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	<title>Archives des Bloquons tout - A2C - Autonomie de classe</title>
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	<title>Archives des Bloquons tout - A2C - Autonomie de classe</title>
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		<title>Syndicalisme : les directions contre la base</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathilde]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 10:38:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Bloquons tout]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026 La séquence du 10 septembre au 2 octobre, autour du mouvement « Bloquons tout », déclenché après la tentative de Bayrou de faire adopter un nouveau budget en <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/syndicalisme-les-directions-contre-la-base/" title="Syndicalisme : les directions contre la base">[...]</a></div>
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<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-amber-background-color has-background" style="font-size:11px;text-transform:uppercase"><strong>Les Cahiers d’A2C #21 – Mars 2026</strong></p>



<p><em>La séquence du 10 septembre au 2 octobre, autour du mouvement « Bloquons tout », déclenché après la tentative de Bayrou de faire adopter un nouveau budget en plein été, a été un révélateur de la situation politique actuelle. Il a mis en lumière à la fois l’extrême fragilité du gouvernement, la combativité persistante de notre classe, mais aussi le rôle central des directions syndicales dans la temporisation de la colère sociale pour laisser le temps aux classes dirigeantes de trouver une issue à la crise.</em></p>



<p>Malgré deux journées combatives mi-septembre (10 et 18) et un pouvoir affaibli, le gouvernement parvient en février 2026 à faire adopter un budget austéritaire et de guerre, grâce au 49.3 et au soutien du PS. Pour comprendre cette séquence, il faut analyser le rôle joué par les directions syndicales dans les mobilisations sociales et en tirer des conclusions stratégiques si nous voulons gagner dans la période qui s’ouvre.</p>



<p><strong>Le rôle des directions syndicales</strong></p>



<p>Chaque passage en force alimente la colère. Pour éviter un affrontement généralisé, la classe dirigeante s’appuie sur les directions syndicales, qui jouent un rôle central dans la canalisation de la mobilisation. Encore une fois, la séquence du 10 au 18 septembre l’a montré de manière très claire. La journée du 10 septembre a été marquée par une réelle dynamique combative et c’est en lien direct avec le fait qu’elle a été appelée par la base (forte présence de la jeunesse rejointe par des sections syndicales combatives). À la suite de cette journée, les directions syndicales ont appelé à un nouveau temps fort le 18 septembre.</p>



<p>Mais au lieu de renforcer la mobilisation, les directions syndicales professionnelles ont limité la mobilisation du 18 septembre à une journée isolée, sans perspective de reconduction et sans volonté d’unifier réellement les secteurs en lutte. Entre ultimatum et reconduction d’une journée le 2 octobre puis le 5 décembre, les directions syndicales ont joué, dans un moment de fragilité du pouvoir, un rôle de canalisation permettant à l’exécutif de se stabiliser. Aujourd’hui, c’est donc avec l’appui des directions syndicales et du Parti Socialiste que Lecornu a pu faire passer sans contestation massive un budget avec l’usage du 49.3.</p>



<p>Pourtant, si de nombreux·ses militant&rsquo;es sont critiques des directions syndicales, il nous faut nous doter d’une stratégie pour y faire face. Pour cela il faut comprendre le processus de construction d’un syndicat et des logiques de bureaucratisation auxquelles il fait face pour pouvoir combattre les politiques des directions syndicales. </p>



<p><strong>La bureaucratie, un phénomène inhérent à l’évolution des syndicats</strong></p>



<p>Un premier écueil dans lequel tomber serait de penser qu’il y aurait juste de mauvais·es dirigeant·es à la tête du syndicat. Les directions syndicales ne sont pas simplement le produit de trahisons individuelles. Pour qu’un syndicat se massifie et se stabilise, il se dote de moyens permanents : financements, structures, militant·es dédié·es aux négociations. Une partie des militant·es se professionnalise et son activité se déplace progressivement des lieux de travail vers les instances institutionnelles.</p>



