays ainsi que <a href="https://orientxxi.info/magazine/egypte-une-strategie-d-elimination-des-freres-musulmans,0362">la répression exercée par l’État contre les Frères musulmans</a> — notamment contre les dirigeants âgés, que ce soit dans les prisons, lors des procès ou chez eux. Pour s’imposer, ils entonnaient des hymnes fervents à la gloire des dirigeants djihadistes tels que Abou Bakr Al-Baghdadi ou Oussama Ben Laden, et ce malgré leurs divergences avec Al-Qaida, car en prison, l’idéologie djihadiste est un facteur de rapprochement.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y avait parmi nous un détenu politique qui avait été arrêté en même temps que les membres d’une cellule avec lesquels il n’avait absolument aucun lien. Mais le hasard ayant voulu qu’il appelle un de ses amis au moment de son arrestation, et la police s’était rendue tout droit chez lui ! Cet ami avait été appréhendé pour la simple raison qu’il avait déjà été arrêté auparavant dans le cadre d’une autre affaire politique intervenue dans le même secteur, bien qu’il n’eût lui-même aucune relation avec la cellule concernée par l’enquête. Mais la police égyptienne a pour habitude d’agir ainsi. Ce détenu n’avait jusqu’alors aucune attirance pour l’idéologie djihadiste. Il fumait et menait normalement sa vie de jeune homme. Au début, nous étions en bons termes en dépit du fait que je ne priais pas. Mais lorsque nous avons été transférés dans une cellule de jeunes, il s’est rapproché du groupe de l’OEI et a commencé à m’éviter, rompant quasiment avec moi bien que nous n’ayons eu aucun différend. Il a arrêté de fumer, a laissé pousser sa barbe, et s’est rapproché des positions de l’OEI sur l’excommunication et l’usage de la violence. Ce qui m’a frappé par la suite, c’est son revirement après la libération du groupe : il a alors repris ses conversations avec moi à propos de la situation en prison ou des événements extérieurs. À cette époque-là, le détenu dont il était le plus proche était d’ailleurs un Frère musulman !</p>
<p style="text-align:justify;">CEUX QUE LE RÉGIME LIBÈRE</p>
<p style="text-align:justify;">Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les partisans de l’OEIétaient plus facilement libérés que les Frères musulmans. Non pas comme le prétendent certains parce que le gouvernement entendait ainsi prendre prétexte de la persistance des opérations terroristes pour continuer à réprimer ses opposants — surtout islamistes —, mais plutôt parce qu’il ne traite pas sérieusement la question du terrorisme, préférant en finir avec les groupes politiques organisés capables de lancer la contestation dans la rue. Sa cible principale est les Frères musulmans, qui sont en concurrence avec lui pour le pouvoir, tandis que les groupes armés dépourvus d’une véritable organisation et d’une réelle base populaire ne sont pas perçus comme une menace pour son autorité. Ils sont plutôt considérés comme un problème passager, alors qu’avec le temps, les régimes en place n’arrivent généralement plus à maîtriser ce genre d’organisations.</p>
<p style="text-align:justify;">Comme la plupart des partisans de l’OEI incarcérés sont des jeunes qui ont adhéré aux idées de l’organisation durant leur détention et n’appartenaient pas auparavant à des groupes politiques ou djihadistes, ils ne sont pas bien connus des services de police. Le régime ne les considère pas comme des éléments dangereux, contrairement aux Frères musulmans, qui pratiquaient publiquement leurs activités politiques avant et pendant la révolution et même après le coup d’État.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce que j’ai observé en prison ne permet pas d’entrevoir l’ébauche d’une évolution dans la position des Frères musulmans sur la violence. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne se fera pas dans certains cas. Il peut même y avoir un revirement total chez certains individus, selon leurs dispositions et leur vécu personnel. En tout état de cause, les islamistes n’appartenant pas à une organisation politique précise restent les plus exposés à la radicalisation.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais toute la question est de savoir ce que feront ces individus porteurs de l’idéologie de l’OEI à leur sortie de prison. En recouvrant la liberté, laisseront-ils à la porte de leur cellule des idées épousées sous le coup de l’exaltation ? Rejoindront-ils l’une des organisations armées actives au Sinaï ou hors d’Égypte, surtout s’ils risquent d’être à nouveau emprisonnés comme c’est souvent le cas pour les détenus politiques, ou si les tracas au travail ou à l’université leur rendent la vie impossible ? Vivront-ils au sein de la société en conservant leurs convictions sans pour autant adhérer à une organisation, leur radicalisme s’émoussant avec le temps ? À moins qu’ils n’attendent le moment propice pour rejoindre un groupe ? Resteront-ils en contact avec d’autres éléments djihadistes avec lesquels ils avaient réussi à communiquer lorsqu’ils étaient en détention ? Il est bien difficile de répondre à ces interrogations. Mais ce qui est certain, c’est que le gouvernement égyptien est directement responsable de la propagation du djihadisme terroriste, en raison de ses pratiques répressives et de la facilité avec laquelle il enferme les jeunes dans des prisons devenues de véritables incubateurs pour cette idéologie<sup><a href="https://orientxxi.info/magazine/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme,1987#nb2">2</a></sup>.</p>
<p><strong>JOE CARLOS (<em>Pseudonyme d’un activiste égyptien, ancien prisonnier politique</em>)</strong> Septembre 2017 &#8211; Article initialement publié sur <a href="https://orientxxi.info/magazine/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme,1987">Orient XXI</a><br />
<sup><a href="https://orientxxi.info/magazine/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme,1987#nh1"><strong>1</strong></a></sup>Des milliers de militants et d’opposants politiques ont été arrêtés en application de la loi 107-2013 interdisant toute forme de rassemblement, de manifestation et de protestation pacifique, ainsi que les campagnes électorales. Promulguée par le président par intérim Adly Mansour en l’absence du Parlement, cette loi avait suscité un tollé au sein de l’opposition (Mouvement du 6-Avril, socialistes révolutionnaires, Égypte Forte, Front des révolutionnaires) et des militants indépendants, et avait été critiquée publiquement par certains membres du gouvernement tels que le vice-président du conseil des ministres et ministre de la coopération internationale Ziad Bahaa Eddine.<br />
<sup><a href="https://orientxxi.info/magazine/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme,1987#nh2"><strong>2</strong></a></sup>Pour aller plus loin :<br />
<a href="https://cms.shorouknews.com/news/view.aspx?cdate=210420016&amp;id=2b8f13ca-e5d8-4b0f-8868-d24288fa4161">un article du quotidien égyptien <em>Shorouk</em></a> concernant la façon dont la prison de Torah est devenue un centre gouvernemental pour le recrutement de partisans de Daech  ;<br />
<a href="https://en.qantara.de/content/egypts-hotbeds-of-radicalisation-from-inmate-to-jihadist">«  From inmate to jihadist  »</a>sur le site allemand <em>Qantara</em> concernant la façon dont les prisons égyptiennes sont devenues un incubateur pour les islamistes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/les-prisons-egyptiennes-un-incubateur-du-terrorisme/">Les prisons égyptiennes, un incubateur du terrorisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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