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	<title>Archives des Concert - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Concert - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<item>
		<title>Culture #06</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Fanzines]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Série]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #06 &#8211; JANVIER 2023 SÉRIE Ridley Road :&#160;La lutte contre le fascisme continue Ridley Road&#160;est une série télé anglaise de 4&#160;épisodes (chacun dure 1&#160;heure) produite par la BBC en 2021. L’histoire relate les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/" title="Culture #06">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #06 &#8211; JANVIER 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">SÉRIE</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Ridley Road :&nbsp;</em><strong>La lutte contre le fascisme continue</strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="464441" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #464441;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Serie.jpg" alt="" class="wp-image-7012 not-transparent"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>



<p><em>Ridley Road</em>&nbsp;est une série télé anglaise de 4&nbsp;épisodes (chacun dure 1&nbsp;heure) produite par la BBC en 2021. L’histoire relate les actions de juives et juifs antifascistes qui s’opposent à la montée d’un parti fasciste en Angleterre dans les années 60 et s’inspire de faits réels : le leader fasciste Colin Jordan a existé et les antifascistes prennent pour modèles les militant·es et les actions du 62&nbsp;Group.</p>



<p>Une citation de l’épisode&nbsp;2 résume très bien le message que fait passer la série tout au long de sa narration :&nbsp;<em>« Ça n’a pas d’importance que tu ne sois pas raciste ou pas fasciste. Ce qui compte c’est si tu es antiraciste ou antifasciste. Un·e antifasciste se bat. Un·e antifasciste agit. »</em></p>



<p>Quant à la fin, la série se termine sur ces mots :<em>&nbsp;« La lutte contre le fascisme continue »</em>.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Mathieu Pastor, Paris 20<sup>e</sup></h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">ESSAIS</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>De chair et de fer : vivre et lutter dans une société validiste,&nbsp;</em><strong>Charlotte Puiseux, 2022, éditions La Découverte</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="ebe6e9" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ebe6e9;" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Essais1-1.jpg" alt="" class="wp-image-7014 not-transparent" width="219" height="319"/></figure>
</div>


<p>Charlotte Puiseux politise l’intime en liant son expérience à une histoire collective pour dénoncer le système d’oppression subi par les personnes handi-x-es. Féministe queer et crip, elle redonne au handicap sa véritable définition politique : il n’est qu’une construction sociale.</p>



<p>Avec une analyse anticapitaliste du handicap, elle raconte comment être handicapé·x·e c’est être confronté·x·e à l’infantilisation tout au long de sa vie, à la charité et à l’inspiration porn (à travers le Téléthon notamment) mais aussi à subir la surmédicalisation et l’enfermement dans des institutions dites « spécialisées ». C’est se voir empêcher l’accès aux espaces culturels, d’éducation et de travail (comprendre avec des droits semblables à ceux des personnes considérées comme « valides »), aux logements et par conséquent à l’intimité avec ses proches (leurs logements n’étant pas accessibles non plus pour la plupart). C’est grandir dans une société binaire de corps « valides » face à des corps « handis » ; être perçu·x·e comme non-désirable et par conséquent se percevoir comme tel et se voir refusé·x·e à la sexualité, puis à la parentalité, ainsi qu’à toutes les choses basiques et essentielles auxquelles ont accès les personnes dites « valides ».</p>



<p>À travers son cheminement personnel et son expériences des milieux militants antivalidistes, Charlotte nous pousse à réfléchir l’anticapacitisme avec une analyse féministe, queer, intersectionnelle et anticapitaliste.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Charlie, Toulouse</h6>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand la musique nous aide à penser le&nbsp;monde avec&nbsp;</strong>Audimat éditions</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="d9c2c4" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #d9c2c4;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Essais2.jpg" alt="" class="wp-image-7015 not-transparent" width="186" height="300"/></figure>
</div>


<p><em>« Quand on la sépare de son contexte subculturel, la musique souffre du défaut de sens qui frappe toutes les activités entreprise sous le signe de l’art pour l’art »</em>. C’est ce constat qui semble guider les éditions Audimat (qui publie le&nbsp;<em>Hardcore</em>&nbsp;de Simon Reynold, dont est tiré le dit constat). Elles s’attachent donc à publier une revue,&nbsp;<em>Audimat</em>&nbsp;(2&nbsp;numéros par an), qui nous parle aussi bien de&nbsp;<em>« syndicalisme rap »</em>&nbsp;ou de&nbsp;<em>« la vie avant le zouk »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;17) que de&nbsp;<em>« faire grimacer la pop »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;18) ou des&nbsp;<em>« Mods d’Avignon »&nbsp;</em>(numéro&nbsp;12) et de&nbsp;<em>« l’Italie’70 : musique légère, années de plombs »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;7). Il est à noter que l’Autonomie (de classe ?) est un angle régulièrement utilisé pour analyser les genres musicaux avec des articles comme&nbsp;<em>« Techno – Autonomie ! »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;15) ou «<em> Autonomes et Punk »&nbsp;</em>(numéro&nbsp;16).</p>