<p>Nous ne disons pas que les bureaucrates « défendent consciemment le capitalisme ». Si une couche des travailleur·euses se professionnalise dans l’appareil syndical qu’elle s’attelle à maintenir, elle n’a plus les mêmes conditions d’existence. Son activité quotidienne ne consiste plus principalement à travailler côte-à-côte avec ses collègues sous l’autorité directe d’un patron, mais à gérer une organisation, négocier, siéger dans des instances, maintenir des relations institutionnelles. Lorsque l’on est dans la gestion d’un syndicat, l’appareil syndical devient la fin, et non plus un moyen pour renforcer la lutte. Et plus on monte dans l’appareil syndical, plus la distance avec les conditions immédiates de travail s’accroît, plus son statut dépend du cadre de négociation avec l’État et le patronat et donc du cadre de l’exploitation.</p>



<p>Dans les moments de forte intensité de lutte, ces contradictions sont d’autant plus visibles, comme nous avons pu le voir durant les deux dernières séquences des mouvements contre les réformes retraites où étaient beaucoup plus discutées les stratégies des directions syndicales nationales. La base peut pousser à l’extension du conflit, tandis que la bureaucratie cherche une issue négociée pour maintenir son rôle d’intermédiaire. Aussi, plus la crise politique s’approfondit, plus la nécessité de garantir la stabilisation du gouvernement implique de freiner la mobilisation et de canaliser la colère s’intensifie, et plus les directions syndicales jouent leur rôle de frein de la mobilisation.</p>



<p>Les divergences internes à la bureaucratie, entre sa gauche et sa droite, sont secondaires par rapport à la différence fondamentale entre les directions insérées dans les mécanismes institutionnels et les travailleur·euses directement confronté·es à l’exploitation.&nbsp;</p>



<p>La question n’est donc pas d’abord celle des personnes à la tête du syndicat mais de sa structure même. Une direction plus à gauche peut, dans certaines séquences, favoriser la mobilisation. Mais sans développement d’un courant combatif dans les bases, elle subira à son tour la pression à la modération ou ne permettra pas une dynamique sur du long terme. Il faut aussi distinguer les directions locales des directions nationales. Les équipes locales : unions locales, sections d’entreprises, syndicats départementaux restent en général plus directement ancrées dans les lieux de travail. Cette proximité peut maintenir une tension plus forte avec les attentes de la base et laisser davantage de place à des dynamiques combatives.</p>



<p>Les divergences internes à la bureaucratie existent entre sa gauche et sa droite, entre les directions locales et nationales. Elles restent toutefois secondaires par rapport à la différence fondamentale entre une couche insérée dans les mécanismes institutionnels (direction) et des travailleur&rsquo;euses directement confronté·es à l’exploitation (base).</p>



<p><strong>La bureaucratie, produit du recul de l’auto-activité des masses</strong></p>



<p>Mais si la bureaucratie a une base matérielle, elle n’est pas pour autant toute-puissante. Son poids dépend du niveau d’auto-activité des bases. La bureaucratie se renforce d’autant plus lorsque l’auto-activité des travailleur&rsquo;euses s’affaiblit et que les décisions stratégiques se concentrent entre les mains de ceux qui ont le temps et les moyens de les prendre.</p>



<p>Dans les périodes de mouvements sociaux, on observe souvent un développement des assemblées générales de travailleur&rsquo;euses, qui constituent un espace essentiel de débat et de critique des orientations des directions. C’est souvent dans ces espaces qu’on entend parler de stratégie de reconduction. Pendant la séquence des retraites de 2019, notamment à la RATP à Paris se déroulaient des AGs intersyndicales qui votaient démocratiquement la reconduction de la grève, confrontant parfois leurs propres directions (UNSA, CGT) qui préconisaient la trêve de Noël. Or pendant la séquence de la réforme des retraites 2023, malgré des manifestations immenses, le trop peu d’assemblées générales à la base n’a pas permis de proposer une alternative aux directions syndicales.</p>



