<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Disques - A2C - Autonomie de classe</title>
	<atom:link href="https://www.autonomiedeclasse.org/tag/disques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.autonomiedeclasse.org/tag/disques/</link>
	<description>Pour l&#039;autonomie de classe !</description>
	<lastBuildDate>Tue, 27 Feb 2024 18:51:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2019/11/cropped-A2C_icon2-1-150x150.png</url>
	<title>Archives des Disques - A2C - Autonomie de classe</title>
	<link>https://www.autonomiedeclasse.org/tag/disques/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Pour la gloire de nos vies : l’attitude de BEN !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/pour-la-gloire-de-nos-vies-lattitude-de-ben/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 15:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=8252</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">On ne va pas faire dans le détail pour cette mini chronique, il faut écouter BEN&#160;plg. Pour la gloire. Les Cahiers d&#8217;A2C #11 &#8211; Janvier 2024 Depuis plusieurs années, ce rappeur prend comme paysages pour <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/pour-la-gloire-de-nos-vies-lattitude-de-ben/" title="Pour la gloire de nos vies : l’attitude de BEN !">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/pour-la-gloire-de-nos-vies-lattitude-de-ben/">Pour la gloire de nos vies : l’attitude de BEN !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-style:normal;font-weight:600">On ne va pas faire dans le détail pour cette mini chronique, il faut écouter BEN&nbsp;plg. Pour la gloire.</p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #11 &#8211; Janvier 2024</h6>



<p class="has-drop-cap">Depuis plusieurs années, ce rappeur prend comme paysages pour ses clips les plages, les rues, les docks, les kebabs, les PMU du Nord, de Tourcoing à Lille en passant par Dunkerque. Ses textes sont des poèmes issus de la brutalité de l’exploitation, articulée à une rage d’exister et de résister, une générosité dans les images proposées, avec une patate qui donne de la fraîcheur et de la motivation dans les jours où le moral est parti en vadrouille.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="3d2f22" data-has-transparency="false" fetchpriority="high" decoding="async" width="934" height="1245" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN11_Ben_Illustr1-edited.webp" alt="" class="wp-image-8255 not-transparent" style="--dominant-color: #3d2f22; width:379px;height:auto" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN11_Ben_Illustr1-edited.webp 934w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN11_Ben_Illustr1-edited-225x300.webp 225w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2024/02/A2C_RevueN11_Ben_Illustr1-edited-768x1024.webp 768w" sizes="(max-width: 934px) 100vw, 934px" /></figure>
</div>


<p>Je me souviens de son passage à Rennes l’an dernier, où sur scène il s’enquiert de notre état de santé suite à la manifestation de l’après-midi contre la réforme des retraites. Ou encore, lorsqu’en ouverture du festival&nbsp;<em>Un singe en été</em>&nbsp;à Mayenne, il rappelle à quel point il est sain de détester Darmanin, maire de sa ville, Tourcoing. BEN plg, c’est aussi un rappeur qui pousse la réflexion sur des contradictions qu’il observe autour de lui : entre « Arrête de crier sur ta meuf », « Tramadol » sur la psychiatrie, et son titre « Ah bah ouais » où en référence à son travail dans le secteur social et à son petit frère, il tranche&nbsp;<em>« parler du handicap avec de la pitié c’est un truc de batard »</em>. Difficile de savoir quel titre est le meilleur, tant il enchaîne les pépites auditives et les images sensibles entre espoir, goût du collectif, références à sa mère, et fierté de sa classe. D’ailleurs, pour terminer sur un couplet, voici ce qu’il faut écouter en priorité : le titre « Magnifique ».</p>



<p><em>À la base, s’lever pour un SMIC, c’est une fierté</em></p>



<p><em>Dorénavant, arracher l’sol, c’est une certitude</em></p>



<p><em>J’peux plus faire demi-tour, j’me sens cerné</em></p>



<p><em>Là, c’est le prolétariat avec de l’attitude&nbsp;</em></p>



<p>RDV lors des concerts de sa tournée en cours (le 28&nbsp;mars à Rennes !). Son nouvel album sort le 26&nbsp;janvier :&nbsp;<em>Dire je t’aime</em>.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Solen Ferrandon-Bescond (Rennes)</h5>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/pour-la-gloire-de-nos-vies-lattitude-de-ben/">Pour la gloire de nos vies : l’attitude de BEN !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Culture #09</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Oct 2023 22:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=8035</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #09 &#8211; Septembre 2023 Littérature Septembre rouge, Olivier Besancenot Michael Lowy, Textuel, 2023 Dans un format hybride entre livre d’histoire et roman, cette fiction documentaire revient sur le coup d’État de Pinochet <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/" title="Culture #09">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/">Culture #09</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #09 &#8211; Septembre 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">Littérature</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Septembre rouge, Olivier Besancenot Michael Lowy, Textuel, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-medium"><img data-dominant-color="eb5f54" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #eb5f54;" decoding="async" width="197" height="300" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr1-197x300.webp" alt="" class="wp-image-8037 not-transparent" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr1-197x300.webp 197w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr1-jpg.webp 553w" sizes="(max-width: 197px) 100vw, 197px" /></figure>
</div>


<p>Dans un format hybride entre livre d’histoire et roman, cette fiction documentaire revient sur le coup d’État de Pinochet du 11&nbsp;septembre 1973. Je ne reviendrai pas ici sur l’analyse de cet événement. Dani de Toulouse y revient plus longuement dans son article. Durant toute la lecture, et aujourd’hui encore, je m’interroge sur une petite phrase de la préface.</p>



<p>En effet les auteurs affirment « Nous n’avons aucune prétention et aucune envie de tirer “les leçons de l’histoire” à la place des révolutionnaires chiliens eux-mêmes ». Cette phrase peut paraître anodine mais me pose plusieurs questions : pourquoi écrire un livre sur cet événement historique si ce n’est pour en tirer des leçons pour ici et maintenant ? Pourquoi en tant que militant·es révolutionnaire ne pourrions nous pas apprendre de cette expérience riche ? Pourquoi traiterions-nous cette histoire de manière différente que celle de la Révolution russe, allemande ou de la Commune de Paris sur lesquelles nous revenons abondamment, tant pour apprendre des expériences passées que pour ne pas répéter les mêmes erreurs à l’infini ? Apprendre de nos prédécesseurs pour changer le monde, me semble indispensable.&nbsp;</p>



<p>Avec Allende, réformiste radical sincère, nous devons apprendre et comprendre les impasses dans lesquelles nous mènent ces politiques, d’autant plus lorsque l’on voit partout dans le monde apparaître des alternatives radicales mais réformistes, cela doit être un devoir des révolutionnaires de comprendre pour mieux voir les limites de ces courants. Comprendre aussi comment travailler en commun, discuter stratégie avec ces militant·es qui veulent changer le monde.&nbsp;</p>



<p>Lire Septembre rouge nous en apprend beaucoup sur cette journée du 11&nbsp;septembre et sur comment on en est arrivé là du point de vue de la bourgeoisie chilienne et américaine, mais on est frustré de ne voir s’esquisser aucun bilan de la politique d’Allende qui emmena toute la classe ouvrière chilienne dans sa chute.&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading">Sana, Paris 18<sup>e</sup></h5>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<h2 class="wp-block-heading">Disques</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Comment rester propre ?, La&nbsp;Rumeur, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-thumbnail is-resized"><img data-dominant-color="473737" data-has-transparency="false" decoding="async" width="150" height="150" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2-150x150.webp" alt="" class="wp-image-8038 not-transparent" style="--dominant-color: #473737; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2-150x150.webp 150w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr2.jpg 340w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure>
</div>


