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	<title>Archives des Antisionisme - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Antisionisme - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&#8217;on va continuer à se battre pour gagner</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 12:58:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Dans plusieurs villes en France, se constituent à l&#8217;occasion du premier mai des cortèges contre le racisme, contre le fascisme, contre le colonialisme et contre la guerre. À Paris, un pôle appelé par la Marche <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/" title="1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&#8217;on va continuer à se battre pour gagner">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/">1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&rsquo;on va continuer à se battre pour gagner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans plusieurs villes en France, se constituent à l&rsquo;occasion du premier mai des cortèges contre le racisme, contre le fascisme, contre le colonialisme et contre la guerre. À Paris, un pôle appelé par la Marche des solidarités et Urgence Palestine articulera ces revendications. Entretien avec Mathieu Pastor, d&rsquo;A2C et de la Marche des solidarités, qui nous explique pourquoi et comment se saisir du 1er mai pour engager notre classe sur le terrain de la lutte politique, dans un contexte de polarisation marquée.</p>



<p><strong>Pendant le mois de mars, en France avec le 8 mars et le 14 mars, et à l&rsquo;international avec des mobilisations autour du 28 mars, on a vu des mobilisations massives, très politiques, des gens qui descendaient dans la rue en se posant à la fois la question de lutter contre le patriarcat, contre les fascistes, contre le racisme, et aussi contre la guerre, contre l&rsquo;impérialisme. Est-ce que tu pourrais revenir un petit peu sur ce qu&rsquo;on doit apprendre de cette période et nous dire si le 1er mai et le mois qui va suivre pourraient s’inscrire dans la continuité du mois de mars ?</strong>&nbsp;</p>



<p>Je pense que le premier enseignement de cette période, c&rsquo;est se dire qu&rsquo;il y a quelque chose qui est possible. Ce qu&rsquo;on ressort de cette séquence, c’est que malgré ce qu’on se prend dans la tête, c&rsquo;est-à-dire les guerres, l&rsquo;autoritarisme, le racisme, le fascisme, il y a des volontés de se battre.</p>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;on nomme la polarisation, c&rsquo;est-à-dire d’un côté l&rsquo;augmentation de l&rsquo;offensive de la classe dirigeante &#8211; et à travers ça de la capacité des fascistes à s&rsquo;organiser &#8211; et d’un autre côté, un écho de plus en plus large pour se battre contre cette trajectoire-là et pour s&rsquo;engager.</p>



<p>C’est ce qu’on a vu le 8 mars, avec toustes celleux qui ont manifesté pour les droits des femmes, et qui, dans certaines villes, <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/retour-dexperience-sur-le-08-mars-2026/">se sont battu·es pour virer les fascistes et les sionistes</a>. C’est ce qu’on a revu <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/manifestations-antiracistes-et-antifascistes-du-14-mars-une-opportunite-pour-construire-un-front-antiraciste/">le 14 mars</a>, les mobilisations massives dans 102 villes, contre le racisme, le fascisme et les violences policières. Et c’est ce qu&rsquo;on a vu plutôt à l&rsquo;international le 28 mars : aux États-Unis avec des mobilisations dans 3000 villes ; à Rome, où pour la première fois depuis que Meloni est arrivée au pouvoir, il y a eu une mobilisation de 300 000 personnes contre son gouvernement et contre le fascisme ; et à Londres, où il y a eu 500 000 personnes mobilisées, soit la plus grande manif de l&rsquo;histoire d’Angleterre contre le racisme et le fascisme. Donc ce qu’on voit, c’est que les gens ont envie de se battre, et à une échelle très importante. Dès qu&rsquo;on propose une stratégie qui démontre qu&rsquo;en se mobilisant ça va compter, il y a un écho pour ça.</p>



<p>Le meilleur des exemples pour se rendre compte de ce qui est en train de se passer, c&rsquo;est les États-Unis. Trump arrive il y a un an et demi pour son second mandat et il paraît avoir un boulevard devant lui. La gauche, aux États-Unis et dans le monde entier, est presque tétanisée face à sa prise de pouvoir. Il a démontré qu&rsquo;il était prêt à s’engager dans ce boulevard, que ce soit par les premières attaques contre les migrant·es, l&rsquo;offensive au Venezuela… Et puis là soudainement, déjà l&rsquo;année dernière avec les <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/videos/session-douverture-du-festival-des-idees-revolutionnaires-da2c/">premières mobilisations à Los Angeles</a> dans les quartiers contre ICE, et puis de manière plus éclairante <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/comment-minneapolis-solidaire-et-antiraciste-a-resiste-a-ice/">à partir de la fin 2025 à Minneapolis</a>, on voit qu&rsquo;il y a un espoir qui renaît, et que quand cet espoir renaît, et que tout le monde sent qu&rsquo;en s&rsquo;engageant il y a moyen de gagner, le mouvement peut prendre une ampleur où soudainement le rapport de force paraît presque de notre côté. Aux États-Unis, il n&rsquo;y a pas de jour férié le 1er mai, donc les travailleurs et les travailleuses travaillent ce jour-là. Mais là, il faut voir le <a href="https://www.iceoutnowmn.com/">programme du 1er mai</a>. C&rsquo;est très impressionnant. Il y a un appel à la grève. Par exemple, Minneapolis appelle à la grève dès le matin et l’après-midi à une grande marche contre ICE et pour la régularisation des sans-papiers.</p>