<p>Audimat éditions s’est aussi mis à publier des livres qui dissèquent plus en profondeur un genre ou une thématique. On a ainsi droit (entre autres) à un très instructif volume sur&nbsp;<em>Trap : rap, drogue, argent, survie</em>&nbsp;qui compile des articles de différents auteur·trices revenant sur l’histoire de ce style, les lieux dans lesquels il s’est développé à Atlanta, son rapport quasi filial avec le « lean », cette drogue qui mélange sirop anti-toux vendu sur ordonnance (prométhazine + codéine) et soda, et qui&nbsp;<em>« ancre radicalement dans un continuum physique, spatial et temporel alternatif aux exigences que l’État néolibéral dicte au corps noir »</em>. On y découvre aussi la scène Trap des Balkans et les stratégies de promotion en ligne de la scène Drill de Chicago.&nbsp;</p>



<p>Et j’ai déjà cité plus haut le volume consacré à la scène Rave anglaise et à ses suites au sein de ce que l’auteur appelle le&nbsp;<em>« continuum Hardcore »</em>&nbsp;qui donne une définition inspirante à ce terme de continuum justement. Bref, vous l’aurez compris, les éditions Audimat nous propose&nbsp;<em>« d’être à l’écoute des ruines du capitalisme »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;10 de la revue) et ca fait du bien !</p>



<h6 class="wp-block-heading">Thomas Toquetchup, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">DISQUES</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Petit tour dans les sorties vinyles actuelles des scènes rock alternatives&nbsp;</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="4e4d3c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #4e4d3c;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_nuits-blanche.jpg" alt="" class="wp-image-7016 not-transparent" width="161" height="147"/></figure>
</div>


<p>On attaque avec&nbsp;<em>« une belle tranche de Rock’n’roll made in France »&nbsp;</em>(dixit T.Boy sur la pochette) en provenance directe de Marseille avec la complil&nbsp;<strong><em>Nuits Blanches</em></strong>&nbsp;(Lollipop record, 2022). 16&nbsp;titres de 16&nbsp;groupes (dont pas mal de marseillais, mais pas que) qui vont de la pop plus ou moins power au rock plus ou moins garage ou au punk plus ou moins speed. Le tout porté par une énergie DIY qui fait plaisir.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="8f8d86" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8f8d86;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_brigada-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7017 not-transparent" width="234" height="234"/></figure>
</div>


<p>Après plus de 10&nbsp;ans d’absence en studio,&nbsp;<strong>la Brigada Flores Magon</strong>&nbsp;en a retrouvé le chemin, avec un line up comprenant historiques du groupe et compagnons de lutte et de route de longue date, pour nous pondre&nbsp;<strong><em>Immortels</em></strong>&nbsp;(Machette record, 2022) un bel album de 10&nbsp;titre d’une Oï ! plutôt speed aux accents Metal (qui a dit métalliques ?) bien appuyés. Comme on pouvait s’y attendre avec ce groupe phare de la scène RASH parisienne des années 2000, les textes parlent de&nbsp;<em>« class war »</em>, de&nbsp;<em>« Hold the line »</em>&nbsp;dans le combat&nbsp;<em>« d’eux contre nous »</em>&nbsp;car il y a bien&nbsp;<em>« leur morale et la notre »</em>, et affirme que&nbsp;<em>« personne n’appartient à personne »</em>&nbsp;ou crache&nbsp;<em>« Honte à toi »</em>&nbsp;à la gueule de la vieille France.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="8f5a78" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8f5a78;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_krav-boca-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7018 not-transparent" width="203" height="203"/></figure>
</div>


<p>Puisque la Brigada était en featuring sur leur précédente production (<em>Barrikkade</em>, autoprod’, 2021) passons direct à&nbsp;<strong>Krav Boca&nbsp;</strong>qui a sorti en 2022&nbsp;<strong><em>Pirate Party&nbsp;</em></strong>(toujours en autoprod’ avec le soutien de nombreux labels, 2022). 9&nbsp;titres (+&nbsp;une intro) dont 7&nbsp;featuring, pour une bombe punk-rap comme savent en produire ces infatigables activistes (qu’on pourra voir à la Flèche d’Or de Paris en soutien à la CNT petite enfance en lutte fin janvier après un concert déjà mythique fin 2022 à la Parole Errante dans le cadre d’un weekend contre les violences policières).&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="73868e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #73868e;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_oi-boy-1024x1018.jpg" alt="" class="wp-image-7019 not-transparent" width="207" height="206"/></figure>
</div>


<p>Venus de Mulhouse,&nbsp;<strong>les Oï boys&nbsp;</strong>nous livre l’album (<strong><em>Oï Boy</em></strong>, multiple prod’ dont Maloka, 2022) le moins Oï ! de cette chronique ! Ces 11&nbsp;titres, claustro comme un confinement sans fin, d’une dark wawe presque indus, appuyés sur les rythmes de nos vies, nappés de synthés et striés de guitares, donnent à cet album étonnant un sacré goût de reviens y dans l’oreille.&nbsp;</p>



<p>Plus classiquement Oï !, les sorties qui ont retenu mon attention ces derniers temps sont l’album de&nbsp;<strong>Kapo Blöd</strong>&nbsp;<strong><em>On sera là&nbsp;</em></strong>(2019, multiprod’ dont General Strike), ça tache comme du gros rouge (normal pour un groupe de (red)skin bordelais !) et c’est ça qu’est bon ! Du côté de Pau, dans un style qui te remémore tes années Chaos,&nbsp;<strong><em>Brutal Mais Cordial</em></strong>&nbsp;a sorti un album éponyme (autoprod’ 2021). Brutal, pour sûr ! Cordial, avec celleux qui sont du bon côté de la barricade, comme sur le titre&nbsp;<em>Action Directe</em>. Du pur rock de rue qui n’est pas Charlie mais&nbsp;<em>Choron</em>, et là aussi c’est ça qu’est bon !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="c8c8c8" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #c8c8c8;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran.jpg" alt="" class="wp-image-7020 not-transparent" width="169" height="169" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran.jpg 225w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /></figure>
</div>