<p>La Rumeur, groupe phare des années 2000, ayant gagné les procès intentés par le ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, balance&nbsp;10 titres (plus un remix et un bonus track sur les plateformes) dans leur très bon cinquième album, Comment rester propre ? (2023). Des textes sombres sur une musique poisseuse, saturée, nébuleuse. Les darons du rap hexagonal ne font pas semblant d’avoir 20 piges mais garde du cœur à l’outrage pour nous pondre un album d’une noirceur lumineuse.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Hoba, Lasty, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="1c1835" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="716" height="716" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg.webp" alt="" class="wp-image-8043 not-transparent" style="--dominant-color: #1c1835; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg.webp 716w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/31WoGwi2MeL._UX716_FMwebp_QL85_.jpg-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 716px) 100vw, 716px" /></figure>
</div>


<p>Lui aussi ne fait pas semblant d’avoir 20 piges, il les a vraiment. Le jeune rappeur Lasty balance en direct de l’île de la Réunion un solide premier EP (disponible entre autre sur Spotify et youtube) intitulé Hoba. Un flow qui colle parfaitement aux prods bien ficelées, des textes désenchantés à souhait… Bref 6&nbsp;titres synthétiques et cohérents, bien dans l’air du temps. Un début prometteur, en espérant pouvoir le voir bientôt sur les scènes hexagonales (et peut-être en interview dans un prochain numéro de votre revue préférée !)</p>



<h3 class="wp-block-heading">Back to my Roots, Nagaï et Dub my Roots, Roberto Sanchez, (Kaboum Music) 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-thumbnail is-resized"><img data-dominant-color="28211a" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-150x150.webp" alt="" class="wp-image-8039 not-transparent" style="--dominant-color: #28211a; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-150x150.webp 150w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr3-jpg.webp 474w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></figure>
</div>


<p>Une bien belle réussite pour la première sortie du label Kaboum Music, monté par le producteur Baptiste Dédjah, toujours sur l’île de la Réunion. La belle voix de la chanteuse Nagaï, connue sur l’île pour, entre autres, avoir fait les chœurs pour des groupes de Maloya ou de Reggae (Saodaj’, Roots Messengers, Bigtree…), pose son « Back to my Roots » sur un superbe riddim reggae bien roots. Le sorcier du son Roberto Sanchez, le Lee Perry espagnol, mixe 3 versions Dub, dont une qui met en avant les percussions Kette. On attend la suite des productions de ce label qui affiche la volonté de mettre en avant le reggae féminin de l’île avec une impatience non feinte !&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Weh dem a go do (Sky Things) et Chant Them Down (Salomon Heritage), Peter Youthman, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="da9753" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-1024x1024.webp" alt="" class="wp-image-8040 not-transparent" style="--dominant-color: #da9753; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-1024x1024.webp 1024w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-150x150.webp 150w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-768x768.webp 768w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr4-jpeg.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>DeeJay ayant fait ses armes sur les sound systems de Paname (me reviennent en tête les souvenirs d’une époque où l’on entendait sur des sonos comme Roots Fe Disco ou Fondation HiFi au bar « l’Époque » à Stalingrad au milieu des années 2000 !), Peter Youthman sort coup sur coup 2 singles des plus intéressants ! Dans un style de plus en plus chantant, qui se rapproche du Watterhouse stylé jamaïquain popularisé dans les années 1980, au détriment du toast de ses débuts, le jeune artiste pose des textes combatifs en patwah yardie (Chant Dem down, Weh dem a go do) sur des riddims digi-roots de 2 labels français : Salomon Heritage (liée au Sound montpelliérain du même nom) et Sky Ting (dont c’est la deuxième sortie après un très bon single de Beniam Willing, No one can fool I&amp;I, sorti l’année dernière).&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Face au Mur, Tchernobyl / Purgatoire, Fracture / Claimed Choice, (UVPR) 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="47400b" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8041 not-transparent" style="--dominant-color: #47400b; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-jpg.webp 700w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr5-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>
</div>


<p>Toujours du côté de Paris, mais on a troqué la ganjah contre le speed et les 8.6 : Tchernobyl et Fracture balance chacun un single 3 titres chez UVPR. Oï ! bien rentre dedans pour les premièr·es avec Face au mur. Des textes et de la musique taillés pour les neuskis dont un titre contre le paternalisme dans le milieu ; plutôt bien senti ! Punk bien vénèr au chant féminin pour le Purgatoire des 3 de Fracture. Des textes qui parlent « d’angoisse nocturnes », de « leur faire payer la fin de l’impunité » ou des « imposteurs, victimes de leurs contradictions qui passent leur temps à se justifier » pour un EP bien réussi. Le label nantais balance aussi 2 titres des Lyonnais de Claimed Choice sur un 45 tours éponyme au design minimaliste qui donne le ton :&nbsp;de la bonne grosse Oï ! qui tabasse !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Singles &amp; Rarities, The 4 Skins, Dirty Punk Records, 2023</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="8e6c70" data-has-transparency="false" loading="lazy" decoding="async" width="595" height="595" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-jpg.webp" alt="" class="wp-image-8042 not-transparent" style="--dominant-color: #8e6c70; width:210px" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-jpg.webp 595w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-300x300.webp 300w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/11/A2C_RevueN9_Culture_Illustr8-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 595px) 100vw, 595px" /></figure>
</div>


<p>Sinon, les sales punks de Dirty Punk Records, après une première compilation consacrée aux Punk Singles des mythiques The Exploited, sortent un deuxième volume de cette série, cette fois-ci consacré au Singles &amp; Rarities des légendaires 4 Skins. On y entend ce qui doit être la première mise en musique du fameux « ACAB » datant de 1980, il y a plus de 40 ans. On y retrouve aussi le jouissif « Chaos » ou le terrible « One law for Them ». Un concentré de Rock’n’Roll de classe !&nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading">Thomas, Bobigny</h5>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-09/">Culture #09</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Culture #07</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-07/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2023 05:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=7173</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #07 &#8211; Mars 2023 À lire ! Princesa, Fernanda Farias de Albuquerque et&#160;Maurizio Iannelli, éditions&#160;Héliotropismes&#160; Une histoire d’alternance entre l’enfermement et la fuite à la recherche de liberté. L’enfermement dans un monde qui <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-07/" title="Culture #07">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-07/">Culture #07</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #07 &#8211; Mars 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">À lire !</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="777777" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #777777;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr1-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7175 not-transparent" width="233" height="330"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><em>Princesa</em>, Fernanda Farias de Albuquerque et&nbsp;Maurizio Iannelli, éditions&nbsp;Héliotropismes&nbsp;</h3>



<p>Une histoire d’alternance entre l’enfermement et la fuite à la recherche de liberté. L’enfermement dans un monde qui ne cesse pas de montrer sa violence et d’imposer ses règles et ses limites. La liberté de se retrouver soi-même et de pouvoir être soi-même. On accompagne Fernanda Farias de Albuquerque, dès son enfance à la campagne nordestine brésilienne, son départ pour les grandes villes du sud-est et ensuite son départ pour l’Europe. Fernanda est une femme trans, travailleuse du sexe, migrante. Le contexte, ce sont les années 1980, au Brésil et en Europe. Son histoire est celle de milliers des brésilien·nes à la recherche d’une nouvelle vie au-delà des frontières. Les frontières imposées par les limites sociétaires, les préjugés, et la pauvreté, mais aussi les frontières imposées par le genre, la violence, l’homophobie et la misogynie. Les portes se ferment et les routes s’ouvrent pour cette femme courageuse et déterminée, forte et au même temps fragile. Un récit vif qui nous mets à suivre ses pas, sa manière d’interpréter le monde et de s’adapter à des nouvelles réalités.&nbsp;</p>