<p>Et ici en France, le 1er mai, une date qui est déjà présente dans la tête de beaucoup de monde, comme une date emblématique de la lutte contre le capitalisme, de la lutte de solidarité internationale des travailleurs et des travailleuses, ça va être une date très importante pour mesurer où on en est du mouvement. Je pense que beaucoup de personnes ont prévu de s&rsquo;en saisir, et que beaucoup de collectifs ont prévu d&rsquo;y intervenir.</p>



<p><strong>À A2C on pense que c&rsquo;est cette classe des travailleureuses que tu as citée, qui peut changer le système. Pour s&rsquo;adresser largement à la classe qui n&rsquo;est pas spontanément révolutionnaire, on a tendance à se dire qu&rsquo;il faut parfois limiter les mots d&rsquo;ordre &#8211; construire des fronts contre le racisme, qui soient aussi indépendants des fronts pour la Palestine, des fronts contre l&rsquo;impérialisme, des fronts féministes… Comment est-ce qu&rsquo;on peut articuler la nécessité d’adresser largement toutes ces revendications, et le fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, des milliers de personnes en train de se politiser en viennent à penser une riposte globale contre un système global ? Quelle forme ça va prendre pour le 1er mai ? Et quelles suites est-ce que ça peut donner ? </strong></p>



<p>Déjà je pense que pour l&rsquo;ensemble des collectifs qui ont mené les combats de ces dernières semaines, que ce soit au sein du front féministe, que ce soit au sein du front antiraciste, antifasciste, la première des conditions pour s&rsquo;adresser à la classe dans cette période, c&rsquo;est d&rsquo;en être le 1er mai. C&rsquo;est d&rsquo;en être et d&rsquo;y intervenir collectivement. Ensuite je pense que justement, il y a un écho en ce moment pour des mots d&rsquo;ordre qui, même lorsqu’ils sont pris « séparément » (au sein des fronts spécifiques qui les formulent), ne sont pas des mots d’ordres au rabais, mais qui au contraire engagent au combat et proposent une stratégie.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, au sein de la <a href="https://www.antiracisme-solidarite.org/accueil">Marche des solidarités</a>, on mobilise sur la question de la régularisation des sans-papiers. Derrière cette revendication, tu poses forcément la question de l&rsquo;unité, de la solidarité, du fait que même si tu n&rsquo;es pas sans-papiers, tu es concerné·e par la régularisation de tout le monde. Si on propose des mots d&rsquo;ordre contre l&rsquo;islamophobie pour se défendre face aux attaques de l’État contre toutes celles et ceux qui parmi nous sont musulmans et musulmanes, contre les attaques des mosquées par les fascistes, c’est pareil, ce ne sont pas des mots d&rsquo;ordre au rabais. Ce sont des revendications qui, par ailleurs, il y a quelques années, pouvaient paraître hyper radicales, mais qui au fur et à mesure de ces dernières années sont de plus en plus reprises largement. On ne va pas noyer tous ces fronts dans une lutte anticapitaliste, anti-impérialiste. Il y a besoin de combats sur des front spécifiques, qui ont besoin d’implication spécifiques, car on a besoin de victoires sur ces fronts-là. Mais on va montrer qu’on peut mener ces combats tout en disant « Oui, on se bat ensemble contre ce système ». Toutes et tous ensemble, on va appeler à la régularisation des sans-papiers. Toutes et tous ensemble, on va appeler à la solidarité avec la Palestine. Toutes et tous ensemble, on va appeler à la solidarité contre l&rsquo;islamophobie.</p>



<p>Pour revenir sur le 1er mai, je pense que ce qui va compter pour s&rsquo;adresser à la classe, c&rsquo;est de montrer qu&rsquo;on est prêts et prêtes à se battre. Un des moyens à travers lesquels on compte faire ça en région parisienne, c&rsquo;est d&rsquo;appeler à un grand pôle dans la manifestation, un pôle antiraciste, antifasciste, antisioniste et anticolonialiste contre la guerre, qui va s&rsquo;appuyer sur deux forces : la Marche des solidarités avec les collectifs de sans-papiers et les mineurs isolés en lutte, les collectifs de quartiers contre le racisme et contre le fascisme, et <a href="https://www.urgence-palestine.com/">Urgence Palestine</a>, qui se bat pour la solidarité avec le peuple palestinien. L&rsquo;année dernière déjà, on avait mené une première fois cette expérience, et à Paris, ça avait été le 2e cortège le plus important de la manifestation derrière celui de la CGT, ce qui est quand même significatif.&nbsp;</p>



<p>Et là, nous, on veut un pôle le plus massif possible, pas juste pour envoyer un message de visibilité, pas juste pour faire une démonstration de force. On veut envoyer le message qu’on est déterminé·es à se battre et que le combat va continuer dès les prochaines semaines, que ce soit pour le 9 mai virer les fachos qui veulent marcher dans Paris <em>[Une contre-manifestation partira le 9 mai à 14h de la station Saint-Michel contre le C9M, marche annuelle de militants néonazis]</em>, que ce soit pour gagner des régularisations, que ce soit pour affirmer notre solidarité à la Palestine ou pour renforcer notre capacité à riposter face à la marche vers la guerre, comme on a pu voir ces dernières semaines dans les mobilisations lycéennes et du secteur de l’éducation.&nbsp;</p>