<p><strong>La bataille politique dans les syndicats</strong></p>



<p>Un problème majeur est que, sur les lieux de travail, les bases ne trouvent souvent ni la force ni la confiance nécessaires pour se battre sans appels des directions syndicales. Il est donc prioritaire de penser la construction d’une direction « par en bas », réappropriée par les travailleur&rsquo;euses elles et eux-mêmes, qui renforce leur combativité et leur confiance dans leur propre force. Mais cela nécessite un travail conscient de militant·es syndicalistes qui veulent développer le syndicat de façon combative, élargir sa base et défendre l’auto-organisation. Aussi, cela implique d’assumer et de porter des conflits avec les directions syndicales même locales quand elles limitent l’action et la force collective. Ainsi, il ne suffit pas uniquement d’être syndiqué·e lorsque l’on est révolutionnaire, mais de mener les batailles dans son syndicat pour pousser pour l’auto-organisation de la base.</p>



<p>Quelle politique défendre à la base ? Renforcer les espaces démocratiques</p>



<p>Une politique pour et par les bases elles-mêmes est une politique qui pousse à l’auto-organisation sur les lieux de travail. Dans le secteur de l’éducation, lors du mouvement de septembre, on a vu des AGs de travailleur&rsquo;euses fleurir dans les bourses du travail pour décider collectivement de la reconduction ou non de la grève. Ces espaces démocratiques sont généralement peu investis par les travailleur&rsquo;euses mais profondément nécessaires pour que la grève leur appartienne. Notre tâche est de les renforcer et de faire en sorte qu’un maximum de travailleur&rsquo;euses y participent. De la même façon, cette politique doit se renforcer régulièrement sur les lieux de travail où nous devons renforcer les AGs pour permettre de s’habituer à se réunir pour discuter politique.</p>



<p>Ces pratiques permettent de rappeler que les travailleur·euses doivent et peuvent diriger par elleux-mêmes. Les moments de lutte syndicale nationale sont l’opportunité pour favoriser ces pratiques. C’est à partir de ces moments d’intensité de lutte que nous pouvons tenter de pérenniser ces moments démocratiques dans le temps.</p>



<p>Le syndicat peut être cet outil en permettant d’organiser des AGs de toustes les syndiqué·es assez régulièrement. C’est dans cet espace qu’on doit pouvoir tirer des perspectives de lutte, des combats politiques à mener, notre organisation face aux attaques de la classe dirigeante.</p>



<p><strong>Politiser les luttes syndicales&nbsp;</strong></p>



<p>L’un des problèmes centraux du syndicalisme dominant est la séparation entre luttes économiques et luttes politiques. Cette distinction, qui semble naturelle, repose pourtant sur une division artificielle : les conditions d’exploitation dans l’entreprise et les décisions politiques de l’État sont profondément imbriquées.</p>



<p>Dans la pratique syndicale dominante, la mobilisation est souvent cantonnée à un registre revendicatif limité : défendre des acquis, négocier des compensations, peser sur un projet de loi, mais sans ouvrir la possibilité d’un affrontement plus large sur l’organisation même du travail, sur le contrôle de la production et sur l’État.</p>



<p>Politiser les luttes ne signifie pas les subordonner à un agenda parlementaire, mais partir de ce qui se joue dans les bases, de politiser les conflits pour poser la question du pouvoir patronal et du rôle de l’État. Dans l’éducation nationale, nous avons poussé pour articuler une mobilisation contre la suppression de postes et de moyens avec le refus du nouveau budget de guerre. Plus de moyens dans l’éducation, moins pour l’armement et la guerre. Cette campagne permet de politiser les raisons pour lesquelles il y a ces coupes budgétaires dans l’éducation nationale et de comprendre que cela ne va pas s’améliorer dans les prochaines années sans une riposte. Ces réflexes permettent de renforcer la conscience des travailleur&rsquo;euses que les attaques sont cohérentes et organisées contre la classe ouvrière dans son ensemble. </p>



