<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des LFI - A2C - Autonomie de classe</title>
	<atom:link href="https://www.autonomiedeclasse.org/tag/lfi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.autonomiedeclasse.org/tag/lfi/</link>
	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Mar 2026 14:16:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.5</generator>

<image>
	<url>https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/cropped-A2C_icon2-1-150x150.png</url>
	<title>Archives des LFI - A2C - Autonomie de classe</title>
	<link>https://www.autonomiedeclasse.org/tag/lfi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Élections municipales : il faut y aller&#8230; mais comment ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/elections-municipales-il-faut-y-aller-mais-comment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Solen Rennes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 14:16:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie]]></category>
		<category><![CDATA[candiatures]]></category>
		<category><![CDATA[double conscience]]></category>
		<category><![CDATA[EELV]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[LO]]></category>
		<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[Polarisation]]></category>
		<category><![CDATA[Réformisme]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[RP]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=10792</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Qu’on le veuille ou non, les prochaines élections municipales vont être un terrain de combat. Mais comment intervenir en terrain piégé&#160;? La classe des travailleurs et travailleuses, la classe ouvrière, regroupe en France plusieurs dizaines <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/elections-municipales-il-faut-y-aller-mais-comment/" title="Élections municipales : il faut y aller&#8230; mais comment ?">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/elections-municipales-il-faut-y-aller-mais-comment/">Élections municipales : il faut y aller&#8230; mais comment ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Qu’on le veuille ou non, les prochaines élections municipales vont être un terrain de combat. Mais comment intervenir en terrain piégé&nbsp;?</p>
</blockquote>



<p>La classe des travailleurs et travailleuses, la classe ouvrière, regroupe en France plusieurs dizaines de millions de salarié·es, de retraité·es et de jeunes plus ou moins scolarisé·es.</p>



<p>Pour nous, elle est potentiellement et collectivement, l’agent de la révolution. </p>



<p>Pourtant, seule une fraction très minoritaire est révolutionnaire. Une fraction bien plus importante est réactionnaire. Plusieurs millions votent même désormais pour le Rassemblement National.</p>



<p>Quant à l’énorme majorité, elle se situe entre ces deux pôles. Lors du dernier mouvement sur les retraites, près de 9 membres de notre classe sur 10 soutenaient le mouvement&nbsp;: 30 millions ? Plus ou moins passivement, ils et elles ont, en très grande majorité, suivi la stratégie réformiste de l’Intersyndicale. Pas celle du soulèvement général, de la grève et des occupations. Celle de la délégation et de la pression sur le vote des parlementaires.</p>



<p>Plus de dix millions votent régulièrement pour «&nbsp;la gauche&nbsp;». Une vingtaine de millions ne votent pas. Mais pas par conviction révolutionnaire. Parce qu’ils et elles n’en ont pas le droit ou par défiance envers les partis existants.&nbsp;</p>



<p>Voilà la réalité : même si elle ne vote pas l’énorme majorité de notre classe considère que, s’il est possible, le changement ne peut s’obtenir que par l’intermédiaire de bon·nes dirigeant·es et au travers des institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capitalisme et consentement</h2>



<p>Tout système de domination ne peut fonctionner qu’au travers un mélange de contrainte (force) et de consentement (légitimation de la domination).</p>



<p>Prenons l’exemple du féodalisme. Dans l’Europe médiévale le paysan pouvait travailler une partie de son temps sur sa terre et une autre sur celle du seigneur. Ou il pouvait ne travailler que sur sa terre mais devait fournir une partie de sa production au seigneur. L’exploitation était évidente. Le seigneur pouvait exploiter le paysan parce qu’il était à la fois le dirigeant politique et économique. L’exploitation reposait ouvertement sur l’usage de la force.</p>



<p>Le capitalisme est le premier système où la domination s’impose principalement par le consentement des exploité·es <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_10792_2('footnote_plugin_reference_10792_2_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_10792_2('footnote_plugin_reference_10792_2_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_10792_2_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_10792_2_1" class="footnote_tooltip">Ce qui ne signifie pas l’absence d’utilisation de la force. D’autant plus quand le système entre en crise, ce qui est le cas actuellement.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_10792_2_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_10792_2_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>.</p>



<p>Cela s’explique par le fait que l’exploitation y est masquée. Le rapport entre patrons et travailleur·euses apparaît comme un rapport contractuel employeur/employé·es où le salaire serait la rétribution du travail fourni et le profit la rétribution du capital.</p>



<p>Sous la forme du salaire payé par le capitaliste, la force de travail apparaît même comme une fraction du capital, celle que Marx appelle «&nbsp;capital variable&nbsp;».</p>



<p>C’est la puissance économique des capitalistes (la propriété des moyens de production nécessaires à toute production) qui assure que les travailleurs·euses leur vendent chaque jour « volontairement » leur force de travail pour assurer leur subsistance et celle de leur famille.</p>



<p>La politique, la gestion de la société, apparaît comme un terrain séparé de l’économie où ouvrier·es et capitalistes font face à l’État et aux institutions en tant que citoyen·nes égaux en droit. La démocratie bourgeoise, forme de domination de classe, apparaît comme « la démocratie » <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_10792_2('footnote_plugin_reference_10792_2_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_10792_2('footnote_plugin_reference_10792_2_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_10792_2_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_10792_2_2" class="footnote_tooltip">Comme lors de l’expérience du Front Populaire en 1936, une partie de la gauche utilise la défense de la « démocratie » pour justifier son alliance avec des fractions de la bourgeoisie (des macronistes). Alors que ce qu’il y a à défendre ce sont les éléments de démocratie de classe qui ont été arrachés au sein de la démocratie bourgeoise.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_10792_2_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_10792_2_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Consentement et élections</h2>



<p>Le consentement a donc une base réelle dans ces formes mystifiées que prend le capitalisme : politique comme domaine indépendant de l’économie, contractualisation du rapport d’exploitation, mise en concurrence des travailleur·euses sur le marché de l’emploi, naturalisation du mode de production capitaliste, etc.</p>



<p>Il n’en reste pas moins que, même masqués, les ressorts réels du capitalisme sont l’exploitation et la dynamique de l’accumulation du Capital. Avec leurs conséquences, luttes de classes et crises du Capital.</p>



<p>Cette «&nbsp;double-nature&nbsp;» du capitalisme est à la base du réformisme comme «&nbsp;relai des idées dominantes au sein de la classe ouvrière&nbsp;».</p>