<p>Et je pense que ça, c&rsquo;est la première des choses à faire pour s&rsquo;adresser à la classe dans la période dans laquelle on est. Les gens, ils n&rsquo;ont pas envie de défiler pour la gloire. Ils ont envie de se battre pour gagner. Et donc, c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;on va le faire en région parisienne et il y a des échos qu&rsquo;il va y avoir des cortèges similaires dans d&rsquo;autres villes, à Marseille, à Rennes, à Rouen, à Toulouse, à Saint-Brieuc&#8230; Voilà comment on s&rsquo;adresse massivement à la classe.</p>



<p><strong>Comment est-ce que les révolutionnaires peuvent espérer soutenir, construire cette dynamique-là qui est en train d&rsquo;émerger ? Et quelles sont nos tâches pour mieux l&rsquo;accompagner, convaincre que c&rsquo;est la bonne et poser la question de quelle stratégie pour gagner</strong> ?</p>



<p>Donc, il y a déjà ce mouvement-là, qui démontre qu&rsquo;il y a un potentiel pour lutter largement. Maintenant, toute la question est, quelle est la stratégie pour gagner ? Car ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il y a un mouvement que la stratégie est spontanément dirigée vers le renforcement de ce mouvement et le renforcement de ses capacités pour gagner. Et pour tout ça, il y a besoin de débats sur quelles stratégies on doit mener, sur ces différents fronts dont j&rsquo;ai parlé. Quelle stratégie dans le front antiraciste, antifasciste ? Quelle stratégie dans le front anticolonialiste et de solidarité avec la Palestine ? Quelle stratégie dans le front contre la guerre ? Et pour ça, le mouvement seul, ça ne suffit pas. Ce n&rsquo;est pas uniquement des collectifs de militants et de militantes qui vont, dans chacun de ces fronts, devoir se poser la question de quelle stratégie. Il faut aussi une intervention révolutionnaire, organisée.</p>



<p>À A2C, on pense que la stratégie pour gagner, elle doit s’élaborer par la combinaison d&rsquo;une analyse théorique marxiste et de son expérimentation, de sa pratique dans le mouvement. Et pour ça, on propose un grand événement à Paris, le 16 et 17 mai, un <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/boussoles-2/">festival <em>Boussoles</em></a>, où il va y avoir 25 discussions, qui visent à dénouer des questions qui se posent dans le mouvement :&nbsp;</p>



<p>La libération de la Palestine se joue-t-elle uniquement en Palestine, ou doit-elle passer par le soulèvement des classes ouvrières des pays arabes environnants ?&nbsp;</p>



<p>Qu’est ce qui va compter dans le mouvement antiraciste ? Mettre une priorité à se battre contre les attaques de la classe dirigeante, massivement dirigées contre celles et ceux qui, parmi nous, sont migrants et migrantes, celles et ceux qui, parmi nous, sont musulmans et musulmanes, en pensant qu&rsquo;à travers la riposte face à ces attaques-là, on va renforcer l&rsquo;ensemble du mouvement antiraciste ? Le fait d&rsquo;avoir une représentativité d&rsquo;élus issus des classes populaires racisées va-t-il être déterminant ?&nbsp;</p>



<p>Faut-il penser que le Rassemblement National est l’incarnation du danger fasciste en France, et penser que c’est via le développement de ce parti que l’ensemble du mouvement fasciste, que ce soit les groupuscules, les milliardaires à la Bolloré, les médias, se renforce ? Ou doit-on, sur un plan stratégique, penser que se battre contre Bolloré équivaut à se battre contre Le Pen ?&nbsp;</p>



<p>Toutes celles et ceux qui font l&rsquo;expérience de l&rsquo;implication dans ces fronts-là se confrontent à ces questions et toutes ces questions-là vont être présentes à ce festival.</p>



<p>En plus d’un regroupement d’activistes et révolutionnaires en France, on a invité des camarades syndicalistes de Minneapolis, qui interviendront pour nous raconter leurs expériences, mais aussi des <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/greve-pour-gaza-le-28-novembre-en-italie-notre-defi-est-de-relier-la-lutte-pour-la-palestine-aux-conditions-economiques-et-de-travail-en-italie/">camarades d’Italie</a>, où on a vu comment, justement, l&rsquo;ensemble de la classe, elle redresse la tête et elle reprend confiance dans ses capacités à gagner à travers un grand mouvement de grève en solidarité avec la Palestine, ou encore des camarades de Grande-Bretagne, là où la constitution d&rsquo;un front large contre le fascisme et le racisme est en train de redonner espoir dans la capacité de gagner de l&rsquo;ensemble de la classe.</p>



<p>On a besoin d&rsquo;espaces de discussion, d&rsquo;élaboration stratégique, à partir de boussoles et d&rsquo;analyses théoriques, à partir d’expériences vécues, et nous, c&rsquo;est ça qu&rsquo;on veut proposer à travers <em>Boussoles</em>.&nbsp;</p>