<p>Mais les questions politiques viennent souvent de l’extérieur des luttes concrètes syndicales. En Italie, les grèves de solidarité avec la Palestine ont été rendues possibles par l’existence de liens entre syndicalistes et organisations palestiniennes, capables d’ancrer concrètement la question de la guerre au transport de marchandises ou d’armes dans les lieux de travail. La grève générale en Italie pour la Palestine a été le fruit de plusieurs actions préalables de prise de confiance des travailleur&rsquo;euses à la base des syndicats pour agir en faveur de la Palestine, loin de l’immobilisation des directions majoritaires.</p>



<p>Toutes ces expériences permettent de renforcer ce que doit devenir le syndicat : un outil de lutte des travailleur&rsquo;euses contre l’État et le patronat sur toutes les questions politiques.</p>



<p><strong>Lutte interprofessionnelle</strong></p>



<p>La grève dans une entreprise, sur un lieu de travail permet d’affirmer l’antagonisme travailleur&rsquo;euses/patrons et de supprimer la concurrence entre les travailleur&rsquo;euses. Mais cette conscience doit être étendue à l’ensemble de la classe. C’est pourquoi les luttes interprofessionnelles sont décisives. Les assemblées générales interprofessionnelles permettent de coordonner les mobilisations, d’élaborer des perspectives communes et de rompre l’isolement organisé par les directions. Pour favoriser cette construction interprofessionnelle, l’outil syndical des unions locales permet de réunir toustes les syndiqué·es d’une zone géographique et d’y discuter politique. Ces espaces peuvent jouer un rôle décisif dans les mobilisations à venir.</p>



<p>Ces politiques menées aux bases des syndicats permettent d’effectuer un travail de conscientisation et de solidifier des expériences de combat sur son lieu de travail qui vont être nécessaires dans la séquence à venir. Mais ces batailles politiques ne peuvent être menées seules. Elles nécessitent le regroupement des militant·es convaincu&rsquo;es de cette stratégie pour une action commune dans les syndicats majoritaires. Une organisation révolutionnaire doit permettre ce regroupement et cette intervention commune. Sans construction consciente d’un courant combatif organisé dans les syndicats majoritaires, la critique de la bureaucratie restera impuissante.</p>



<p>Anouk (Marseille)</p>
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		<title>Paris 20ème : Pas encore des conseils ouvriers mais&#8230; </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 17:19:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Retours militants]]></category>
		<category><![CDATA[Bloquons tout]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Une assemblée locale de plusieurs centaines de syndicalistes, lycéen.nes, résident.es, est aussi éloignée d’un Conseil ouvrier qu’une manifestation de dizaines de milliers l’est de la révolution. Il n’empêche que ce qui peut les relier, c’est <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/retours-militants/paris-20eme-pas-encore-des-conseils-ouvriers-mais/" title="Paris 20ème : Pas encore des conseils ouvriers mais&#8230; ">[...]</a></div>
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<p><em>Une assemblée locale de plusieurs centaines de syndicalistes, lycéen.nes, résident.es, est aussi éloignée d’un Conseil ouvrier qu’une manifestation de dizaines de milliers l’est de la révolution. Il n’empêche que ce qui peut les relier, c’est la manière de les construire et les objectifs qu’on leur donne. </em></p>



<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #19 &#8211; Decembre 2025</h6>



<p>Le matin du 10 septembre, dans le 20ème arrondissement de Paris à 5H30, des centaines d’habitant·es sont allé·es tenter de bloquer le périphérique avec d’autres venu·es de Bagnolet, Montreuil&#8230; À la même heure, 200 autres soutenaient le piquet de grève du dépôt de la RATP puis le blocage du lycée Hélène Boucher avec les lycéen·nes dans le quartier. En fin de matinée, la plupart se sont rassemblé·es avec les grévistes devant l’hôpital de l’arrondissement, Tenon. Une partie a rejoint l’assemblée appelée devant la Gare du Nord, tandis que plusieurs centaines de personnes sont parties en manifestation sauvage jusqu’à la place de la République. </p>