<p>Le réformisme repose sur l’idée qu’il existera toujours des patrons et des travailleur·euses, qu’il faut un État, neutre et détenteur du monopole de la violence, pour empêcher le désordre, que la majorité n’a ni les capacités, ni les moyens de gérer la société etc.</p>



<p>Mais en tant que conscience particulière des travailleur·euses, le réformisme doit aussi refléter leur position propre, la nécessité de limiter l’appétit du Capital et les inégalités, l’aspiration à une plus juste rétribution des richesses etc.</p>



<p>Le domaine des élections est donc celui où s’exprime de la manière la plus évidente ce que le révolutionnaire italien Antonio Gramsci appelait la «&nbsp;conscience contradictoire&nbsp;». Elles sont un moyen et une expression du consentement.</p>



<p>Un moyen parce qu’elles donnent une forme, là encore réelle – celle du vote &#8211;&nbsp; à l’égalité formelle entre citoyen.nes et à la politique comme domaine séparé de l’économie. Elles légitiment, par leur résultat, le fonctionnement du système comme produit des choix collectifs.</p>



<p>Une expression parce qu’elles cristallisent – au travers des programmes réformistes &#8211; l’espoir dans une société plus égalitaire mais aussi le sentiment d’impuissance qui fait que cet espoir est délégué à des «&nbsp;dirigeants&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lutter avec et contre le réformisme</h2>



<p>Le réformisme n’est donc pas une simple manipulation des consciences. Il ne peut être combattu uniquement dans le domaine des idées.</p>



<p>La lutte contre le réformisme peut et doit donc favoriser les expériences de la classe ouvrière qui mettent en défaut l’idéologie dominante, les généraliser, leur donner un sens.&nbsp;</p>



<p>Car la classe ouvrière n’est pas seulement une composante du capital. Elle en est aussi l’antagoniste.</p>



<p>Le salaire n’est pas la rétribution de tout le travail effectué par les travailleur·euses. Et le profit n’est pas la rétribution des moyens de production fournis pas le capitaliste.</p>



<p>Le salaire est la valeur de ce qui est nécessaire au travailleur pour produire et reproduire sa force de travail. Une partie sa journée de travail suffit à produire cette valeur. Le reste de sa journée de travail est accaparé par le capitaliste comme profit.</p>



<p>La concurrence entre capitalistes les oblige à augmenter toujours la part de leurs profits en baissant par tous les moyens la part qui va aux salaires : en intensifiant le travail ou en le rendant plus productif. C’est ce qui crée l’antagonisme permanent et irréductible entre travailleur·euses et capitalistes. Cet antagonisme n’est pas un rapport entre individus, c’est un rapport social entre classes, collectif et qui provoque des conflits.</p>



<p>La lutte de classe qu’il génère est politique. Car le mode de production et de reproduction des biens et des services est la base de tout le fonctionnement social. Parce que la production est sociale et collective, c’est en tant que producteurs (et non en tant que salarié.es) que les travailleur·euses peuvent transformer la société et bouleverser l’ensemble des rapports sociaux. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas les élections&#8230; et pourtant les élections</h2>



<p>On comprend donc à quel point le terrain sur lequel peut être combattu efficacement le capitalisme est logiquement étranger aux élections. Puisque les élections sont justement la forme et l’expression du consentement ouvrier à ce système.</p>



<p>Cela explique aussi comment les luttes, sociales et politiques, sont le terrain propice.&nbsp;</p>



<p>Sauf que&#8230; si le réformisme est dominant au sein de notre classe, alors les élections sont un moment de politisation majeur où sont discutés et jugés les programmes, les revendications, les analyses, les arguments des forces qui se présentent.</p>



<p>La question n’est donc pas d’éviter les élections mais de déterminer comment y intervenir.</p>



<p>Si le terrain électoral laisse, par nature, les membres de notre classe dans la position qui fabrique leur consentement, on doit déduire que ce n’est pas en présentant des candidat·es qui se différencient seulement par la radicalité de leur programme qu’on peut intervenir.</p>



<p>Comme nous ne sommes pas neutres, nous ne pouvons mettre dans le même sac celles et ceux qui expriment – dans leur vote &#8211; leurs intérêts de classe et celles et ceux qui défendent la collaboration de classe, l’égalité des droits ou la discrimination, etc. Nous n’avons jamais vu de manifestations de joie de notre classe, dans nos quartiers, dans nos lieux de travail, suite à la victoire des candidat·es de la droite ou des racistes. La progression des fascistes ne se traduit pas par des manifestations d’enthousiasme mais par des ratonnades.</p>



<p>L’expérience concrète de l’impasse du réformisme, aussi douloureuse soit-elle, est une expérience nécessaire. A condition qu’une alternative existe.</p>



<p>Application aux municipales</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Stopper les fascistes</strong></li>
</ol>



<p>Dans leur phase actuelle la construction d’une base active et d’une milieu mobilisable, les élections municipales sont déterminantes pour le Rassemblement National. Les fascistes vont faire campagne. Cela doit susciter et permettre de construire dans nos villes et nos quartiers des fronts unitaires de lutte antifasciste.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>Organiser les luttes à l&rsquo;échelle locale</strong></li>
</ol>



<p>La campagne des municipales doit être l’occasion de construire, renforcer, élargir, les organisations de lutte.</p>



<p>La lutte de classe n’est indifférente à aucune question concrète. Mais elle refuse de réduire ces questions à des problèmes techniques ou de personnel politique.</p>



<p>La situation des hôpitaux, les jeunes à la rue, les violences policières, la situation des sans-papiers, le délabrement du système de santé ou de l’éducation, la défense des mosquées&nbsp;: chacune de ces questions sont du domaine de la lutte de classe. Les élections municipales sont l’occasion de renforcer nos organisations dans les quartiers, à l’hôpital, dans les écoles, etc..</p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>Voter pour la FI</strong></li>
</ol>



<p>La priorité des révolutionnaires ne devrait certainement pas être de présenter leurs propres candidat·es pour deux raisons.</p>



<p>Ces candidatures sont des candidatures «&nbsp;de témoignage&nbsp;». Au mieux, leur seul argument est d’en faire des tribunes de propagande pour les idées révolutionnaires.</p>



<p>C’est sous-estimer grandement la nécessité et les possibilités de construire des organisations locales de lutte (lieux de travail et quartiers) en y impliquant par ailleurs tous ceux et celles qui votent pour des candidat·es « de gauche » ou s’abstiennent. C’est là que doivent aller toutes nos ressources.</p>



<p>C’est aussi – au mieux – s’abstenir dans un débat stratégique au sein de la gauche qui renforce la campagne des classes dirigeantes contre la France Insoumise.</p>