<p>Un livre écrit à trois mains dans une prison en Italie où Fernanda rencontre Giovanni Tamponi, un berger sarde qui lui propose l’écriture comme forme de raconter son histoire et de survivre à la dureté de l’enfermement, et Maurizio Ianneli, un ancien brigadiste rouge emprisonné à vie. En échangeant des lettres entre eux, dans un mélange de trois langues, le portugais, l’italien et le sarde, Fernanda raconte son parcours qui deviendra un livre, publié pour la première fois en Italie en 1994. Un documentaire inspiré du livre a été réalisé en 1997 et une adaptation en 2001. Le travail d’illustration de l’édition française est ­particulièrement précieux.</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="c0c0c0" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #c0c0c0;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr2.jpg" alt="" class="wp-image-7176 not-transparent" width="233" height="375"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><em>Le travailleur de l’extrême</em>, Äke Anställning, éditions Ici-bas&nbsp;</h3>



<p>Pôle emploi, Caf, les boîtes d’intérim et les patrons avec leurs petits pouvoirs de merde. Voilà le combo qui pourrit la vie des travailleur·euses tous les jours. On accompagne l’auteur, un guitariste passionné du rock, dans sa vie de travailleur/chômeur précarisé, obligé de prendre n’importe quel sale boulot dans la ligne de production capitaliste. Il nous raconte la galère, les horaires décalés, le manque de logique et de respect de la part des responsables et surtout l’absurdité de la réalité du travail qui rend les heures complètement insupportables ! La seule issue de sortie, le sabotage. Ne pas prendre au sérieux la logique néolibéral du travail, ni les discours à côté de la plaque des petits responsables de production devient le choix conscient de notre personnage qui va te faire craquer de rire à chaque nouveau boulot. Une critique sur la perte de sens avec beaucoup d’humour. À ne pas rater !</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="7d7d7d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7d7d7d;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr3.jpg" alt="" class="wp-image-7177 not-transparent" width="240" height="349"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><em>Enfin libre : Grandir quand tout s’écroule</em>, Lea Ypi, éditions Seuil&nbsp;</h3>



<p>Une autobiographie politique racontée dans une première partie à partir de la perspective d’une petite fille de 6&nbsp;ans, grandissant en plein période de « la fin de l’Histoire », en Albanie. On l’accompagne dans sa vie de tous les jours avec sa famille, dans ses journées à l’école et on suit ses liens avec sa prof et ses collègues. La petite Lea est très convaincue de faire partie de la construction d’un nouveau monde et elle raconte avec enthousiasme ses activités. Elle habite avec ses deux parents et avec sa grand-mère, avec qui elle entretient des forts liens de solidarité et de confiance. Petit à petit, un des plus grands bouleversement du 20e&nbsp;siècle commence à s’entremêler à leur vies, les choses changent à grande vitesse et Lea commence à s’apercevoir qu’elle ne connaissait pas toute la vérité à propos de ses parents, ni de la situation politique de son pays.&nbsp;</p>



<p>L’Albanie à été jeté presque du jour au lendemain dans un monde libéral qui était censé en théorie, apporter plus de liberté à ses citoyen·nes. Cependant, les conséquences immédiates de ce changement brutal ont été les fermetures d’usines, le chômage, l’emmigration et la guerre civile. La narratrice, adolescente, essaie de comprendre la nouvelle réalité politique et sociale de son pays en même temps que sa vie personnelle est bouleversée par la guerre. Certains liens sont perdus pour toujours, beaucoup de choses ne seront plus jamais comme avant. Un texte passionnant qu’on a pas envie d’arrêter de lire.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Daniela Lima, Toulouse</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Du bon son… interdit aux bouffons</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="5d5d5d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5d5d5d;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr8.jpg" alt="" class="wp-image-7182 not-transparent" width="263" height="263"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<p>On attaque fort avec la sortie vinyle attendue depuis un bout de temps par les reggae addicts. Deux bombes taillées pour le Sound System (et bastonnées en version Dubplate par les meilleures sonos de fRance, de Navarre et d’ailleurs) sur des productions de Likka Lion et réunies sur un maxi par Chouette Record, un label lié au Sound parisien Nayabin (allez fouiner sur leur Bandcamp, ils y ajoutent régulièrement des Digital Relases et autres Duplates). D’un côté, un vocal du chanteur américain d’origine jamaïquaine&nbsp;<strong>King Mas</strong>,&nbsp;<strong><em>Liffe caan done&nbsp;</em></strong>(disponible sur le net depuis une dizaine d’année) subi un traitement stepper des plus efficace, et le dub est à l’avenant. De l’autre,&nbsp;<strong>King Stanley</strong>&nbsp;reprend&nbsp;<strong><em>le Mary de Gregory Isaac</em></strong>, sur un tempo alangui au groove entrainant. Le chanteur anglais semble se spécialiser dans les reprises du Cool Ruler. En effet, son adaptation de l’anthem Rumours sur un riddim de Stepwizer est sortie depuis peu. Notons que peu de temps après la sortie du vinyle, Marshall Neeko à lui aussi proposé sa relecture du Life caan done. Son&nbsp;<strong><em>Bandcamp</em></strong>(à prix libre !!!) est une mine toujours mise à jour avec de nouvelles livraisons de remix sur des riddims maison ! Le Masrshall alimente aussi régulièrement une chaine Youtube consacrée au reggae des années 90’s (et early 00’s) pleine de pépites.&nbsp;</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="848484" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #848484;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr4.jpg" alt="" class="wp-image-7178 not-transparent" width="263" height="263"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<p>Peut être un peu moins attendu (dans tous les sens du terme !), la dernière sortie de&nbsp;<strong><em>Soul of Anbessa</em></strong>&nbsp;a de quoi surprendre ! Sur un riddim comme les affectionne le label suisse, du genre tu pourrais croire que ca été enregistré sur Maxfield Avenue a Kingston à la fin des 70’s, jusqu’à là, on est en terrain connu. Non la vraie surprise c’est le chant en français, et le texte… signé Baudelaire. En effet,&nbsp;<strong>Max Livio</strong>&nbsp;nous livre ici une interprétation du<em>&nbsp;Chant d’automne&nbsp;</em>de Charles. Adapter du Baudelaire en reggae et que ça sonne mieux que Gainsbarre et sa&nbsp;<em>marseillaise</em>, fallait le faire. Ils l’ont fait, et bien fait !&nbsp;</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="6a6a6a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #6a6a6a;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr6.jpg" alt="" class="wp-image-7180 not-transparent" width="263" height="263"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<p>On troque les dreads pour des crêtes et autres cranes d’œuf et on file du côté de Brest pour s’offrir une double dose de punk/oï ! bien mélodique et ultra accrocheuse.&nbsp;<strong>Syndrome 81</strong>&nbsp;profite du repressage de leur 1<sup>er</sup>&nbsp;album&nbsp;<strong><em>Prisons imaginaires</em></strong>&nbsp;(Destructure Record et Sabotage, 2022) pour en éditer une version&nbsp;<em>« Inédits, démos et prises alternatives »</em>&nbsp;(Destructure Record et Sabotage, 2023). C’est donc un presque double album que nous propose le quintet breton, et c’est du tout bon ! Des textes bien pensés sur de la musique bien balancée, des refrains qui s’incrustent dans ton crane sans que tu t’en rendes compte mais qui ne te quittent plus (du genre tu te retrouve à beugler<em>&nbsp;« et dans les rue de Brest j’ai prolongé l’ivresse »&nbsp;</em>alors que t’as jamais mis les pieds dans cette foutue ville), que demander de plus ? La suite, vite ! En attendant on peut aller jeter une oreille (voire même deux) sur l’album du slide project du bassiste du groupe, <strong><em>Prisonnier du Temps Comme un lion en cage</em></strong>&nbsp;(UVPR ?, 2022), un poil plus hardcore et brut.</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="161616" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #161616;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr7.jpg" alt="" class="wp-image-7181 not-transparent" width="256" height="256"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<p>Toujours gris et froid, mais plus à l’est, c’est de Nancy que&nbsp;<strong>Rancœur</strong>&nbsp;envoie les 11&nbsp;titres de leur premier album éponyme (Kanal hysterik &amp; co, 2022). Dans un style qu’ils qualifient de « cold oï ! » aux paroles remplies de rage, aux cœurs entêtants et aux refrains puissants, ils multiplient les clins d’œil aux mythiques Camera Silens (le meilleur et le plus authentique groupe de Punk/Oï ! hexagonal de tous les temps, mais c’est un autre débat…). Et puis si tu chope le vinyle t’aura le droit à une superbe pochette dépliante (la version en rouge et noire claque tout, évidemment), alors hésite pas plus longtemps… surtout que « les traites seront laisser face à leur conscience » !</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="8b8b8b" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8b8b8b;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr5.jpg" alt="" class="wp-image-7179 not-transparent" width="176" height="176"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>
</div>