<p>Tout cela n’était pas improvisé. Une assemblée locale de rue avait réuni 300 personnes la veille. Les rendez-vous du 10 septembre avaient circulé, et une réunion avait été appelée en amont par le collectif issu de la mobilisation pour la manifestation du 22 mars (journée mondiale contre le racisme), regroupant les différents réseaux antiracistes et antifascistes de l&rsquo;arrondissement. Une soixantaine de personnes étaient venues, et il avait été décidé d&rsquo;organiser cette assemblée de rue. Et en quelques jours, le fil WhatsApp avait explosé en dépassant la barre des 1000 inscrit·es ! Des tracts d’appel à l’assemblée avaient été diffusés devant des écoles. </p>



<p>Le dispositif a été reconduit pour les journées du 18 septembre et du 2 octobre. Après le 18 septembre, une assemblée avec des ateliers (formation anti-répression, discussion sur les stratégies et sur nos revendications) a été organisée sur une place du quartier. La mobilisation a nourri la campagne organisée par le collectif antifasciste pour empêcher le RN de s’implanter sur le quartier dans la perspective des municipales. </p>



<p>Après le 2 octobre, alors qu’il ne semblait y avoir d’autres options que de regarder sur les écrans le spectacle pathétique de la crise institutionnelle, les assemblées locales ont continué de se tenir. Pour dire : la solution viendra de nous ! Une déambulation a permis de réunir les mêmes réseaux syndicaux, les grévistes d’Antinéa (association exploitant des femmes aides à domicile), les mineur·es en lutte du Collectif du parc de Belleville, des résident·es de foyers&#8230; De nouvelles assemblées sont prévues. </p>



<p>Organisation locale, liens inter-professionels, tentatives de les diffuser, tout cela ne s’est pas fait spontanément. Des débats ont eu lieu et continuent d’avoir lieu. Fallait-il plutôt rejoindre les blocages sur le périphérique le 10 septembre ou aller soutenir les grévistes sur l’arrondissement ? Fallait-il manifester dans l’arrondissement pour tenter de s’élargir localement avant de rejoindre ensuite les lieux de mobilisation au centre de Paris (le 10 et le 18) ou aller regrouper les forces mobilisées devant la Gare du Nord ? Fallait-il insister sur la revendication de démission de Macron après le 2 octobre ou sur la nécessité de développer l’auto-organisation comme embryon d’alternative sur le quartier ? Quelle place pour la lutte contre le racisme et le fascisme ? </p>



<p>Même si le niveau de mobilisation est resté modeste (l’arrondissement compte 200 000 habitant·es !), les réponses à ces questions sont forcément liées à l’importance qu’on donne à l’objectif d’organiser massivement le quartier (et pas seulement quelques centaines) et au lien avec les lieux de travail. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Denis Godard (Pairs 20e)</h5>
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		<title>Du 10 septembre au 18 décembre : Nos luttes n’ont pas de frontières !</title>
		<link>https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/du-10-septembre-au-18-decembre-nos-luttes-nont-pas-de-frontieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 16:47:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Antifascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Bloquons tout]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
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					<description><![CDATA[<div class="mh-excerpt">Les Cahiers d&#8217;A2C #19 &#8211; Novembre 2025 Début novembre nous en sommes déjà au quatrième gouvernement en moins d’un an&#160;! Le dernier est tombé avant même de siéger&#160;! Cette instabilité n’est pas un accident. Elle <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/du-10-septembre-au-18-decembre-nos-luttes-nont-pas-de-frontieres/" title="Du 10 septembre au 18 décembre : Nos luttes n’ont pas de frontières !">[...]</a></div>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading has-text-align-right has-background" style="background-color:#e29f02;font-size:11px;text-transform:uppercase">Les Cahiers d&rsquo;A2C #19 &#8211; Novembre 2025</h6>