<p>La politique d’une partie de la gauche – politique et syndicale &#8211; défend actuellement la politique du <em>moins pire</em> pour éviter une alliance entre la droite et le Rassemblement National. </p>



<p>La politique de la France Insoumise, aussi réformiste soit-elle, défend l’idée qu’il faut polariser la politique actuelle contre les capitalistes, contre le racisme, en solidarité avec la Palestine, etc.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li><strong>Construire l’alternative</strong></li>
</ol>



<p>Le réformisme encourage la passivité par délégation. L’impasse et les trahisons du réformisme, en cas de victoire, ne feront que provoquer encore plus de passivité par démoralisation.</p>



<p>Sauf si l’expérience de l’impasse s’articule avec l’existence – concrète et visible &#8211; d’autres possibilités, d’une autre direction à prendre. L’une de ces possibilités est l’existence de formes d’auto-organisations. Hors de cela, le reste est mot creux et dénonciations stériles.</p>



<p>Mais il faut aussi qu’existe une autre direction, politique, globale, à prendre. Aussi bien en termes d’analyse du système que de stratégie&nbsp;: une organisation révolutionnaire.</p>



<p>Denis Godard (Paris 20)</p>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_10792_2();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_10792_2();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_10792_2">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_10792_2" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_10792_2_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_10792_2('footnote_plugin_tooltip_10792_2_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Ce qui ne signifie pas l’absence d’utilisation de la force. D’autant plus quand le système entre en crise, ce qui est le cas actuellement.</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_10792_2_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_10792_2('footnote_plugin_tooltip_10792_2_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Comme lors de l’expérience du Front Populaire en 1936, une partie de la gauche utilise la défense de la « démocratie » pour justifier son alliance avec des fractions de la bourgeoisie (des macronistes). Alors que ce qu’il y a à défendre ce sont les éléments de démocratie de classe qui ont été arrachés au sein de la démocratie bourgeoise.</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_10792_2() { jQuery('#footnote_references_container_10792_2').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_10792_2').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_10792_2() { jQuery('#footnote_references_container_10792_2').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_10792_2').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_10792_2() { if (jQuery('#footnote_references_container_10792_2').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_10792_2(); } else { footnote_collapse_reference_container_10792_2(); } } function footnote_moveToReference_10792_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_10792_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_10792_2(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_10792_2(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/elections-municipales-il-faut-y-aller-mais-comment/">Élections municipales : il faut y aller&#8230; mais comment ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Boussoles, le festival de débats révolutionnaires, revient pour une seconde édition !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/annonce-boussoles-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Solen Rennes]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 21:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité politique]]></category>
		<category><![CDATA[Autain]]></category>
		<category><![CDATA[Boussoles]]></category>
		<category><![CDATA[Communistes]]></category>
		<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[humanité]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[Lordon]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte Ouvrière]]></category>
		<category><![CDATA[luttes]]></category>
		<category><![CDATA[NPA]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[RP]]></category>
		<category><![CDATA[Socialistes]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[UCL]]></category>
		<category><![CDATA[Université d'été]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=10913</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">A2C vous invite à la deuxième édition de Boussoles, festival de débats, où vous pourrez assister à une vingtaine d’introductions sur des thèmes variés, des échanges, des rencontres avec des invité’es militant en France ou <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/annonce-boussoles-2/" title="Boussoles, le festival de débats révolutionnaires, revient pour une seconde édition !">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/annonce-boussoles-2/">Boussoles, le festival de débats révolutionnaires, revient pour une seconde édition !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>A2C vous invite à la deuxième édition de Boussoles, festival de débats, où vous pourrez assister à une vingtaine d’introductions sur des thèmes variés, des échanges, des rencontres avec des invité’es militant en France ou à l’étranger. Nous pensons ce festival comme un lieu de rencontre pour des centaines de personnes souhaitant se retrouver pour affiner la théorie qui nous sert ensuite de boussole pour agir dans le mouvement : avec qui militer et comment ?</p>



<p>Les allers-retours entre le mouvement et la théorie sont cruciaux : nous sommes investis dans de nombreux fronts de résistances &#8211; syndicats, mais aussi féminisme, antiracisme, antifascisme, collectifs de quartiers, écologistes, trans, handi… &#8211; et cherchons à affiner notre compréhension du monde.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="ae9682" data-has-transparency="false" fetchpriority="high" decoding="async" width="452" height="640" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Visuel-Boussoles-2026-1.webp" alt="" class="wp-image-10920 not-transparent" style="--dominant-color: #ae9682; width:377px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Visuel-Boussoles-2026-1.webp 452w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Visuel-Boussoles-2026-1-212x300.webp 212w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>
</div>


<p>Tout doit aller de pair. Ce festival n’est ni “un truc d’intellectuels”, ni “un truc de gens qui foncent la tête baissée”. C’est au travers des luttes qu’on peut voir les idées changer au sein de notre classe. Et c’est aussi en voyant ce qui se passe dans les autres régions du monde et à d’autres moments de l’histoire qu’on pourra renforcer notre détermination à faire la révolution, à gagner, à tout renverser.&nbsp;</p>



<p>Nous avons besoin de débats stratégiques dans le mouvement : partout des questions se posent pour augmenter le rapport de force en notre faveur. Parfois des contradictions au sein même du mouvement existent : pourquoi les grèves sont prépondérantes dans notre manière de tout bloquer et de débloquer les possibilités révolutionnaires ? Comment s’unir pour lutter contre le fascisme ? Quel soutien apporter au Venezuela ? Comment construire un mouvement anti-guerre capable de mettre en échec les projets impérialistes ? Comment analyser la phase de basse intensité du mouvement féministe et comment faire face aux récupérations racistes de celui-ci ?&nbsp;</p>



<p>Pour que ce festival soit un lieu de débats, nous voulons inviter des personnes avec qui nous sommes impliqué·es dans le mouvement, avec qui nous avons parfois des désaccords, qui ne sont pas forcément des mêmes traditions que nous, ou tout simplement avec lesquels nous pensons sain de clarifier des analyses et donc… des stratégies.</p>



<p>Nous avions organisé la première édition de Boussoles en juin 2025. Le bilan que nous en avons tiré nous motive à réitérer l’expérience. Notez dès maintenant le rdv : les 16 et 17 mai à l’AGECA ! Prochainement, nous annoncerons le programme, les tarifs, la salle, les invité·es. Toutes les infos seront diffusées par la revue mais aussi par la newsletter, notre site et nos réseaux sociaux. Ou tout simplement via nos antennes de Paris à Brest en passant par Marseille, Toulouse, St Brieuc, Rennes et Strasbourg.</p>