<p>Pour ce qui est de la scène parisienne, très prolifique en ce moment, j’ai bloqué sur le maxi 45&nbsp;tours (ou mini album, un disque de 30&nbsp;cm de diamètre qui tourne en 45&nbsp;révolutions par minute pour résumer) de&nbsp;<strong><em>A Cran</em></strong>(Crom, 2020), soit 7&nbsp;titres de bonne Oï ! bien rentre dedans qui chante le 11<sup>e</sup>&nbsp;arrondissement,<em>&nbsp;les Sentiers de la gloire&nbsp;</em>(en hommage à Rino Della Negra ),&nbsp;<em>les Gueules cassées&nbsp;</em>(en hommage aux morts de la grande boucherie de 1914-1918) ou même Johnny Cadillac et la vie sous&nbsp;<em>Acid</em>&nbsp;(<em>violence</em>). Bref un bon premier release pour ce groupe qui se revendique SHARP et porte haut et fort les couleurs du Red Star FC !&nbsp;</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="ae904c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ae904c;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_tuelipe.jpg" alt="" class="wp-image-7021 not-transparent" width="300" height="300"/></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="757478" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #757478;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_tukatukas.jpg" alt="" class="wp-image-7022 not-transparent" width="300" height="300"/></figure>
</div></div>
</div>



<p>Sur l’île de la Réunion, qui a une foisonnante scène rock,&nbsp;<strong>Tulipe</strong>, par ailleurs membre du trio KilKil, a sorti un chouette album,&nbsp;<strong><em>Mono game</em></strong>&nbsp;(Maudit Tangue, 2022) minimal et entrainant à souhait. Quant au 5&nbsp;punks de<strong>Tukatukas</strong>, iels nous balancent à la gueule pas moins de 12&nbsp;titres de punk hardcore bien speed, agrémentés de saxo sur le double LP&nbsp;<strong><em>Royal Bourbon</em></strong>&nbsp;(multiprod’ dont Mass production, 2022). À noter une plus que sympathique reprise d’une chanson de Danyèl Waro,&nbsp;<em>Adekalom</em>, sur le combat de deux frères condamnés et emprisonnés pour avoir « squatté » une parcelle de l’Office nationale des forêts (ONF). Ça apporte un vrai supplément de personnalité à ce disque et l’ancre dans la réalité locale, quand la principale critique qu’on peut faire à cette scène c’est que la plupart des morceaux auraient pu être composés et enregistrés à Clermont-Ferrand (album de KilKil, Maudit Tangue, 2021)… ou n’importe où ailleurs.&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">TT, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">CONCERT</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un album Medine records vocal, un concert de punk noir &#8211; Protest Song !</strong></h3>



<p>Voilà, la panther arabian est revenue avec un nouvel album,&nbsp;<strong><em>Médine France</em></strong>, et une tournée magnifique. Quand nous sommes allées le voir à Rennes, on a prévu des pancartes avec des phrases extraites de ses chansons. Comme pour finir de boucler la boucle après que Médine a écrit dans le morceau&nbsp;<em>Bataclan</em> : « <em>Comme dans les manifs, ils chantent mes slogans / Jamais je ne fais de shows décevants »</em>. Alors qu’il est un rappeur du Havre qui aborde aussi bien les questions du racisme et de l’histoire de la colonisation depuis ses premiers albums, il a accentué la présence de références à la politique meurtrière des frontières (<em>Yasser</em>) à l’Etat, à la politique actuelle ou encore aux industrie de l’armement (<em>Médine France</em>,&nbsp;<em>Allons Zenfants</em>).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="5f5f5f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5f5f5f;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Concert.jpg" alt="" class="wp-image-7023 not-transparent" width="450" height="337"/></figure>
</div>


<p>« <em>Ils écrivent leurs discours d’la main gauche, la droite est dans nos poches »&nbsp;</em>(<em>Généric</em>)</p>



<p>Le samedi 22&nbsp;octobre 2022 à Rennes, il y a eu, comme dans de nombreuses villes, des rassemblements publics organisés par les fascistes, sous prétexte du meurtre d’une fille de douze ans à Paris. Il y avait en même temps un rassemblement antifasciste, et un concert de Médine quelques heures plus tard à la MJC de l’Antipode. En termes d’antipodes politiques, on a pu chanter&nbsp;<em>« Tout le monde adore Médine, et tout le monde déteste les fascistes »</em>&nbsp;en attendant qu’il monte sur scène, au même moment où un petit groupe de fascistes tentait d’attaquer une terrasse de bar à Sainte-Anne.&nbsp;</p>



<p><em>« Je préfère l’eau potable pour tous que le champagne pour quelques potes »</em>&nbsp;(<em>Médicis</em>)</p>