<p class="has-text-align-left">Dans le genre groupes sous influences bordelaises, on passe direct aux basques de&nbsp;<strong>Blessure</strong>&nbsp;qui balance depuis Bilbo une K7 4 titres de très belle facture. Sur une musique très Camera-esque (et bien exécutée), le chant féminin en français avec l’accent euskara apporte fraicheur et originalité. On espère un album avec une bonne production pour bientôt. Et comme ça déchire sur scène, courrez les voir si l’occasion se présente !</p>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h6 class="wp-block-heading">Thomas Racasse, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">À découvrir</h2>



<h3 class="wp-block-heading">La bande originale du mouvement :<em>&nbsp;les Vulves Assassines</em>&nbsp;en tournée et en manif</h3>



<p>Évidemment, on a pu entendre le doux bruit du slogan du mouvement de 2010&nbsp;<em>« la retraite, à 60 ans, on s’est battus pour la gagner, on se battra pour la garder »</em>&nbsp;en introduction de leur titre phare craché par les sono de plusieurs cortèges depuis janvier. C’est sur cette musique qu’on a pu traverser avec le cortège féminisme le nuage lacrymogène lors de la manifestation du 11&nbsp;février, tant elle nous motivait à avancer malgré les détonations et la crainte d’une partie du cortège. Cette chanson, intitulée&nbsp;<em>La retraite</em>, issue de leur second album&nbsp;<em>Das Kapital</em>, est donc sortie en 2022. Leurs deux premiers albums abordent les sujets de manière très directe, comme d’autres groupes de rap, de punk, ou de mélange inter-styles qui, ces dernières années, n’ont plus le temps de faire dans l’abstraction ou les figures de style. Ça parle d’écologie politique, de Pierre Gattaz, de lutte de classes, du chômage, du fétichisme pour le bien-être hors-sol, de pression à la beauté, des violences sexuelles… Leur album fait référence à plusieurs reprises à Marx, et les trois musiciennes parisiennes affirment d’elles-mêmes de faire de la politique sous forme de musique, car elles ne savaient pas vraiment faire de musique à la base (enfin si quand même un peu !). C’était même pas vraiment l’idée. L’objectif étant de faire entendre des discours féministes (et) marxistes par un public plus large que celui qui prend le temps de lire les tracts. C’est chose faite : elles jouent dans moult endroits, et notamment plusieurs petites villes dans les prochaines semaines. Depuis le lancement du groupe en 2013,&nbsp;<em>les Vulves Assassines</em>ont bien évolué, mais aujourd’hui, elles font salle comble à la Maroquinerie et veulent donner de la joie pour gagner.&nbsp;</p>



<p>Conseil de visite : le site vulvesassassines.fr sur lequel on rigole beaucoup, avec des citations de féministes et de révolutionnaires.</p>



<p>Conseil d’écoute : le titre&nbsp;<em>Das Kapital&nbsp;</em>pour se motiver tout en réécoutant des citations du Livre 1 du&nbsp;<em>Capital</em>.</p>



<p>Conseil de lecture : leur interview sur le site Muzzart.fr&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">Solen Ferrandon-Bescond, Rennes</h6>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-dominant-color="5f5f5f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5f5f5f;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/04/A2C_RevueN7_Culture_Illustr9.jpg" alt="" class="wp-image-7183 not-transparent"/></figure>
</div><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-07/">Culture #07</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Culture #06</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jakubowski]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2023 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Petite bibliothèque A2C]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Disques]]></category>
		<category><![CDATA[Fanzines]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Série]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.autonomiedeclasse.org/?p=7010</guid>

					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #06 &#8211; JANVIER 2023 SÉRIE Ridley Road :&#160;La lutte contre le fascisme continue Ridley Road&#160;est une série télé anglaise de 4&#160;épisodes (chacun dure 1&#160;heure) produite par la BBC en 2021. L’histoire relate les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/" title="Culture #06">[...]</a></div>
<p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/">Culture #06</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #06 &#8211; JANVIER 2023</h6>



<h2 class="wp-block-heading">SÉRIE</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Ridley Road :&nbsp;</em><strong>La lutte contre le fascisme continue</strong></h3>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-dominant-color="464441" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #464441;" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Serie.jpg" alt="" class="wp-image-7012 not-transparent"/><figcaption class="wp-element-caption"> </figcaption></figure>



<p><em>Ridley Road</em>&nbsp;est une série télé anglaise de 4&nbsp;épisodes (chacun dure 1&nbsp;heure) produite par la BBC en 2021. L’histoire relate les actions de juives et juifs antifascistes qui s’opposent à la montée d’un parti fasciste en Angleterre dans les années 60 et s’inspire de faits réels : le leader fasciste Colin Jordan a existé et les antifascistes prennent pour modèles les militant·es et les actions du 62&nbsp;Group.</p>



<p>Une citation de l’épisode&nbsp;2 résume très bien le message que fait passer la série tout au long de sa narration :&nbsp;<em>« Ça n’a pas d’importance que tu ne sois pas raciste ou pas fasciste. Ce qui compte c’est si tu es antiraciste ou antifasciste. Un·e antifasciste se bat. Un·e antifasciste agit. »</em></p>



<p>Quant à la fin, la série se termine sur ces mots :<em>&nbsp;« La lutte contre le fascisme continue »</em>.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Mathieu Pastor, Paris 20<sup>e</sup></h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:21px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">ESSAIS</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>De chair et de fer : vivre et lutter dans une société validiste,&nbsp;</em><strong>Charlotte Puiseux, 2022, éditions La Découverte</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="ebe6e9" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ebe6e9;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Essais1-1.jpg" alt="" class="wp-image-7014 not-transparent" width="219" height="319"/></figure>
</div>