<p>L&rsquo;équipe festival Boussoles #2</p>



<p><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/boussoles-premier-festival-des-debats-revolutionnaires/">Retrouvez ici le bilan de la première édition</a>.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="a3a15b" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a3a15b;" decoding="async" width="452" height="640" data-id="10925" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-6.webp" alt="" class="wp-image-10925 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-6.webp 452w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-6-212x300.webp 212w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="a36983" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #a36983;" decoding="async" width="452" height="640" data-id="10924" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-7.webp" alt="" class="wp-image-10924 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-7.webp 452w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-7-212x300.webp 212w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-dominant-color="70929a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #70929a;" loading="lazy" decoding="async" width="452" height="640" data-id="10926" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-8.webp" alt="" class="wp-image-10926 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-8.webp 452w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Festival-Boussoles-2026-V2_Plan-de-travail-1-copie-8-212x300.webp 212w" sizes="auto, (max-width: 452px) 100vw, 452px" /></figure>
</figure>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-NDG-Festival-A2C-Boussoles-2026.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Affiche NDG-Festival A2C-Boussoles 2026."></object><a id="wp-block-file--media-9be01f83-ca60-4810-8ce0-44c76acba03f" href="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-NDG-Festival-A2C-Boussoles-2026.pdf">Affiche NDG-Festival A2C-Boussoles 2026</a><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/03/Affiche-NDG-Festival-A2C-Boussoles-2026.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-9be01f83-ca60-4810-8ce0-44c76acba03f">Télécharger</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/annonce-boussoles-2/">Boussoles, le festival de débats révolutionnaires, revient pour une seconde édition !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À propos de « Nouveau Peuple, nouvelle gauche » : des arguments&#8230; pas si nouveaux.</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/nouveau-peuple-nouvelle-gauche-critique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Solen Rennes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 23:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théorie]]></category>
		<category><![CDATA[atomisation]]></category>
		<category><![CDATA[concentration]]></category>
		<category><![CDATA[Exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[INSEE]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte de classes]]></category>
		<category><![CDATA[marx]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveau Peuple]]></category>
		<category><![CDATA[Réformisme]]></category>
		<category><![CDATA[uber]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=10788</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Dans son livre Nouveau peuple, nouvelle gauche publié par l’institut la Boétie, La France Insoumise (LFI) propose une analyse des « classes populaires », à partir de travaux universitaires, pour en tirer des pistes stratégiques. Elle met <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/nouveau-peuple-nouvelle-gauche-critique/" title="À propos de « Nouveau Peuple, nouvelle gauche » : des arguments&#8230; pas si nouveaux.">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/nouveau-peuple-nouvelle-gauche-critique/">À propos de « Nouveau Peuple, nouvelle gauche » : des arguments&#8230; pas si nouveaux.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans son livre <em>Nouveau peuple, nouvelle gauche</em> publié par l’institut la Boétie, La France Insoumise (LFI) propose une analyse des « classes populaires », à partir de travaux universitaires, pour en tirer des pistes stratégiques. Elle met au centre un<strong> nouvel acteur politique : le peuple, qui remplacerait la classe ouvrière</strong>. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peuple contre classe ?&nbsp;</strong></h2>



<p>Plusieurs arguments sont avancés : d’abord, une <strong>diminution du nombre d’ouvriers</strong>. Mais ces chiffres utilisent les catégories floues de l’INSEE qui décrivent des statuts professionnels, pas des positions dans la production <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_10788_6('footnote_plugin_reference_10788_6_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_10788_6('footnote_plugin_reference_10788_6_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_10788_6_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_10788_6_1" class="footnote_tooltip">Pour une critique des catégories de l’INSEE : voir Ross Harrold (2024), <em><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/classes-sociales/la-lutte-des-classes-au-21e-siecle/">La lutte des classes au 21e siècle</a></em>. Disponible sur le site d’a2c ou dans la revue #14</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_10788_6_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_10788_6_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. <strong>La « classe ouvrière »</strong> ne désigne pas qu’un <em>ouvrier blanc à l’usine,</em> figure mythifiée que le livre cherche à déconstruire. Selon nous, elle renvoie à la <strong>classe travailleuse</strong>, celle qui ne possède que sa force de travail pour vivre, et qui existe encore aujourd’hui. Peu importe la forme juridique que prend son exploitation : même si les travailleurs uberisés ont le statut d&rsquo;auto-entrepreneur et non de salarié, il y a toujours des capitalistes qui extraient une plus-value de leur travail. </p>



<p>La <strong>prétendue </strong>« <strong>atomisation </strong>»<strong>de la classe ouvrière </strong>défendue dans le livre est contredite par la tendance à la concentration des capitaux et aux monopoles : des millions de travailleur·euses sur la planète ont le même employeur, et donc, le même ennemi commun <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_10788_6('footnote_plugin_reference_10788_6_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_10788_6('footnote_plugin_reference_10788_6_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_10788_6_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_10788_6_2" class="footnote_tooltip">Voir Vic Michel (2025), <em><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/classes-sociales/dans-quelle-classe-es-tu/">Dans quelle classe es-tu et pourquoi c’est important ?</a>. </em>Disponible sur le site d’a2c ou dans la revue #17</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_10788_6_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_10788_6_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>. C’est aussi là l&rsquo;écueil d’arguments sociologiques qui prétendent décrire une mutation globale du capitalisme en n’analysant que la situation en France. </p>



<p>Pour LFI, la catégorie «&nbsp;classe ouvrière&nbsp;» serait peu pertinente car hétérogène et marquée par des dominations de genre et de race. Certes, notre classe est traversée par de multiples oppressions qu’il nous faut absolument combattre pour construire notre unité. Mais aucune forme d&rsquo;oppression ne remet en cause l’existence d’un antagonisme de classe. Répéter que ces classes populaires sont «&nbsp;plurielles&nbsp;», «&nbsp;fragmentées&nbsp;», tend à nier l’antagonisme des rapports entre classe travailleuse et classe capitaliste. Et en effet, pour la FI, l’exploitation par le travail n’est plus le rapport social qui structure en premier lieu le capitalisme : <strong>c’est la dépendance et l’accès aux “réseaux”</strong> (internet, services publics, électricité, centres-villes), tout ce qui ne concerne pas le travail.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="f0c8c5" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="709" height="1024" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/02/003ILB_La-Gauche-et-les-classes-populaires_screen-1063x1536-1-709x1024.webp" alt="" class="wp-image-10790 not-transparent" style="--dominant-color: #f0c8c5; aspect-ratio:0.6923761745827873;width:252px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/02/003ILB_La-Gauche-et-les-classes-populaires_screen-1063x1536-1-709x1024.webp 709w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/02/003ILB_La-Gauche-et-les-classes-populaires_screen-1063x1536-1-208x300.webp 208w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/02/003ILB_La-Gauche-et-les-classes-populaires_screen-1063x1536-1-768x1110.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2026/02/003ILB_La-Gauche-et-les-classes-populaires_screen-1063x1536-1.webp 1063w" sizes="auto, (max-width: 709px) 100vw, 709px" /></figure>
</div>