<p><strong>Mathieu Pastor, Paris 20e. Propos recueillis par Milig Sinou, Paris 19e.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/1er-mai-antiraciste-contre-le-genocide-et-contre-la-guerre-montrer-a-notre-classe-quon-va-continuer-a-se-battre-pour-gagner/">1er Mai antiraciste, contre le génocide et contre la guerre : montrer à notre classe qu&rsquo;on va continuer à se battre pour gagner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le 8 mars se fera sans les sionistes ni les fascistes</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/le-8-mars-se-fera-sans-les-sionistes-ni-les-fascistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Antisionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Grève féministe]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[massification]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Sana, camarade d&#8217;A2C impliquée à Urgence Palestine (UP18) dans le groupe de travail féministe, et dans la CGT librairie nous explique la préparation du 8 mars 2026 et les enjeux que cela représente dans le <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/feminisme/le-8-mars-se-fera-sans-les-sionistes-ni-les-fascistes/" title="Le 8 mars se fera sans les sionistes ni les fascistes">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Sana, camarade d&rsquo;A2C impliquée à Urgence Palestine (UP18) dans le groupe de travail féministe, et dans la CGT librairie nous explique la préparation du 8 mars 2026 et les enjeux que cela représente dans le contexte politique actuel.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Si vous préférez écouter cette interview, elle est disponible ici :</p>



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</div></figure>



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<p>Salut Sana, tu es à Urgence Palestine et impliquée dans le groupe de travail féministe, à la CGT librairie, et tu participes à la construction du 8 mars. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur les enjeux et la pertinence de la présence d&rsquo;Urgence Palestine dans ce mouvement, dans le contexte politique actuel ?&nbsp;</p>



<p>En termes de situation politique actuelle, on a un danger fasciste qui est de plus en plus prégnant et de plus en plus élevé, et des ripostes antifascistes qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Le 8 mars, c&rsquo;est particulier parce que ça fait plusieurs années que, notamment, les sionistes et les fachos viennent défiler dans nos manifestations et donc dans nos espaces de lutte : c&rsquo;est un endroit où il faut absolument mener la bataille pour les virer ! C&rsquo;est-à-dire que si on ne commence pas par les virer de nos manifs, s&rsquo;ils peuvent défiler avec nous, comment on veut pouvoir se débarrasser des fachos dans nos rues ? Ça me paraît improbable. Donc, Urgence Palestine avait l&rsquo;habitude de participer, depuis sa création, aux manifestations féministes notamment pour mettre en avant les revendications des résistantes palestiniennes, des prisonnières, de mettre en avant la lutte des femmes palestiniennes dans la résistance, etc. Mais depuis que Nous Vivrons a défilé dans la manifestation, notamment le 8 mars 2024 &#8211; si je ne dis pas de bêtises sur les dates &#8211; il nous a semblé essentiel d&rsquo;interpeller et de mener les batailles pour que le mouvement féministe dégage les sionistes de nos manifs. Et puis, après, s&rsquo;est rajouté Némésis qui est un collectif identitaire raciste, qui s&rsquo;est aussi rajouté à vouloir défiler lors du 8 mars. Et donc, il y avait un enjeu très, très fort pour nous à dire que ce n&rsquo;était pas possible de manifester avec des fachos et des sionistes. Pour cela, on a essayé de faire avec des collectifs féministes, notamment avec Nous Toutes, Du Pain et des Roses, les Féministes Révolutionnaires, le CLAF (qui est quand même un gros allié car il a été un des premiers collectifs a toujours avoir des positions très claires sur les questions anti-sionistes et anti-fascistes), et plein d&rsquo;autres organisations féministes. <strong>L’objectif était donc d’aller voir ces collectifs féministes et de convaincre qu&rsquo;il fallait agir par rapport à ça, ce qui a amené, notamment, au 8 mars 2025, où il y avait eu une grosse campagne contre les fachos et les sionistes. </strong>Pour nous, c&rsquo;est ça l&rsquo;enjeu en tant que militantes d&rsquo;Urgence Palestine, et militantes anti-sionistes, anti-colonialistes, anti-fascistes sur cette manifestation. </p>



<p>Le collectif Grève Féministe est assez central dans l&rsquo;organisation de la manif. Est-ce que tu pourrais nous développer leurs positions et propositions ?&nbsp;</p>



<p>Grève Féministe est une interorganisation qui regroupe notamment les directions syndicales telles que la CGT, Solidaires, mais aussi des organisations politiques, il me semble, etc. En gros, c&rsquo;est une grosse coalition de collectifs et d&rsquo;organisations pour essayer de mettre en place une grève féministe le 8 mars. Juste pour donner quelques éléments politiques : c&rsquo;est vraiment un outil qui pourrait être positif pour gagner des positions féministes et de grèves politiques le 8 mars, etc. Cependant, c&rsquo;est quand même toutes les mêmes contradictions qu&rsquo;on retrouve dans toutes les inter-syndicales, etc. C&rsquo;est-à-dire que c&rsquo;est très « par en haut », déconnecté des collectifs, des sections syndicales et des luttes syndicales menées à la base… Donc, c&rsquo;est vraiment par en haut, pour le définir, et je pense que ça se voit beaucoup sur la stratégie par rapport au 8 mars et à la présence de Némésis et des sionistes de Nous Vivrons car on n&rsquo;est pas tout à fait raccord sur ce que ça veut dire avoir une position antifasciste. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;en fait pour Grève Féministe finir la manifestation, aller d&rsquo;un point A à un point B, était plus important que de virer les fachos parce que, pour elles, il ne fallait pas se faire « voler la manifestation », comme si, ne pas faire cette manifestation était un drame absolu. Donc si on doit la faire avec des fachos et des sionistes c’est secondaire. C’est à ce moment là qu’intervient la question de l&rsquo;analyse du danger fasciste et d&rsquo;une stratégie antifasciste de masse de Grève Féministe et c’est là, à mon avis, que réside un  désaccord notamment car pour elles, la stratégie est par en haut.</p>