<p>Charlotte Puiseux politise l’intime en liant son expérience à une histoire collective pour dénoncer le système d’oppression subi par les personnes handi-x-es. Féministe queer et crip, elle redonne au handicap sa véritable définition politique : il n’est qu’une construction sociale.</p>



<p>Avec une analyse anticapitaliste du handicap, elle raconte comment être handicapé·x·e c’est être confronté·x·e à l’infantilisation tout au long de sa vie, à la charité et à l’inspiration porn (à travers le Téléthon notamment) mais aussi à subir la surmédicalisation et l’enfermement dans des institutions dites « spécialisées ». C’est se voir empêcher l’accès aux espaces culturels, d’éducation et de travail (comprendre avec des droits semblables à ceux des personnes considérées comme « valides »), aux logements et par conséquent à l’intimité avec ses proches (leurs logements n’étant pas accessibles non plus pour la plupart). C’est grandir dans une société binaire de corps « valides » face à des corps « handis » ; être perçu·x·e comme non-désirable et par conséquent se percevoir comme tel et se voir refusé·x·e à la sexualité, puis à la parentalité, ainsi qu’à toutes les choses basiques et essentielles auxquelles ont accès les personnes dites « valides ».</p>



<p>À travers son cheminement personnel et son expériences des milieux militants antivalidistes, Charlotte nous pousse à réfléchir l’anticapacitisme avec une analyse féministe, queer, intersectionnelle et anticapitaliste.</p>



<h6 class="wp-block-heading">Charlie, Toulouse</h6>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quand la musique nous aide à penser le&nbsp;monde avec&nbsp;</strong>Audimat éditions</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="d9c2c4" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #d9c2c4;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Essais2.jpg" alt="" class="wp-image-7015 not-transparent" width="186" height="300"/></figure>
</div>


<p><em>« Quand on la sépare de son contexte subculturel, la musique souffre du défaut de sens qui frappe toutes les activités entreprise sous le signe de l’art pour l’art »</em>. C’est ce constat qui semble guider les éditions Audimat (qui publie le&nbsp;<em>Hardcore</em>&nbsp;de Simon Reynold, dont est tiré le dit constat). Elles s’attachent donc à publier une revue,&nbsp;<em>Audimat</em>&nbsp;(2&nbsp;numéros par an), qui nous parle aussi bien de&nbsp;<em>« syndicalisme rap »</em>&nbsp;ou de&nbsp;<em>« la vie avant le zouk »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;17) que de&nbsp;<em>« faire grimacer la pop »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;18) ou des&nbsp;<em>« Mods d’Avignon »&nbsp;</em>(numéro&nbsp;12) et de&nbsp;<em>« l’Italie’70 : musique légère, années de plombs »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;7). Il est à noter que l’Autonomie (de classe ?) est un angle régulièrement utilisé pour analyser les genres musicaux avec des articles comme&nbsp;<em>« Techno – Autonomie ! »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;15) ou «<em> Autonomes et Punk »&nbsp;</em>(numéro&nbsp;16).</p>



<p>Audimat éditions s’est aussi mis à publier des livres qui dissèquent plus en profondeur un genre ou une thématique. On a ainsi droit (entre autres) à un très instructif volume sur&nbsp;<em>Trap : rap, drogue, argent, survie</em>&nbsp;qui compile des articles de différents auteur·trices revenant sur l’histoire de ce style, les lieux dans lesquels il s’est développé à Atlanta, son rapport quasi filial avec le « lean », cette drogue qui mélange sirop anti-toux vendu sur ordonnance (prométhazine + codéine) et soda, et qui&nbsp;<em>« ancre radicalement dans un continuum physique, spatial et temporel alternatif aux exigences que l’État néolibéral dicte au corps noir »</em>. On y découvre aussi la scène Trap des Balkans et les stratégies de promotion en ligne de la scène Drill de Chicago.&nbsp;</p>



<p>Et j’ai déjà cité plus haut le volume consacré à la scène Rave anglaise et à ses suites au sein de ce que l’auteur appelle le&nbsp;<em>« continuum Hardcore »</em>&nbsp;qui donne une définition inspirante à ce terme de continuum justement. Bref, vous l’aurez compris, les éditions Audimat nous propose&nbsp;<em>« d’être à l’écoute des ruines du capitalisme »</em>&nbsp;(numéro&nbsp;10 de la revue) et ca fait du bien !</p>



<h6 class="wp-block-heading">Thomas Toquetchup, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">DISQUES</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Petit tour dans les sorties vinyles actuelles des scènes rock alternatives&nbsp;</strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="4e4d3c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #4e4d3c;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_nuits-blanche.jpg" alt="" class="wp-image-7016 not-transparent" width="161" height="147"/></figure>
</div>


<p>On attaque avec&nbsp;<em>« une belle tranche de Rock’n’roll made in France »&nbsp;</em>(dixit T.Boy sur la pochette) en provenance directe de Marseille avec la complil&nbsp;<strong><em>Nuits Blanches</em></strong>&nbsp;(Lollipop record, 2022). 16&nbsp;titres de 16&nbsp;groupes (dont pas mal de marseillais, mais pas que) qui vont de la pop plus ou moins power au rock plus ou moins garage ou au punk plus ou moins speed. Le tout porté par une énergie DIY qui fait plaisir.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="8f8d86" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8f8d86;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_brigada-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7017 not-transparent" width="234" height="234"/></figure>
</div>


<p>Après plus de 10&nbsp;ans d’absence en studio,&nbsp;<strong>la Brigada Flores Magon</strong>&nbsp;en a retrouvé le chemin, avec un line up comprenant historiques du groupe et compagnons de lutte et de route de longue date, pour nous pondre&nbsp;<strong><em>Immortels</em></strong>&nbsp;(Machette record, 2022) un bel album de 10&nbsp;titre d’une Oï ! plutôt speed aux accents Metal (qui a dit métalliques ?) bien appuyés. Comme on pouvait s’y attendre avec ce groupe phare de la scène RASH parisienne des années 2000, les textes parlent de&nbsp;<em>« class war »</em>, de&nbsp;<em>« Hold the line »</em>&nbsp;dans le combat&nbsp;<em>« d’eux contre nous »</em>&nbsp;car il y a bien&nbsp;<em>« leur morale et la notre »</em>, et affirme que&nbsp;<em>« personne n’appartient à personne »</em>&nbsp;ou crache&nbsp;<em>« Honte à toi »</em>&nbsp;à la gueule de la vieille France.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-dominant-color="8f5a78" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #8f5a78;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_krav-boca-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7018 not-transparent" width="203" height="203"/></figure>
</div>


<p>Puisque la Brigada était en featuring sur leur précédente production (<em>Barrikkade</em>, autoprod’, 2021) passons direct à&nbsp;<strong>Krav Boca&nbsp;</strong>qui a sorti en 2022&nbsp;<strong><em>Pirate Party&nbsp;</em></strong>(toujours en autoprod’ avec le soutien de nombreux labels, 2022). 9&nbsp;titres (+&nbsp;une intro) dont 7&nbsp;featuring, pour une bombe punk-rap comme savent en produire ces infatigables activistes (qu’on pourra voir à la Flèche d’Or de Paris en soutien à la CNT petite enfance en lutte fin janvier après un concert déjà mythique fin 2022 à la Parole Errante dans le cadre d’un weekend contre les violences policières).&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-dominant-color="73868e" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #73868e;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_oi-boy-1024x1018.jpg" alt="" class="wp-image-7019 not-transparent" width="207" height="206"/></figure>
</div>