<p>LFI propose ainsi de remplacer la classe par le peuple, car « les mouvements insurrectionnels » se seraient auto-désignés de la sorte. Mais ce manque de conscience de classe n&rsquo;est pas figé : c&rsquo;est le travail des révolutionnaires de la renforcer. Ici, LFI nous propose de l’abandonner ? Ce nouveau peuple est présenté de manière assez floue pour ne fermer aucune porte électorale. Ce que le livre ne mentionne pas, c’est la dimension nationaliste du mot « peuple ». Ce n’est pourtant pas un hasard : la même FI propose de redonner sa grandeur à la « puissance maritime » (coloniale) de la France, d’instaurer un service militaire pour contrer « l’érosion du lien armée-nation » <span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_10788_6('footnote_plugin_reference_10788_6_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_10788_6('footnote_plugin_reference_10788_6_3');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_10788_6_3" class="footnote_plugin_tooltip_text">3</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_10788_6_3" class="footnote_tooltip">Voir Le Programme de la France Insoumise (2024). <em>Défense : une défense au service de la souveraineté populaire. </em>Disponible sur le site de LFI.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_10788_6_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_10788_6_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>&#8230; Des mesures qui défendent les intérêts de la nation, pas des travailleur·euses. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Révolution » électorale</strong></h2>



<p>Malgré une FI qui veut souvent se présenter comme liée aux luttes, ce livre met surtout en avant la stratégie électorale pour convaincre ce «&nbsp;nouveau peuple&nbsp;» de voter. Aucune autre stratégie n’est sérieusement développée. La question de la grève n’est quasiment pas évoquée.</p>



<p>Et pour cause. Marx décrivait la classe ouvrière non pas seulement comme une réalité sociologique, mais comme étant la seule ayant le pouvoir de renverser le capitalisme. Dire qu&rsquo;elle n&rsquo;existe plus, c’est penser que la révolution socialiste n&rsquo;aura plus lieu, que les exploité·es n’ont plus cette capacité révolutionnaire. Pour LFI, la solution viendrait alors d’en haut, par la révolution citoyenne, par les urnes.&nbsp;</p>



<p>Au contraire, même si des reconfigurations du capitalisme ont lieu régulièrement, nous vivons toujours dans un système où une minorité de capitalistes s’accapare le fruit du travail d’une majorité d’exploité·es. Et c’est toujours cette classe qui est la seule à pouvoir renverser le capitalisme.&nbsp;</p>



<p>Tiffa (Marseille)</p>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_10788_6();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_10788_6();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_10788_6">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_10788_6" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_10788_6_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_10788_6('footnote_plugin_tooltip_10788_6_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Pour une critique des catégories de l’INSEE : voir Ross Harrold (2024), <em><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/classes-sociales/la-lutte-des-classes-au-21e-siecle/">La lutte des classes au 21e siècle</a></em>. Disponible sur le site d’a2c ou dans la revue #14</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_10788_6_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_10788_6('footnote_plugin_tooltip_10788_6_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Voir Vic Michel (2025), <em><a href="https://www.autonomiedeclasse.org/classes-sociales/dans-quelle-classe-es-tu/">Dans quelle classe es-tu et pourquoi c’est important ?</a>. </em>Disponible sur le site d’a2c ou dans la revue #17</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_10788_6_3" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_10788_6('footnote_plugin_tooltip_10788_6_3');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>3</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Voir Le Programme de la France Insoumise (2024). <em>Défense : une défense au service de la souveraineté populaire. </em>Disponible sur le site de LFI.</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_10788_6() { jQuery('#footnote_references_container_10788_6').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_10788_6').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_10788_6() { jQuery('#footnote_references_container_10788_6').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_10788_6').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_10788_6() { if (jQuery('#footnote_references_container_10788_6').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_10788_6(); } else { footnote_collapse_reference_container_10788_6(); } } function footnote_moveToReference_10788_6(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_10788_6(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_10788_6(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_10788_6(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/theorie/nouveau-peuple-nouvelle-gauche-critique/">À propos de « Nouveau Peuple, nouvelle gauche » : des arguments&#8230; pas si nouveaux.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Après les manifestations du 22 mars, quelle stratégie contre le racisme ?</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/apres-les-manifestations-du-22-mars-quelle-strategie-contre-le-racisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 14:11:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antiracisme]]></category>
		<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[Marche des solidarités]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=9720</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Le 22 mars a été la mobilisation la plus forte jamais organisée en France autour de la journée internationale contre le racisme du 21 mars. Qu’est-ce que ça nous dit ? Qu’est-ce que ça ouvre ?1 Les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/apres-les-manifestations-du-22-mars-quelle-strategie-contre-le-racisme/" title="Après les manifestations du 22 mars, quelle stratégie contre le racisme ?">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/apres-les-manifestations-du-22-mars-quelle-strategie-contre-le-racisme/">Après les manifestations du 22 mars, quelle stratégie contre le racisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le 22 mars a été la mobilisation la plus forte jamais organisée en France autour de la journée internationale contre le racisme du 21 mars. Qu’est-ce que ça nous dit ? Qu’est-ce que ça ouvre ?</em><sup data-fn="19ff29c2-937a-422c-a1ae-919ee41824d5" class="fn"><a id="19ff29c2-937a-422c-a1ae-919ee41824d5-link" href="#19ff29c2-937a-422c-a1ae-919ee41824d5">1</a></sup></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #17 &#8211; JUIN 2025</h6>



<p>Plus de 500 organisations, locales et nationales, ont appelé à manifester à l’appel de la Marche des Solidarité et des Collectifs de sans-papiers.</p>



<p>Des manifestations ont eu lieu dans au moins 200 villes et villages, dans les métropoles comme les campagnes.</p>



