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	<title>Archives des Syrie - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Syrie - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Syrie : l’avenir du Rojava en jeu</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-lavenir-du-rojava-en-jeu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:24:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdistan]]></category>
		<category><![CDATA[PKK]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026 Au terme d’un accord signé le 29 janvier dernier et de plusieurs semaines d’offensives meurtrières menées par les troupes du nouveau régime syrien sur le nord et le <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-lavenir-du-rojava-en-jeu/" title="Syrie : l’avenir du Rojava en jeu">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-background-color has-background" style="font-size:11px"><strong>Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026</strong></p>



<p><em>Au terme d’un accord signé le 29 janvier dernier et de plusieurs semaines d’offensives meurtrières menées par les troupes du nouveau régime syrien sur le nord et le nord-est du pays, le Rojava tel qu’il s’est construit en tant qu’entité politique et territoriale autonome &#8211; devenue centrale pour la lutte du peuple kurde dans son ensemble &#8211; est sur le point de disparaître. Si dans cette séquence, nous devons réaffirmer une solidarité inconditionnelle avec la résistance kurde,le résultat des alliances nouées par le mouvement avec les puissances impérialistes pendant la guerre civile syrienne pose des questions stratégiques qu’il semble aujourd’hui nécessaire d’analyser.</em></p>



<p>Au début du XXe siècle, le partage de l’Empire ottoman par les puissances occidentales balaie les aspirations des populations kurdes à la constitution d’un État propre et les divisent entre plusieurs pays : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran.</p>



<p>En Syrie, les Kurdes sont intégré·es au tissu social et politique jusqu’au début des années 60 quand le gouvernement baasiste, à son arrivée au pouvoir, lance une campagne « d’arabisation » qui les prive de leurs droits, pour certain&rsquo;es de leurs terres et proscrit l’usage de leur langue. Face à ces oppressions, c’est dans les années 80 et 90 que se renforcent localement les revendications nationalistes kurdes, principalement sous l’influence du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le PKK s’est formé en 1978 autour du projet de création d’un État indépendant réunissant tous les territoires du Kurdistan avant de concentrer particulièrement son intervention au sein de l’État turc. En Syrie, il collabore longtemps avec le président Hafez al-Assad, alors en conflit avec la Turquie. Assad laisse volontiers le PKK opérer à la frontière entre les deux pays jusqu’en 1998 et l’extradition imposée par le pouvoir turc de son leader Abdullah Öcalan. Le relai sera pris en 2003 par le Parti démocratique kurde (PYD), lié au PKK et populaire auprès des communautés du nord et du nord-est de la Syrie.</p>



<p>Lorsqu’en mars 2011 la révolution syrienne éclate, dans les rues de Hassaké et Qamishli, des milliers de Kurdes sortent manifester. L’évolution rapide de la situation à l’échelle du pays conduit en 2012 au retrait de l’armée de cette région pour se consacrer au contrôle de l’Ouest (la côte et l’axe Alep-Damas) où se concentre l’essentiel de la population et de l’économie. Ce retrait permet aux YPG, la branche armée du PYD, de prendre le contrôle de la région. Ne projetant pas la possibilité de trouver leur place aux côtés d’une opposition fragmentée, les Kurdes construisent ainsi une troisième voie.</p>



<p>L’écrasement de la révolution par Assad permet à Daech d’étendre ses positions en Syrie. Les unités kurdes apparaissent comme des alliées idéales pour les impérialistes occidentaux qui cherchent à combattre Daech et à maintenir une présence stratégique dans le pays sans avoir à engager leurs propres soldats sur le terrain. En septembre 2014, une coalition menée par les USA soutient ainsi les YPG dans la bataille de Kobané. Les combattant·es kurdes et leurs allié·es arabes reprennent la ville en juin 2015. Les USA les arment et les forment, favorisant la structuration de ce qui devient les Forces démocratiques syriennes (FDS).</p>



<p>Ainsi renforcé, en 2016, le PYD déclare la création du Rojava, reliant les localités de Kobané, Afrin et Al-Jazira. Se méfiant des relations entre les USA et la Turquie qui n’a pas intérêt à son émergence, le Rojava ouvre immédiatement un bureau à Moscou pour s’assurer un soutien russe.</p>



<p>Au fil de leurs victoires contre l’État Islamique, les FDS se retrouvent en contrôle de 30% du territoire syrien dont des champs pétroliers qui aident à financer le fonctionnement de la zone autonome. Le PYD, les YPG et les YPJ (Unités de protection de la femme) concrétisent un projet politique fondé sur le communalisme, la démocratie directe, l’écologie et les droits des femmes – un modèle unique dans la région mais dont la construction et les processus de décision par en haut tranchent avec ses discours socialistes voire anarchistes.</p>



<p>Mais dès le début de la révolution syrienne, le PYD cherche à centraliser le mouvement autour de sa direction par des manœuvres coercitives, afin d’affaiblir toute activité politique indépendante de ses structures. On lui attribue notamment l’arrestation, la disparition ou l’assassinat de leaders assyrien·nes, kurdes ou arabes, de militant·es des partis d’opposition et de manifestant·es, dans de nombreuses villes et pendant toute la durée de son contrôle du Rojava<sup data-fn="9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94" class="fn"><a href="#9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94" id="9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94-link">1</a></sup>.</p>



<p>D’un point de vue idéologique, le projet de confédéralisme démocratique développé par Öcalan est fortement influencé par Murray Bookchin, qui avance une notion de « double pouvoir ». Mais le fonctionnement de l’Administration autonome diffère du « double pouvoir » de Bookchin. Il n’a pas émergé d’un mouvement par en-bas mais du succès militaire de groupes armés coordonnés autour d’un parti préexistant ; il n’est pas issu d’un conflit avec l’État mais d’un vide du pouvoir provoqué par la guerre civile. Par ailleurs, les deux parties qui administrent le Rojava  – le Conseil démocratique syrien et le TEV-DEM  – sont construites depuis le même mouvement, voire par les mêmes individus<sup data-fn="61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0" class="fn"><a href="#61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0" id="61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0-link">2</a></sup>. Les conditions d’émergence d’une véritable alternative politique révolutionnaire à l’État et de plein exercice de la démocratie directe ne sont donc pas réunies.</p>



<p><strong>L’alliance du mouvement kurde avec les armées impérialistes</strong></p>



<p>Pour sécuriser les intérêts du mouvement, les directions kurdes ont misé sur l’alliance militaire avec les États impérialistes occidentaux et les négociations politiques avec des puissances régionales concurrentes. Mais le renversement de Bachar al-Assad fin 2024 et la prise du pouvoir d’Ahmed al-Charaa ont mis les Kurdes face aux contradictions de ces stratégies.&nbsp;</p>



<p>En mars 2025, les FDS négocient un premier accord avec le nouveau régime sous l’égide des USA. Le texte engage le gouvernement à préserver une certaine autonomie des organisations kurdes ainsi qu’à instaurer une égalité de représentation des groupes ethniques et religieux dans le processus politique de refonte du pays.</p>



<p>Mais en mars et à l’été 2025 notamment, des massacres commis dans les communautés alaouites et druzes sont attribués aux forces de sécurité et à des groupes alliés d’HTS (Hay’at Tahrir al-Sham, Organisation de libération du Levant, dirigée par al-Charaa) qui savent que l’exacerbation des tensions sectaires peuvent leur permettre de recruter.</p>



<p>Al-Charaa tente publiquement de se dissocier de ces violences. Il sait que le contrôle qu’il a sur ses bases armées reste limité et que son maintien au pouvoir dépend de ses relations avec les classes dirigeantes impérialistes régionales ou occidentales.&nbsp;</p>