<p>Venus de Mulhouse,&nbsp;<strong>les Oï boys&nbsp;</strong>nous livre l’album (<strong><em>Oï Boy</em></strong>, multiple prod’ dont Maloka, 2022) le moins Oï ! de cette chronique ! Ces 11&nbsp;titres, claustro comme un confinement sans fin, d’une dark wawe presque indus, appuyés sur les rythmes de nos vies, nappés de synthés et striés de guitares, donnent à cet album étonnant un sacré goût de reviens y dans l’oreille.&nbsp;</p>



<p>Plus classiquement Oï !, les sorties qui ont retenu mon attention ces derniers temps sont l’album de&nbsp;<strong>Kapo Blöd</strong>&nbsp;<strong><em>On sera là&nbsp;</em></strong>(2019, multiprod’ dont General Strike), ça tache comme du gros rouge (normal pour un groupe de (red)skin bordelais !) et c’est ça qu’est bon ! Du côté de Pau, dans un style qui te remémore tes années Chaos,&nbsp;<strong><em>Brutal Mais Cordial</em></strong>&nbsp;a sorti un album éponyme (autoprod’ 2021). Brutal, pour sûr ! Cordial, avec celleux qui sont du bon côté de la barricade, comme sur le titre&nbsp;<em>Action Directe</em>. Du pur rock de rue qui n’est pas Charlie mais&nbsp;<em>Choron</em>, et là aussi c’est ça qu’est bon !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="c8c8c8" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #c8c8c8;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran.jpg" alt="" class="wp-image-7020 not-transparent" width="169" height="169" srcset="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran.jpg 225w, https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_a-cran-150x150.webp 150w" sizes="auto, (max-width: 169px) 100vw, 169px" /></figure>
</div>


<p>Pour ce qui est de la scène parisienne, très prolifique en ce moment, j’ai bloqué sur le maxi 45&nbsp;tours (ou mini album, un disque de 30&nbsp;cm de diamètre qui tourne en 45&nbsp;révolutions par minute pour résumer) de&nbsp;<strong><em>A Cran</em></strong>(Crom, 2020), soit 7&nbsp;titres de bonne Oï ! bien rentre dedans qui chante le 11<sup>e</sup>&nbsp;arrondissement,<em>&nbsp;les Sentiers de la gloire&nbsp;</em>(en hommage à Rino Della Negra ),&nbsp;<em>les Gueules cassées&nbsp;</em>(en hommage aux morts de la grande boucherie de 1914-1918) ou même Johnny Cadillac et la vie sous&nbsp;<em>Acid</em>&nbsp;(<em>violence</em>). Bref un bon premier release pour ce groupe qui se revendique SHARP et porte haut et fort les couleurs du Red Star FC !&nbsp;</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="ae904c" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #ae904c;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_tuelipe.jpg" alt="" class="wp-image-7021 not-transparent" width="300" height="300"/></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="757478" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #757478;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Disques_tukatukas.jpg" alt="" class="wp-image-7022 not-transparent" width="300" height="300"/></figure>
</div></div>
</div>



<p>Sur l’île de la Réunion, qui a une foisonnante scène rock,&nbsp;<strong>Tulipe</strong>, par ailleurs membre du trio KilKil, a sorti un chouette album,&nbsp;<strong><em>Mono game</em></strong>&nbsp;(Maudit Tangue, 2022) minimal et entrainant à souhait. Quant au 5&nbsp;punks de<strong>Tukatukas</strong>, iels nous balancent à la gueule pas moins de 12&nbsp;titres de punk hardcore bien speed, agrémentés de saxo sur le double LP&nbsp;<strong><em>Royal Bourbon</em></strong>&nbsp;(multiprod’ dont Mass production, 2022). À noter une plus que sympathique reprise d’une chanson de Danyèl Waro,&nbsp;<em>Adekalom</em>, sur le combat de deux frères condamnés et emprisonnés pour avoir « squatté » une parcelle de l’Office nationale des forêts (ONF). Ça apporte un vrai supplément de personnalité à ce disque et l’ancre dans la réalité locale, quand la principale critique qu’on peut faire à cette scène c’est que la plupart des morceaux auraient pu être composés et enregistrés à Clermont-Ferrand (album de KilKil, Maudit Tangue, 2021)… ou n’importe où ailleurs.&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">TT, Bobigny</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">CONCERT</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un album Medine records vocal, un concert de punk noir &#8211; Protest Song !</strong></h3>



<p>Voilà, la panther arabian est revenue avec un nouvel album,&nbsp;<strong><em>Médine France</em></strong>, et une tournée magnifique. Quand nous sommes allées le voir à Rennes, on a prévu des pancartes avec des phrases extraites de ses chansons. Comme pour finir de boucler la boucle après que Médine a écrit dans le morceau&nbsp;<em>Bataclan</em> : « <em>Comme dans les manifs, ils chantent mes slogans / Jamais je ne fais de shows décevants »</em>. Alors qu’il est un rappeur du Havre qui aborde aussi bien les questions du racisme et de l’histoire de la colonisation depuis ses premiers albums, il a accentué la présence de références à la politique meurtrière des frontières (<em>Yasser</em>) à l’Etat, à la politique actuelle ou encore aux industrie de l’armement (<em>Médine France</em>,&nbsp;<em>Allons Zenfants</em>).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="5f5f5f" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #5f5f5f;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Illustr_Concert.jpg" alt="" class="wp-image-7023 not-transparent" width="450" height="337"/></figure>
</div>


<p>« <em>Ils écrivent leurs discours d’la main gauche, la droite est dans nos poches »&nbsp;</em>(<em>Généric</em>)</p>



<p>Le samedi 22&nbsp;octobre 2022 à Rennes, il y a eu, comme dans de nombreuses villes, des rassemblements publics organisés par les fascistes, sous prétexte du meurtre d’une fille de douze ans à Paris. Il y avait en même temps un rassemblement antifasciste, et un concert de Médine quelques heures plus tard à la MJC de l’Antipode. En termes d’antipodes politiques, on a pu chanter&nbsp;<em>« Tout le monde adore Médine, et tout le monde déteste les fascistes »</em>&nbsp;en attendant qu’il monte sur scène, au même moment où un petit groupe de fascistes tentait d’attaquer une terrasse de bar à Sainte-Anne.&nbsp;</p>



<p><em>« Je préfère l’eau potable pour tous que le champagne pour quelques potes »</em>&nbsp;(<em>Médicis</em>)</p>



<p>Et si le concert avait eu lieu à Sainte-Anne ? Et si dans la fosse il n’y avait que des vrai·es, pour paraphraser Médine ? Des vrai·es, on peut imaginer que ce sont les convaincu·es, mais on peut aussi y mettre le sens que l’on veut : des personnes qui chantent les paroles, d’autres qui défendent Médine face à Aurore Berger, ou qui militent ? En tout cas, suite au slogan en soutien aux cheminot·es sorti de la fosse, il sourit et renchérit :&nbsp;<em>« Merci Rennes d’être sur le terrain, ça fait plaisir de voir des gens du vrai monde »</em>. Les passerelles qui existaient dans les années 1990 entre les salles de concert de rock et les manifestations antifascistes ou antiracistes seraient-elles en train de se reconstruire ?&nbsp;</p>