<p>Ces manifestations ont été, partout, beaucoup plus nombreuses que les années précédentes. Il y a notamment eu 100 000 manifestant·es à Paris et des milliers à Marseille, Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nice, Grenoble, Lyon, St Etienne, Lille, Strasbourg…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de fatalité : le combat est possible</h2>



<p>Ce succès de la mobilisation<sup data-fn="1c5fb626-1b4e-4d95-8807-4d10f995eb24" class="fn"><a id="1c5fb626-1b4e-4d95-8807-4d10f995eb24-link" href="#1c5fb626-1b4e-4d95-8807-4d10f995eb24">2</a></sup> est un contre-argument à toustes celles et ceux qui disent que le racisme est une tendance dominante dans la société, une vague qui emporte tout, et que la politique des dominants et le discours des médias ne font que refléter l’opinion populaire, répondre à une demande « d’en bas ».</p>



<p>C’est l’opposé qui est principalement vrai. Le racisme est une construction. Ce n’est pas seulement une construction historique, sur le long terme<sup data-fn="40736bca-4af1-49e1-a13e-6963c6a7d2c2" class="fn"><a id="40736bca-4af1-49e1-a13e-6963c6a7d2c2-link" href="#40736bca-4af1-49e1-a13e-6963c6a7d2c2">3</a></sup>. Il est aussi une construction conjoncturelle, au travers des politiques racistes de l’État, des discours et faits divers diffusés ad-nauseum dans les médias dominants, des arguments repris de l’extrême droite jusqu’à la gauche contre l’immigration, contre les musulman·es. Ce « racisme d’en haut » a d’autant plus d’influence sur le « racisme d’en bas » qu’il devient légitimé par l’absence de riposte et de contre arguments sans concession.</p>



<p><strong>Le 22 mars vient de montrer que cette construction du racisme n’a pas gangréné toute la société, qu’il est possible de mobiliser massivement contre le racisme et contre le fascisme.</strong></p>



<p>La force du 22 mars est que le thème de la mobilisation était sans ambiguïté : contre le racisme et en solidarité avec les migrant·es mais aussi contre le fascisme (même si ce terme n’apparaissait pas dans un des deux appels).</p>



<p>Mais la possibilité du succès de la mobilisation du 22 mars était déjà présente dans les manifestations qui ont suivi la dissolution de l’Assemblée cet été, à commencer par les 800&nbsp;000 manifestant·es du 14 juin même si les mots d’ordre de ces manifestations n’étaient pas tournés explicitement contre le racisme et le fascisme. Elle était aussi présente dans le succès de la mobilisation du 8 mars et la volonté d’en chasser les fascistes et les sionistes d’extrême droite.</p>



<p><strong>Aucune organisation de gauche ne peut aujourd’hui se cacher en prétextant que «&nbsp;les gens ne veulent pas se mobiliser contre le racisme ou contre le fascisme&nbsp;». Le combat est possible&nbsp;: voulez-vous le mener&nbsp;?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas seulement des nombres</h2>



<p>Il serait stupide de nier la progression du racisme. C’est d’ailleurs cela qui rend crucial le développement d’une riposte. Le racisme n’est pas l’exclusivité des électeur·ices du RN. Par contre c’est la caractéristique commune des 11 millions qui ont voté RN aux dernières législatives. Le dernier rapport de la CNDH indique que 56 % des sondé·es (chiffres de 2023 en progression de 3 % en un an) pensent « qu’il y a trop d’immigrés en France »<sup data-fn="8f1dbb7c-4e87-4496-abed-968a8b54ae3a" class="fn"><a id="8f1dbb7c-4e87-4496-abed-968a8b54ae3a-link" href="#8f1dbb7c-4e87-4496-abed-968a8b54ae3a">4</a></sup>. </p>



<p>Disons d’abord que cela signifie qu’il y a aussi des millions qui ne votent pas pour des partis racistes, ne pensent pas qu’il y a trop d’immigré·es en France. Disons ensuite que ces opinions ne sont pas figées. Au-delà des noyaux durs, les évolutions dans un sens peuvent être renversées dans l’autre. D’autant plus que ces opinions peuvent être très contradictoires. 52 % pensent aussi « qu’il faut que les étrangers aient les mêmes droits que les Français »<sup data-fn="ce61352e-02fa-4dec-9fbb-a619549efbc8" class="fn"><a id="ce61352e-02fa-4dec-9fbb-a619549efbc8-link" href="#ce61352e-02fa-4dec-9fbb-a619549efbc8">5</a></sup>.</p>



<p>L’élément déterminant n’est pas tant le débat «&nbsp;rationnel&nbsp;». Mais l’activité.</p>



<p>Après 2001 et la destruction des tours jumelles à New York, la guerre contre l’Afghanistan puis contre l’Irak fut justifiée par la théorie de «&nbsp;la guerre des civilisations&nbsp;». Guerre entre l’Occident – blanc et chrétien &#8211; censé être libéral et démocratique et l’Orient – arabe et musulman &#8211; présenté comme barbare.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="6b686b" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="1100" height="642" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/07/Manifestation-contre-la-Guerre-a-Londres-15-Fev-2003-Credit-_-W.-M.-Connolley-1100x642.webp" alt="" class="wp-image-9721 not-transparent" style="--dominant-color: #6b686b; width:339px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/07/Manifestation-contre-la-Guerre-a-Londres-15-Fev-2003-Credit-_-W.-M.-Connolley-1100x642.webp 1100w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/07/Manifestation-contre-la-Guerre-a-Londres-15-Fev-2003-Credit-_-W.-M.-Connolley-300x175.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/07/Manifestation-contre-la-Guerre-a-Londres-15-Fev-2003-Credit-_-W.-M.-Connolley-768x448.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2025/07/Manifestation-contre-la-Guerre-a-Londres-15-Fev-2003-Credit-_-W.-M.-Connolley.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 1100px) 100vw, 1100px" /><figcaption class="wp-element-caption">Manifestation contre la guerre à Londres &#8211; 15 fevr 2003</figcaption></figure>
</div>


<p>Le 15 février 2003 a eu lieu la mobilisation contre la guerre qui, à ce jour, reste la mobilisation record de l’histoire de l’humanité<sup data-fn="1c47b102-fca3-4b66-b80f-d46f6dea4498" class="fn"><a id="1c47b102-fca3-4b66-b80f-d46f6dea4498-link" href="#1c47b102-fca3-4b66-b80f-d46f6dea4498">6</a></sup>. Le New York Times déclare « qu’il existe désormais deux superpuissances sur la planète, les Etats-Unis et l’opinion publique mondiale ». Pour des millions, la vision raciste de la guerre de civilisation fut remplacée par celle d’une guerre entre l’impérialisme et les peuples du monde entier.</p>