<p>Al-Charaa essaie de se rapprocher des USA, notamment par l’intermédiaire des pays du Golfe. Il rencontre Trump pour la première fois à Riyadh en Arabie Saoudite en mai 2025, au lendemain de la levée des sanctions états-uniennes, avant d’être invité à la Maison Blanche en novembre. Il montre en parallèle qu’il n’a pas l’intention de gêner Israël dans sa progression au sud de la Syrie, où l’armée sioniste a construit de nouvelles bases militaires dans et au-delà de la région du Golan.&nbsp;</p>



<p>En janvier 2026 à Paris, une rencontre entre Israël et le régime syrien aboutit à une décision de collaboration sécuritaire. Ce n’est pas un hasard si quelques jours plus tard, l’armée syrienne lance une offensive d’ampleur contre les quartiers kurdes d’Alep. Elle peut compter sur l’appui de la Turquie et l’acquiescement des USA. Le régime syrien regagne de nombreux territoires.</p>



<p>Pendant ces attaques, ni les USA, ni la France, avec lesquels les Kurdes avaient combattu Daech au prix de 13 000 vies ne les soutiennent. Achevant d’afficher leur instrumentalisation, l’envoyé états-unien Tom Barrack acte la fin du « partenariat », estimant que le rôle des FDS avait « largement expiré » et que le gouvernement syrien est prêt à « assumer les responsabilités en matière de sécurité »<sup data-fn="62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42" class="fn"><a href="#62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42" id="62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42-link">3</a></sup>. Maintenant que Daech est réduit à de petites cellules dispersées, que le pouvoir central a démontré sa puissance de frappe et son alignement sur les intérêts des États impérialistes, ces derniers ne voient plus d’utilité à soutenir les Kurdes.</p>



<p>Un accord de cessez-le-feu est signé le 29 janvier. Il prévoit le retour des populations déplacées, la reconnaissance de la langue et des droits culturels kurdes, l’inclusion des FDS dans l’armée et la fusion des organes kurdes avec les institutions de l’État ; institutions cependant composées d’anciens djihadistes et rebelles hostiles aux Kurdes et où les femmes risquent de voir leur rôle politique diminuer.</p>



<p>Le démantèlement en cours du Rojava porte un coup dur au mouvement de libération du peuple kurde. Il témoigne que les négociations et alliances avec les puissances locales ou internationales, si elles peuvent protéger un temps de la répression, menacent « toujours d’entraîner l’appropriation du mouvement kurde à des fins impérialistes et comportent de plus en plus le risque que les partis kurdes deviennent eux-mêmes complices de l’oppression des populations vulnérables »<sup data-fn="d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4" class="fn"><a href="#d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4" id="d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4-link">4</a></sup>.</p>



<p>C’est pourquoi la préservation des acquis de l’expérience politique menée au Rojava et la lutte légitime pour l’autodétermination du peuple kurde ne pourront se poursuivre en Syrie qu’en prenant part activement au mouvement social qui s’y développe.</p>



<p><strong>Perspectives de luttes communes ?</strong></p>



<p>À son arrivée au pouvoir, Ahmed al-Charaa affirme : « La révolution s’est terminée avec la chute du régime et nous ne permettrons pas qu’elle se propage ailleurs »<sup data-fn="c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e" class="fn"><a href="#c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e" id="c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e-link">5</a></sup>. En réalité, la chute de Bashar al-Assad – dont l’État contrôlait notamment les syndicats – a rouvert en Syrie des possibilités pour l’organisation indépendante des travailleur·ses, des pauvres et des opprimé·es. Face aux politiques agressives du gouvernement, une résistance émerge.</p>



<p>Des rassemblements simultanés dans de nombreuses villes ont eu lieu à plusieurs reprises en 2025, pour dénoncer la flambée du coût de la vie, les privatisations et les licenciements arbitraires, et ce à l’appel de coordinations de travailleur&rsquo;euses<sup data-fn="901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9" class="fn"><a href="#901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9" id="901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9-link">6</a></sup>.</p>



<p>En parallèle, la gauche radicale essaie de se réimplanter après avoir longtemps opéré en secret ou depuis l’exil. Elle travaille à construire des fronts unitaires larges avec des organisations de femmes, de jeunesse et de lutte pour les droits humains.&nbsp;</p>



<p>Après les massacres de minorités alaouites en mars 2025, la contestation s’organise aussi dans la rue, à Damas, à Soueïda et en novembre dans plusieurs villes de la côte, rassemblant des milliers de personnes. Des mobilisations se multiplient aussi contre l’expansion militaire israélienne et en soutien à la Palestine.</p>



<p>Pour le militant socialiste syrien Ghayath Naisse, ces initiatives – même si elles ne sont pas encore unifiées – « convoient la possibilité du changement par en bas »<sup data-fn="01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64" class="fn"><a href="#01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64" id="01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64-link">7</a></sup>.</p>



<p>Le bilan de l’expérience du Rojava et les dynamiques actuelles montrent la voie : seules les alliances par en bas avec toustes les exploité·es et toustes les opprimé·es en Syrie, en Irak, en Iran et en Turquie, pourront ouvrir pour les Kurdes la perspective d’une authentique libération.</p>



<p>Mathilde (Marseille)</p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94"> Rena Netjes, Erwin van Veen (2021, avril), Henchman, Rebel, Democrat, Terrorist : The YPG/PYD during the Syrian conflict, Clingendael &#8211; Netherlands Institute of International Relations.  <a href="#9a006d18-4e5d-4d77-bebe-d2897e756c94-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0">Anne Alexander (2022), Revolution Is The Choice Of The People : Crisis and Revolt in the Middle East &amp; North Africa.  <a href="#61286e1f-9351-41e1-a37d-ce02a650c8e0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42">Al Jazeera (2026, 20 janvier) « US envoy says SDF’s role in Syria has ‘largely expired’ after ISIL » sur aljazeera.com.  <a href="#62da6b37-79da-4e35-90b4-6b8807ff8d42-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li><li id="d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4">Anne Alexander (2025, avril), « The making and breaking of state power in Syria », International Socialism n°186. <a href="#d928fadf-823d-4ce5-8b4d-564c25e652e4-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4">↩︎</a></li><li id="c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e">Bissane El Cheikh (2024, 20 décembre), « Al-Charaa to Asharq Al-Awsat : Revolution Ended with Regime’s Fall, Will Not Be Exported », Asharq Al-Awsat sur aawsat.com <a href="#c0599de5-347a-42f0-85bb-c0fcced9919e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5">↩︎</a></li><li id="901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9">Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes (2025, 21 février), « De nouveaux comités de travailleurs syriens lancent des protestations coordonnées contre les licenciements massifs d’employés du gouvernement », Republication de MENA Solidarity Network sur laboursolidarity.org <a href="#901c158a-89ce-40bb-910e-d95ed428c1a9-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6">↩︎</a></li><li id="01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64">Arthur Townend (2026, 14 janvier), « What triggered new fighting in Syria ? Interview with Syrian socialist », Socialist Worker sur socialistworker.co.uk. <a href="#01f21023-f3b9-4233-bc64-6bfc1b62bc64-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-lavenir-du-rojava-en-jeu/">Syrie : l’avenir du Rojava en jeu</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Palestine en Résistance : Israël est défait, le Hamas vit, et la Palestine vaincra</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/la-palestine-en-resistance-israel-est-defait-le-hamas-vit-et-la-palestine-vaincra/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 15:14:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[anti-impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bachar al Assad]]></category>
		<category><![CDATA[Impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israel]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #16 &#8211; MARS 2025 &#160; Israël est défait, le Hamas vit, et la Palestine vaincra. Israël a commis un génocide, on&#160; ose citer le nombre de martyrs, de personnes mutilées, de familles <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/la-palestine-en-resistance-israel-est-defait-le-hamas-vit-et-la-palestine-vaincra/" title="La Palestine en Résistance : Israël est défait, le Hamas vit, et la Palestine vaincra">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #16 &#8211; MARS 2025</h6>