<p>Suite à la mort du facho le 14 février à Lyon, quelles sont, selon toi, les conséquences sur la construction du 8 mars ? Et quelles lignes te semblent importantes à tenir ?&nbsp;</p>



<p>Ça change, effectivement des choses, parce qu’on le voit, depuis que ce facho a été tué à Lyon, il y a une prise de la rue par des fachos, des rassemblements, des attaques de fachos un peu partout en France. Donc premièrement, les fachos prennent la rue et ont de plus en plus la confiance pour le faire. Deuxièmement, ce que ça change, c&rsquo;est <strong>ce raz-de-marée médiatico-politique qui fait des antifascistes, des terroristes.</strong> Ce raz-de-marée, c’est une <strong>offensive contre les positions antifascistes de rue</strong>, et qui englobe jusqu’à la gauche. On a même pu voir des postes de CND (Cerveaux Non Disponibles) qui condamnait ces positions d’antifascisme de rue. Moi, je pense que c&rsquo;est important de ne pas condamner les antifascistes de rue qui défendent et empêchent les attaques de fachos contre nos luttes, contre nos lieux, contre nos espaces, etc. Evidemment, c&rsquo;est malheureux que quelqu&rsquo;un meure, mais comme toute mort est malheureuse ; on ne fait pas une politique à partir de ça. Est-ce qu’on pensait que c’était mal ou malheureux, lorsque durant la Seconde Guerre Mondiale les résistants tuaient des nazis ? Je ne suis pas convaincue qu&rsquo;on pensait ça, quand il y avait des sabotages de convois nazis, etc., il n&rsquo;y avait pas grand monde pour les pleurer les nazis, et je pense que c’était pour de très bonnes raisons. <strong>L&rsquo;antifascisme, c&rsquo;est nécessaire et vital</strong> : on rappelle quand même que les fachos, c&rsquo;est des attentats partout à travers le monde, des dizaines et des dizaines de morts chaque année, et que l’antifascisme est donc une question de vie ou de mort. Il faut s’opposer aux fascistes &#8211; parfois physiquement &#8211; car la violence, elle vient d&rsquo;eux, alors on est obligé de la contrer. <strong>C’est un devoir moral pour l&rsquo;existence de nos luttes et la possibilité de lutter, que de s&rsquo;y opposer, et de s&rsquo;y opposer parfois physiquement.</strong> Tout ça pour dire que cela va avoir des conséquences sur le 8 mars, d&rsquo;autant plus que, justement, ce facho, il était là pour agir lors d’une action de Némésis, donc ça risque d&rsquo;avoir des conséquences sur la position et la « légitimité » de Némésis, à participer ou pas, ou, en tout cas, la protection politique et policière qu&rsquo;elle risque d&rsquo;avoir. Donc, ça va créer, des couches supplémentaires sur l&rsquo;importance et la <strong>nécessité d&rsquo;avoir une position antifasciste claire, précise, qui nous permette d&rsquo;agir collectivement et de manière massive face à elles, et de ne pas se laisser rouler dessus par ce rouleau compresseur idéologique qui est en train de se mettre en place, actuellement un peu partout.</strong> Quand on repense même à la Une de Libération, &#8211; qui est censé, mais qui n&rsquo;est plus depuis bien longtemps, un journal de gauche &#8211; on comprend assez rapidement qu’il va y avoir un rouleau compresseur qui est là pour tout dégommer et légitimer encore plus les fachos dans ce pays.</p>



<p>Parlons stratégie : À moins d&rsquo;un mois du 8 mars, quelle semble être la stratégie qui se dessine, et qu&rsquo;est-ce que tu peux nous en dire ?&nbsp;</p>



<p>À moins d&rsquo;un mois du 8 mars, on essaye de construire l&rsquo;offensive la plus massive et la plus antifasciste et antisioniste possible. Pour nous, l&rsquo;enjeu, c&rsquo;est ce qui va permettre de bloquer les sionistes et les fascistes et empêcher qu&rsquo;elles manifestent avec nous. <strong>Nous défendons l&rsquo;idée que ça sera par le nombre qu&rsquo;on pourra gagner </strong>et non pas par la meilleure technique de vaisseau ou de positionnement possible etc. Ce qui fera une différence réelle et ce qui nous permettra de gagner, c&rsquo;est vraiment la question du nombre et donc de comment on fait pour être de plus en plus nombreuses et nombreux à préparer cette échéance-là dans cette optique-là et donc comment on fait pour construire cette campagne dès maintenant et pas uniquement le jour J, avec un club de spécialistes pour le dire un peu vite. Dans l&rsquo;idée, on est à peu près toutes d&rsquo;accord là-dessus.</p>