<p>Et si le concert avait eu lieu à Sainte-Anne ? Et si dans la fosse il n’y avait que des vrai·es, pour paraphraser Médine ? Des vrai·es, on peut imaginer que ce sont les convaincu·es, mais on peut aussi y mettre le sens que l’on veut : des personnes qui chantent les paroles, d’autres qui défendent Médine face à Aurore Berger, ou qui militent ? En tout cas, suite au slogan en soutien aux cheminot·es sorti de la fosse, il sourit et renchérit :&nbsp;<em>« Merci Rennes d’être sur le terrain, ça fait plaisir de voir des gens du vrai monde »</em>. Les passerelles qui existaient dans les années 1990 entre les salles de concert de rock et les manifestations antifascistes ou antiracistes seraient-elles en train de se reconstruire ?&nbsp;</p>



<p><em>« Un seul héros c’est le peuple et y aura jamais à changer les rôles »</em>&nbsp;(<em>Médine France</em>)</p>



<p>Des pancartes dans un concert, des banderoles… de Rennes à Marseille en passant par Montpellier et Toulouse, ses concerts sont l’occasion de relier luttes et musique, politique et culture populaire, joie et détermination, frissons et colère, slogans et émotions, chœur et cortège, chaleur et pogo.</p>



<p>La tournée continue sur plus de vingt dates en 2023. Alors si vous n’avez pas encore eu l’occasion, c’est le moment de chanter :&nbsp;</p>



<p>Deux passages de&nbsp;<em>Médine France</em>&nbsp;en lien avec l’actualité pour nous donner envie d’y aller ou d’y retourner :&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>J’suis pas Made in Qatar, nique le foot et l’soft power&nbsp;</em></p>



<p><em>La World Cup 2022 est pleine de sang d’bosseurs&nbsp;</em></p>



<p><em>De Népalais, de Sri lankais et Philippins&nbsp;</em></p>



<p><em>Mille vies venues d’Inde par conteneurs comme barquettes de filet d’dinde&nbsp;</em></p>



<p><em>(…)</em></p>



<p><em>Ils reculent l’âge de la r’traite mais avancent l’âge de la mort&nbsp;</em></p>



<p><em>Disent que c’est nous qu’appelons au meurtre, envie d’gerber jusqu’à l’aurore&nbsp;</em></p>



<p><em>Est-ce que l’État nous protège ou l’État s’protège de nous ?&nbsp;</em></p>



<p><em>J’sais plus si la France a assez de pouls, si on s’embrasse ou on s’étouffe&nbsp;</em></p>



<p><em>J’sais plus si j’dois militer ou, au contraire, me limiter&nbsp;</em></p>
</blockquote>



<h6 class="wp-block-heading">Solen Ferrandon-Bescond, Rennes</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">FANZINES</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Prendre le pouls des scènes Alternatives en bouquinant des Fanzines</h3>



<p>Quoi de mieux pour connaître les dynamiques, actuelles ou passées, des mouvances contre-cultuelles que de lire des fanzines, cette presse libre, autonome, réalisée par des personnes impliqué·es dans les scènes qu’iels (re)présentent. Petite sélection de ceux qui me sont tombés dans les mains ces derniers temps (pas forcément d’actualité, mais ce n’est pas ça qui compte car pour beaucoup ils sont encore dispo il me semble<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_2('footnote_plugin_reference_7010_2_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_2('footnote_plugin_reference_7010_2_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_2_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_2_1" class="footnote_tooltip">Auprès des distros comme UVPR, B.R.A, Primotor Crew…</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_2_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_2_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>).&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="e78b62" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #e78b62;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine1.jpg" alt="" class="wp-image-7030 not-transparent" width="225" height="276"/></figure>
</div>


<p>On attaque donc avec les historiques, et donc le numéro&nbsp;12 de la nouvelle série qui célèbre les 30&nbsp;piges de&nbsp;<a href="https://www.cheribibi.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Chéribibi</em></strong></a>, la revue des cultures populaires. Comme toujours, ce qui fait la renommée de ce titre vétéran de la presse libre ce sont des articles poussés sur des thématiques pointues (ici par exemple : un dossier sur les gangs féminins dans la contre-culture étatsunienne, en gros, dont un article sur les femmes qui ont inventé le Rock’n’Roll), de longues et passionnantes interviews (pardon, « causeries » comme dit l’Bibi) avec des musicien·nes mais pas que. Pour ce numéro on a en particulier droit à une rencontre avec Emory Douglas, le ministre de la Culture du Black Panther Party, et ça c’est la classe ! T’ajoutes des nouvelles, des BD, des chroniques et les rubriques habituelles du Bibi (<em>Bobines chéries</em>,&nbsp;<em>Chansons populaires</em>…) et t’as un numéro indispensable, comme toujours !</p>



<p>De 10&nbsp;ans sa cadette,&nbsp;l’<a href="http://facebook.com/apatridefanzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Apatride</a><strong><em>&nbsp;</em></strong>fête donc ses 20&nbsp;ans avec un numéro spécial et il faut bien le dire fort bien fait. On a à faire à 30&nbsp;interviews, plus intimes que d’habitudes, avec des activistes ou ex activistes des scènes punk/skinhead que fréquente la rédactrice et qui mis bout à bout dresse un portait pas forcément exhaustif ou même représentatif, mais sincère (et c’est ça qu’on demande à un fanzine !) d’une jeunesse (actuelle ou passée) révoltée et désabusée qui s’investit dans la contre-culture (monter un groupe de musiques, un fanzine, un label, organiser des concerts…) DIY or Die !&nbsp;</p>