<p><strong>&nbsp;</strong><strong> </strong><em>Israël est défait, le Hamas vit, et la Palestine vaincra. Israël a commis un génocide, on&nbsp; ose citer le nombre de martyrs, de personnes mutilées, de familles brisées, de prisonniers torturés, de personnes palestiniennes déplacées, affamées, persécutées, de quartiers gazouis anéantis&#8230; Mais on ne gagne pas une guerre par la simple capacité à multiplier des crimes contre l’humanité. Israël a commis un génocide mais c’est bien sa défaite qui dresse nos leviers stratégiques pour la séquence à venir. L&rsquo;instabilité provoquée par la résistance palestinienne est loin de fragiliser la lutte, cette défaite israélienne est aussi un affront direct à l&rsquo;ordre impérialiste mondial mené par les puissances occidentales.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une défaite militaire pour le sionisme&nbsp;</strong></h2>



<p>Le principal objectif d&rsquo;Israël depuis le début du conflit était de détruire le Hamas en vue de mettre fin à la résistance palestinienne à Gaza. Malgré une offensive militaire d&rsquo;envergure et génocidaire, Israël n’a pas atteint son objectif d’éradication. La volonté du gouvernement de Netanyahu était de voir le peuple Palestinien se désolidariser de la résistance incarnée à Gaza principalement par le Hamas, et ce en commettant des atrocités propres aux guerres génocidaires.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Au contraire, le Hamas a infligé une humiliation sur le terrain à Israël comme l’illustre l’incapacité de l&rsquo;armée israélienne à contrôler les zones de Jabalya et Beit Lahya, malgré le déploiement de 30 000 soldats israéliens au Nord de la bande de Gaza. Au contraire le Hamas a vu ses rangs se renforcer par de nouvelles recrues tout au long de la guerre génocidaire imposée par Israël.&nbsp;</p>



<p>Netanyahu, comme son opposition, pensait nécessaire d’élargir les affrontements aux Etats arabes limitrophes. Là aussi c’est un échec de l’armée israélienne qui s’est montrée incapable d’envahir le Liban par une intervention terrestre.</p>



<p>Les difficultés rencontrées par l&rsquo;armée israélienne sur ces deux fronts ont mis en évidence une défaite militaire stratégique, malgré une supériorité numérique et technologique. Cette incapacité à imposer une victoire totale sur le terrain renforce l&rsquo;idée d&rsquo;une défaite israélienne, alors que le Hamas même après plus de 15 mois de bombardements et d&rsquo;attaques est toujours actif et résistant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Libération de prisonnier•es Palestiniens et Palestiniennes</strong></h2>



<p>De même les images de la libération des otages prisoniers•ière israéliens•nes où le peuple célèbre les combattants de la résistance, les Brigades Izz ad-Din al-Qassam, ou bien encore les scènes de retour des Palestiniens dans le nord de Gaza suscitent la colère du régime sionis te.&nbsp;</p>



<p>Dans le cadre des accords liés au «&nbsp;cessez le feu&nbsp;» des milliers d’otages ont été libérés y compris de nombreux otages dont leur peine valait perpétuité. Ces libérations symbolisent non seulement une victoire pour les Palestinien•nes, mais surtout un échec pour Israël qui, en incarcérant des milliers de Palestinien•nes, a tenté de briser la résistance. La libération des prisonnièr•es montre que malgré les efforts israéliens, en incarcérant des milliers d’otages Palestinien•nés n’a pas réussi à briser la résistance Palestinienne.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mobilisation internationale qui rediabolise le sionisme</strong></h2>



<p>La défaite d&rsquo;Israël à Gaza ne peut être perçue uniquement sur le plan militaire. Elle s&rsquo;accompagne aussi d&rsquo;une dynamique géopolitique où la mobilisation internationale en solidarité avec le peuple Palestinien joue un rôle majeur. Cette solidarité, et l&rsquo;indignation planétaire face au génocide et à la brutalité de l&rsquo;occupation israélienne ont contribué à redéfinir les positions internationales sur le conflit. En effet la pression internationale, en plus de renforcer la lutte du peuple palestinien a obligé des pays à redéfinir leur position à l&rsquo;égard d&rsquo;Israël, à obliger les institutions internationales, outils de la bourgeoisie telles que la CPJ, CPI à délivrer des mandats d’arrêt contre Nethanyahu.&nbsp;</p>



<p>La solidarité internationale avec la Palestine devient alors un levier de pression contre les puissances impérialistes et leurs projets de domination. Il devient aussi évident que la crise du capitalisme mondial a également provoqué une réponse plus radicale des mouvements de solidarité qui remettent finalement en question le système économique mondial en place en s&rsquo;attaquant directement à la colonisation et à l&rsquo;apartheid israélien</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une victoire pour les Palestinien•nes&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>La trêve fragile posée par le cessez-le-feu cela ne garantit pas une victoire pour les Palestinien•nes, car de nombreux enjeux restent en suspens, en particulier les aspirations impérialistes des États-Unis et d&rsquo;Israël.&nbsp;</p>



<p>Trump a proposé de transformer Gaza en une zone touristique, une sorte de Côte d’Azur du Moyen-Orient (qui par ailleurs satisferait la classe dirigeante saoudienne, émiratis etc pressée d’acquérir des titres fonciers). Ces déclarations révèlent une approche qui ne cherche pas à résoudre la question palestinienne mais à exploiter économiquement le territoire sous contrôle israélien, en expulsant les Palestinien•nes, en poursuivant le nettoyage ethnique, et en maintenant une domination impérialiste.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;objectif sous-jacent des États-Unis et d&rsquo;Israël semble être de stabiliser leur influence dans la région en réorientant les dynamiques économiques mondiales. Leur stratégie impérialiste s’appuie sur la domination énergétique (pétrole, gaz, et ressources stratégiques) dans des zones clés comme Gaza, le Moyen-Orient et la Méditerranée</p>



<p>En parallèle, Israël continue de viser l&rsquo;annexion de la Cisjordanie. Cette velléité est clairement visible dans l&rsquo;expansion des colonies israéliennes et dans les actions du gouvernement israélien, soutenues par les États-Unis. L&rsquo;extension de la colonisation, y compris les projets de relier certaines colonies à Jérusalem est une réalité qui s&rsquo;accélère malgré le cessez-le-feu, signifiant que la situation sur le terrain pourrait rester inchangée voire s’empirer pour les Palestinien•nes.</p>



<p>Le cessez-le-feu à Gaza ne marque pas la fin des rivalités géopolitiques et économiques qui façonnent la région. Il s&rsquo;agit en réalité d&rsquo;une interruption stratégique au service des grands enjeux impérialistes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le « Grand Israël » prend une réalité avec l’annexion du Golan et la Syrie</strong></h2>



<p>La question de la Palestine s&rsquo;inscrit dans un projet plus large de domination régionale. Israël a déjà annexé des territoires comme le Golan syrien et l’ambition de créer un « Grand Israël » semble toujours d&rsquo;actualité. L’annexion de la Cisjordanie, du Golan, et de Jérusalem-Est fait partie intégrante de cette stratégie expansionniste. Ce processus, soutenu par les alliés d’Israël comme les États-Unis, vise à transformer les frontières de l&rsquo;État israélien tout en renforçant son pouvoir dans la région contrer l&rsquo;influence croissante de la Russie et de la Chine dans le Moyen-Orient. Le cessez-le-feu ne remet pas en question cette dynamique, au contraire il permet à Israël de renforcer ses positions et d’installer des faits accomplis sur le terrain qui pourront être difficiles à renverser. Le contrôle des routes énergétiques et des zones de production stratégiques est devenu un enjeu central dans cette rivalité géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le cessez-le-feu à analyser sous un angle des rivalités inter-impérialistes globales</strong></h2>