<p>La question, c&rsquo;est comment on fait et par quoi ça passe et c&rsquo;est là où il peut y avoir des débats. Globalement, <strong>l&rsquo;idée c&rsquo;était de construire par en bas donc de mettre en place un maximum de choses qui permettent de convaincre un maximum de personnes de venir au 8 mars en ayant en tête cette volonté de bloquer les fachos et les sionistes</strong>. Par exemple, je milite dans le 18e, à Urgence Palestine et nous avons pris contact avec Nous Toutes Paris Nord, pour organiser un événement commun avant le 8 mars pour préparer cette campagne-là dans notre quartier. C&rsquo;est aussi, par exemple, essayer de s&rsquo;adresser aux syndicalistes et aux sections syndicales pour être un maximum de sections syndicales et syndicalistes qui veulent prendre position pour bloquer les fachos et les sionistes. Donc, voilà, comment on fait pour essayer de faire en sorte que cette stratégie soit partagée massivement ? On cherche aussi, évidemment, à travailler avec Grève Féministe, malgré le fait qu’on puisse avoir des énormes désaccords car nous cherchons à nous adresser, à tous les outils qui nous semblent pertinents pour qu&rsquo;on soit les plus nombreuses et nombreux possible à porter cette stratégie de masse. </p>



<p>Ceci étant dit, un des sujets que je n’ai pas abordé pendant toute cette discussion et qui me semble quand même important et notamment du point de vue de la stratégie, c&rsquo;est la question du sionisme, des sionistes. Ce qui fait le plus débat sur « qui on vire ? » et « comment on les vire ? » ce sont les sionistes. C&rsquo;est-à-dire que, à la limite, Némésis, sont des fachos identitaires, donc tout le monde est d&rsquo;accord pour dire que ce sont des fachos et qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas leur place dans la manif. Après, quelle stratégie on met en place pour les virer de la manif, c&rsquo;est encore une autre discussion. Mais tout le monde est d&rsquo;accord pour dire qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas leur place dans la manif. Nous Vivrons, c&rsquo;est encore différent et ça démontre la faiblesse des positions de la gauche et du mouvement ouvrier français sur la question de la Palestine et sur la question du sionisme qui se fait ressentir à plein tube sur cet aspect-là. C&rsquo;est tout le temps des bras de fer hyper forts parce que <strong>les directions syndicales sont loin d&rsquo;être au clair sur une position anti-sioniste ferme et de soutien à la Résistance</strong>, ce qui les rend très perméables à des discours pseudo-féministes de sionistes. <strong>Comme si on pouvait être féministe et vouloir tuer toute une partie de l&rsquo;humanité, comme si ça allait ensemble d’être suprémaciste et de vouloir l&rsquo;égalité</strong>. Enfin, il y a un moment où c&rsquo;est contradictoire. Voilà, surtout quand ça reprend toute la propagande de l&rsquo;État sioniste et génocidaire israélien de prétendre des viols de masse qui n&rsquo;ont pas eu lieu le 7 octobre. En fait, il y a eu des viols comme dans toute guerre. Je veux dire qu&rsquo;on vit dans un monde patriarcal, donc lors d’une guerre je n&rsquo;ai aucun mal à croire qu&rsquo;il y ait pu y avoir, à certains moments, des agressions sexuelles et viols le 7 octobre. Par contre, ce n&rsquo;était pas du tout une stratégie, ce n&rsquo;était pas systémique, alors que ça l&rsquo;est dans les prisons coloniales israéliennes, que ça l&rsquo;est, dans l&rsquo;armée israélienne qui viole et agresse sexuellement les hommes et les femmes palestinien·nes, etc. Pour finir sur cette question-là, je pense qu&rsquo;il y a aussi un enjeu à <strong>bien affirmer qu&rsquo;on ne veut pas non plus des sionistes dans nos manifestations, </strong>et de ne pas mettre ça de côté, car c&rsquo;est un enjeu central en termes de position dans le mouvement féministe et dans le mouvement ouvrier plus globalement, aujourd&rsquo;hui, en France. <strong>Pour une solidarité totale aux palestiniens et aux palestiniennes, opposons-nous fermement à tout relais de l&rsquo;état sioniste partout !</strong></p>
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		<title>Quelles luttes anti-sionistes aujourd&#8217;hui ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/quelles-luttes-anti-sionistes-aujourdhui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 15:24:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[anti-impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Antisionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israel]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Retour d’expérience de l’événement à La Chapelle avec Tsedek ! et le Comité de soutien à la Palestine, à Toulouse &#8211; 16 décembre 2024 Les Cahiers d&#8217;A2C #16 &#8211; MARS 2025 Le 16 décembre, à <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/quelles-luttes-anti-sionistes-aujourdhui/" title="Quelles luttes anti-sionistes aujourd&#8217;hui ?">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Retour d’expérience de l’événement à La Chapelle avec Tsedek ! et le Comité de soutien à la Palestine, à Toulouse &#8211; 16 décembre 2024</em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #16 &#8211; MARS 2025</h6>



<p>Le 16 décembre, à Toulouse, une rencontre a été organisée à La Chapelle, un lieu emblématique de la vie militante de la ville, entre le Comité de soutien à la Palestine et Tsedek ! collectif juif décolonial. La thématique abordée lors du débat était : <em>« Quelles luttes anti-sionistes aujourd’hui ? ».</em> </p>



<p><strong>Le Comité de soutien à la Palestine</strong>, créé fin 2023 après les interdictions de manifestations en soutien à la résistance palestinienne, regroupe des organisations et des individus qui souhaitent organiser des actions pour la Palestine à Toulouse, telles que des manifestations, des rassemblements, des collages et des actions de boycott pour sensibiliser la population aux liens entre des entreprises locales et l’État d’apartheid d’Israël.&nbsp;</p>