<p>Et de 24&nbsp;numéros pour l’organe d’information des Reims City Rockers,&nbsp;<strong><em>La faute à qui ?</em></strong>, qui livre avec une certaine régularité une bonne dose d’entretiens, chroniques, article sur le foot… À noter un n°&nbsp;22 centré sur le Pays basque tout à fait passionnant.&nbsp;</p>



<p>Lancé en 2014 par l’équipe de Mass Production,&nbsp;<a href="https://www.massprod.com/accueil/accueil.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Punkulture</a>&nbsp;a sorti 10&nbsp;numéros sur un papier glacé qui n’aide pas à la lecture pour mes yeux un peu fatigués… Le contenu vaut pourtant le coup de s’accrocher en particulier pour les articles ou dossiers sur les scènes alternatives du monde entier, de l’île de la Réunion au Mexique, des rappeurs grecques aux rockers de Ouagadougou.&nbsp;</p>



<p>En direct de Bordeaux on assiste en fanfare au retour de&nbsp;<a href="http://facebook.com/Fanzine-BRA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">B.R.A.</a>, un temps lié au RASH<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_2('footnote_plugin_reference_7010_2_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_2('footnote_plugin_reference_7010_2_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_2_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_2_2" class="footnote_tooltip">Red &amp; Anarchist Skin Head</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_2_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_2_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>&nbsp;de la ville. Après une longue absence, depuis quelques numéros, la nouvelle formule semble avoir trouvé son équilibre (entre Reggae et Punk/Oï !, entretiens et articles historiques, musique et autres aspects de la contre-culture, dont la culture du vin… normal, pour un zine bordelais) et son rythme de croisière et ici, on s’en réjouit !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="9a9a9a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #9a9a9a;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine3.jpg" alt="" class="wp-image-7031 not-transparent" width="164" height="223"/></figure>
</div>


<p>Du côté de Toulouse,&nbsp;<a href="http://www.karton-zine.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karton</a> a balancé 9&nbsp;numéros, dans une mise en page qui cartonne ! Une dimension politique clairement assumée tant dans le choix des interviews que par exemple dans la publication de lettre de prisonniers politiques dans la rubrique&nbsp;<em>Worldwild Activist</em>&nbsp;(numéro&nbsp;8) ou des articles qui mêlent sport et résistance (rubrique&nbsp;<em>Carton Rouge</em>, avec dans le numéro&nbsp;8 un article bien fouillé sur Rino Della Negra, l’étoile rouge de Saint-Ouen mort sur les sentiers de la gloire de la résistance contre les nazis, ou sur le Roller Derby&nbsp;<em>« un sport fait par les gonzesses pour les gonzesses qui conservera son histoire militante »</em>dans le numéro&nbsp;9).&nbsp;</p>



<p>J’avais pas eu l’occasion de lire les précédents numéros de&nbsp;<a href="http://facebook.com/outsiders.classy.zine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Outsiders</a> et le volume&nbsp;3 n°&nbsp;2 (été 2022) qui a atterri chez moi me l’a fait instantanément regretter ! Entre coups de gueule bien sentis (contre celleux qui réhabilite Scewdriver<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_2('footnote_plugin_reference_7010_2_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_2('footnote_plugin_reference_7010_2_3');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_2_3" class="footnote_plugin_tooltip_text">3</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_2_3" class="footnote_tooltip">Dont le chanteur entrainera une partie des skins anglais vers l’extrême droite.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_2_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_2_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>, les universitaire qui étudient le punk pour le compte de l’université et donc de la République française, l’homophobie dans la scène skin…), sujets originaux (le meurtre de Smiley Culture par la police anglaise, quand le Mali Twistait…), cartes blanches données à d’autre fanzineu·ses et tant d’autres choses. Bref des heures de saines lectures en perspectives !&nbsp;</p>



<p>Côté nouveaux venus (le zine, pas forcément les personnes impliqué·es)&nbsp;<strong>Couvre Feu !</strong> à sorti 3&nbsp;numéro, un vrais (skin)zine à l’ancienne : une mise en page qui mélange joyeusement (bon joyeux n’est pas forcément l’adjectif qui colle le mieux à ce fanzine qui transpire la haine de classe et de ce monde tel qu’il va mal) le côté foutarque « ciseaux -colle » du punk et le côté « propre et bien rangé » des neusks, des entretiens ultra bien menés, riches et souvent drôles (du genre où t’apprends ce qu’il y a sur la table de chevet des interviewé·es ou leur Louis de Funès préféré – REST power !), des chroniques aiguisées… Un important focus est mis sur l’histoire des scènes skinheads (principalement parisiennes) dans les entretiens ou la republication d’anciens entretiens, ce qui permet d’en saisir la complexité, loin des clichés et de découvrir le parcourt étonnant de certains. Dans le numéro&nbsp;2 j’ai particulièrement aimé l’idée de demander à des activistes de la scène de raconter leur(s) histoire(s) avec un album, ça nous donne plein de supers petites nouvelles bien agréables à lire. Vivement le numéro&nbsp;4 !&nbsp;</p>