<p>Le cessez-le-feu à Gaza s&rsquo;inscrit dans un contexte plus large de rivalités inter-impérialistes globales, où la lutte pour les ressources naturelles et la domination stratégique prennent une ampleur grandissante. Les États-Unis, en soutenant Israël, cherchent à contrer l&rsquo;influence croissante de la Chine notamment dans la mise en place de projets d’infrastructures dans la région via la route de la soie. Dans cette lutte, Israël revêt son rôle d’avant-poste de l’impérialisme dans la lutte pour sécuriser les routes énergétiques et les zones de commerce stratégique. En parallèle, la Chine et la Russie se montrent de plus en plus influents dans la construction de nouvelles alliances qui remettent en question l’ordre imposé par l&rsquo;Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La libération de la Palestine ne pourra faire l’impasse de nouvelles révolutions arabes coordonnées</strong></h2>



<p>L’Égypte joue un rôle central dans la dynamique régionale, en particulier concernant la question palestinienne. Historiquement, le régime égyptien a collaboré avec Israël et les États-Unis. Depuis la mort de Nasser et l’échec du nationalisme arabe à mettre fin au sionisme, l’Égypte est devenu le relais de l’impérialisme occidental et de la politique israélienne, notamment en maintenant le statu quo dans la région, comme dans la gestion du blocus de Gaza.&nbsp;</p>



<p>Ce soutien au sionisme est renforcé par l’alliance entre l’Égypte et les puissances occidentales qui voient le régime égyptien comme un allié stratégique pour maintenir l’ordre impérialiste et la pression sur la Palestine.&nbsp;</p>



<p>Cependant, l’Égypte possède aussi un autre précieux, une classe ouvrière organisée, la plus importante du monde arabe, avec une longue expérience de révoltes. Bien que réprimée par le régime la classe populaire a un potentiel de résistance énorme face aux structures impérialistes. Depuis 2013, le régime de Sissi utilise une répression systématique avec plus de 100 000 prisonniers dont 60 000 prisonniers politiques. Mais cette répression pourrait radicaliser la classe ouvrière et à terme faire éclater le système autoritaire et répressif. La chute de ce régime pourrait affaiblir l’alliance israélo-américaine et revitaliser la cause palestinienne, car la mobilisation populaire en Égypte et la solidarité entre Palestiniens et Égyptiens, observée notamment lors de la révolution de 2011, pourraient jouer un rôle déterminant dans la résistance régionale.</p>



<p>Dans ce processus de révolutions arabes coordonnées aurait un impact direct sur la situation en Palestine, car l’impérialisme ne pourrait plus compter sur des alliances régionales pour maintenir son pouvoir. Les révoltes populaires arabes peuvent redéfinir les rapports de forces et offrir à la Palestine de nouvelles conditions de résistance face aux oppresseurs israéliens et impérialistes et dans ces batailles les Palestinien.nes dans ces pays ont un rôle central et catalyseur à jouer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Syrie : la chute de Bachar Al-Assad n’est en rien un recul&nbsp;</strong></h2>



<p>La Syrie peut aussi occuper une place clé dans la lutte palestinienne. Le régime de la famille Al Assad a toujours instrumentalisé la question palestinienne et sa politique a toujours été motivée par ses propres intérêts, comme en témoigne la répression féroce des réfugiés Palestiniens dans le camp de Yarmouk, ou encore l’expulsion du Hamas après son refus de soutenir la répression syrienne lors de la révolution.&nbsp;</p>



<p>La chute d’Assad ne constitue donc pas un recul pour la cause palestinienne. Bien au contraire, elle pourrait offrir aux Palestinien•nes une plus grande liberté pour organiser et étendre la résistance, elle pourrait aussi favoriser la réactivation des comités populaires et renforcer la solidarité entre les réfugiés palestiniens et d’autres franges opprimées de la population syrienne, comme les Kurdes et les Druzes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Face au sionisme et à l’impérialisme français&nbsp;: la stratégie du nombre</strong></h2>



<p>Pour que la lutte pour la Palestine avance de manière significative, il est essentiel de créer un rapport de force par la mobilisation de masse. Le nombre de manifestants dans la rue est ce qui permettra de mettre une pression réelle sur les gouvernements complices du génocide, comme l&rsquo;État français. En préparant des événements de grande envergure autour de dates stratégiques, telles que la Nakba qui marque l&rsquo;exil forcé de millions de Palestinien•es en 1948 reste un symbole puissant de la lutte contre l’occupation et le colonialisme sioniste.&nbsp;</p>



<p>Lors du salon de l&rsquo;armement du Bourget, nous pourrons créer une dynamique de mobilisation qui regroupera tous les acteurs du mouvement de solidarité avec la Palestine (Stop Arming Israël, BBG, BDS etc ) ainsi que les organisations de gauche (syndicales, étudiantes, féministes etc). L&rsquo;objectif est de garantir que ces grandes dates ne soient pas isolées mais deviennent des moments forts qui marquent une véritable rupture avec le soutien de l&rsquo;État français à Israël. Ces derniers mois en France, les manifestations n&rsquo;ont pas été suffisantes pour impulser un véritable changement, il est donc urgent qu&rsquo;une mobilisation de masse, avec une date clé devienne une priorité stratégique pour l’ensemble du mouvement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Face à l’impérialisme Français et en solidarité des Palestinien•nes mobilisons nos syndicats&nbsp;!</h2>



<p>La France joue un rôle clé dans la dynamique géopolitique du Moyen-Orient, en tant qu&rsquo;alliée d&rsquo;Israël et partenaire militaire. Le soutien de l&rsquo;État français à Israël, notamment par les ventes d&rsquo;armes, doit être combattu et pour briser cette solidarité entre l&rsquo;État français et Israël, il est nécessaire d’intensifier les campagnes de Stop Arming Israël et BDS. Cela peut notamment se réaliser en renforçant l&rsquo;implication des syndicats dans cette lutte, en s’appuyant notamment sur des camarades syndicalistes qui se préoccupent de la question, et en convainquant d’autres de prendre part à la lutte.&nbsp;</p>



<p>Les syndicats doivent être impliqués activement dans cette campagne, se donner les moyens d’action massive devant des sites liées à l&rsquo;industrie de l&rsquo;armement ou devant les hôpitaux, dénonçant la complicité de la France dans le soutien à l&rsquo;oppression israélienne, mais aussi devant les Ambassades américaines et israélienne. Cette mobilisation devrait aussi articuler la lutte contre le colonialisme israélien et l’apartheid avec des combats contre le racisme, dont l’islamophobie. La coordination de campagnes BDS avec Stop Arming Israël et des actions de solidarité permettrait de frapper plus fort et de créer un rapport de force concret et permettant de décliner les appels à la solidarité de la part des organisations Palestineiennes elles-mêmes.&nbsp;</p>



<p>La mobilisation contre l’impérialisme israélien et français doit tenir compte des dynamique géopolitiques mondiales. Le soutien de la France à Israël ne peut être dissociée de ses intérêts impérialistes au Moyen-Orient et dans le Sahel, où la France cherche à maintenir son hégémonie militaire et économique. Face à ce soutien, la mobilisation et la solidarité avec la Palestine doivent se traduire par une stratégie de blocage global des alliances impérialistes. C&rsquo;est par le nombre et l&rsquo;unité des luttes sociales et politiques qu&rsquo;il sera possible d’affaiblir l’impérialisme français et pousser le gouvernement français à remettre en question sa complicité avec Israël. Les syndicats, organisations, collectifs, antiracistes, féministes, étudiants etc doivent créer une solidarité forte qui menace l&rsquo;ordre imposé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plus une manifestation sioniste, plus une apparition fasciste&nbsp;!</strong></h2>