<p><em>« Un seul héros c’est le peuple et y aura jamais à changer les rôles »</em>&nbsp;(<em>Médine France</em>)</p>



<p>Des pancartes dans un concert, des banderoles… de Rennes à Marseille en passant par Montpellier et Toulouse, ses concerts sont l’occasion de relier luttes et musique, politique et culture populaire, joie et détermination, frissons et colère, slogans et émotions, chœur et cortège, chaleur et pogo.</p>



<p>La tournée continue sur plus de vingt dates en 2023. Alors si vous n’avez pas encore eu l’occasion, c’est le moment de chanter :&nbsp;</p>



<p>Deux passages de&nbsp;<em>Médine France</em>&nbsp;en lien avec l’actualité pour nous donner envie d’y aller ou d’y retourner :&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>J’suis pas Made in Qatar, nique le foot et l’soft power&nbsp;</em></p>



<p><em>La World Cup 2022 est pleine de sang d’bosseurs&nbsp;</em></p>



<p><em>De Népalais, de Sri lankais et Philippins&nbsp;</em></p>



<p><em>Mille vies venues d’Inde par conteneurs comme barquettes de filet d’dinde&nbsp;</em></p>



<p><em>(…)</em></p>



<p><em>Ils reculent l’âge de la r’traite mais avancent l’âge de la mort&nbsp;</em></p>



<p><em>Disent que c’est nous qu’appelons au meurtre, envie d’gerber jusqu’à l’aurore&nbsp;</em></p>



<p><em>Est-ce que l’État nous protège ou l’État s’protège de nous ?&nbsp;</em></p>



<p><em>J’sais plus si la France a assez de pouls, si on s’embrasse ou on s’étouffe&nbsp;</em></p>



<p><em>J’sais plus si j’dois militer ou, au contraire, me limiter&nbsp;</em></p>
</blockquote>



<h6 class="wp-block-heading">Solen Ferrandon-Bescond, Rennes</h6>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots"/>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">FANZINES</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Prendre le pouls des scènes Alternatives en bouquinant des Fanzines</h3>



<p>Quoi de mieux pour connaître les dynamiques, actuelles ou passées, des mouvances contre-cultuelles que de lire des fanzines, cette presse libre, autonome, réalisée par des personnes impliqué·es dans les scènes qu’iels (re)présentent. Petite sélection de ceux qui me sont tombés dans les mains ces derniers temps (pas forcément d’actualité, mais ce n’est pas ça qui compte car pour beaucoup ils sont encore dispo il me semble<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_1');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_1');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_8_1" class="footnote_plugin_tooltip_text">1</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_1" class="footnote_tooltip">Auprès des distros comme UVPR, B.R.A, Primotor Crew…</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_8_1').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_1', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>).&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-dominant-color="e78b62" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #e78b62;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine1.jpg" alt="" class="wp-image-7030 not-transparent" width="225" height="276"/></figure>
</div>


<p>On attaque donc avec les historiques, et donc le numéro&nbsp;12 de la nouvelle série qui célèbre les 30&nbsp;piges de&nbsp;<a href="https://www.cheribibi.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Chéribibi</em></strong></a>, la revue des cultures populaires. Comme toujours, ce qui fait la renommée de ce titre vétéran de la presse libre ce sont des articles poussés sur des thématiques pointues (ici par exemple : un dossier sur les gangs féminins dans la contre-culture étatsunienne, en gros, dont un article sur les femmes qui ont inventé le Rock’n’Roll), de longues et passionnantes interviews (pardon, « causeries » comme dit l’Bibi) avec des musicien·nes mais pas que. Pour ce numéro on a en particulier droit à une rencontre avec Emory Douglas, le ministre de la Culture du Black Panther Party, et ça c’est la classe ! T’ajoutes des nouvelles, des BD, des chroniques et les rubriques habituelles du Bibi (<em>Bobines chéries</em>,&nbsp;<em>Chansons populaires</em>…) et t’as un numéro indispensable, comme toujours !</p>



<p>De 10&nbsp;ans sa cadette,&nbsp;l’<a href="http://facebook.com/apatridefanzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Apatride</a><strong><em>&nbsp;</em></strong>fête donc ses 20&nbsp;ans avec un numéro spécial et il faut bien le dire fort bien fait. On a à faire à 30&nbsp;interviews, plus intimes que d’habitudes, avec des activistes ou ex activistes des scènes punk/skinhead que fréquente la rédactrice et qui mis bout à bout dresse un portait pas forcément exhaustif ou même représentatif, mais sincère (et c’est ça qu’on demande à un fanzine !) d’une jeunesse (actuelle ou passée) révoltée et désabusée qui s’investit dans la contre-culture (monter un groupe de musiques, un fanzine, un label, organiser des concerts…) DIY or Die !&nbsp;</p>



<p>Et de 24&nbsp;numéros pour l’organe d’information des Reims City Rockers,&nbsp;<strong><em>La faute à qui ?</em></strong>, qui livre avec une certaine régularité une bonne dose d’entretiens, chroniques, article sur le foot… À noter un n°&nbsp;22 centré sur le Pays basque tout à fait passionnant.&nbsp;</p>



<p>Lancé en 2014 par l’équipe de Mass Production,&nbsp;<a href="https://www.massprod.com/accueil/accueil.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Punkulture</a>&nbsp;a sorti 10&nbsp;numéros sur un papier glacé qui n’aide pas à la lecture pour mes yeux un peu fatigués… Le contenu vaut pourtant le coup de s’accrocher en particulier pour les articles ou dossiers sur les scènes alternatives du monde entier, de l’île de la Réunion au Mexique, des rappeurs grecques aux rockers de Ouagadougou.&nbsp;</p>



<p>En direct de Bordeaux on assiste en fanfare au retour de&nbsp;<a href="http://facebook.com/Fanzine-BRA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">B.R.A.</a>, un temps lié au RASH<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_2');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_2');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_8_2" class="footnote_plugin_tooltip_text">2</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_2" class="footnote_tooltip">Red &amp; Anarchist Skin Head</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_8_2').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_2', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>&nbsp;de la ville. Après une longue absence, depuis quelques numéros, la nouvelle formule semble avoir trouvé son équilibre (entre Reggae et Punk/Oï !, entretiens et articles historiques, musique et autres aspects de la contre-culture, dont la culture du vin… normal, pour un zine bordelais) et son rythme de croisière et ici, on s’en réjouit !&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-dominant-color="9a9a9a" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #9a9a9a;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine3.jpg" alt="" class="wp-image-7031 not-transparent" width="164" height="223"/></figure>
</div>


<p>Du côté de Toulouse,&nbsp;<a href="http://www.karton-zine.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karton</a> a balancé 9&nbsp;numéros, dans une mise en page qui cartonne ! Une dimension politique clairement assumée tant dans le choix des interviews que par exemple dans la publication de lettre de prisonniers politiques dans la rubrique&nbsp;<em>Worldwild Activist</em>&nbsp;(numéro&nbsp;8) ou des articles qui mêlent sport et résistance (rubrique&nbsp;<em>Carton Rouge</em>, avec dans le numéro&nbsp;8 un article bien fouillé sur Rino Della Negra, l’étoile rouge de Saint-Ouen mort sur les sentiers de la gloire de la résistance contre les nazis, ou sur le Roller Derby&nbsp;<em>« un sport fait par les gonzesses pour les gonzesses qui conservera son histoire militante »</em>dans le numéro&nbsp;9).&nbsp;</p>