<p>Début novembre nous en sommes déjà au quatrième gouvernement en moins d’un an&nbsp;! Le dernier est tombé avant même de siéger&nbsp;! Cette instabilité n’est pas un accident.</p>



<p>Elle provient de l’incapacité de plus en plus évidente du système parlementaire à contenir les contradictions du capitalisme et en premier lieu les antagonismes de classe.&nbsp;</p>



<p>Ces convulsions du système parlementaire passeront par différentes phases. Elles n’auront cependant, à terme, que deux issues possibles.</p>



<p>La première est la suppression de toute démocratie. Sa forme la plus probable serait le fascisme.&nbsp;</p>



<p>A l’échelle mondiale, la compétition économique se transforme en affrontements politiques et militaires et la bourgeoisie a besoin d’États-nations autoritaires et militarisés pour se maintenir au pouvoir. Les fascistes ne sont pas les moteurs de cette trajectoire. En revanche, dans tous les pays où ils disposent d’un parti, cette tendance peut les porter au pouvoir s’ils ne sont pas stoppés.</p>



<p>Il y a une autre issue possible : notre classe qui s’organise dans tous les quartiers et lieux de travail pour prendre en main les tâches politiques de la période, entraîner la majorité et se donner alors les moyens de renverser le capitalisme. C’est la seule possibilité de démocratie réelle, celle qui a régulièrement pris la forme des conseils ouvriers (de la Russie de 1905 et 1917 à la Hongrie de 1956 et l’Iran de 1979, en passant par l’Allemagne de 1918 et l’Italie de 1919).</p>



<p>C’est de ce point de vue qu’il faut analyser le mouvement qui s’est organisé autour de l’appel du 10 septembre.*&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bloquons tout !</strong></h2>



<p>Alors que le gouvernement Bayrou annonçait un budget d’austérité historique en plein été, la riposte n’est pas venue des directions syndicales ou politiques mais d’un appel viral..&nbsp;</p>



<p>En quelques semaines, des assemblées locales se sont multipliées dans tout le pays, donnant corps à une dynamique de classe indépendante des directions traditionnelles.&nbsp;</p>



<p>Face à la crainte d’un mouvement incontrôlable, la bourgeoisie a sacrifié son propre gouvernement pour ramener la crise sur le terrain institutionnel.</p>



<p>Pourtant, malgré la chute du gouvernement et les manœuvres des directions syndicales, la mobilisation du 10 septembre a dépassé les attentes. Plus de 800 actions répertoriées, des secteurs en grève et des grèves locales et 250&nbsp;000 manifestant·es.</p>



<p>Le 18 septembre, appelé cette fois par les directions syndicales, a amplifié la participation tout en en affaiblissant l’autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>C’est donc possible !</strong></h2>



<p>Le 10 septembre est une claque à tous les discours défaitistes à gauche qui font porter la responsabilité de la situation à… notre classe. Trop individualiste, sans conscience, passive etc.</p>



<p>Mais quand on l’appelle réellement au combat elle peut se lever. Et des initiatives minoritaires peuvent prendre un caractère de masse.</p>



<p>Cela n’est pas automatique mais les exemples de ce phénomène se multiplient&nbsp;: soulèvements populaires au Népal, Madagascar et au Maroc, grève de masse en solidarité avec la Palestine en Italie<sup data-fn="ccb8e5f0-8ffa-4976-8b2a-a2d83710e329" class="fn"><a id="ccb8e5f0-8ffa-4976-8b2a-a2d83710e329-link" href="#ccb8e5f0-8ffa-4976-8b2a-a2d83710e329">1</a></sup>, millions sous le slogan No Kings aux Etats-Unis, grèves de masse en Grèce organisées à l’appel des familles de victimes d’un accident de train.</p>