<p>Le combat pour la libération de la Palestine devrait inclure une lutte contre toute apparition publique des partisans du sionisme et des groupes fascistes. Ces groupes doivent être confrontés à des ripostes immédiates de notre camp, et ce par le nombre et par tous les moyens jugés nécessaires. Ils ne cesseront pas d’eux-mêmes d&rsquo;instrumentaliser des questions pour propager leur idéologie comme ce fut le cas lors de manifestations féministes, comme celles du 23 novembre ou 8 mars. Il est crucial de dénoncer et combattre toute tentative de récupération du discours raciste et sioniste par des éléments pro-israéliens, racistes et fascistes, de même, lors d’événements sportifs (matchs de football, basket..), où la présence de groupes sionistes sera de plus en plus posée.</p>



<p>&nbsp;La question palestinienne est intrinsèquement liée aux luttes antiracistes et pour la justice sociale, la confrontation directe et bien organisée contre ces groupes à travers des actions de solidarité et des manifestations de soutien aux Palestinien•nes, constituent une réponse nécessaire pour faire reculer leur influence et leur développement.&nbsp;</p>



<p>Il est certes nécessaire de faire preuve de solidarité : syndicats, mouvements féministes, organisations antiracistes et de solidarité internationale doivent se regrouper pour combattre cette présence en concert les sionistes et particulièrement les fascistes, afin que cela devienne la préoccupation de toutes et tous.&nbsp;</p>



<p>En intégrant les luttes antiracistes et anti-coloniales, antifasciste à la mobilisation, on peut créer un rapport de force global qui va au-delà de la simple confrontation locale contre la manifestation de sionistes, de fascistes .&nbsp;</p>



<p>Les politiques racistes à l’ouevre aujourd’hui cherchent à renforcer l’ordre en s’attaquant aux minorités et aux peuples opprimés. Pour cela, il faut coordonner une résistance globale, en organisant des actions de solidarité internationale pour renforcer partout les luttes Palestine et les fronts anti-fascistes</p>



<h5 class="wp-block-heading">Meriem, Paris 20eme</h5>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/la-palestine-en-resistance-israel-est-defait-le-hamas-vit-et-la-palestine-vaincra/">La Palestine en Résistance : Israël est défait, le Hamas vit, et la Palestine vaincra</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>Déclaration au peuple syrien : Arrêtons l’horreur des massacres confessionnels avant qu’il ne soit trop tard</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/declaration-gauche-revolutionnaire-syrienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 11:02:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[internationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Nous traduisons un communiqué des camarades de la Gauche révolutionnaire syrienne. Des camarades de cette organisation étaient intervenu·e·s en direct de Syrie lors d’une réunion publique que nous avions organisée pour discuter des stratégies de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/declaration-gauche-revolutionnaire-syrienne/" title="Déclaration au peuple syrien : Arrêtons l’horreur des massacres confessionnels avant qu’il ne soit trop tard">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Nous traduisons un communiqué des camarades de la Gauche révolutionnaire syrienne</em><sup data-fn="898530f5-2ff6-4dec-9064-52d564fe5a3f" class="fn"><a href="#898530f5-2ff6-4dec-9064-52d564fe5a3f" id="898530f5-2ff6-4dec-9064-52d564fe5a3f-link">1</a></sup><em>. Des camarades de cette organisation étaient intervenu·e·s en direct de Syrie</em><sup data-fn="be7e42f1-1b50-4895-a61a-1f3c7ee71b1e" class="fn"><a href="#be7e42f1-1b50-4895-a61a-1f3c7ee71b1e" id="be7e42f1-1b50-4895-a61a-1f3c7ee71b1e-link">2</a></sup><em> lors d’une réunion publique que nous avions organisée pour discuter des stratégies de libération dans la région, à la suite notamment de la chute de Bachar Al-Assad et du cessez-le-feu en Palestine</em>.<em> Vous trouverez également sur notre site une analyse de la chute du régime d&rsquo;Assad en décembre 2024.</em><sup data-fn="bedd6634-fb0e-4e34-bab1-2636600f2b36" class="fn"><a href="#bedd6634-fb0e-4e34-bab1-2636600f2b36" id="bedd6634-fb0e-4e34-bab1-2636600f2b36-link">3</a></sup></p>



<p>La Syrie est à la croisée des chemins et affronte le plus grand danger pour son futur depuis la chute du régime tyrannique d’Assad. L’horreur des massacres confessionnels refait à nouveau surface, particulièrement sur la côte syrienne, menaçant de déchirer la cohésion sociale et de plonger le pays dans un nouvel océan de sang et de ruines. Si cette folie sanguinaire n’est pas stoppée, la mort et la destruction auront raison de ce qu’il reste de la Syrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Responsabilités historiques :&nbsp;</h2>



<p>Le régime défait de la famille Assad porte la principale responsabilité du cauchemar que notre pays a vécu. Pour autant, les nouvelles autorités portent également une responsabilité de taille par l’impunité offerte aux groupes confessionnels armés, leur persécution des minorités religieuses, et leurs meurtres de civil·e·s, en particulier sur la côte syrienne. Toutes celles et ceux qui expriment des opinions différentes du nouveau régime ne sont pas des fidèles du régime d’Assad. La vérité est plutôt que très peu de dirigeants de l’ancien régime ont été arrêtés, tandis que le meurtre d’innocent·e·s est justifié en les présentant comme des Assadistes, un crime impardonnable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Escalade de la violence :&nbsp;</h2>



<p>Le pays vit une dangereuse escalade de la violence, y compris par le bombardement de civils, l’arrestation d’innocent·e·s, et jusqu’à l’interdiction d’enterrer leurs martyrs. Des chars et de l’artillerie lourde se font voir dans des quartiers résidentiels sous des prétextes fragiles, tandis que des médias communautaires incitent et justifient parfois ces crimes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflit confessionnel : un crime impardonnable</h2>



<p>Les conflits confessionnels sont non seulement un crime contre l’humanité, mais aussi le meilleur chemin vers la division du pays et le déchirement de son peuple. Cette folie sanguinaire confessionnelle doit être arrêtée avant qu’il ne soit trop tard. Le meurtre de civil·e·s, quelle que soit leur affiliation (ethnique ou politique) est un crime impardonnable, et le silence face à ces meurtres relève de la complicité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nos demandes urgentes :&nbsp;</h2>



<p>Nous appelons tous les Syriens et Syriennes à porter leur responsabilité historique en mettant en place des actions politiques immédiates pour arrêter cette folie confessionnelle et pour protéger le pays de sombrer dans une guerre civile dévastatrice.</p>



<p>Nous demandons que les nouvelles autorités prennent leur responsabilité en :&nbsp;</p>



<p>Arrêtant les actions impunies des groupes armés confessionnels</p>



<p>Protégeant les civil·e·s et les minorités de la persécution et de l’oppression</p>



<p>Abandonnant la politique des accusations de trahison et les meurtres sous le prétexte de poursuivre les fidèles du régime Assad. </p>



<p>Nous considérons les médias responsables de l’arrêt de l’incitation à la haine confessionnelle et des discours de haine qui alimentent les violences</p>



<p>Nous affirmons que la seule façon de sauver la Syrie est d’ouvrir un dialogue national ouvert qui reconnaisse les droits et la dignité de tous les Syriens et Syriennes, éloigné des polarisations confessionnelles et de la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre message final :&nbsp;</h2>