<p><a href="http://facebook.com/LaFranceauxnantais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France au Nantais</a> –&nbsp;qui comme son nom l’indique n’est pas breton, mais presque héhéhé&nbsp;–en est à deux numéros sortis, là aussi du classique (entretiens avec des groupes, des auteurs de BD…), mais bien foutu, on attend la suite avec impatience en espérant que le côté acéré et original des chroniques infuse sur le reste des sommaires. Deux numéros (0 et 1) aussi pour le zine parisien&nbsp;<a href="http://facebook.com/IdeesNoiresFanzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Idées Noires</a>, assez classe dans sa mise en page. Dans le numéro&nbsp;1 des interviews de groupe plus tournés vers l’international et le passionnant entretien avec le collectif de photographe Belle Journée en Perspective apportent fraicheur et originalité.&nbsp;</p>



<p>Centré sur le Reggae et le Dub,&nbsp;<a href="http://facebook.com/people/Blackboard-Jungle-Dubzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blackboard Jungle</a>, propose à chaque fois de superbe objets quoiqu’un peu cher. Pour le numéro&nbsp;8 Lee Perry est mis à l’honneur sur la couverture sérigraphiée en format&nbsp;10’ (un format de disque peu courant mais très prisé dans le reggae car associé au fameux Dubplates) et dans un dossier très complet. On retrouve aussi au long de ces 100&nbsp;pages des entretiens avec des vétérans de la scène électro dub hexagonale (High Tone, Zenzile) et des producteurs bien en vue actuellement (Dubkasm) ou des articles sur des labels come Dubquake et Irie Ites.&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">TT, Bobigny</h6>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="7d7d7d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7d7d7d;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine2.jpg" alt="" class="wp-image-7032 not-transparent" width="324" height="324"/></figure>
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<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_7010_2();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_7010_2();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_7010_2">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_7010_2" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_2_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_2('footnote_plugin_tooltip_7010_2_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Auprès des distros comme UVPR, B.R.A, Primotor Crew…</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_2_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_2('footnote_plugin_tooltip_7010_2_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Red &amp; Anarchist Skin Head</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_2_3" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_2('footnote_plugin_tooltip_7010_2_3');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>3</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Dont le chanteur entrainera une partie des skins anglais vers l’extrême droite.</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_7010_2() { jQuery('#footnote_references_container_7010_2').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_7010_2').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_7010_2() { jQuery('#footnote_references_container_7010_2').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_7010_2').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_7010_2() { if (jQuery('#footnote_references_container_7010_2').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_7010_2(); } else { footnote_collapse_reference_container_7010_2(); } } function footnote_moveToReference_7010_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_7010_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_7010_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_7010_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/">Culture #06</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Big Up : Rennes féministe et antiraciste</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/big-up-rennes-feministe-et-antiraciste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 05:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=5882</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">À Rennes, les 12 et 13&#160;mars dernier, s’est tenu Big Up, un événement féministe et antiraciste, dans le cadre de la journée internationale de luttes pour les droits des femmes et de la Campagne Antiracisme <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/big-up-rennes-feministe-et-antiraciste/" title="Big Up : Rennes féministe et antiraciste">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<pre class="wp-block-verse">À Rennes, les 12 et 13&nbsp;mars dernier, s’est tenu <em>Big Up</em>, un événement féministe et antiraciste, dans le cadre de la journée internationale de luttes pour les droits des femmes et de la Campagne Antiracisme et Solidarité.</pre>



<h6 class="has-text-align-right has-background wp-block-heading" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #04 &#8211; SEPTEMBRE 2022</h6>



<p class="has-drop-cap">Le nom était inspiré par la chanson de Diam’s, dont certaines paroles devraient sûrement être revues aujourd’hui mais ce n’est pas le débat. Ce festival a été porté par des membres du collectif féministe NousToutes35 et par les animateurs de la Maison de Quartier Villejean où s’est déroulée la première partie du week-end. La seconde partie s’est déroulée à Maurepas, un autre quartier de Rennes –&nbsp;celui dans lequel, notamment, <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/actions/mobilisation-contre-le-racisme-et-les-violences-policieres-a-rennes/">Babacar Gueye a été tué par un policier de la BAC en 2015</a>. Une dizaine de collectifs et d’associations locales ont gravité autour de l’organisation et de la participation à ce week-end.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Concerts, projections, ateliers, foot… on&nbsp;croise les collectifs et les pratiques</h2>



<p>La journée du samedi, à la Maison de Quartier Villejean, était financée par le dispositif « Rennes de la nuit », notamment pour rémunérer les artistes. Dans l’après-midi étaient programmés des ateliers-rencontres avec des associations et collectifs anti­racistes et féministes : ISKIS Rennes, Gras politique, NousToutes35, l’inter-organisations antifasciste, le Planning familial, SUD Santé et trois associations du quartier Villejean&nbsp;–&nbsp;Kune, Éduc’Ustawi et Le Bougainvilliers.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="a76575" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a76575;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2022/10/A2C_RevueN4_BigUp_Illustr_1.1.jpg-723x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-5902 not-transparent" width="340" height="480"/></figure>
</div>


<p>Nous avons projeté le film documentaire d’Ivora Cusack,&nbsp;<em>Remue ménage dans la sous traitance</em>, qui suit la lutte des femmes de chambres des hôtels Accor à Paris en 2002.</p>



<p>En fin de journée se sont enchaînés une scène ouverte, réservée aux femmes et aux personnes aux genres minorisés, puis un repas à prix libre préparé par le réseau de Ravitaillement des luttes, et pour finir, les concerts de Juste Shani, Kitsune Kendra et Uzi Freyja. Dj palette, la dj qui accompagne les luttes rennaises de ses sets survoltés, a clôturé la première journée.</p>