<p><strong>Tsedek !</strong> est un collectif formé en juin 2023 par des personnes juives d’horizons variés, cherchant à créer une nouvelle maison politique juive antiraciste pour lutter contre le racisme en France et le régime d’apartheid en Israël/Palestine. Ce collectif conjugue lutte politique et dimension culturelle dans le but de se réapproprier les diverses judéités et de reconstruire les mondes dévastés par la Shoah, le colonialisme et la suprématie blanche européenne.&nbsp;</p>



<p>L’objectif de cette rencontre était d&rsquo;ouvrir une discussion sur le sionisme, les formes de lutte anti-sioniste possibles, et d&rsquo;encourager les participants à rejoindre le Comité de soutien à la Palestine ou d’autres groupes militants. Cette discussion a émergé d’un constat : une des raisons principales qui freine l’élargissement des mouvements de soutien à la Palestine est la confusion persistante entre antisémitisme et antisionisme. Bien que cette confusion soit de moins en moins efficace après les événements du 7 octobre, où un génocide a été déclanché par l’État d’Israël, elle reste un outil de manipulation. Il est crucial de continuer à dénoncer le sionisme pour ce qu’il est : un projet raciste, colonial et ethno-nationaliste.</p>



<p><strong>Le déroulement de la soirée :</strong><strong><br></strong>La discussion a commencé par plusieurs questions introductives auxquelles les deux collectifs ont répondu. Voici un résumé de ces réponses.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Brève histoire du sionisme :</strong></h2>



<p>Le sionisme, né au XIXe siècle et théorisé par Theodor Herzl, a émergé comme une réponse bourgeoise à l’antisémitisme en Europe. La création d’un foyer juif était une réponse à l’idée partagée par les antisémites que les juifs ne pouvaient ni vivre en Europe ni s’y intégrer. Dès le départ, l’objectif était la colonisation d’une terre pour créer un État juif.<br>Certains affirment qu&rsquo;il existe différentes formes de sionisme, de gauche, ou celui mis en place par les réfugié.e.s de la Shoah et par le parti travailliste israélien. Mais la question essentielle reste : qu&rsquo;est-ce que le sionisme pour ceux et celles qui le subissent, les Palestinien.ne.s ? Pour elleux, le sionisme est la colonisation, la dépossession, l’occupation, la Nakba, l’apartheid, et le génocide. Peu importe les justifications idéologiques du sionisme ; la réalité vécue sur le terrain est celle d’une oppression systématique des Palestinien.ne.s, le vol de leurs terres, la pérsecution, la ségregation et la dépossetion depuis la création de l’État juif (et même avant avec le mandat anglais). </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que l’antisionisme pour vous ?</strong></h2>



<p>L&rsquo;antisionisme est un mouvement large, qui englobe des courants religieux, laïques, marxistes, et libéraux. Il remet en question les fondements idéologiques du mouvement sioniste et de l’État d’Israël, en tant que projet colonial et raciste, prétendant garantir la sécurité des juif.ve.s du monde entier. Bien que les deux collectifs luttent contre le sionisme, leurs approches diffèrent. Pour le Comité, le but est d’organiser le plus grand nombre de personnes dans le soutien à la résistance du peuple palestinien, en organisant des réunions, manifs, collages, débats, actions de boycott, etc. Pour Tsedek ! l’objectif est de soutenir ces organisations, participer aux actions, créer des espaces de formation et discussion autour du sionisme et comment construire les arguments politiques pour le combattre. Pour les militants ayant soutenu la Palestine pendant des années, les accusations d’antisémitisme sont une tactique fréquente utilisée pour discréditer la résistance contre Israël. Ces accusations font partie d’une stratégie visant à criminaliser la critique du projet colonial israélien. Cependant, pour Tsedek, les accusations d&rsquo;antisémitisme sont absurdes. À la place, certains utilisent des arguments comme « être des juif.ve.s d&rsquo;exception » ou « avoir  intégré l’antisémitisme ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi est-il important de se revendiquer antisioniste aujourd’hui ?</strong></h2>



<p>Lutter contre le sionisme, c’est contester l’idéologie qui est à l’origine du problème. Le sionisme, en tant que projet colonial, est la racine du « conflit ». Revendiquer l’antisionisme, c’est réclamer la fin de la colonisation et d’un État exclusif aux juif.ve.s, qui exclut toute possibilité de vie pour les Palestinien.ne.s simplement parce qu’ils ne sont pas juifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Depuis 2017, Macron mène une campagne visant à assimiler l’antisionisme à de l’antisémitisme : quels en sont les enjeux ?</strong></h2>



<p>L&rsquo;antisémitisme, bien qu&rsquo;encore présent dans la société européenne, ne doit pas être confondu avec l&rsquo;antisionisme. Israël, en se revendiquant comme protecteur et seul répresentant des juif.ve.s du monde, floute cette distinction et assimile toute critique à de l’antisémitisme. Pourtant, l&rsquo;État d’Israël s’allie sans problème avec des politiciens d&rsquo;extrême droite connus pour leurs discours antisémites, tant qu’ils soutiennent Israël. Pour Israël, le problème n’est pas l’antisémitisme quand il vient de ses aliés politiques, le problème pour eux c’est l’antisionisme qui expose cela. Il est crucial de refuser systématiquement cette confusion entre antisémitisme et antisionisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Il y a une nouvelle loi présentée par Caroline Yadan qui vise à criminaliser l’antisionisme, notamment à travers l’utilisation de la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste : pouvez-vous expliquer ?</strong></h2>