<p>Avant qu’il ne soit trop tard, toutes les personnes responsables de Syrie doivent agir immédiatement pour arrêter ce désastre imminent. Nous n’accepterons pas que les tragédies du passé se répètent, et nous ne plongerons pas dans un nouveau bain de sang. L’unité du peuple Syrien et sa dignité sont des lignes rouges qui ne doivent pas être franchies.&nbsp;</p>



<p>Le meurtre de civil·e·s est un crime impardonnable.</p>



<p>Les conflits confessionnels sont un crime impardonnable.</p>



<h5 class="wp-block-heading">La Gauche Révolutionnaire Syrienne</h5>



<p>7 mars 2025</p>



<p></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="898530f5-2ff6-4dec-9064-52d564fe5a3f"><a href="https://revoleftsyria.org/29856/%D8%A8%D9%8A%D8%A7%D9%86-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B9%D8%A8-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B8%D9%8A%D9%85-%D9%88%D9%82%D9%81-%D9%88%D8%AD%D8%B4-%D8%A7%D9%84/">Texte de la gauche révolutionnaire syrienne en arabe</a> <a href="#898530f5-2ff6-4dec-9064-52d564fe5a3f-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="be7e42f1-1b50-4895-a61a-1f3c7ee71b1e"><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/quelle-strategie-de-liberation-au-moyen-orient/">Intervention</a> de Samir et Halla (<em>Courant de la Gauche révolutionnaire</em> – Syrie, en duplex depuis Damas) au cours d&rsquo;un débat : <em>Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?</em>  <a href="#be7e42f1-1b50-4895-a61a-1f3c7ee71b1e-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="bedd6634-fb0e-4e34-bab1-2636600f2b36">Article : <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-la-fin-dun-despote-immense-espoir-mais-pas-encore-la-liberation/">Syrie, la fin d’un despote : immense espoir mais pas encore la libération</a> <a href="#bedd6634-fb0e-4e34-bab1-2636600f2b36-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li></ol>


<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/declaration-gauche-revolutionnaire-syrienne/">Déclaration au peuple syrien : Arrêtons l’horreur des massacres confessionnels avant qu’il ne soit trop tard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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		<title>Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/quelle-strategie-de-liberation-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 15:59:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[anti-impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le 17 janvier 2024, A2C organisait au CICP (Paris) un débat sur le thème « Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?« , avec la participation de : L&#8217;introduction par Meriem revient sur le sens pour nous d&#8217;une <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/quelle-strategie-de-liberation-au-moyen-orient/" title="Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?">[...]</a></div>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/nMvvvXE3ylg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Le 17 janvier 2024, A2C organisait au CICP (Paris) un débat sur le thème « <em><strong>Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?</strong></em>« , avec la participation de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Samir et Halla (<em>Courant de la Gauche révolutionnaire</em> &#8211; Syrie, en duplex depuis Damas) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=96s">01:</a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=96s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">36</a>« </li>



<li>Omar Alsoumi (<em>Boussole Palestine</em>) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=957s">15:</a><a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=957s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">57</a>« </li>



<li>Ghayat Naisse (<em>Courant de la Gauche révolutionnaire</em> &#8211; Syrie) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=1797s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">29:57</a>« </li>



<li>Ahmed (<em>Socialistes Révolutionnaires</em> &#8211; Égypte) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=2725s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">45:25</a>« </li>



<li>Jad Bouharoun (<em>A2C</em>) « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=nMvvvXE3ylg&amp;t=3420s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">57:00</a>« </li>
</ul>



<p>L&rsquo;introduction par Meriem revient sur le sens pour nous d&rsquo;une telle discussion :</p>



<p>Le Moyen-Orient, région au cœur de tensions géopolitiques et sociales, connaît des bouleversements majeurs qui redéfinissent les perspectives de libération et d’émancipation. Les récents développements, comme la situation à Gaza avec un accord de « cessez-le-feu » ou la chute de Bachar al-Assad en Syrie, s’inscrivent dans un contexte plus large marqué par les révolutions arabes de 2011. Ces soulèvements populaires, bien qu’étouffés dans de nombreux pays continuent de nourrir des aspirations à la justice sociale et à la liberté tout en posant des questions sur les moyens d’atteindre une véritable transformation.</p>



<p>La lutte au Moyen-Orient ne peut être pensée comme une série de luttes nationales isolées. Qu’il s’agisse de la résistance palestinienne contre le système colonial sioniste, des transformations politiques en Syrie, ou des révoltes étouffées en Égypte, au Liban, au Yémen, au Soudan et ailleurs ces dynamiques sont profondément liées.&nbsp;</p>



<p>Le colonialisme, les régimes autoritaires et la domination impérialiste ne sont pas des phénomènes indépendants, ils forment un système global dans lequel les grandes puissances, les élites locales et les structures économiques capitalistes se renforcent mutuellement et collaborent pour maintenir des millions de personnes dans l’oppression et la précarité.&nbsp;</p>



<p>Penser la libération au Moyen-Orient c’est envisager la libération du point de vue de notre classe : celle des classes populaires, des travailleurs et travailleuses, des pauvres. Cette approche place les opprimés au centre des stratégies de transformation sociale et politique, seule capable de renverser ce système globale de domination et à bâtir un avenir libéré des systèmes d&rsquo;exploitation et d&rsquo;oppressions</p>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/international/quelle-strategie-de-liberation-au-moyen-orient/">Quelle stratégie de libération au Moyen-Orient?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie, la fin d&#8217;un despote : immense espoir mais pas encore la libération</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-la-fin-dun-despote-immense-espoir-mais-pas-encore-la-liberation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C-WP_Anouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 15:56:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[internationalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Situation]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">La fin pathétique d’Assad et les possibilités pour le futur Le 8 décembre 2024, la dictature d’al-Assad est tombée lorsque les rebelles d’Idlib ont pris Damas au bout d’une campagne militaire éclair. L’armée a abandonné <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/syrie-la-fin-dun-despote-immense-espoir-mais-pas-encore-la-liberation/" title="Syrie, la fin d&#8217;un despote : immense espoir mais pas encore la libération">[...]</a></div>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>La fin pathétique d’Assad et les possibilités pour le futur</strong></h3>



<p>Le 8 décembre 2024, la dictature d’al-Assad est tombée lorsque les rebelles d’Idlib ont pris Damas au bout d’une campagne militaire éclair. L’armée a abandonné position après position, ville après ville sans même faire semblant d’opposer une résistance. Après plus d’un demi-siècle de domination de la Syrie, Bachar al-Assad n’a trouvé personne pour défendre son régime.</p>



<p>Tout.e révolutionnaire, tout.e anti-impérialiste digne de ce nom doit se réjouir de la fin de cette dictature capitaliste brutale, qui exploite cyniquement la cause palestinienne tout en ayant tué et emprisonné des dizaines de milliers de militant.e.s de gauche, islamistes et syndicalistes, syrien.ne.s et palestinien.ne.s.&nbsp;</p>



<p>La fin pathétique d’Assad est un camouflet évident pour la Russie et l’Iran, mais aussi une condamnation sans appel de la stratégie du Hezbollah. Convaincu que la résistance avait un besoin vital d&rsquo;une alliance avec le régime, le Hezbollah a envoyé des milliers de ses combattants pour défendre Assad dans la guerre qu’il a menée contre le peuple syrien. Mais l’histoire des luttes anticoloniales et les événements des derniers mois en Palestine et au Liban montrent que la véritable force de la résistance ne vient pas du soutien d’États oppressifs, mais de la solidarité et de l’esprit de&nbsp; sacrifice qui animent les peuples en lutte.&nbsp;</p>