<p>Il faudra, il faudrait plus de réseaux coordonnés ne serait-ce que pour faire remonter et visibiliser tout ce qui casse les discours dominants.</p>



<p>Car cette dynamique n’est pas uniquement celle des centres urbains. Des assemblées ont eu lieu dans les campagnes. Des communes autour de Rennes se sont organisées et ont monté un village avec chapiteau où se tenaient des assemblées quotidiennes pendant 10 jours. Cela a permis, grâce à la confiance accumulée, d’organiser dans la foulée une mobilisation locale à Piré-sur-Seiche pour empêcher le Canon français de Sterin de tenir un banquet&nbsp; d’extrême-droite dans un château de la commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une alternative</strong></h2>



<p>A la différence des Gilets Jaunes, le mouvement du 10 a été très vite pris en charge par des réseaux militants, courants autonomes, collectifs de sans-papiers et la Marche des Solidarités, courants antifascistes, syndicalistes (généralement opposants aux directions), courants de la gauche révolutionnaire, membres de la France Insoumise&#8230;</p>



<p>Ce sont souvent elles et eux qui ont pris l’initiative des réunions, des assemblées pour ne pas rester dans le virtuel des réseaux sociaux d’où était sorti initialement l’appel.</p>



<p>Des assemblées locales ont eu lieu sur tout le territoire rassemblant en août plus de 15 000 participant·e·s dans au moins 150 communes. Des assemblées ont aussi eu lieu dans certains secteurs (culture, éducation, santé, travail social&#8230;).&nbsp;</p>



<p>Le 10 et le 18 des assemblées se sont tenues dans des lieux comme La Défense à Paris ou en lien avec le piquet de grève du plus grand centre logistique d’Amazon dans la région parisienne.</p>



<p>Ce sont donc ces milliers d’activistes radicaux qui ont permis concrètement la mobilisation de centaines de milliers de jeunes et de travailleurs et travailleuses. Qui ont fait chuter un gouvernement. Et effrayé les directions traditionnelles de la gauche. Ces directions qui mènent de défaites en défaites.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Alors ?</strong></h2>



<p>1- Un mouvement de masse, un mouvement de notre classe, est possible. En France comme ailleurs.&nbsp;</p>



<p>2- Des milliers, des dizaines de milliers, d’activistes, radicalisés, sur nos quartiers, dans nos lieux de travail, dans les écoles et universités, pourraient devenir une direction alternative aux directions traditionnelles.</p>



<p>Les deux points sont liés.</p>



<p>1- Le mouvement de masse est la clef. On ne changera pas le système par l’action d’une minorité, soit-elle constituée de dizaines de milliers. Que ce soit par les élections, des actions déterminées ou la grève dans quelques secteurs dits stratégiques.</p>



<p>Les raisons en sont simples. L’État est une structure de classe qu’on ne peut mettre au service de l’égalité et du bien commun. Surtout en période de crise du capitalisme.&nbsp;</p>



<p>Mais c’est aussi un outil de domination puissant de plus en plus militarisé. Nous avons besoin de toute la force collective de notre classe pour le renverser.</p>



<p>2- Cette mise en mouvement et surtout son organisation comme pouvoir collectif sur nos quartiers et lieux de travail dépend largement de l’intervention de dizaines de milliers de militant·e·s implanté·e·s et coordonné·e·s pour aller dans cette direction.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>C’est un combat</strong>&nbsp;</h2>



<p>Ces dizaines de milliers d’activistes sont actuellement loin de partager les analyses et stratégies permettant de faire des tests communs.</p>