<p>Il y a donc une différence essentielle de nature entre les millions de voix dans l’isoloir, les sondages au téléphone, les idées exprimées derrière un écran et les centaines de milliers de cet été, du 8 mars et du 22 mars. Les premier·es sont des individus atomisés, fragmentés. Les second sont une force collective susceptible d’agir et de donner à voir une autre réalité que celle présentée par les discours dominants.</p>



<p>Un des aspects qui a permis ce succès a été la décision prise par la France Insoumise mi-février d’en faire une échéance nationale et centrale après la nomination du gouvernement Bayrou. Au travers des interventions systématiques de ses député·es dans les médias, de l’audience de ses réseaux sociaux et aussi de la confiance ainsi donnée à ses soutiens, la participation de la France Insoumise à la mobilisation aux côtés de la Marche des Solidarités a joué un rôle déterminant dans le succès des manifestations.</p>



<p>On doit préciser la signification politique de ce soutien. Après les élections de l’été dernier, la France Insoumise avait participé à diffuser l’illusion institutionnelle (à la fois l’illusion de la possibilité d’un gouvernement «&nbsp;de gauche&nbsp;» et l’illusion de ce gouvernement comme une solution).</p>



<p>La nomination de Bayrou et de son gouvernement et l’échec de la censure, ont mis – temporairement &#8211;&nbsp; fin à la possibilité même de l’illusion ouvrant à la décision de faire appel à la rue.</p>



<p>La Marche des Solidarités et les collectifs de sans-papiers ont immédiatement réagi positivement. Ce ne sera pas le cas de toutes les forces impliquées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manifestations pas suffisantes : l’alliance avec la CGT</h2>



<p>Aussi essentielles soient-elles, les manifestations ne suffisent pas. C’est ce qu’a démontré le mouvement des retraites de 2023.</p>



<p>Au sein de la Marche des Solidarités nous avons toujours argumenté sur l’importance des syndicats. Parce que ce sont les principales organisations de masse. La CGT a 600&nbsp;000 membres. Mais surtout parce que leur organisation sur les lieux de travail donne un pouvoir que n’a aucun autre front. <strong>Imaginez ce qu’une grève des travailleurs et travailleuses dans l’aviation aurait comme pouvoir pour arrêter les expulsions, une grève de l’éducation pour le droit des jeunes mineurs, une grève des travailleurs du bâtiment pour la régularisation de leurs collègues sans-papiers…</strong></p>



<p>En octobre dernier, la CGT a demandé à rencontrer une délégation de la Marche des Solidarités pour proposer de participer à la mobilisation autour du 18 décembre (Journée Internationale des Migrant·es).</p>



<p>La CGT pensait alors que le gouvernement Barnier allait tenir quelque temps avec le soutien, temporaire, du RN. Dans ces conditions il ne pouvait exister la moindre marge de négociation sur le terrain du racisme et de la régularisation des sans-papiers. Y compris pour la CGT.</p>



<p>La CGT a indiqué alors vouloir organiser une vague de grèves pour les papiers au premier trimestre 2025. Cela nécessitait un rapport de force allant au-delà de la CGT ainsi que la nécessité de gagner le soutien d’une partie importante de l’opinion.</p>



<p>Pour la Marche des Solidarités restaient ouverts un certain nombre de débats sur les modalités de cette vague de lutte: Le mouvement de grève devait être ouvert au-delà des structures de la CGT. La discussion devait aussi porter sur l’implication dans la grève des travailleurs et travailleuses « avec » papiers.</p>



<p>Par ailleurs, la porte que pouvait ainsi ouvrir cette vague devait être poussée le plus largement possible. En même temps que les grèves pour la régularisation devaient se lancer d’autres formes de luttes permettant de relayer les revendications des jeunes mineurs isolé·es en lutte, la lutte dans les écoles, contre les centres de rétention, etc…</p>



<p>Mais décision fut prise au sein de la Marche de relever le défi et saisir l’opportunité.</p>



<p>C’est ainsi que fut décidée une coopération active entre la Marche et la CGT dans la mobilisation autour de la journée du 18 décembre puis du 22 mars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’unité, moteur ou obstacle ?</h2>



<p>L’unité est toujours présentée comme quelque chose de positif à gauche. Il est évident que notre classe étant diverse, <strong>l’unité est absolument nécessaire pour gagner. A condition que cette unité soit claire sur ses objectifs et permette l’action commune.</strong></p>



<p>Officiellement, les manifestations du 22 mars ont été appelées par plusieurs cadres regroupant finalement presque tout ce que la gauche peut compter d’organisations syndicales, associatives et politiques.</p>



<p>Cette unité ne permet pas seulement de mettre en mouvement une multiplicité de réseaux et d’individus et de ressources diverses. Elle donne aussi confiance en propageant l’idée que, cette fois, ça pourrait compter.</p>



<p>Des mobilisations du 18 décembre au 22 mars, la Marche des Solidarités a défendu, en permanence, ce qui permettait cette unité la plus large.</p>



<p>Mais plus on avançait vers le 22 mars et plus la CGT et les organisations qui l’entouraient ont cherché à se différencier de l’appel unitaire&nbsp;: en décidant un appel spécifique puis une communication spécifique.</p>



<p>Dès janvier, lors d’une rencontre entre la CGT et la Marche, les représentant·es de la CGT ont commencé à être moins affirmatif·ves sur la perspective d’une vague de luttes.</p>



<p>La portée de cette différenciation est devenue claire quand la France Insoumise a décidé, mi-février, de s’impliquer dans la mobilisation pour le 22 mars.</p>



<p>Dès lors la CGT et la LDH, soutenues par des organisations comme SOS-Racisme ont, de fait, abandonné clairement tout effort pour mobiliser pour le 22 mars justifiant leur attentisme par la nécessité de clarifier les rapports avec la France Insoumise. D’abord prétextant les volontés hégémoniques de la FI. Puis, utilisant la polémique autour de l’affiche contre Hanouna pour la dénoncer et refuser toute mobilisation commune.</p>



<p>Il faut donc le dire&nbsp;: officiellement la mobilisation est apparue comme regroupant un large spectre d’organisations. Elle a pu être vécue de cette manière dans de nombreux milieux et structures locales des organisations, donnant la confiance de se mobiliser, de prendre des initiatives de convergence, etc.&nbsp;</p>