<p>Si le Hezbollah sera sans doute affaibli militairement à court terme, l’ouverture des possibilités de luttes populaires en Syrie pourrait constituer une victoire historique pour tous les peuples de la région qui ont intérêt à démanteler le système de rivalités impérialistes dont Israël constitue la base avancée.&nbsp;</p>



<p>En effet, si le régime syrien affichait un soutien de façade à la cause palestinienne, il constituait en réalité un gage de stabilité pour l’entité coloniale sioniste. C&rsquo;est son intervention militaire en 1976 aux côtés de la droite qui a empêché la gauche libanaise et palestinienne de prendre le pouvoir au Liban. Non content d’opprimer son propre peuple, sa répression brutale des militant.e.s et du peuple palestinien.ne.s sur le territoire syrien a culminé dans le siège infâme du camp de Yarmouk en 2014 qui a déplacé des dizaines de milliers de Palestinien.ne.s par les bombes et la famine. Enfin, l’armée du régime n’a pas tiré une balle sur Israël pour tenter de récupérer le Golan annexé depuis 1973.&nbsp;</p>



<p>Israël en est conscient, et si Netanyahu se réjouit publiquement de la chute d’un allié de l’Iran, il regarde les événements syriens d’un œil inquiet. Son armée a repris les positions abandonnées par l’armée syrienne et mène une énorme campagne de bombardements depuis le 8 décembre pour détruire les stocks d’armes de l’armée de Bachar al-Assad, par peur qu’elles ne tombent entre des mains moins raisonnables que celles du régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Prise de pouvoir des rebelles sur un régime affaibli par la révolution de 2011</strong></h3>



<p>La coalition rebelle menée par les islamistes de Hay’at Tahrir al Cham (HTC, Organisation de libération du Levant) et soutenue par la Turquie, est tombée sur un pouvoir ossifié qui ne contrôlait la majeure partie du territoire syrien uniquement grâce à l’aide de la Russie, de l’Iran et de ses alliés. La Syrie est ouverte aux quatre vents des interventions directes et indirectes par les puissances régionales et mondiales, et est divisée en zones d’influences de différentes organisations armées. Cette situation de fragilité du régime trouve ses racines dans la guerre déclenchée par le régime contre le soulèvement populaire de 2011, dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne.&nbsp;</p>



<p>Si ce n’est pas un soulèvement populaire qui a donné le coup de grâce au régime syrien, c’est bien la révolution de 2011 qui a affaibli le régime et créé les conditions de sa chute.&nbsp;</p>



<p>La révolution de 2011 se déclenche contre la répression et la hagra quotidiennes, alors que les inégalités et la pauvreté extrême avaient fortement augmenté dans les années précédentes. Une grande partie du peuple syrien, ayant vu les révolutionnaires en Tunisie et en Egypte renverser des dictateurs installés depuis des décennies, s’engage contre le régime de Bachar al-Assad. Mais contrairement aux Tunisien.ne.s et aux Egyptien.ne.s, les Syrien.ne.s partaient presque de zéro : ils et elles n’ont pas pu bénéficier de réseaux et d’expériences militantes établies dans les années précédentes, durant lesquelles des mouvements étudiants, syndicaux et politiques s’étaient développés en Tunisie et en Egypte. Il s’agit d’un élément important qui explique le développement particulier de la révolution syrienne.&nbsp;</p>



<p>En 2010-2011, les soulèvements en Tunisie et en Egypte ont rapidement pris les grandes villes et lancé de fait des grèves générales, paralysant les régimes et limitant leur capacité à réprimer et à diviser. &nbsp;</p>



<p>La révolution en Syrie s’est développée plus lentement et de manière plus éparse.&nbsp;</p>



<p><strong>Révolution syrienne : du soulèvement de masse à la lutte des groupes armés.</strong></p>



<p>Le régime a pu déployer une stratégie d’écrasement de la révolte foyer par foyer. Mais quand des soldats refusent de tirer sur le peuple et se rangent de son côté, ils forment des groupes armés locaux qui essaient de libérer des quartiers et des territoires. Le régime réagit en se retirant de certaines localités pour les dévaster par des sièges et des bombardements. Cette politique de la terre brûlée a pour double effet d’accélérer la militarisation de la révolution et de faire reculer les possibilités d’auto-organisation populaire, et donc de contrôle politique des groupes armés par le reste du mouvement.&nbsp;</p>



<p>Les groupes armés, pour la plupart formés de révolutionnaires, croyaient sincèrement faire avancer la révolution, mais la guerre finit par imposer sa propre logique. Pour s’armer et espérer avoir une chance de se défendre face au régime, ils se tournent vers des donateurs de puissances régionales comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar ou encore la Turquie. Ces derniers y voient une opportunité de faire avancer leurs intérêts, et par les financements sélectifs, des batailles fratricides et des regroupements, ce sont les organisations djihadistes, dont les dirigeants ne partagent pas les objectifs de la révolution syrienne, qui finissent par dominer. Après être passée par de nombreuses transformations, une de ces organisations devint <em>HTC</em>, la principale force de la coalition d’Idlib et le fer de lance de l’offensive décisive contre le régime de ces derniers jours.</p>



<p>Le régime a donc réussi à écraser le soulèvement populaire au prix de la destruction du tissu social de la Syrie, dévastant des quartiers et des villes entières. Il en est ressorti avec une armée sclérosée, composée d’engagés de force, et une dépendance totale envers l’Iran et la Russie pour sa survie. Il finit par s’effondrer comme un château de cartes face à une organisation qu’il avait lui-même contribué à créer en écrasant la révolution.&nbsp;</p>



<p>De par son idéologie et son organisation, HTC n’a rien à voir avec la révolution syrienne de 2011. Si elle a modéré son discours et ses pratiques ces dernières années, elle reste une organisation militaire, islamiste et conservatrice qui n’a pas hésité à réprimer des mouvements populaires dans la province d’Idlib qu’elle a longtemps contrôlée.&nbsp;</p>



<p>La situation peut sembler comme une victoire pour la Turquie, dont l’objectif principal reste d’empêcher l’émancipation du peuple kurde des deux côtés de la frontière. Mais un tel constat serait trop hâtif : d’abord, parce qu&rsquo;il sous-estime le caractère <em>syrien </em>des HTC et des autres organisations, certes soutenues par la Turquie mais qui ont leurs propres bases et leurs propres motivations. Ensuite, et plus fondamentalement, la chute spectaculaire du régime illustre l’instabilité au niveau régional, mais aussi et surtout social et politique en Syrie. La dynamique du terrain ne peut être pilotée à volonté depuis Ankara, Washington ou Téhéran.&nbsp;</p>



<p>Avec la chute d’Assad, le peuple kurde voit lui aussi un de ses grands oppresseurs mordre la poussière et c’est en soi une bonne nouvelle. Mais le peuple kurde ne pourra jamais s’émanciper derrière le dos du reste de la société. La stratégie actuelle de ses organisations qui consiste à se trouver un allié parmi telle ou telle puissance impérialiste ne lui permet que de construire des îlots précaires dont il ne contrôle pas le destin. Des alliances plus prometteuses seraient à trouver avec les peuples de la région dans une dynamique révolutionnaire qui viendrait remettre en cause les entités créées par le colonialisme et l’impérialisme.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Face à la chute du pouvoir d&rsquo;Assad, l&rsquo;espoir est dans les mobilisations populaires</strong></h3>



<p>Les événements des deux dernières semaines ne s’inscrivent donc pas dans la continuité d’un processus révolutionnaire qui est défait depuis longtemps. Mais c&rsquo;est bien la révolution populaire de 2011 qui est à l’origine de la fragilisation du régime, et ce dernier ne s&rsquo;en est jamais remis.&nbsp;</p>