<p>Nous devons catégoriquement rejeter la définition de l’antisémitisme proposée par l&rsquo;IHRA, qui vise assimiler toute position antisnioniste à de l’antisémitisme. Cet amalgame constitue un outil au service du mouvement sioniste et de l’État d’Israël et est utilisée pour renforcer une stratégie idéologique visant à justifier le projet de colonisation israélien et à faire taire toute critique des politiques israéliennes. Le sionisme ne représente pas tous les juif.ve.s du monde. D’ailleurs, aujourd&rsquo;hui, la majorité des sionistes dans le monde sont des chrétiens qui soutiennent Israël pour des raisons messianiques (et politiques). Les critiques à l’égard de l’État d&rsquo;Israël, de ses politiques de ségrégation, de colonisation et d’exclusion ne doivent en aucun cas être assimilées à de l’antisémitisme. Faire cet amalgame est dangereux, car il minimise l’antisémitisme réel en le manipulant à des fins politiques. De plus, en agissant ainsi, Israël contribue à l’augmentation de l’antisémitisme, en vidant de son sens le terme et en salissant la mémoire de la Shoah pour justifier ses actes criminels au nom de la «&nbsp;sécurité des juif.ve.s&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>On observe l’émergence d’organisations, juives ou non, qui se disent de gauche mais qui défendent Israël : quel est votre point de vue sur ça ?</strong></h2>



<p>L’accusation d’antisémitisme est fréquemment utilisée pour intimider les militant·e.s. Cela se traduit par des situations où les défenseurs du génocide palestinien exigent de leurs contradicteurs qu’ils condamnent la résistance palestinienne. Ces attaques diffamatoires viennent non seulement de la droite et de l&rsquo;extrême droite, mais aussi de certains sionistes «&nbsp;de gauche&nbsp;» plus ou moins assumés. Face à la pire tragédie vécue par les Palestinien·ne.s depuis la Nakba, une grande partie de la gauche se perd dans des débats infondés sur l’antisémitisme. Il est pourtant incontestable que l’antisémitisme est un phénomène structurel qui existe dans la société et doit être combattu. Cependant, ce n’est pas l’objectif de ces débats : ils cherchent avant tout à réduire au silence toute position antisioniste.</p>



<p>Prenons l’exemple des «&nbsp;Guerrières de la paix&nbsp;» : leur discours est particulièrement pernicieux, car ce n’est pas tant ce qu’elles disent, mais ce qu’elles omettent de dire qui est problématique. Les mots “apartheid”, “colonisation”, “occupation militaire”, “nettoyage ethnique”, “génocide” sont systématiquement évités. À la place, elles insistent sur l’idée qu&rsquo;il faudrait réunir Palestinien.ne.s et Israélien.ne.s autour d&rsquo;une table de discussion. Selon elles, le problème serait une sorte d’impasse due aux «&nbsp;torts des deux côtés&nbsp;», une vision selon laquelle les «&nbsp;mauvaises interprétations&nbsp;» des deux camps créeraient un blocage. Ce faisant, elles dépolitisent la question palestinienne en invisibilisant la dynamique de pouvoir, c’est-à-dire l’existence d’un oppresseur et d’un opprimé. Comme l’a si bien dit le militant révolutionnaire palestinien Ghassan Kanafani lorsqu’on lui demanda s’il pensait qu’il serait utile de discuter avec les Israélien.ne.s : «&nbsp;Discuter à propos de quoi ? Ce serait la discussion entre&nbsp; l’épée et le cou&nbsp;».</p>



<p>Ainsi, pendant le génocide en cours, il est évident que l’ensemble des actions de ces sionistes «&nbsp;de gauche&nbsp;» s’est résumé à attaquer les soutiens de la Palestine, plutôt que de s’attaquer à la vrai cause du problème, l’État d’Israël et le sionisme.&nbsp;</p>



<p>Un aspect particulièrement marquant de cette rencontre a été la présence en grand nombre de personnes issues du milieu queer et féministe, qui ne sont pas toujours visibles dans les manifestations pour la Palestine. Cette participation a été possible du fait de&nbsp; l&rsquo;organisation d&rsquo;un cabaret queer juste après le débat, ce qui a pu faire rencontrer deux groupes militants : féministes et queers et militant.e.s antiracistes pour la Palestinne. Malgré la fatigue d&rsquo;une année particulièrement difficile sur le plan politique, les participant·e.s sont ressorti·e.s de la soirée avec des outils pour lutter contre la propagande sioniste. La salle était pleine, (400 personnes) et cela nous a donné de la force.</p>



<p>Lors de la reprise des réunions du Comité de soutien,, nous avons constaté qu&rsquo;aucune nouvelle personne n&rsquo;était venue suite à cet événement. Néanmoins, nous avons l&rsquo;impression, avec Tsedek ! d’avoir créé un espace de discussion important et précieux, du fait de l’influence notamment des sionistes dit “de gauche” dans nos espaces de lutte. Cette dynamique est essentielle pour continuer de convaincre autour du soutien à la résistance palestinienne, et même si les résultats immédiats sont modestes, nous restons convaincu·e.s que ce genre d&rsquo;événement contribue à enrichir le débat et à poser les bases de futures mobilisations.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading">Dani. (Toulouse)</h5>



<p></p>
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