<p>Le dimanche, à Maurepas, avait lieu un tournoi de foot réservé aux femmes et genres minorisés, organisé par le club Les Rennes, suivi d’un atelier punchlines pour travailler la répartie dans les situations d’oppressions, animé par NT35. Le week-end s’est alors clôturé par la projection du documentaire de Jérôme Host,&nbsp;<em>Un racisme à peine voilé</em>, qui revient sur la lutte contre l’islamophobie et contre la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux dans les établissements scolaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’où nous vient cette idée ?</h2>



<p>Tout commence autour du constat que plusieurs rappeuses françaises, de longue date (ex : Casey, Sianna, Ryaam) ou émergentes (ex : Soumeya, R’may, Juste Shani), ont des textes clairs qui nous servent pour mettre l’ambiance. Ce sont des artistes qui permettent d’appuyer nos propos lors de manifestations, de goûters féministes, de début ou fin de réunions, dans nos vidéos militantes, etc. L’initiative de l’événement&nbsp;<em>Big Up</em>&nbsp;vient donc de trois personnes membres ou proches du collectif NousToutes35, qui bossent avec des adolescent·es et leurs familles, et qui ont évoqué l’envie de mixer sur le temps d’un weekend, l’aspect culturel et l’aspect militant. Convaincues que le live donne plus de poids aux discours féministes et antiracistes, nous souhaitions inviter une artiste engagée qui se produirait sur scène. Convaincues aussi que l’art et la politique peuvent fonctionner ensemble et permettent de réunir des personnes aux parcours plus divers, pas forcément à l’aise avec des contenus militants. Tout le monde n’a pas l’appétence d’écouter un discours avant une manifestation ou d’en être touché, tout le monde n’a pas le goût de lire des articles d’A2C en rentrant du travail. La musique, elle, peut combiner une histoire personnelle, une technique musicale et des revendications politiques qui s’adressent à toutes personnes voulant bien l’écouter.&nbsp;</p>



<p>Après des discussions informelles, nous commençons donc à chercher des financements et des partenaires pour mettre en œuvre ce projet. Le Point information jeunesse nous a guidées vers la subvention spécifique à la Ville qui se nomme « Rennes de la Nuit ». Cette dernière permet de promouvoir des événements culturels organisés par et pour les jeunes. Les conditions posées par la subvention sont la gratuité de la soirée, le fait qu’il n’y ait pas d’alcool à vendre, que ce soit porté par une association et le fait que ce soit une soirée par des jeunes et pour des jeunes (mais nous n’avons pas vraiment suivi ce dernier point car on avait une volonté d’organisation intergénérationnelle). Il est possible d’obtenir jusqu’à 6 000&nbsp;euros. L’enjeu se situe désormais dans le fait de trouver une association, parce que NousToutes35 n’est qu’un simple collectif, sans salarié·es, sans numéro siret, ni même de local, qui n’est juste bon qu’à rassembler 5 000 personnes dans la rue en pleine crise sanitaire, rien de très sérieux…</p>



<p>Le collectif ayant déjà établi un travail de réseau depuis trois ans, la prise de contact avec la Maison de Quartier dont nous avions de bons échos et dont nous connaissions l’ouverture et l’investissement, fut largement facilitée.&nbsp;</p>



<p>De plus, lorsque nous avons pensé à l’organisation de cet évènement, nous souhaitions que des jeunes puissent s’impliquer dans l’organisation, non seulement en tant que spectateur·rices, mais aussi en tant qu’organisateur·ices et créateur·ices dans un cadre collectif. Les compétences professionnelles des animateurs jeunesse de la maison de quartier, leur implantation, les liens avec le tissu associatif local couplés à nos réseaux personnels de travailleuses sociales, et les rapports affectifs et de confiance qui peuvent naître de ce type de cadre, nous ont permis de former un groupe de jeunes adolescent·es qui ont eux et elles-mêmes communiqué leur participation dans leurs différents cercles amenant ainsi un public large, au-delà des réseaux militants. Un événement comme&nbsp;<em>Big Up&nbsp;</em>ne peut fonctionner sans implantation dans le territoire de la part des personnes qui font vivre le week-end : Nadjib et Fabien de la Maison de Quartier, Loulie, Olive, Lilya, Thanina du club de foot Les Rennes, Jeanne et Maxime du GRPAS, Groupe Rennais de Pédagogie et d’Animation sociale, Amandine de la Maison Verte, Aline, Val, Pauline et Mylène de NousToutes35, Régine et Fatima de Kuné, un collectif de femmes de Villejean, les artistes qui ont participé à la scène ouverte, ont ramené leur proches et ont communiqué sur l’événement, le réseau de Ravitaillement des luttes en Pays rennais et toutes les associations, collectifs et syndicats qui ont participé notamment au forum.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La force de l’implantation locale et des liens&nbsp;durables !</h2>



<p>La communication a également été pensée en ce sens, avec des tractages ciblés, dans les quartiers d’implantation du festival qui avaient aussi été des départs de manif’ à NT35 mais également aux abords des établissements scolaires. Nous avons aussi contacté des foyers d’accueil, des éducateur·ices spécialisé·es et mobilisé des parents d’élèves. Nous avons malgré tout constaté des difficultés de communication de l’événement auprès des plus de 30 ans qui habitent le quartier. Une partie du week-end étant subventionnée par la mairie de Rennes, elle a également fait sa propre politique de communication plus axée sur le centre-ville, même si nous n’en avons pas bien cerné ni l’ampleur ni la direction.&nbsp;</p>