<p>Par contre, les groupes armés qui ont fait chuter le régime ne représentent plus depuis longtemps la révolution syrienne. Les groupes armés, sans alternative politique menée par les peuples syriens eux-mêmes, pourraient précipiter le sort des Syrien.ne.s vers une nouvelle forme de domination politique et économique.&nbsp;</p>



<p>Mais l’effondrement du régime réveille également de grands espoirs et de grandes attentes. Les scènes de liesse populaire, d’unité affichée entre Syrien.ne.s de différentes confessions sous les slogans des premiers jours de la révolution, les prises d’assaut des prisons pour libérer des dizaines de milliers de prisonnier.e.s &#8211; et de militant.e.s &#8211; ne sont pas anecdotiques. Elles signalent la possibilité du retour de la solidarité et de la politique par en-bas,<strong> seule porteuse de véritable espoir d’émancipation pour <em>tous les peuples</em> de Syrie et de la région.&nbsp;</strong></p>



<p>Jad Bouharoun A2C 18e</p>
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		<title>Syrie : DEHORS les impérialismes</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/international/syrie-dehors-les-imperialismes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A2C]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 May 2018 07:40:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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<div class="entry-content">
Les événements en Syrie sont si couverts de sang qu’ils incitent la gauche à l’échelle internationale à s’adapter à un supposé « réalisme ». Un demi-million de morts, plus de dix millions qui ont quitté leurs foyers soit pour des endroits “sûrs” soit pour l’étranger et des millions qui survient à peine sans savoir si demain ils auront de l’eau, des médicaments ou de la nourriture.<br />
Dans une telle situation, ce « réalisme » affirme que les bombardements de l’Occident sont le moindre mal et qu’objectivement il s’agît de la seule réelle solution face aux interminables massacres de Bachar el-Assad. Selon cette logique, les armes de l’opposition s’étant avérées trop faibles pour faire face aux pluies de bombes, les missiles occidentaux seraient maintenant le seul moyen de freiner ou, au mieux, d’assurer une zone de sécurité où les gens pourraient reconstruire leur vie.<br />
En fait il s’agît d’un faux réalisme, car il n’est fondé sur aucune réalité du terrain. La logique de « l’espace sûr » n’est pas nouvelle en Syrie. Ces espaces n’ont servi qu’aux puissances internationales et régionales afin qu’elles puissent s’enfoncer dans le pays. Au lieu de plus de chances aux gens, les interventions des impérialistes fragmentent la Syrie en zones d’influence dans lesquelles chacun a le droit de massacrer ou d’exiler celles et ceux qui se trouvent du mauvais côté.<br />
De toute façon, il est complètement illusoire de croire que Trump, May et Macron auraient envoyé des missiles parce qu’ils auraient été émus par le drame des habitants de Ghouta. Pendant les jours que les bombes de l’alliance tombaient, leur chouchou saoudien, Mohamed bin Salman, faisait sa virée en Europe et personne d’entre eux n’a dit un seul mot sur les 100.000 civil-e-s envoyé-e-s aux cimetières du Yémen.<br />
La logique du “parapluie impérialiste” ne marche pas. Les Kurdes sont l’exemple le plus puissant. Leurs dirigeants ont accepté le réalisme du soutien des États-Unis, de la même manière que les États-Unis ont accepté l’alliance avec eux de façon réaliste. Cependant entre deux réalismes, le gagnant est toujours le réalisme des puissants, et la résistance kurde fut livrée sans aucune aide, entre les mains d’Erdogan et de Poutine.<br />
<strong>Assad n’est pas la solution</strong><br />
<strong> </strong>Il en existe aussi un réalisme inversé selon lequel, contre l’agression impérialiste, la seule chose que la gauche peut faire est de soutenir Assad qui est le garant de « l’ordre » en Syrie. Assad n’a jamais été, et il n’est pas non plus soudainement devenu, un anti-impérialiste. Ni les missiles de l’Ouest sont tombés en Syrie parce qu’Assad aurait soi-disant résisté. La semaine dernière, Assad a rendu sa Légion d’honneur à la France pour protester contre les bombardements français. Évidemment, qu’il est maintenant obligé de vendre un peu de « anti-impérialisme », comme Saddam Hussein l’a fait en 1991, après avoir été le chien de garde de l’occident pendant des décennies.<br />
La France, ne lui avait évidemment pas donné sa médaille pour son anti-impérialisme mais parce que les anciens colonialistes voyaient chez Assad un garant de la stabilité tant en Syrie qu’au Liban. La famille Assad a pris le pouvoir pour mettre un frein, à travers l’armée, à la radicalité du régime Baas. Il a envahi le Liban en 1976 pour faire plier la résistance palestinienne et libanaise. Bachar a mis en œuvre une ouverture du marché et a eu des rencontres cordiales avec tous les présidents français et autres.<br />
Le régime syrien est un détail pour les impérialistes. Sur son territoire, ce sont des forces beaucoup plus grandes qui entrent en collision. Les bombardements occidentaux sont beaucoup plus liés avec l’équilibre de force avec la Russie et le besoin de limiter les ambitions de l’Iran, ainsi qu’avec le besoin de faire passer un message général à leurs alliés que, malgré le déclin de l’hégémonie américaine, ils n’ont pas été délaissés à leur sort.<br />
S’ils pouvaient revenir en arrière, il est très probable que les impérialistes auraient soutenu Assad depuis le début du soulèvement qui a éclaté en 2011. Tout comme ils le font aujourd’hui en Egypte avec le général al-Sissi (qui d’ailleurs soutient Assad) ou en Libye où ils essaient de trouver le meilleur aspirant dictateur. Ce qui a changé la donne en Syrie et qui a chamboulé les choses n’était pas le changement de politique d’Assad mais la révolution. Il fut un temps où la force du mouvement d’en bas faisait que les impérialistes ne pouvaient pas être sûrs si la situation allait régresser ou s’ils devaient s’adapter à la nouvelle situation générée par les bouleversements dans la région.<br />
Soutenir Assad n’est pas de l’anti-impérialiste, mais le contraire. Cela signifie un soutien aux forces qui veulent faire taire tous les peuples du Moyen-Orient<br />
<strong>Révolutions</strong><br />
Il ne peut pas exister une vraie position de gauche sans qu’elle fasse l’effort de tracer le fil jusqu’aux révolutions de 2011. Car c’est là que nous avons vu les énormes possibilités de libération au Moyen-Orient. En quelques mois, la flamme est passée de la Tunisie, à l’Egypte, au Bahreïn et ensuite à la Libye, la Syrie et au Yémen. Le fait que les tanks de l’Arabie Saoudite, les tortionnaires de al-Sissi et les bombes américaines et russes ont par la force arrêté le processus révolutionnaire, ne doit en aucun cas signifier que la gauche doit effacer cette mémoire et l’enterrer profondément sous le sable syrien.<br />
Toutes les dynamiques qui ont conduit à 2011 continuent d’être présentes et encore plus aiguës. La classe ouvrière qu’elle soit dans les quartiers pauvres de l’Egypte ou dans les champs de pétrole de l’Arabie saoudite et de l’Iran est la seule force qui peut unir la résistance, non seulement à travers les frontières mais aussi à travers les clivages religieux favorisés par les impérialistes et les régimes de la région.<br />
Cela ne veut pas dire qu’ici […] on doit juste attendre que la classe ouvrière du Moyen-Orient refasse un 2011. Il est de notre devoir de bloquer les interventions impérialistes des États-Unis qui ne commencent pas que de Washington […]. Il est de notre devoir d’ouvrir les frontières aux réfugiés et d’organiser une solidarité sincère avec le peuple syrien. […].<br />
Nikos Lountos<br />
Article paru dans le journal hebdomadaire « Ergatiki Allileggyi », 25.4.2018
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