<p>J’avais pas eu l’occasion de lire les précédents numéros de&nbsp;<a href="http://facebook.com/outsiders.classy.zine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Outsiders</a> et le volume&nbsp;3 n°&nbsp;2 (été 2022) qui a atterri chez moi me l’a fait instantanément regretter ! Entre coups de gueule bien sentis (contre celleux qui réhabilite Scewdriver<span class="footnote_referrer"><a role="button" tabindex="0" onclick="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_3');" onkeypress="footnote_moveToReference_7010_8('footnote_plugin_reference_7010_8_3');" ><sup id="footnote_plugin_tooltip_7010_8_3" class="footnote_plugin_tooltip_text">3</sup></a><span id="footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_3" class="footnote_tooltip">Dont le chanteur entrainera une partie des skins anglais vers l’extrême droite.</span></span><script type="text/javascript"> jQuery('#footnote_plugin_tooltip_7010_8_3').tooltip({ tip: '#footnote_plugin_tooltip_text_7010_8_3', tipClass: 'footnote_tooltip', effect: 'fade', predelay: 0, fadeInSpeed: 200, delay: 400, fadeOutSpeed: 200, position: 'top right', relative: true, offset: [10, 10], });</script>, les universitaire qui étudient le punk pour le compte de l’université et donc de la République française, l’homophobie dans la scène skin…), sujets originaux (le meurtre de Smiley Culture par la police anglaise, quand le Mali Twistait…), cartes blanches données à d’autre fanzineu·ses et tant d’autres choses. Bref des heures de saines lectures en perspectives !&nbsp;</p>



<p>Côté nouveaux venus (le zine, pas forcément les personnes impliqué·es)&nbsp;<strong>Couvre Feu !</strong> à sorti 3&nbsp;numéro, un vrais (skin)zine à l’ancienne : une mise en page qui mélange joyeusement (bon joyeux n’est pas forcément l’adjectif qui colle le mieux à ce fanzine qui transpire la haine de classe et de ce monde tel qu’il va mal) le côté foutarque « ciseaux -colle » du punk et le côté « propre et bien rangé » des neusks, des entretiens ultra bien menés, riches et souvent drôles (du genre où t’apprends ce qu’il y a sur la table de chevet des interviewé·es ou leur Louis de Funès préféré – REST power !), des chroniques aiguisées… Un important focus est mis sur l’histoire des scènes skinheads (principalement parisiennes) dans les entretiens ou la republication d’anciens entretiens, ce qui permet d’en saisir la complexité, loin des clichés et de découvrir le parcourt étonnant de certains. Dans le numéro&nbsp;2 j’ai particulièrement aimé l’idée de demander à des activistes de la scène de raconter leur(s) histoire(s) avec un album, ça nous donne plein de supers petites nouvelles bien agréables à lire. Vivement le numéro&nbsp;4 !&nbsp;</p>



<p><a href="http://facebook.com/LaFranceauxnantais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France au Nantais</a> –&nbsp;qui comme son nom l’indique n’est pas breton, mais presque héhéhé&nbsp;–en est à deux numéros sortis, là aussi du classique (entretiens avec des groupes, des auteurs de BD…), mais bien foutu, on attend la suite avec impatience en espérant que le côté acéré et original des chroniques infuse sur le reste des sommaires. Deux numéros (0 et 1) aussi pour le zine parisien&nbsp;<a href="http://facebook.com/IdeesNoiresFanzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Idées Noires</a>, assez classe dans sa mise en page. Dans le numéro&nbsp;1 des interviews de groupe plus tournés vers l’international et le passionnant entretien avec le collectif de photographe Belle Journée en Perspective apportent fraicheur et originalité.&nbsp;</p>



<p>Centré sur le Reggae et le Dub,&nbsp;<a href="http://facebook.com/people/Blackboard-Jungle-Dubzine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blackboard Jungle</a>, propose à chaque fois de superbe objets quoiqu’un peu cher. Pour le numéro&nbsp;8 Lee Perry est mis à l’honneur sur la couverture sérigraphiée en format&nbsp;10’ (un format de disque peu courant mais très prisé dans le reggae car associé au fameux Dubplates) et dans un dossier très complet. On retrouve aussi au long de ces 100&nbsp;pages des entretiens avec des vétérans de la scène électro dub hexagonale (High Tone, Zenzile) et des producteurs bien en vue actuellement (Dubkasm) ou des articles sur des labels come Dubquake et Irie Ites.&nbsp;</p>



<h6 class="wp-block-heading">TT, Bobigny</h6>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-dominant-color="7d7d7d" data-has-transparency="false" style="--dominant-color: #7d7d7d;" loading="lazy" decoding="async" src="https://www.autonomiedeclasse.org/wp-content/uploads/2023/02/A2C_RevueN6_Culture_Fanzine2.jpg" alt="" class="wp-image-7032 not-transparent" width="324" height="324"/></figure>
</div>


<div style="height:100px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<div class="speaker-mute footnotes_reference_container"> <div class="footnote_container_prepare"><p><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_label pointer" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_7010_8();">Notes</span><span role="button" tabindex="0" class="footnote_reference_container_collapse_button" style="display: none;" onclick="footnote_expand_collapse_reference_container_7010_8();">[<a id="footnote_reference_container_collapse_button_7010_8">+</a>]</span></p></div> <div id="footnote_references_container_7010_8" style=""><table class="footnotes_table footnote-reference-container"><caption class="accessibility">Notes</caption> <tbody> 

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_8_1" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_8('footnote_plugin_tooltip_7010_8_1');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>1</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Auprès des distros comme UVPR, B.R.A, Primotor Crew…</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_8_2" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_8('footnote_plugin_tooltip_7010_8_2');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>2</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Red &amp; Anarchist Skin Head</td></tr>

<tr class="footnotes_plugin_reference_row"> <th scope="row" id="footnote_plugin_reference_7010_8_3" class="footnote_plugin_index pointer" onclick="footnote_moveToAnchor_7010_8('footnote_plugin_tooltip_7010_8_3');"><a role="button" tabindex="0" class="footnote_plugin_link" ><span class="footnote_index_arrow">&#8593;</span>3</a></th> <td class="footnote_plugin_text">Dont le chanteur entrainera une partie des skins anglais vers l’extrême droite.</td></tr>

 </tbody> </table> </div></div><script type="text/javascript"> function footnote_expand_reference_container_7010_8() { jQuery('#footnote_references_container_7010_8').show(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_7010_8').text('−'); } function footnote_collapse_reference_container_7010_8() { jQuery('#footnote_references_container_7010_8').hide(); jQuery('#footnote_reference_container_collapse_button_7010_8').text('+'); } function footnote_expand_collapse_reference_container_7010_8() { if (jQuery('#footnote_references_container_7010_8').is(':hidden')) { footnote_expand_reference_container_7010_8(); } else { footnote_collapse_reference_container_7010_8(); } } function footnote_moveToReference_7010_8(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_7010_8(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } } function footnote_moveToAnchor_7010_8(p_str_TargetID) { footnote_expand_reference_container_7010_8(); var l_obj_Target = jQuery('#' + p_str_TargetID); if (l_obj_Target.length) { jQuery( 'html, body' ).delay( 0 ); jQuery('html, body').animate({ scrollTop: l_obj_Target.offset().top - window.innerHeight * 0.2 }, 380); } }</script><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/petite-bibliotheque-a2c/culture-06/">Culture #06</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