<p>Dans la réalité un certain nombre de forces (je parle là des directions nationales, celles notamment de la CGT et de la LDH) n’ont construit que marginalement la mobilisation concrète<sup data-fn="2dcd4711-322a-4246-800e-78fdbc6cc7b0" class="fn"><a id="2dcd4711-322a-4246-800e-78fdbc6cc7b0-link" href="#2dcd4711-322a-4246-800e-78fdbc6cc7b0">7</a></sup>. Par certains aspects, elles ont mis des obstacles à cette mobilisation.</p>



<p>Cela ne nous amène pas à remettre en question la nécessité de l’unité et de l’implication des syndicats. Au contraire, nous en déduisons que la mobilisation aurait pu être encore plus puissante. Et que nous devons comprendre ce qui s’est joué pour pouvoir le dépasser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ce changement de la CGT ?</h2>



<p>La chute du gouvernement Barnier et les conditions de nomination du gouvernement Bayrou ont mis en lumière deux stratégies différentes à gauche qui ont des conséquences immédiates sur la lutte contre le racisme et en solidarité avec les migrants.</p>



<p>La France Insoumise en a conclu qu’il n’y avait plus – temporairement – de débouché institutionnel. Et que la politique de Macron et Bayrou ouvrait directement la voie au RN. La France Insoumise en a déduit qu’une alternative de gauche ne pouvait se construire (y compris électoralement) que sur la base d’une polarisation claire contre le racisme.</p>



<p>Pour la direction de la CGT, convergeant avec la LDH, SOS-Racisme… et le PS ou le PCF, la chute du gouvernement Barnier, par le Rassemblement National, a réactivé la politique du moindre mal qui était présente derrière les appels au vote pour Macron lors des dernières présidentielles ou les appels à voter pour les candidats de droite au second tour des législatives de cet été. Ces candidats, comme Darmanin, élus avec les voix de la gauche… pour faire aujourd’hui la politique du RN. Dans cette perspective, garantir la possibilité d’un nouveau front républicain avec une partie de la droite contre le RN, exige de mettre la pédale douce sur une possible polarisation anti-raciste et antifasciste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles suites/pistes</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>Tout, dans la politique de Retailleau, confirme qu’il n’y a pas de marge de négociation avec ce pouvoir. Que le seul langage qu’il peut entendre, la seule possibilité d’obtenir le moindre résultat, repose sur la confrontation et le rapport de forces.</li>



<li>Il est évident que le recul de la direction de la CGT a changé les possibilités ouvertes dans l’immédiat d’une lutte frontale contre le pouvoir. Sa position pourrait à nouveau changer. Mais nous ne devons pas attendre et en dépendre. Il faut que des syndicalistes s’engagent, argumentent pour entraîner leurs sections, se coordonnent dès maintenant.</li>



<li>Nous devons favoriser le développement d’organisations locales liées à la Marche des Solidarités, ville après ville, quartier après quartier, collectifs de sans-papiers, collectifs de quartiers. C’est notamment essentiel pour riposter contre les tentatives d’expulsion, pour défendre les mosquées, pour empêcher les fascistes de s’implanter…</li>



<li>La coopération entre la France Insoumise et la Marche des Solidarités ne s’est pas arrêtée au 22 mars. Elle s’est poursuivie de manière positive dans la riposte à la tentative du RN de mobiliser ses troupes dans la rue le 6 avril en réaction à la condamnation de Marine Le Pen. Elle s’est aussi poursuivie dans la préparation des manifestations contre l’islamophobie du 11 mai. Cette coopération doit continuer tout en ouvrant aussi des débats.</li>



<li>Si un mouvement d’ensemble, une vague de luttes n’est pas immédiatement possible, cela ne signifie pas que nous devons nous contenter de développer nos organisations. Des initiatives doivent être prises pour cristalliser, y compris de manière partielle et limitée, la confrontation avec le pouvoir et obtenir des résultats concrets.</li>
</ol>



<h5 class="wp-block-heading">Denis Godard (Paris 20)</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="19ff29c2-937a-422c-a1ae-919ee41824d5">Il est important de spécifier d’où je parle. Je parle ici en tant que membre d’A2C sur la base de l’expérience de ma participation dans la mobilisation avec la Marche des Solidarités <a href="#19ff29c2-937a-422c-a1ae-919ee41824d5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="1c5fb626-1b4e-4d95-8807-4d10f995eb24">Bien sûr ce succès est relatif si on considère les enjeux. Certains le relativisent. De manière intéressante quand nous n’étions que quelques milliers les autres années… ils et elles n’éprouvaient pas le besoin d’en parler ! <a href="#1c5fb626-1b4e-4d95-8807-4d10f995eb24-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="40736bca-4af1-49e1-a13e-6963c6a7d2c2">Le racisme a, dès l’origine, été construit pour justifier l’esclavage puis le colonialisme lors du développement du capitalisme. C’est, historiquement, qu’il est devenu structurel. <a href="#40736bca-4af1-49e1-a13e-6963c6a7d2c2-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li><li id="8f1dbb7c-4e87-4496-abed-968a8b54ae3a">Commission nationale consultative des droits de l’homme. Voir sur le site de la CNCDH (cncdh.fr) <a href="#8f1dbb7c-4e87-4496-abed-968a8b54ae3a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 4">↩︎</a></li><li id="ce61352e-02fa-4dec-9fbb-a619549efbc8">La contradiction persiste avec le chiffre précédent même si ce chiffre est, lui, en recul de 5% en un an (exprimant ainsi une dynamique qui va dans le même sens). <a href="#ce61352e-02fa-4dec-9fbb-a619549efbc8-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 5">↩︎</a></li><li id="1c47b102-fca3-4b66-b80f-d46f6dea4498">Avec des manifestations de masse sur tous les continents : https://lanticapitaliste.org/opinions/histoire/15-fevrier-2003-la-plus-grande-manifestation-de-lhistoire <a href="#1c47b102-fca3-4b66-b80f-d46f6dea4498-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 6">↩︎</a></li><li id="2dcd4711-322a-4246-800e-78fdbc6cc7b0">Cela s’est traduit d’ailleurs par la taille de certains cortèges dans la manifestation parisienne : celui de la CGT – limité aux sans-papiers – étant même plus faible que le 14 décembre. <a href="#2dcd4711-322a-4246-800e-78fdbc6cc7b0-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 7">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/apres-les-manifestations-du-22-mars-quelle-strategie-contre-le-racisme/">Après les manifestations du 22 mars, quelle stratégie contre le racisme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