<p>Il nous faut mener en particulier &#8211; en pratique et dans les arguments &#8211; le combat pour convaincre de la centralité de la question de classe et de l’importance de la grève. Pas seulement pour bloquer l’économie mais aussi comme moyen d’organisation, d’émancipation et de pouvoir collectif. Pas pour se cantonner à la lutte économique mais pour unir notre classe autour de luttes politiques, en premier lieu contre le racisme, le fascisme et la guerre.<sup data-fn="2b92ce0c-db01-4f70-97c6-39be3af240ac" class="fn"><a id="2b92ce0c-db01-4f70-97c6-39be3af240ac-link" href="#2b92ce0c-db01-4f70-97c6-39be3af240ac">2</a></sup></p>



<p>A ce titre, l’initiative lancée par la Marche des Solidarités, les collectifs de sans-papiers et collectifs de mineur.e.s isolé.e.s pour une journée de grèves, de blocages et de manifestations le 18 décembre est une opportunité qui peut pour construire unité et solidarité de classe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle organisation ?</strong></h2>



<p>Une autre question essentielle est celle de l’organisation révolutionnaire. L’audience d’organisations aussi différentes que la France Insoumise, Révolution Permanente ou autres, montre que le besoin d’une direction politique radicale se développe.</p>



<p>Le théoricien sans doute le plus déformé (et contesté !) du parti révolutionnaire est le révolutionnaire russe Lénine.</p>



<p>Sa conception du parti a été présentée comme celle d’une armée disciplinée et se substituant à la classe ouvrière pour porter le parti au pouvoir.</p>



<p>Cette vision correspond assez bien, sous des formes différentes, à la logique de la plupart des organisations existantes, qu’elles soient réformistes ou révolutionnaires.</p>



<p>Mais pour Lénine, le parti révolutionnaire à construire était l’opposé d’une armée de soldat·e·s suivant des chefs et se substituant au mouvement.&nbsp;</p>



<p>Il disait que ce devait être un parti de dirigeant·e·s, ultimement de centaines de milliers d’activistes, coordonné·e·s mais capable d’autonomie, implanté·e·s, légitimes, écouté·e·s dans tous les milieux, proposant et argumentant pour l’auto-organisation de classe et de masse et le renversement de l’État.</p>



<p>C’est pour cela que nous voulons renforcer l’autonomie de notre classe, c’est à-dire tout ce qui lui permet de se penser comme le seul pouvoir politique alternatif possible et voulons faire grandir les rangs de celles et ceux qui, avec cette boussole, agissent, font les expériences, mènent les discussions, proposent des stratégies dans le mouvement et pour le mouvement en même temps qu&rsquo;ils et elles se regroupent et élaborent au sein d&rsquo;une même organisation.</p>



<h5 class="wp-block-heading">A2C</h5>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="ccb8e5f0-8ffa-4976-8b2a-a2d83710e329">Sur le Maroc : <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/manifestations-de-la-generation-z-au-maroc/">voir l&rsquo;article sur le site</a><br>Sur l&rsquo;Italie : <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/situation-politique/tout-bloquer-greves-palestine-italie/">voir l&rsquo;article sur le site</a>  <a href="#ccb8e5f0-8ffa-4976-8b2a-a2d83710e329-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="2b92ce0c-db01-4f70-97c6-39be3af240ac">Plus d’un million d’habitant.es de New York ont voté pour celui qui a déclaré après son élection : « New-York restera une ville d’immigré.es ! Une ville construite par les immigré.es. Qui marche grâce aux immigré.es. Et désormais dirigée par un immigré ! » Alors qui a raison : celles et ceux qui s’adaptent à l’opinion supposée en faisant des concessions au racisme et ne font que creuser un peu plus le sillon pour les fascistes. Ou celles et ceux qui lèvent clairement le drapeau ? <a href="#2b92ce0c-db01-4f70-97c6-39be3af240ac-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li></ol><p>L’article <a href="https://www.autonomiedeclasse.org/editorial/du-10-septembre-au-18-decembre-nos-luttes-nont-pas-de-frontieres/">Du 10 septembre au 18 décembre : Nos luttes n’ont pas de frontières !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.autonomiedeclasse.org">A2C - Autonomie de classe</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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