<p>L’organisation concrète du festival s’est mise en place autour de réunions hebdomadaires à la Maison de Quartier avec des jeunes et des membres de NousToutes35 impliquées dans le projet et des retours de ces réunions lors des plénières du collectif.&nbsp;</p>



<p>Tout le travail organisationnel, avec le budget prévisionnel, le prêt ou l’achat de matériel, la réservation des hôtels, des trains pour les artistes, leurs contrats, les assurances, les devis, etc., rien de tout ça n’aurait été possible sans la maison de quartier de Villejean car elle dispose d’un statut juridique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pistes d’amélioration pour 2<sup>e</sup>&nbsp;édition&nbsp;</h2>



<p>Les besoins d’implication du collectif par rapport à cet évènement spécifique, n’ont pas été clarifiés suffisamment tôt car nous prenions conscience de la nécessité du soutien de la MQV au fur et à mesure de l’organisation de l’événement. Ainsi, le sentiment d’implication collectif de NT35 ne s’est pas fait sentir (nous parlons de sentiment collectif d’implication car individuellement des membres de NT35 étaient impliquées). Notamment par manque d’organisation et de disponibilité des organisatrices du festival (c’est-à-dire nous-mêmes qui écrivons cet article). En effet, nos absences répétées aux plénières –&nbsp;nous travaillons toutes sur ces horaires, et ouais, on ressent le besoin de se justifier, kestuveux – et nos transmissions qui se faisaient plus sous formes de directives que de prises de décisions collectives, ont largement contribué à réduire les possibilités d’appropriations du festival par le collectif. Il s’agit donc d’un point primordial à améliorer pour&nbsp;<em>Big up</em>&nbsp;2 notamment en assurant plus d’allers-retours entre interlocuteur·ices, mais également en créant des petits groupes de travail par domaines nécessaires à l’organisation du festival. Sans compter que nous ne sommes pas membres du bastion le plus actif de NT35 et que par conséquent nous ne sommes pas les personnes qui portent habituellement les événements, expliquant ainsi notre méconnaissance partielle du mode de fonctionnement du collectif. L’implication des jeunes est également à retravailler puisque celleux qui ont été les plus impliqué·es sont celleux qui avaient un lien établi avec nous. Cela demandera donc pour la seconde édition de travailler plus en amont les rencontres avec les jeunes, les membres du collectif NT35, et les jeunes entre elles et eux.</p>



<p>L’autre constat regrettable est le fait que nous n’ayons pas pris le temps de préparer des prises de paroles face au public. Ces temps qui auraient permis de recontextualiser et expliquer pourquoi on fait ça, pourquoi on invite tel collectif, telle artiste, pourquoi on trouve que c’est primordial de faire des rendez-vous culturels politisés qui donnent espoir en la force du groupe et qui démontrent l’importance de la solidarité. Pourtant, nous savons que c’est sur le moment, parce que les gens sont en train de le vivre, que la théorie et la pratique font leur effet et marquent les esprits. Mais on ne va pas se flageller non plus, lors de la prochaine édition, nous ferons en sorte que personne ne parte sans avoir la possibilité de raconter clairement les volontés et la raison d’être de l’événement. On ne peut que s’améliorer.</p>



<p>Tout cela étant dit, les retours du public nombreux, plus de 650 personnes sur le week-end, furent très positifs. Nous avons pu constater une grande mixité –&nbsp;en termes de genres, de races, de générations, de lieux de vie, de codes sociaux, militants ou associatifs. Concernant l’impact politique, même s’il est difficilement mesurable, le succès de l’événement démontre que la musique, l’activité physique collective et le cinéma sont des moyens toujours aussi efficaces pour gagner du terrain idéologiquement, s’ils sont combinés à une approche territoriale. De plus, l’article paru dans&nbsp;<em>Breizh infos</em>&nbsp;–&nbsp;un site fasciste breton, qui dénonçait un festival&nbsp;<em>« indigéniste et non mixte financé par la ville de Rennes »</em>, nous a confirmé que nous étions sur la bonne voie. Ça fait toujours plaisir d’énerver les faf surtout quand on le fait avec « LEUR ARGENT ».</p>



<p>France 3 a également fait un retour sur le week-end, en faisant un reportage TV sur l’atelier punchlines, soit le seul atelier qui avait une approche plus inter­individuelle du féminisme donc quelque peu dépolitisé. Et il n’a évidemment pas été question dans le reportage de la dimension antiraciste de l’événement. Nous devons leur rappeler que nous ne luttons pas contre des individualités mais nous luttons contre un pouvoir qui opprime et qui exploite.&nbsp;</p>



<p>Nous luttons contre des structures de domination, alors&nbsp;<em>« ne nous souhaitez pas bonne fête »&nbsp;</em>(Juste Shani) mais bonnes luttes, « <em>on va se battre jusqu’à la mort car nos vies valent plus que de l’or </em>» ou que « <em>leurs profits</em> » si vous êtes plus syndicalistes que Le Juiice.</p>



<p>À très vite derrière un mégaphone !</p>



<p><strong>Yuna et Ombeline (Rennes)</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/big-up-rennes-feministe-et-antiraciste/">Big Up : Rennes féministe et antiraciste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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